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Juin 2008
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2008, DU 125 - Z.A.C. “Chalon” Paris (12e). - Reddition des comptes et quitus à la SEMAEST.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2008


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DU 125, concernant la ZAC ?Chalon? Paris (12e).

Je donne la parole à M. Jérôme DUBUS.

M. Jérôme DUBUS. - Monsieur le Maire, mes chers collègues.

L?opération de l?îlot Chalon visait deux objectifs précis : d?abord, répondre à l?extension du trafic de la Gare de Lyon qui a connu des développements très importants et deuxièmement résorber l?habitat insalubre dans l?îlot Chalon bien connu à l?époque puisque s?étendait derrière la Gare de Lyon une zone absolument horrible qui concentrait énormément de problèmes, de trafics de drogue et de misère. Jamais une opération d?une telle ampleur n?avait été menée à Paris.

Pour résorber l?habitat insalubre, près de 700 logements ont été traités, ce qui est considérable au regard des chiffres annoncés aujourd?hui. Affirmer, comme nous l?avons entendu sur ces bancs, que rien n?avait été fait avant 2001 pour lutter contre l?habitat insalubre devient proprement insignifiant au regard des efforts accomplis sur cet îlot Chalon.

Compte tenu de l?ampleur de la tâche à accomplir, cette opération s?est également effectuée dans des conditions financières remarquables. La participation de la Ville a représenté seulement 8 % des dépenses totales, alors que certaines opérations actuelles voient cette participation s?élever jusqu?à 40 %.

Nous aurons l?occasion d?y revenir lors de la présentation des krachs de certaines opérations d?aménagement. J?ajoute que le souci de la mixité dans cette opération a permis de réaliser un programme d?accession sociale à la propriété, ce que la municipalité actuelle refuse toujours d?accepter.

Enfin, ceux qui ont connu l?îlot Chalon et son concentré d?errance sociale, savent ce que Paris doit à Jacques CHIRAC.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

Ils savent ce que Paris doit à Jacques CHIRAC qui a porté de bout en bout cette opération à laquelle peu d?élus croyaient, y compris vous aujourd?hui ! C?est l?occasion, au nom de notre groupe, de le rappeler très simplement mais de manière très affirmée.

Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, Monsieur DUBUS.

Pour vous répondre, Mme Anne HIDALGO a la parole.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, au nom de la 8e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.

Vous avez dit tout ce que vous deviez à Jacques CHIRAC, c?est très bien. Là, il s?agit d?une délibération qui propose simplement la reddition des comptes et le quitus à la S.E.M.A.E.S.T. sur une opération achevée qui est l?opération Chalon.

Vous dites que c?était une opération exemplaire, que sur le plan financier elle n?a pas généré de déficit, peut-être, sans doute. Mais s?il y a aujourd?hui des opérations d?aménagements sur lesquelles il y a une intervention publique forte, c?est en général pour réaliser des choses qui n?existaient pas dans ce que vous faisiez avant 2001, des équipements publics, du logement social, un équilibre permettant à des populations, qui étaient condamnées à quitter la Capitale, de pouvoir rester dans Paris.

Bien sûr, quand on investit dans des équipements publics ou dans du logement social, cela coûte plus cher à la collectivité. Nous l?assumons. Je crois que c?est la condition pour que des quartiers mixtes, à la fois dans leur fonction et dans leur population, puissent voir le jour. C?est sans doute une différence de taille entre vous et nous dans les affirmations que nous pouvons faire aujourd?hui mais aussi dans les actes que nous posons pour construire Paris.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Une demande d?explication de vote de Sylvain GAREL pour le groupe ?Les Verts?.

M. Sylvain GAREL. - Je donne la parole à René DUTREY pour l?explication de vote.

M. René DUTREY. - Très rapidement, mais nous ne pouvions pas ne pas réagir après les propos de Monsieur DUBUS à propos de la Z.A.C. ?Chalon?. La Z.A.C. ?Chalon? était l?exemple de l?urbanisme autoritaire mené par Jacques CHIRAC. Cela a été l?occasion pour la Ville de Paris d?acheter des lots dans des immeubles pour ?planter? les copropriétés, pour les rendre insalubres et pouvoir les racheter moins cher. C?était le plus gros déplacement de population que vous ayez organisé. C?était un urbanisme autoritaire où seuls peut-être Ceaucescu en Roumanie avait des leçons à prendre, je dirais !

(Protestations sur les bancs des groupes UMPPA et Centre et Indépendants).

Prendre cela comme exemple de l?urbanisme et du traitement de l?insalubrité est absolument indécent ! Et je suis bien content que cette Z.A.C. soit clôturée aujourd?hui. Vraiment, ce n?est pas le seul point de clivage, par rapport à ce que disait Mme HIDALGO, que nous, majorité de gauche, avons avec vous sur la Z.A.C. ?Chalon?, je vous assure.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, Monsieur DUTREY. Les choses sont ainsi dites.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DU 125.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2008, DU 125).

Je vous remercie.