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2018 DAC 235 - Convention d'application financière au titre de l'année 2018 de la convention de coopération cinématographique avec le C.N.C. et la D.R.A.C.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2018


 

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 235 : convention d'application financière au titre de l'année 2018 de la convention de coopération cinématographique avec le C.N.C. et la D.R.A.C.

La parole est à Mme Fadila MÉHAL, pour le groupe DP.

Mme Fadila MÉHAL. - Monsieur le Maire, chers collègues, on ne peut que se réjouir quand des acteurs institutionnels se rassemblent pour une cause commune, surtout quand celle-ci est culturelle dans cette période extrêmement difficile et qu'elle permet l'épanouissement de chacun.

Evidemment, nous pensons au cinéma et nous savons toute l'attention portée par tous les groupes pour le septième art, devenu d?ailleurs depuis les frères Lumière un art à part entière dont la dimension culturelle est importante et dont la dimension sociale n'est plus à démontrer non plus.

En effet, l'année dernière, une convention, que vous venez de citer, du développement cinématographique pour la période 2017-2019 a été mise en place entre le C.N.C., la D.R.A.C., la Région, la Seine-Saint-Denis et notre Ville.

Parler de cinéma, c'est parler des courts, des moyens, des longs métrages de fiction. C'est parler aussi des documentaires ou des films d'animation, ou même des clips. C'est vrai que cette convention postule 4 axes de soutien qui ont été retenus. Le premier, la création, la production. Le deuxième, la diffusion culturelle et l'éducation artistique, ô combien importante. Le troisième, l'exploitation. Et enfin, pour la mémoire, le patrimoine cinématographique. C'est vrai qu'il s'agit ici de voter l'avenant modificatif, mais je voudrais, tout en le votant de façon extrêmement forte, évoquer certains points sur le cinéma. Le premier, c?est l'accueil des tournages dans la Capitale. Bien sûr, c'est un sujet qui revêt une dimension très particulière car, en effet, il y a eu plus de 1.000 tournages dans la Capitale en 2017 - on les a dénombrés.

Il est important, au-delà de ces tournages, de voir que le cinéma met en évidence, promeut des territoires, des zones, des quartiers peu connus et parfois des réalisateurs. Je prends pour exemple le film "Amélie Poulain", qui a fait beaucoup pour la rue Lepic tout comme en effet "Le Quai des brumes" pour le 18e arrondissement. C'est une occasion extrêmement importante de valoriser encore mieux notre patrimoine. Je voudrais dire qu'il serait intéressant de faire ce bilan des tournages de 2018 pour voir peut-être les axes d'amélioration, les axes à renforcer.

En effet, tout le monde le sait, les débordements récents ont eu des effets extrêmement négatifs, avec notamment un nombre important d'annulations de tournages, je n'y reviendrai pas plus amplement. Il faudra peut-être faire le bilan global et les répercussions, tant en termes de fréquentation culturelle que de tourisme, et en termes aussi de dégâts matériels.

Je lis aussi que le projet de délibération postule que les différents acteurs de cette convention souhaitent renforcer la politique d'éducation au cinéma, à la fois dans le cadre du temps scolaire et hors du temps scolaire. Je voudrais rappeler que notre groupe et que tous les groupes doivent faire de l'éducation à l'image quelque chose de prioritaire. En effet, compte tenu de la massification des images qui se déversent, comme on le voit encore aujourd'hui avec des écrans de plus en plus individualisés, nos jeunes peuvent se trouver sous l'emprise de ces messages, de ces images qu'il leur faut décrypter, déchiffrer, pour devenir enfin des spectateurs critiques.

J'avais d'ailleurs présenté en son temps un v?u pour que les bibliothèques et les médiathèques de la Ville de Paris organisent des sessions de formation pour qualifier leurs professionnels sur ces sujets hautement importants qui relèvent presque de notre cohésion sociale. On le voit avec tout ce qu'il se passe avec la télévision en boucle et avec toutes ces "fake news". Mais ce n'est pas toujours du cinéma.

Je voudrais aussi peut-être vous informer de la plateforme en ligne gratuite qui est mise à disposition des professeurs de collège et de lycée, pour identifier 31 films du patrimoine cinématographique mondial, accompagnée de ressources pédagogiques. C'est une initiative intéressante du Ministère de l'Education, Jean-Michel BLANQUER, qui peut permettre de valoriser cette culture générale et cela peut permettre aussi que ce dispositif puisse être coordonné.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci de conclure !

Mme Fadila MÉHAL. - Je vois que le temps qui m'était imparti est terminé.

Je voulais simplement terminer, peut-être, par une réflexion sur le patrimoine cinématographique LGBT. Il est très important pour nous, il est très important de le préserver parce qu?il me semble que c'est un genre à lui tout seul. Je vous remercie.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Merci, Madame la Conseillère de Paris.

La Maire de Paris et moi-même, nous nous réjouissons également que la Ville, le Centre national du cinéma et de l'image animée, la Direction régionale des Affaires culturelles, la Région Ile-de-France, le Département de la Seine-Saint-Denis aient réussi à s'entendre sur une stratégie commune en faveur du cinéma et de ses acteurs.

Cette convention, en effet, permettra de réaffirmer la place de Paris en tant que capitale de tous les cinémas - plus d'un écran par jour, je vous le rappelle, c'est un chiffre unique au monde. Elle réaffirme notre volonté de soutenir la production du court métrage, le développement de projets transmédias, la diffusion culturelle et l'éducation artistique. Elle permettra également de poursuivre le travail effectué depuis plusieurs années pour promouvoir l'accueil des tournages dans la Capitale, ce qui me permet de saluer l'action de la Mission cinéma, animée par Michel GOMEZ et son équipe, au sein de la Direction des Affaires culturelles. Je voudrais dire également qu'il y a le rôle majeur du Forum des images, dirigé aujourd'hui par Claude FARGE, particulièrement engagé, et par son président Marc TESSIER, qui vient d'accueillir à l'initiative de Anne HIDALGO l'école Tumo, que je vous recommande d'aller observer et visiter. Pour terminer sur la note indiquée par Fadila MÉHAL, étant moi-même un vieux militant des droits LGBT, je me réjouis toujours que plus nous serons et plus vous serez à défendre l'égalité des droits, bien évidemment je m'en réjouirai et il sera temps pour moi, ainsi, de passer le relais.

(M. Patrick BLOCHE, adjoint, remplace M. Paul SIMONDON au fauteuil de la présidence).

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Maire.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 235.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, DAC 235).