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Novembre 2018
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2018 DJS 131 - Mise en œuvre du dispositif Paris Jeunes Vacances pour 2019.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2018


 

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DJS 131 relatif à la mise en ?uvre du dispositif "Paris Jeunes Vacances".

La parole est à M. Sergio TINTI.

M. Sergio TINTI. - Merci, Madame la Maire.

Nous pouvons dire que la Ville de Paris est fière de sa jeunesse, mais elle est également attentive à ses parcours, ses aspirations, ses loisirs. La jeunesse parisienne se décline en une multitude de profils car ses jeunes ne sont pas tous confrontés à la même réalité. Nous savons qu?il existe de fortes disparités économiques et sociales au sein des jeunes Parisiens et Parisiennes. Nous sommes persuadés que c?est en leur donnant les moyens d?être actrices et acteurs de leur vie qu?ils pourront s?épanouir.

En développant des dispositifs destinés aux jeunes en lien avec ses partenaires, la Ville de Paris favorise l?engagement citoyen des jeunes. Nous pensons qu?il est très important de donner aux jeunes les clés pour qu?ils façonnent eux-mêmes les projets qui leur tiennent à c?ur, en faisant attention à leur offrir un cadre sécurisé. Je pense particulièrement aux équipements municipaux de proximité dédiés à l?accueil des jeunes Parisiennes et Parisiens. Les espaces Paris Jeunes et les centre "Paris Anim?" permettent en effet aux jeunes de 16 à 25 ans de s?informer auprès des équipes spécialisées, de se divertir avec des animations gratuites, d?échanger entre eux et de développer leurs potentialités par le biais de constructions. Je salue la démarche pédagogique de ces structures.

Certains dispositifs mis en place à Paris, comme "Paris Jeunes Vacances", créé en 2003, aident les jeunes, âgés de 16 à 30 ans, qui présentent un projet de départ en vacances en autonomie par l?attribution de chèques. Ce dispositif préconise aussi l?autonomie, puisqu?un des critères retenus concerne le fait de partir sans encadrement parental, professionnel ou bénévole. Permettez-moi de remercier le groupe de travail composé de six jeunes qui s?est réuni pour évaluer ce dispositif. Il conseille d?améliorer la communication via les réseaux sociaux en se basant également sur des projets réalisés. Je suis persuadé que les différents acteurs mobilisés iront dans leur sens, à condition que les moyens suivent.

Je profite également de cette intervention pour saluer un autre dispositif mis en place par la Ville à destination de jeunes : le dispositif "Quartiers libres" qui encourage les jeunes à développer leur sens de l?autonomie et la responsabilité de l?engagement collectif par la présentation de projets libres. Un accompagnement leur est proposé pour la réalisation de leur projet et des aides financières sont attribuées au lauréat. Les critères d?attribution se basent sur la qualité, la faisabilité, l?originalité et l?intérêt collectif. Cela implique une certaine rigueur, de la persévérance et du sérieux. Depuis sa création en 2015, le dispositif a soutenu des projets impliquant plus de 800 jeunes participants d?une moyenne d?âge de 24 ans. Malheureusement, pour l?instant, on reste principalement sur des sujets garçons.

Nous savons que les projets sont parfois réalisés au sein d?associations déjà constituées. Ce dispositif encourage pourtant les jeunes à créer leur propre structure afin qu?ils s?investissent entièrement dans le projet et se l?approprient complètement. En guise de récompense, ces jeunes reçoivent le double de subventions, le but étant de leur apprendre à entreprendre.

Malheureusement, l?actualité marquée par des faits qui lient jeunesse et violence nous appelle à rester vigilant. Soutenir ces dispositifs, c?est pour nous agir dans le cadre plus général des actions de prévention concernant notre jeunesse. Nous demandons de prendre nos responsabilités d?élus afin d?apporter à chaque jeune l?attention qu?il mérite.

Merci, Madame la Maire.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à Mme Pauline VÉRON.

Mme Pauline VÉRON, adjointe. - Merci, Madame la Maire.

Cher Sergio TINTI, merci pour votre intervention et de saluer un certain nombre de dispositifs que nous avons mis en place pour accompagner les jeunes Parisiens dans leur accès à l'autonomie.

Ces dispositifs s'inscrivent dans un programme que j'ai présenté au Conseil de Paris il y a maintenant 3 ans, le "Programme parisien pour l'autonomie des jeunes", qui rassemblait environ 150 propositions, 150 mesures concrètes pour accompagner la diversité des jeunes Parisiens, que ce soit dans l'accès à l'autonomie par l'accès à un emploi, donc l'accompagnement dans la vie professionnelle, dans l'orientation d'abord, que ce soit l'accompagnement vers l'autonomie en ayant accès à un logement, en ayant aussi accès à une citoyenneté plus active. Vous l'avez souligné, à travers différents dispositifs. Et puis, aussi un accompagnement vers le loisir, vers la culture, vers la possibilité de pouvoir aussi profiter pleinement de Paris.

Pourquoi ? Parce qu'on se rend compte que dans de nombreux quartiers populaires de Paris, un certain nombre de jeunes ont tendance à s'enfermer aussi un peu dans leur quartier, à avoir des difficultés à profiter pleinement de tout ce que Paris peut proposer à ces jeunes, qui parfois n'ont pas suffisamment un sentiment d'appartenance à Paris, un sentiment d'être totalement parisien.

Je vois des jeunes qui parfois, dans le 17e, dans le 19e, dans le 20e, mais aussi dans le 15e, ne sont jamais allés dans le centre de Paris voir tout simplement les quais de Seine ou la Tour Eiffel. Ce sont de vrais sujets qui se posent à nous, de cet enfermement parfois de certains jeunes dans leur quartier.

A travers le dispositif "Paris Jeunes Vacances", à travers "Quartiers Libres", mais à travers aussi le budget participatif des collèges ou le budget participatif, le dispositif de droit commun, le grand budget participatif de Paris auquel les jeunes ont accès, mais aussi avec nos 13 espaces jeunes dont on a complètement revu nos missions pour justement pouvoir accompagner pleinement les jeunes dans leur projet, en ayant un accueil inconditionnel, avec des équipes pluridisciplinaires, qui comprennent à la fois des animateurs socioculturels, des assistantes sociales, des éducateurs, pour pouvoir pleinement prendre en compte la situation globale du jeune.

Nous essayons de répondre aux besoins des jeunes Parisiens qui ont des profils multiples, qui peuvent être étudiants, peuvent avoir une autonomie plus importante, ou comme je le disais tout à l'heure, des jeunes qui ont de plus grandes difficultés sociales, ou tout simplement de pouvoir se projeter dans l'avenir.

Nous essayons, à travers tous ces dispositifs et ces structures, d'être présents auprès de chaque jeune en fonction de leurs besoins et en fonction de leur âge aussi. Parce qu'on n'a pas tout à fait la même autonomie à 14 ans qu'à 24 ans.

C'est cette vision globale qu'on essaie d'avoir en ayant une attention plus particulière pour les jeunes en difficulté, vous l'avez rappelé, et ma collègue Colombe BROSSEL est intervenue sur la question des rixes à Paris, nous essayons d'avoir une réponse la plus adaptée possible en donnant plus dans les quartiers où il y en a le plus besoin, mais en ayant aussi une vocation universelle à l'endroit de l'ensemble des Parisiens pour les aider à se construire comme futurs adultes à Paris.

Je vous remercie.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 131.

Qui est pour ?

Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DJS 131).