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Novembre 2018
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2018 DLH 261 - Réalisation 18, avenue de la Porte de la Villette (19e) d’un programme de 16 logements sociaux (P.L.S.) par "Logis Transports".

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2018


 

Mme Olivia POLSKI, adjointe, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DLH 261. Réalisation au 18, avenue de la Porte de la Villette dans le 19e arrondissement d'un programme de 16 logements sociaux (P.L.S.) par "Logis Transports".

La parole est à Mme Fatoumata KONÉ pour 5 minutes, s'il vous plaît.

Mme Fatoumata KONÉ. - Merci.

Chers collègues, le périphérique avec ses 1,3 million de véhicules quotidiens et ses 40 % du trafic parisien est l'infrastructure la plus polluante d'Ile-de-France?

Mme Olivia POLSKI, adjointe, présidente. - S'il vous plaît, il y a un petit brouhaha.

Mme Fatoumata KONÉ. - Vivre, travailler, jouer à proximité du périphérique expose à des niveaux de pollution très importants, puisqu'il produit à lui seul 37 % des émissions d'oxyde d'azote et 35 % des particules fines rejetées sur le territoire, autant de polluants qui ont un impact négatif sur la santé.

L'oxyde d'azote est un gaz toxique, irritant pour les bronches, qui peut entraîner, en fonction des concentrations, une inflammation importante des voies respiratoires, une augmentation des symptômes bronchitiques chez l'enfant asthmatique, et même une diminution de la fonction pulmonaire. Les particules fines pénètrent en profondeur dans les poumons.

Outre les inflammations, elles peuvent également aggraver l'état de santé des personnes atteintes de maladies cardiaques et pulmonaires, et transporter des composés cancérigènes absorbés sur leur surface jusque dans les poumons.

La pollution sonore n'est pas en reste. Dans la zone de 150 mètres autour du périphérique, on assiste à des niveaux supérieurs aux valeurs limites prises par la France pour le bruit routier.

Malgré les désagréments et même les dangers générés par ces pollutions, des centaines de milliers de nos concitoyens au quotidien vivent autour de cette zone mortifère. Plus de 150.000 personnes habitent à moins de 200 mètres du périphérique, et environ 200 équipements, comme des écoles, des crèches et des équipements sportifs, ont été implantés sur la zone.

Comme en témoignent plusieurs projets de délibération à ce Conseil, dès que nous en avons les opportunités foncières, nous poursuivons collectivement cet état de fait, et même le renforçons puisque nous continuons à construire autour et sur le périphérique.

Nous pourrions pourtant nous en tenir là, alertés des études de plus en plus alarmistes sur les conditions sanitaires auxquelles sont exposés les utilisateurs des logements, bureaux ou équipements autour du périphérique. C'est d'ailleurs ce qu'ont recommandé les auteurs d'une étude de l'APUR qui estiment qu'il faut conserver les grands vides qui entourent le périphérique, à chaque fois que cela est possible, afin de permettre les déplacements d'air évacuant les polluants.

Or, en construisant des murailles de bâtiments, nous faisons exactement le contraire. A l'heure où la zone basses émissions métropolitaine a été adoptée, nous devons prendre toute la mesure des effets de la pollution sur la santé des Parisiens et des grands Parisiens.

Alors, doit-on continuer à construire sur le périphérique ? A cette question, nous répondons non depuis longtemps. Le devenir du périphérique est en cours de réflexion au sein d'une Mission d'Information et d'Evaluation. Nous ne savons donc pas, pour l'instant, ce qu'il deviendra et à quelle échéance.

Selon nous, le principe de précaution doit donc s'appliquer au maximum, tant que le périphérique restera à ce point source de nuisances.

Sur ce projet de délibération, nous nous interrogeons sur le fait que cette emprise soit une bonne place pour une opération de logement. C'est la raison pour laquelle nous nous abstiendrons. Je vous remercie.

Mme Olivia POLSKI, adjointe, présidente. - Je vous remercie. Pour vous répondre, je donne la parole à M. Ian BROSSAT.

M. Ian BROSSAT, adjoint. - Merci, Madame la Maire, et merci à Fatoumata KONÉ.

Vous nous interpellez sur la parcelle située au 8-20, avenue de la Porte de la Villette, dans le 19e arrondissement, qui fait l'objet d'un programme de construction neuve d'une résidence étudiante mais aussi de logements sociaux familiaux. Ce sont ainsi 112 logements étudiants et 16 logements sociaux qui seront prochainement livrés à cette adresse.

Le projet de délibération, mis au vote aujourd'hui, concerne plus précisément les 16 logements sociaux qui seront portés par "Logis Transports", bailleur de la R.A.T.P.

Cette parcelle est en effet un ancien parc de stationnement de la R.A.T.P., transformée en logements, avec une attention très forte portée aux enjeux architecturaux et écologiques. En effet, la structure en bois et tôle, couplée à un système de chauffage C.P.C.U. avec récupération de chaleur, ainsi que la production d'énergie photovoltaïque, feront de ce projet une belle réussite. C'est donc une opération qui est bien engagée.

Je vous invite, par conséquent, à voter ce projet de délibération.

Mme Olivia POLSKI, adjointe, présidente. - Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 261.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, DLH 261). Je vous remercie.