Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Novembre 2018
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

2018 DJS 226 - Subventions (20.000 euros) et avenants à conventions pluriannuelles d'objectifs pour la période 2018-2020 avec 5 comités et clubs sportifs parisiens.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2018


 

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DJS 226 relatif à l'attribution de subventions et d'avenants à conventions pluriannuelles d'objectifs pour la période 2018-2020 avec 5 comités et clubs sportifs parisiens.

La parole est à Mme Pascale BLADIER-CHASSAIGNE.

Mme Pascale BLADIER-CHASSAIGNE. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, je voudrais profiter de ce projet de délibération, portant notamment sur le financement du comité départemental de golf de Paris, pour vous dresser un bilan de la "Ryder Cup". Cette manifestation, qui s?est tenue pour la première fois en France, à Saint-Quentin-en-Yvelines, fin septembre dernier, a accueilli plus de 50.000 spectateurs par jour sur le site. Plus d'un milliard de téléspectateurs ont suivi ce spectacle, qui a été - on peut le dire sans rougir - couronné d'un immense succès.

Succès populaire, tout d'abord. L'énorme engouement que cet événement a soulevé est tout à fait inédit en France pour une compétition de golf. Jusqu'alors peu connue du grand public français, elle a été l'occasion de mettre les projecteurs sur cette discipline sportive. On ne peut que s'en féliciter, car jamais auparavant les médias français n'avaient autant parlé de golf. La magie du spectacle a opéré et a contredit l'image élitiste et onéreuse de ce sport. Sur ce point précis, la "Ryder Cup" aura été l'occasion de lever certains clichés et surtout, de mettre fin à certains poncifs injustement répandus.

Deuxièmement, succès sportif. Pour l'équipe européenne qui a remporté le mythique trophée contre les Etats-Unis de Tiger WOODS, je tiens à féliciter tous les joueurs qui la composent d?avoir porté haut les valeurs de ce sport et d'avoir défendu avec ferveur l'idée d'une nation européenne forte et unie, même si je regrette qu'aucun joueur français n?y ait figuré.

Troisièmement, succès économique : avec des retombées économiques directes de l'ordre de 150 millions d?euros et indirectes de 226 millions d?euros. Autant dire une manne financière exceptionnelle pour Paris et sa région en matière de transport, d'hôtellerie, de restauration.

Succès d'image, enfin. L'exposition en mondovision du parcours de Saint-Quentin-en-Yvelines a permis de donner une large visibilité à cette pratique sportive et surtout, de placer l'hexagone comme destination de choix en tourisme golfique, notamment auprès des Américains, venus pour certains pour la première fois en France à cette occasion, mais aussi auprès des touristes venus des quatre coins du globe. En effet, le tourisme sportif est un élément de poids permettant de renforcer l?attractivité de Paris.

Les dirigeants de la "Ryder Cup" et du golf en France seront prochainement auditionnés par les sénateurs pour dresser un bilan avec des chiffres plus précis. Symboliquement et économiquement, la "Ryder Cup" aura été, comme le souligne le journal "Capital", le choc entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales.

En France, le golf figure en quatrième position des sports individuels pratiqués, avec 41.000 licenciés et 800.000 pratiquants. Aux Etats-Unis, c'est le sport le plus pratiqué, extrêmement populaire. Or, c'est l'Europe qui, déjouant tous les pronostics, a remporté la compétition. Cette victoire revêt donc un caractère symbolique fort, synonyme d'excellence pour notre continent. Alors que les dirigeants du golf français profitent déjà du succès de la "Ryder Cup" pour faire sortir de son relatif anonymat cette discipline sportive et accélérer de manière significative son développement, la Ville de Paris, qui n'a pas été très réactive les années passées - c'est le moins que l'on puisse dire - doit absolument prendre le train en marche et surfer adroitement sur la vague du succès. Il serait, en effet, plus que temps de participer à l'impulsion de ce sport, car une immense capitale comme Paris se doit d'être à la hauteur des enjeux.

Paris doit impérativement, en partenariat avec la Région et la Métropole, faire preuve d'une volonté politique forte pour développer la pratique du golf, notamment en vue des Jeux Olympiques de 2024. L'incroyable engouement populaire suscité par la "Ryder Cup" doit inciter la Ville à enfin se défaire de cette velléité molle. Il faut, en effet, dorénavant, qu'elle fasse preuve d'une véritable volonté politique en la matière. Les élus, les collectivités doivent prendre toute la mesure de l'intérêt du développement de ce sport intergénérationnel, non seulement pour l'attractivité de Paris, comme je le disais précédemment, mais aussi pour la Région capitale.

Il faut davantage développer, à l?instar des classes de neige ou de mer, les classes de golf. Il faut construire des petites structures urbaines afin de sensibiliser les enfants des écoles à ce sport. Ces zones sont des espaces verts, des espaces de respiration, dont les Parisiens ont tant besoin. Et tout cela s'inscrit, de surcroît, parfaitement bien dans la politique écologique et antipollution prônée par votre Exécutif.

Voilà, Monsieur le Maire, toutes ces raisons qui m'amènent à vous demander d'incarner dès à présent cette volonté, car le golf doit devenir un sport de proximité à Paris. Le succès de la "Ryder Cup" en est la preuve la plus étincelante. C'est la raison pour laquelle je vous demande, dans l'immédiat, que la Ville de Paris, qui a été largement bénéficiaire des retombées de la "Ryder Cup", mette à l'étude la possibilité d'installer de façon éphémère et tournante des équipements de golf sur les lieux emblématiques de la capitale, comme le Champ de Mars ou l'héliport, afin que les Parisiens puissent découvrir les bases de ce sport, comme cela s'est fait sur l'esplanade de l'Hôtel de Ville les jours qui ont précédé la compétition.

Je vous remercie.

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Madame BLADIER-CHASSAIGNE.

Je donne la parole à Jean-François MARTINS.

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Je partage l'avis de Mme BLADIER-CHASSAIGNE. C?était une très belle compétition qui a bénéficié à Paris.

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 226.

Qui est pour ?

Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DJS 226).