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2018 SG 56 - Convention d'exécution 2018/2019 de la convention de coopération entre la Ville de Paris et le C.N.O.S.F.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2018


 

Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération SG 56 relatif à la convention d'exécution de la convention de coopération entre la Ville de Paris et le C.N.O.S.F. La parole est à Sergio TINTI.

M. Sergio TINTI. - Merci, Madame la Maire.

Nous avons passé une convention avec le Comité national sportif français en mai dernier, visant à développer des politiques dans les domaines sportif, éducatif, culturel et encore autour de notre rayonnement international. Aujourd'hui, vous venez par ce projet de délibération nous préciser un peu plus la feuille de route de ce partenariat et nous présenter les premières actions.

Il y a évidemment plusieurs pistes d'action exposées et je voudrais particulièrement insister sur le travail avec le secteur scolaire. Il faut rappeler également la convention entre la Ville et le Comité national sportif français et l'Académie de Paris pour la mise en place de mesures éducatives et sportives.

Dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques, face à la baisse du budget du sport et l'incertitude quant à sa gouvernance, ces partenariats sont des liens qu'il nous faut entretenir pour continuer à ?uvrer dans le sens d'un sport et d'une pratique sportive à destination de toutes et de tous. Les collectivités territoriales sont les premières à être impactées par ce désengagement de l'Etat et nous sommes le dernier recours des bénévoles qui font vivre nos clubs au quotidien sur nos territoires. Dans ce contexte, le mouvement sportif se mobilise et nous devons le soutenir en multipliant les initiatives locales.

Vous le savez, mon groupe et moi-même croyons que l?échelon scolaire est le maillon essentiel de l'implication de la Génération 2024. D'abord, parce qu'il est le lieu où se croisent l'ensemble des enfants de notre Ville, ensuite parce qu'il est le lieu de l'éducation et enfin parce qu'il est le premier lieu de démocratisation des pratiques sportives. C'était d'ailleurs tout le sens de notre projet de délibération pour la création des Jeux sportifs scolaires voté en juillet dernier à l'unanimité des groupes de notre Assemblée.

Au nom de l'ensemble de mon groupe, je voudrais remercier ici personnellement Jean-François MARTINS et Patrick BLOCHE qui, je le sais, ?uvrent à la mise en place et à la réussite de cet événement qui, j'en suis sûr, peut être une initiative forte de l'accompagnement de Paris 2024. L'idée de travailler dans le cadre de la convention olympique entre Paris et la Seine-Saint-Denis nous paraît être une bonne manière de matérialiser la synergie entre nos deux territoires, qui était l?un des axes de notre projet de délibération.

J'en viens enfin au projet de délibération qui nous occupe ici et que nous voterons. Il présente un projet d'animation des 7 grandes places parisiennes dans une logique d'héritage et de développement de pratiques sportives. Bien évidemment, tout ce qui va dans le sens du développement des pratiques est bon à prendre mais je voudrais rappeler que nous portons depuis longtemps, en tant que parti et pas seulement comme groupe, un grand plan de rattrapage des équipements sportifs.

C'est comme cela que nous développerons les pratiques sportives dans notre pays et dans notre ville. Merci, Madame la Maire.

Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à M. Jean-François MARTINS.

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - Merci, Madame la Maire, merci, Monsieur le Président TINTI.

Vous l?avez dit, il est naturel qu'une ville qui va s'apprêter à recevoir les Jeux olympiques et paralympiques ait une convention-cadre avec son mouvement olympique national. C'est souvent la spécificité de Paris de devoir travailler à la fois avec nos acteurs locaux, clubs, comités départementaux, le Comité olympique départemental, le Comité régional du fait de nos charges de centralité et même, finalement, les fédérations sportives nationales et le Comité national olympique, car ils ont un certain nombre d'opérations à Paris.

Nous souhaitons accompagner ce mouvement olympique à la fois dans la préparation des Jeux, ceux de Tokyo, ceux de Pékin et ceux de Paris, mais également s?appuyer sur le comité national olympique pour le développement du sport à Paris.

Cela peut paraître une évidence de le dire ainsi, mais je sais que vous y serez sensible, Monsieur TINTI. Cela veut dire que nous croyons que le développement du sport passe par les clubs et que, si nous accompagnons - on a eu d'autres projets de délibération dans ce Conseil - la pratique libre, les autres formes de pratique, y compris parfois des acteurs privés qui font de la pratique, nous pensons que le modèle central du développement du sport doit être le club sportif fédéral ou affinitaire dans lequel, au-delà de la pratique sportive, on ajoute une partie de bénévolat, d'éducation populaire, de civisme, d'engagement qui donne à l'engagement sportif toute sa valeur.

C'est pourquoi cette convention avec le C.N.O.S.F. nous permet, sur les sept grandes places parisiennes qui seront un peu libérées de la voiture, avec de l'espace public supplémentaire, peut-être avec un meilleur air à respirer, d'avoir des lieux de pratique sportive.

Mais cette pratique sportive, on veut la faire encadrer par les fédérations sportives pour montrer que - que ce soit de la gym, du fitness, du gainage - les sports que l'on peut faire dans l'espace public, la Fédération française d'athlétisme, celle de gymnastique ou les autres fédérations olympiques sont capables d'accompagner et que ce ne sont pas simplement les "coachs" sportifs privés ou les applications mobiles qui remplaceront les bénévoles et les éducateurs. J'ai hâte, dès ce printemps, d?aller faire avec vous des cours de sport gratuits sur les grandes places parisiennes, qui seront le fruit de cette convention.

Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente. - Merci.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération SG 56.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, SG 56).

Je vous remercie.