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Mai 2003
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Conseil Municipal
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125 - QOC 2003-426 Question de Mme Elisabeth de FRESQUET et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Préfet de police à propos de la rixe intervenue jeudi 24 avril devant l'Ambassade cubaine

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint président. - Nous passons à la question de Mme Elisabeth de FRESQUET.
Vous avez la parole, Madame, pour présenter votre question.
M. Philippe GOUJON. - L'observation vient d'être faite, mais je voudrais vous faire remarquer, Monsieur le Maire, qu'il n'y a actuellement en séance pas un seul élu de la majorité municipale en dehors de vous. Evidemment, il y a encore moins d'adjoints pour répondre.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Attendez, tous les adjoints sont là. Les questions...
M. Philippe GOUJON. - Si vous pensez que cette séance se passe dans des conditions normales, nous ne le pensons pas. Les questions sont importantes, elles concernent la vie quotidienne des Parisiens. Ce sont des questions importantes.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je n'en disconviens pas.
M. Philippe GOUJON. - Quand l'opposition pose des questions, il n'y a aucun élu de la majorité en séance et pas un adjoint pour y répondre ce qui ne paraît pas être un bon fonctionnement de notre Conseil.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Les adjoints ont répondu aux questions. Il reste encore trois questions qui sont posées. Il y en a une à laquelle je répondrai à la place de M. Pierre SCHAPIRA.
Les deux autres questions s'adressent au Représentant du Préfet de police et à moi-même. Il est clair que ces questions auront évidemment des réponses.
La parole est à Mme Elisabeth de FRESQUET pour une question au Préfet de police.
Mme Elisabeth de FRESQUET. - Le 24 avril dernier, des militants de "Reporters sans frontières" accompagnés de plusieurs personnalités du monde de la culture dont les écrivains Zoé Valdes et Eduardo Manet ont été violemment frappés par du personnel de l'ambassade de Cuba située dans le 15e arrondissement alors même qu'ils étaient situés sur la voie publique, c'est-à-dire dans une zone ne bénéficiant pas de l'extra territorialité dont disposent les bâtiments diplomatiques.
La manifestation organisée par "Reporters sans frontières" visait à protester contre le régime castriste qui détient aujourd'hui le record du monde du nombre de journalistes incarcérés pour délit d'opinion. Un film d'une dizaine de minutes tourné lors de cette manifestation par le mari de l'écrivain Zoé Valdes permet d'apprécier les conditions dans lesquelles les forces de police sont intervenues. Il semble qu'un certain temps se soit passé entre le début des affrontements et l'interposition de la police.
Le groupe U.D.F. vous demande, Monsieur le Représentant du Préfet de police, de bien vouloir lui préciser les conditions dans lesquelles la police est intervenue pour mettre fin à une situation proprement inacceptable dans la patrie des droits de l'Homme.
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - La parole est à M. le Représentant du Préfet de police.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Merci, Monsieur le Maire.
Comme vous le savez, plusieurs incidents se sont produits récemment aux abords de bâtiments appartenant aux intérêts cubains.
Le 24 avril vers 10 heures, un groupe s'est rassemblé aux abords de l'ambassade où, après une tentative d'enchaînement aux grilles, un face à face tendu a eu lieu avec un groupe d'employés de l'Ambassade.
Concernant l'affaire évoquée dans votre question, des violences dont a été victime M. VEGA, ce n'est que le 25 avril, lendemain des faits aux abords de l'ambassade, qu'une plainte pour coups et blessures volontaires a été déposée auprès du commissariat central du 15e pour des violences ayant entraîné une I.T.T. de quinze jours.
Cette plainte a fait l'objet d'une procédure, transmise le 28 avril au Parquet de Paris, qui doit décider de la poursuite des investigations.
La Préfecture de police, dès les premiers incidents visant les bâtiments officiels cubains, a immédiatement diffusé à toutes les unités des consignes d'attention.
C'est pourquoi le 24 avril, l'intervention des services a été rapide.
Ainsi, alertée à 10 heures 12, la salle de commandement de la Direction de l'Ordre public et de la Circulation a immédiatement envoyé un équipage sur place qui est arrivé à 10 heures 23. Puis, après toute une série de renforts se sont succédé de 10 heures 26 jusqu'à 10 heures 52.
Les premiers intervenants ont constaté que deux groupes de personnes se faisaient face sans autre violence que verbale à ce moment précis.
Aucun délit n'a été constaté et aucune des personnes présentes n'a manifesté l'intention de déposer plainte.
Les effectifs de police se sont donc maintenus en interposition entre les deux groupes après l'arrivée de la compagnie d'intervention de la Préfecture de police.
En conclusion, l'intervention des forces de police lors de cet incident, au demeurant tout à fait regrettable, s'est effectuée dans de bonnes conditions de rapidité et d'efficacité. Leur arrivée a mis un terme immédiat à l'incident qui était en train de naître entre les protagonistes.
Toutefois, on ne peut que regretter que la victime ou les témoins de ces agissements ne se soient pas immédiatement manifestés auprès de la police, ce qui aurait pu permettre l'interpellation ou l'identification de l'auteur des coups.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Madame de FRESQUET, vous avez la parole.
Mme Elisabeth de FRESQUET. - Juste un mot pour vous dire que, d'après d'autres renseignements sans doute que les vôtres, je crois qu'au moment de la dispersion du groupe, les forces de police bien normalement sont parties, et que là les manifestants ont été poursuivis dans les petites rues adjacentes par le personnel de l'Ambassade.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.