Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Fevrier 2019
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

Vœu déposé par le groupe Communiste - Front de Gauche relatif à la dotation budgétaire académique des écoles parisiennes.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2019


 

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Nous examinons le v?u n° 49.

La parole est à M. Jean-Noël AQUA, deux minutes maximum.

M. Jean-Noël AQUA. - Merci.

L'hiver s'est installé à Paris, avec son cortège d'épisodes neigeux, de températures basses, d'épidémies de grippe et, en conséquence, de difficultés de remplacement dans les écoles parisiennes, difficultés qui sont particulièrement importantes cette année et qui pénalisent les élèves.

Lorsqu'un enseignant n'est pas remplacé, c'est bien souvent une journée de classe manquée pour ses élèves. Lorsqu'un enseignant n'est pas remplacé, ce sont aussi des conditions dégradées pour les élèves des autres classes qui les accueillent temporairement. Nous savons que c'est un véritable enjeu pour nombre de parents, particulièrement dans les quartiers populaires de Paris.

Pourtant, à la différence des épisodes neigeux, cette pénurie d'enseignants est prévisible dès aujourd'hui pour l'année prochaine. La dotation proposée cette année aux écoles primaires semble très insuffisante pour couvrir tous les besoins, et notamment les besoins de remplacement l'an prochain.

Le Gouvernement a dédoublé les classes de C.P. et C.E.1 de l'éducation prioritaire et se répand en communication sur les bienfaits de cette mesure. Mais il oublie de dire que cette mesure se fait à moyens constants ou presque. Donc le dédoublement pour les uns se traduit par la dégradation de fait des conditions d'enseignement dans les classes non dédoublées pour les autres. Le dédoublement pour les uns se traduit donc par l'extinction totale des postes, ou presque, de "Plus de maîtres que de classes" à la rentrée prochaine, un dispositif pourtant novateur, salué par les enseignants et qui avait fait la preuve de son efficacité. Déshabiller Pierre pour habiller Paul en tissant les lauriers de Jupiter, voilà la philosophie générale de ce Gouvernement.

Au regard de tous ces éléments, nous souhaitons que la Ville de Paris alerte l'Education nationale afin que la dotation budgétaire des écoles primaires puisse être revue à la hausse, afin de mettre encore les moyens en face des besoins. Quand on parle d'éducation et d'avenir des petites et petits Parisiens, mégoter sur les moyens est insupportable. Le manque d'ambition et la médiocrité de la politique menée doivent être vertement dénoncés et combattus pour ce qu'ils sont. C'est l'objet de notre v?u qui vient tirer la sonnette d'alarme sur la dotation en postes dans les écoles parisiennes. Je vous remercie.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Merci beaucoup.

Pour vous répondre, la parole est à M. Patrick BLOCHE.

M. Patrick BLOCHE, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Ce débat et le vote de ce v?u sont d'autant plus opportuns que la réunion du C.D.E.N. du premier degré aura lieu le 14 février prochain. C'est donc bien que notre Assemblée se prononce. Effectivement, seulement 40 postes pour ce qui concerne la dotation économique, c'est court, surtout quand il reste à faire le dédoublement des C.E.1 en R.E.P. à la rentrée prochaine. De ce fait, vous avez raison de vous préoccuper, et nous nous en préoccupons également, que ce dédoublement et cette dernière étape du dédoublement n'amènent pas, par un effet de vases communicants, à augmenter les effectifs dans d'autres niveaux ou dans d'autres classes. Et puis, depuis 2012, vous savez qu'il y a une baisse tendancielle du nombre moyen d'élèves par classe. Il ne faudrait pas non plus, là aussi, que cet acquis soit remis en cause par une dotation académique trop faible. Il faut que l'on soit vigilant sur la situation de chaque école, mais je suis certain qu'il y aura une forte participation, comme chaque année, de tous les élus qui représentent le Conseil de Paris à ce C.D.E.N. C'est la raison pour laquelle, sous réserve d'un petit amendement que, je crois, vous acceptez, je donne un avis tout à fait favorable à votre v?u.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Merci beaucoup.

Dans l'hémicycle. - Je suis d'accord.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 49 ainsi amendé avec un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le v?u amendé est adopté. (2019, V. 20).