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Mai 2003
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Conseil Municipal
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123 - QOC 2003-424 Question de Mme Marielle de SARNEZ et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris sur la mise en place d'un dispositif de minibus électriques palliant l'interdiction des cars de tourisme dans certains quartiers de la Capitale

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2003


Libellé de la question :
"Conformément à ce que le groupe Union pour la démocratie française au Conseil de Paris préconisait, les cars de tourisme, dont les nuisances étaient devenues insupportables pour les riverains, ont été interdits dans certains des quartiers les plus touristiques de la capitale. Pour que cette décision prouve pleinement son efficacité, elle doit s'accompagner de mesures complémentaires afin de préserver l'attractivité de la Capitale pour les touristes.
Ils doivent pouvoir avoir accès aux monuments-clés de la Capitale, sans quoi Paris risquerait de perdre une partie de ses touristes avec les conséquences néfastes que cela implique au niveau économique et social.
Il conviendrait dès lors d'étudier la possibilité de mettre en place des minibus électriques, parallèlement à l'utilisation de la navette fluviale, qui amèneraient les touristes dans les lieux les plus attractifs de la Capitale pour une somme modique. Cette solution, déjà expérimentée à Rome et Amsterdam, désengorgerait les lieux touristiques et serait beaucoup plus respectueuse de l'environnement.
M. le Maire de Paris pourrait-il étudier la faisabilité de la mise en place de ce dispositif, afin que la Capitale puisse continuer d'accueillir ses touristes dans les meilleures conditions possibles, tout en préservant la qualité de vie des touristes et des Parisiens ?"
Réponse (M. Jean-Bernard BROS, adjoint) :
"La Ville de Paris a mis en place une stratégie globale destinée à réguler la circulation et le stationnement des autocars de tourisme dans la Capitale. Son objectif est de mieux concilier le transport des groupes des visiteurs, indispensable pour le succès de l'industrie touristique, et les exigences de nos concitoyens qui veulent préserver leur qualité de vie. Depuis le début de cette mandature, nous avons fait le choix d'un tourisme de qualité et cette politique est un élément majeur pour que Paris honore sa place de ville la plus visitée dans le monde.
En effet, la circulation intense et le stationnement anarchique d'autocars aux alentours des sites touristiques est devenue préjudiciable, à la fois pour l'environnement, pour les riverains, mais aussi pour l'image de notre ville à l'étranger. Comme vous l'avez fait remarquer, cette situation était devenue difficilement supportable. Paris était une des dernières capitales européennes à ne pas s'être occupé de ce phénomène. La Municipalité actuelle montre, par les actions mises en place, qu'elle compte bien rattraper le retard pris par la Ville de Paris dans ce domaine.
L'interdiction des cars de tourisme dans certains des quartiers les plus touristiques de la Capitale comme les Iles de la Cité et Saint-Louis s'accompagne du développement de transports de substitution adaptés.
En ce qui concerne les Iles de la Cité et Saint-Louis, le Port autonome de Paris a mis en place, en liaison avec la Ville de Paris et la Préfecture de police, un service de navettes fluviales pour les groupes de visiteurs.
L'extension de l'interdiction à la circulation des autocars dans de nouvelles zones touristiques pose la question d'autres transports de substitution.
La ligne Montmartrobus a été équipée de véhicules électriques, adaptés plutôt aux touristes individuels puisqu'il y a 34 voyageurs par véhicule.
Les touristes individuels ont aussi à leur disposition les transports en commun, bus R.A.T.P., métro et R.E.R., ou les "cars rouge ou l'open tour". Comme vous l'a dit mon collègue Denis BAUPIN, la création d'un dispositif de "taxis-bus" constitue aussi une piste intéressante.
La création de circuits de minibus électriques, à l'instar de ce qui se pratique à Rome, Florence ou Amsterdam est aussi une piste, bien qu'elle soit limitée en raison de la capacité relativement faible de ces bus, tant en autonomie qu'en nombre de personnes transportées. Le coût de tels services étant élevé, ils ne pourraient en tout état de cause qu'être réservés à des dessertes ponctuelles de sites touristiques particuliers.
Ces projets seront étudiés dans le cadre du Schéma directeur des autocars de tourisme que la Ville de Paris élabore actuellement, et qui feront l'objet d'une communication au mois de septembre 2003."