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Mai 2003
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Conseil Municipal
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99 - QOC 2003-400 Question de Mme Roxane DECORTE à M. le Maire de Paris au sujet de l'aménagement de la Z.A.C. "Porte d'Aubervilliers" (19e)

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2003


Libellé de la question :
"Mme Roxane DECORTE souhaite à nouveau attirer l'attention de M. le Maire de Paris sur le projet d'aménagement de la Z.A.C. "Porte d'Aubervilliers". Il y a un an, le 30 avril 2002, le Tribunal administratif de Pontoise annulait l'intégralité du projet de centre commercial "GEANT" à la Porte d'Aubervilliers.
Mme Roxane DECORTE souhaite savoir de manière précise où en est le dialogue sur le projet des E.M.G.P. entre la Ville de Paris et Plaine Commune, la communauté d'agglomération réunissant Aubervilliers, Saint-Denis, Villetaneuse, Epinay et Pierrefitte sur l'aménagement de ce secteur important pour le Nord-est parisien."
Réponse (M. Pierre MANSAT, adjoint) :
"Lors de l'annonce d'un projet de création d'un centre commercial d'une surface de vente de plus de 52.000 mètres carrés sur la commune d'Aubervilliers, à proximité immédiate de la Capitale, la Municipalité parisienne avait fait part de son opposition déterminée.
En effet, la nature et l'ampleur de ce programme commercial d'envergure régionale avaient suscité de très vives inquiétudes quant aux conséquences potentielles de l'implantation d'un tel équipement sur le tissu commercial des quartiers du Nord-Est parisien.
A la suite de l'annulation par le Tribunal administratif de Pontoise du projet de Z.A.C. comprenant la création du centre commercial, le Maire de Paris a souhaité qu'un dialogue fructueux soit conduit entre la Ville de Paris, la communauté d'agglomération de Plaine Commune et la Ville d'Aubervilliers afin d'obtenir une modification sensible du projet des E.M.G.P. Une telle concertation se poursuit avec l'ambition de concevoir un aménagement cohérent et harmonieux de ce secteur effectivement essentiel pour le développement partagé du Nord-Est de Paris et des communes limitrophes situées en Seine-Saint-Denis.
Cette concertation qui s'inscrit dans le cadre des orientations définies par le Maire de Paris en vue d'une coopération permanente et confiante entre Paris et sa banlieue, donne lieu à de nombreuses réunions et contacts non seulement entre les collectivités territoriales concernées mais aussi la C.C.I.P., la Chambre de Métiers et l'association constituée par les habitants de la cité Charles-Hermitte.
D'ores et déjà, l'ensemble de ces démarches ont conduit les promoteurs de l'opération à repenser totalement le projet initial et à proposer des modifications très importantes :
- réduction substantielle de la surface affectée aux équipements commerciaux qui passe de 52.295 à 42.000 mètres carrés, soit une baisse de 20 %. Cet équipement commercial qui ne comporte plus d'hypermarché se composerait d'une surface alimentaire n'excédant pas 4.200 mètres carrés ; le solde des surfaces commerciales seraient consacrés à des moyennes surfaces orientées autour de la nature et de la jardinerie et d'un projet d'équipement autour de la télévision et de l'image.
- diminution du nombre de places de stationnement de 29 % soit 3.200 emplacements au lieu de 4.500 initialement ;
- renforcement du programme de logements, élément essentiel de mixité du programme de la Z.A.C. qui passe de 20.050 mètres carrés à 28.550 mètres carrés (+ 42 %) soit 380 logements au lieu de 270 ;
- amélioration de l'environnement du projet : meilleure intégration du centre commercial dans le cadre de la Porte d'Aubervilliers et traitement spécifique de sa liaison avec le canal.
La Ville de Paris continuera à être très vigilante quant à la définition précise et aux conséquences économiques du nouveau projet des E.M.G.P. et notamment ses incidences pour le développement du commerce de proximité dans les 18e et 19e arrondissements.
Elle veillera notamment aux effets sur l'emploi de la réalisation puis de l'exploitation de cet équipement commercial. Le chantier de construction des commerces devrait durer environ trois ans et l'ouverture des commerces génèrerait environ 1.700 emplois directs nouveaux. Dans ce contexte, il conviendra que les demandeurs d'emplois du Nord-Est parisien soient largement sollicités afin d'occuper les postes ainsi créés.
Dans l'ensemble de ces demandes il apparaît ainsi que le travail de concertation qui a été conduit sous l'égide de la Municipalité ouvre désormais des perspectives intéressantes, autour de solutions plus équilibrées, au regard des priorités de la Ville de Paris en matière de développement commercial et d'emploi."