Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Novembre 2018
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

Vœu déposé par Mme SIMONNET relatif à la reliure des livres des bibliothèques.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2018


 

Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente. - Nous examinons le v?u référencé n° 122 relatif à la reliure des livres des bibliothèques.

La parole est à Danielle SIMONNET, pour deux minutes.

Mme Danielle SIMONNET. - Tout à fait. Je recherche mon v?u.

De manière très claire, on ne peut pas être à la fois sur un Plan Climat, c?est-à-dire des grandes paroles, et dans les faits faire autre chose qui n?a rien à voir.

De quoi s?agit-il ? Dans nos bibliothèques parisiennes, on a énormément de livres que l?on met en prêt et pour qu?ils puissent être mis en prêt, il faut les protéger, donc il faut les couvrir ; c?est ce qui s?appelle le travail de reliure. Ce travail a pu à un moment donné être effectué en interne puis ensuite externalisé avec des marchés d?appels d?offres.

Je résume. Visiblement le dernier marché d?appel d?offres a fait que l?entreprise, qui coûtait moins cher, puisque c?est souvent cela, quand vous avez une mise en concurrence, on fait appel à l?entreprise qui coûte le moins cher, c?est le moins disant social, mais on découvre qu?en fait, nos reliures sont faites par une entreprise dont l'atelier de réalisation de ces reliures a lieu en Tunisie. Vous imaginez l'empreinte carbone des livres de nos bibliothèques, qui, je crois, passent par Marseille, puis vont en Tunisie, puis reviennent par Marseille et arrivent à Paris pour être reliés. C'est une aberration.

Vous allez me dire : peut-être que, dans le cahier des charges, il est compliqué de mettre des clauses de circuit court. Juridiquement, je crois qu?il y a des choses particulières qui font que l'on ne peut pas faire tout ce que l'on veut dans les exigences posées dans le cahier des charges. Il y a un vrai travail législatif à faire pour privilégier le circuit court sur ce sujet et que les questions de l?empreinte carbone se traduisent, parce que, là, c'est une aberration complète. Mais on pourrait aussi, a minima, se dire : peut-être qu'il y a aussi des clauses de travail d'insertion sociale qui peuvent favoriser des structures de coopératives qui sont dans l'insertion et qui, par ailleurs, de ce fait, ont leur atelier en région francilienne.

Si c'est trop compliqué, il y a une troisième possibilité : c?est de ré-internaliser l'activité et d?augmenter les fonctionnaires qui travaillent à la Ville de Paris pour effectuer cette tâche.

On ne peut pas avoir des engagements pour le climat et, à côté, accepter une empreinte carbone aussi absurde que celle-ci. Voilà l'idée de mon v?u. J'espère qu'il sera adopté par tout le monde.

Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - A vrai dire, ma réponse précédente s'adressait également à Danielle SIMONNET. Il n'y aura pas d'internalisation, donc je ne peux répondre favorablement à cette demande.

Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente. - C'est donc un avis défavorable au v?u n° 122.

Explication de vote de Mme la Maire.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Juste une explication de vote pour dire qu?avec mon groupe, nous allons nous abstenir. Car si nous sommes défavorables, pour des raisons assez évidentes, à l'internalisation, en revanche, ce que dit Mme SIMONNET sur l'empreinte carbone est hélas tout à fait vrai. Nous ferons donc une abstention.

Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par Mme SIMONNET, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

V?u déposé par les groupes Communiste - Front de Gauche, "Génération.s" et