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Mai 2003
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48 - Vœu n° 18 déposé par M. Jacques DAGUENET et les membres du groupe communiste relatif à l'Ecole de musique polynotes, dans le 11e arrondissement

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous allons maintenant passer à l'examen des v?ux nos 18 et 19 qui ne se rattachent à aucun projet de délibération.
Le v?u n° 18 est relatif à l'Ecole polynotes.
Je donne la parole à M. VUILLERMOZ.
M. Jean VUILLERMOZ. - Créée en 1999, l'Ecole de musique polynotes, dans le 11e arrondissement, propose un enseignement de qualité. Cette école compte environ 200 adhérents, rayonne dans tout l'arrondissement et remporte un grand succès auprès des enfants qui désirent s'initier très tôt à la musique. Il en est de même pour les adultes. C'est donc toute une vie de quartier qui s'est créée autour de l'école en créant des rencontres musicales. "Polynotes" développe des actions complémentaires de celles du conservatoire municipal.
Mais la situation financière de cette association est très précaire. En 2002, la Ville de Paris avait octroyé à "Polynotes" une subvention pour des stages d'été pour les enfants et pour les adultes. L'association a sollicité à nouveau la Ville de Paris pour 2003. Le principe semble être acquis, mais aujourd'hui, devant les difficultés financières, l'association a besoin de savoir plus précisément si elle peut compter sur cette subvention, pour continuer ses activités musicales.
C'est donc dans ce sens qu'un v?u a été voté par la majorité des élus du 11e arrondissement.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
La parole est à M. GIRARD.
M. Christophe GIRARD, adjoint. - Bien volontiers, je réponds au Président VUILLERMOZ. La Direction des Affaires culturelles avait reçu en 2002 la demande de subvention de "Polynotes". Cette association a été soutenue en 2001 et 2002 par la Ville de Paris pour l'organisation de stage d'été à hauteur de 7.000 euros. L'association a fait une demande de subvention très importante en 2003 puisqu'elle passait à 40.000 euros dans leur souhait, ce qui est évidemment beaucoup d'argent.
Vous savez qu'il y a un piège avec l'euro. On a toujours l'impression que c'est peu. Mais remettez-vous des francs en tête et on s'aperçoit que les demandes sont souvent trop importantes. L'association souhaite en effet adopter un fonctionnement plus pérenne, ce qui est une bonne chose, qui ne repose plus sur le bénévolat de l'équipe administrative et des professeurs. La subvention permet de prendre en charge cette augmentation très importante de frais de personnels de l'association.
La Direction des Affaires culturelles a récemment reçu les responsables de l'association. L'enseignement dispensé par l'association a semblé particulière pertinent sur trois points : l'accent mis sur la pratique collective, les activités musicales proposées aux adultes de tous niveaux qui s'inscrivent dans le cadre de la politique de soutien aux pratiques amateurs, et, trois, au-delà de l'enseignement, la sensibilisation à la musique via des activités de diffusion musicale mises en ?uvre dans le quartier.
Cependant, le problème d'égalité d'accès à l'enseignement dû au prix proposé a été constaté par l'association elle-même. Celle-ci s'est dite prête à réfléchir à une adaptation de sa politique tarifaire pouvant permettre d'atteindre l'objectif dans l'année à venir. Ce que je dis est du moyen terme et du court terme.
A la suite de cette rencontre, je propose de soumettre au vote du Conseil de Paris une subvention de 15.000 euros donc de doubler la demande de 2001-2002. En effet, la Ville de Paris ne peut pas se substituer à la structure dans la prise en charge de ses frais de personnel. Cependant, ce montant permettra à l'association de faire face à une grande partie de ses frais de fonctionnement pour l'année 2003 et je m'en réjouis. Etant donné les délais d'instruction d'une demande de subvention, le projet de délibération pourra être proposé au Conseil de Paris de septembre 2003.
L'association a été informée, bien évidemment, de ces délais et elle semble les avoir accepté bien volontiers.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le v?u.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Abstentions ?
Le voeu est adopté. (2003, V. 76).