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Novembre 2018
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Vœu déposé par le groupe les Républicains et Indépendants relatif au Groupement Parisien Inter-bailleurs de Surveillance.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2018


 

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Nous en arrivons au v?u référencé n° 155 relatif au Groupement Parisien Inter-bailleurs de Surveillance et qui est présenté par M. Atanase PÉRIFAN.

M. Atanase PÉRIFAN. - Monsieur le Maire, Monsieur le Représentant du Préfet de police, chers collègues, le G.P.I.S. est un instrument fondamental pour assurer la sécurité des habitants du parc social. Créé en 2004 par la Ville et les bailleurs sociaux, il ?uvre à la tranquillité des ensembles sociaux en luttant contre les occupations illicites des parties communes et contre la somme de petits trafics, notamment de drogue.

Hélas, depuis 2004, la portée du G.P.I.S. a été réduite au fur et à mesure de la diminution de la subvention municipale. La Ville de Paris s?est totalement désengagée ou presque du financement du G.P.I.S. Pour 2018, la subvention représente 400.000 euros alors qu?en 2004, elle était de 11 millions d?euros.

La Ville assume confier ainsi cette mission aux bailleurs sociaux, alors que ce n?est pas leur métier. Ce désengagement de la Ville de Paris pour la sécurité du parc social conduit à ce qu?une partie seulement des logements sociaux soit sécurisée. Ainsi seuls 76.000 des 233.000 logements sociaux du parc social bénéficient de la présence du G.P.I.S., moins de 1 logement sur 3.

La réalité, c?est que les individus qui se livrent à des activités illicites dans les ensembles sociaux - nous le voyons souvent dans l?Est parisien, en particulier dans le 20e arrondissement - s?adaptent en permanence et se déplacent d?un immeuble à l?autre pour échapper au G.P.I.S.

Les bailleurs sociaux, d?autre part, doivent compenser ce désengagement, soit en diminuant leurs dépenses relatives à l?entretien alors que celui-ci fait déjà défaut, soit tout simplement en augmentant les charges payées par les locataires.

Je tiens à saluer les agents du G.P.I.S. qui exercent leur mission dans des conditions particulièrement difficiles et subissent trop régulièrement les agressions verbales ou physiques. Ce v?u vise donc à renforcer les moyens humains et financiers accordés au G.P.I.S. pour qu?il puisse sécuriser l?ensemble du parc social.

Je vous en remercie, chers collègues.

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Monsieur PÉRIFAN.

La parole est à Colombe BROSSEL.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci, Monsieur PÉRIFAN, pour ce v?u.

Même si mes études datent d'un certain temps, hélas, l?économiste qui est en moi ne peut que défaillir en vous écoutant.

Recommençons sans faux débat.

Oui, la Ville a fortement soutenu - merci à Philippe GOUJON - le dispositif dans sa phase d?émergence. Oui, la Ville a accompagné le G.P.I.S. pour qu?il arrive à maturité. Le G.P.I.S. a su, au cours de ces dernières années, faire évoluer son modèle économique pour s?inscrire pleinement dans l?action des bailleurs en matière de sécurité et de prévention.

Il n?y a donc pas de réduction du niveau de service assuré aux locataires dans la zone couverte par le G.P.I.S. car le G.P.I.S. s?est engagé à ne pas baisser la zone de couverture. Il y a autant de logements sécurisés avec une réorganisation du modèle économique qui fait que les bailleurs sociaux se sont mis à financer un service qu?il finançait très peu auparavant. De plus, il se trouve que, depuis l?arrivée du nouveau directeur du G.P.I.S., la subvention de la Ville a en effet fortement baissé mais il y a plus de patrouilles sur le terrain et il y a même une expérimentation dans trois arrondissements pour qu?il y ait des agents du G.P.I.S. à partir de 18 heures, ce qui n?était pas le cas auparavant.

Leçon d?économie primaire : oui, parfois, il peut arriver que la puissance publique accompagne un projet au début, puis le projet trouve finalement sa maturité économique, autrement. Je crois que c?est le rôle d?une collectivité locale que d?accompagner l?émergence du projet, de le porter jusqu?au moment où il est capable de vivre sa vie d?un point de vue économique rationnel et autonome.

Pour autant, nous aurons ce débat au moment du budget. Que voulez-vous que je réponde à ce v?u, sinon vous dire ce que je vous ai dit par ailleurs déjà 15 fois ? Je vous ai tout raconté. Nous verrons cela au budget si vous souhaitez qu?il y ait plus de financement. Cependant, le plus de financement serait contre plus de services, car aujourd?hui nous avons le même service, voire plus de services, avec moins de financement.

Bref, avis défavorable.

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe les Républicains et Indépendants, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.