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Mai 2003
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Conseil Municipal
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106 - QOC 2003-408 Question de M. Christophe LEKIEFFRE et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris relative au devenir du "Mur de la Paix" situé sur le Champ-de-Mars (7e).QOC 2003-412 Question de M. Michel DUMONT et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris sur ses intentions au sujet du "Mur de la Paix", implanté sur le Champ-de-Mars (7e)

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons aux questions 408 et 412 posées par le groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris relative au "Mur de la Paix", implanté sur le Champ-de-Mars (7e).
Monsieur DUMONT, vous avez la parole.
M. Michel DUMONT, maire du 7e arrondissement. - Monsieur le Maire, j'espère que vous avez le don de l'universalité des réponses car c'était M. GIRARD qui m'avait répondu lors du Conseil des 23 et 24 septembre, à propos de l'occupation temporaire du "Mur de la Paix" sur le Champ-de-Mars.
Je vous rappelle en effet, vous le savez sans doute, que ce mur a été installé sans autorisation et contre l'avis de l'architecte des bâtiments de France. Il est aujourd'hui presque à l'état d'abandon, couvert de graffiti et attend toujours sa réimplantation définitive sur un autre site.
Or, des récentes informations font état de démarches qui seraient effectuées sans aucune concertation par le Maire de Paris pour pérenniser cette implantation, alors que dans une lettre récente du 21 mars, le Maire de Paris me confirmait que le déplacement était toujours en cours d'étude.
Nous souhaitons savoir si ces rumeurs sont fondées et nous vous rappelons notre volonté de voir ce "Mur de la Paix", enlevé du Champ-de-Mars afin de rétablir la perspective de l'Ecole militaire.
Merci.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président, au lieu et place de M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Effectivement je vais répondre à la place de M. SCHAPIRA...
(Mouvements divers dans l'hémicycle).
... Je voudrais quand même préciser que ce mur a été installé à titre temporaire en 1999.
Vous le savez, Monsieur DUMONT, ce n'est pas la Municipalité actuelle qui a décidé d'installer cette ?uvre de Clara HALTER, propriété de l'association "Le Mur pour la Paix 2000", présidée par M. Pierre BERGE. Celui-ci a été installé à titre temporaire en 1999 sur le Champ-de-Mars, pour une période de trois mois, initialement dans le cadre des célébrations du passage à l'an 2000.
Maintenue sur les lieux, cette ?uvre connut des dégradations importantes qui nécessitent des travaux, dont le coût devrait incomber à l'association. Actuellement, les services municipaux prennent en charge des interventions ponctuelles, mais dans un cadre juridique totalement inapproprié puisque la Ville n'en est pas propriétaire.
C'est pourquoi le Maire de Paris, soucieux de mettre en sécurité le site et l'?uvre, a saisi le Ministre de la Culture et de la Communication ainsi que la Ministre de l'Ecologie et du Développement durable. Il a évoqué l'hypothèse de la pérennisation de cette ?uvre hautement symbolique qui délivre un message à vocation universelle dont la destruction pure et simple paraît inacceptable.
Or, la pérennisation de cette ?uvre suppose le dépôt de permis de construire en régularisation. Celui-ci nécessite l'avis de l'architecte des bâtiments de France, éventuellement celui de la Commission du patrimoine régional et des sites, ainsi que l'accord exprès de la Ministre de l'Ecologie et du Développement durable. Ces avis sont rendus après celui de la Commission départementale des sites, puisque cette ?uvre est située sur un site classé.
L'oeuvre ne pourra pas être maintenue in situ. Les propositions qui ont pu être faites au Maire de New York en 2002 ne concernaient évidemment pas cette ?uvre mais trois autres projets dont un de Clara HALTER, également intitulé le "Mur de la Paix". Ce n'était pas le même.
M. Michel DUMONT, maire du 7e arrondissement. - Je suis surpris que ce dossier soit passé du portefeuille de M. GIRARD à celui de M. SCHAPIRA, qui sont absents l'un et l'autre, mais nous en prenons acte.
Il n'est pas acceptable que cet édifice installé à titre précaire à l'occasion d'un événement particulier puisse être pérennisé et devenir un monument officiel sur un des sites les plus prestigieux de Paris, au mépris de toutes les procédures légales. Doit-on envisager une pétition ou attendre une procédure judiciaire dont le résultat ne fait aucun doute pour décider de son déplacement ?