Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juin 2008
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

2008, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à la circulation des taxis. Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif au lancement d’une étude sur l’utilisation des nouvelles technologies au profit d’une optimisation du service rendu par les taxis à Paris. Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. afin qu’une concertation puisse s’ouvrir à Paris, de”bornes intelligentes”, utiles tant aux professionnels taxis qu’à leurs clients. Vœu déposé par l’Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2008


 

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Nous allons maintenant examiner les v?ux référencés nos 50, 51, 52 et 52 bis dans le fascicule, et qui ont trait aux taxis à Paris. Ils ont été déposés par le groupe U.M.P.P.A.

Je donne la parole à Mme Laurence DOUVIN et M. David ALPHAND se prépare.

Mme Laurence DOUVIN. - Merci, Madame la Maire.

Il y a donc un protocole qui vient d?être signé par le Ministre de l?Intérieur avec les fédérations et les organisations professionnelles de taxis. Ce protocole prévoit, entre autres, la possibilité d?utiliser une voie réservée de circulation pour les taxis entre l?aéroport Charles-de-Gaulle et Paris.

C?est une expérimentation qui est tout à fait intéressante. Nous pensons que le bénéfice de cette expérimentation risque d?être amputé par l?effet de goulet qui existe déjà à l?heure actuelle à l?entrée du boulevard périphérique et au sortir de l?autoroute A1, à la hauteur de la porte de la Chapelle.

C?est pourquoi nous demandons qu?une étude soit conduite afin de déterminer les meilleurs moyens d?assumer la fluidité des taxis au niveau de cette bretelle.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Merci de votre brièveté.

La parole est à M. ALPHAND.

M. David ALPHAND. - Je vais essayer d?être tout aussi bref.

Je crois que le v?u que nous proposons pourrait faire doublement gagner du temps, d?abord, à notre assemblée parce qu?il est assez limpide. Je crois que tout le monde l?a vu, donc je ne le reprendrai pas.

Il s?agit de mandater une mission de conseil, de recruter quelques consultants, pour réfléchir sur la manière de mettre le mieux à profit les nouvelles technologies de l?information et de la communication au service des taxis parisiens.

Et, quand je disais que c?était un voeu qui nous ferait gagner du temps, c?est aussi un v?u qui ferait gagner du temps aux parisiens parce qu?il est inutile de rappeler la galère lorsqu?il faut essayer de récupérer un taxi.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Mme Catherine DUMAS est-elle là ?

C?est vous, vous auriez pu le faire dans la foulée, allez-y je vous en prie.

Mme Laurence DOUVIN. - J?ai simplement respecté l?ordre qui était inscrit sur les papiers.

Là, c?est un v?u qui consiste à proposer un nouveau type de bornes d?appels, en complément des stations de taxi, de manière, là aussi, à être le plus utile possible aux clients, en signalant leur attente à la borne la plus proche de manière à ce que les taxis arrivent plus vite, ces bornes dites intelligentes seraient donc utiles tant aux professionnels qu?aux clients.

Elles pourraient être notamment financées par la réévaluation du droit annuel de stationnement de 80 euros qui est versé par près de 17.000 taxis professionnels. C?est pourquoi nous proposons que soit organisée, au plus tôt, une conférence qui réunisse les différents partenaires concernés, de manière à avoir un projet d?implantation de ces bornes intelligentes.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Merci.

Mme Annick LEPETIT a la parole, puisqu?il y a un v?u de l?Exécutif.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Oui, Madame la Maire, je propose une réponse groupée aux trois voeux présentés par le groupe U.M.P.P.A.

Le premier v?u, déposé par Laurence DOUVIN, demande qu?une étude soit conduite pour évaluer la fluidité du trafic pour les taxis, au niveau des bretelles entre l?autoroute A1 et le boulevard périphérique.

Le second v?u, déposé par M. ALPHAND, demande qu?une autre étude soit lancée sur l?utilisation des nouvelles technologies pour les taxis. Et le troisième v?u, déposé par Mme DOUVIN, évoque les bornes d?appels intelligentes.

C?est pour cela que je propose d?adopter un v?u qui prend acte de la signature du protocole entre les représentants des taxis et la Ministre de l?Intérieur, même si l?on peut regretter, Madame la Maire, que nous n?ayons pas été associés à la rédaction de ce protocole. C?est dommage puisque sur 25 propositions, 12 concernent Paris.

D?autre part ce v?u de l?Exécutif rappelle des mesures déjà prises par la Ville de Paris pour améliorer le fonctionnement des taxis. Je pense au numéro unique, à l?aménagement des stations, aux études sur la géolocalisation mais tout ceci, bien évidemment, doit être amélioré.

Et enfin le voeu de l?Exécutif propose que le maire puisse saisir le Préfet de police afin de mettre en place l?agence du taxi, où nous pourrons débattre des modalités techniques de mise en ?uvre de tous ces projets et bien d?autres.

J?insiste sur cet aspect des choses, parce que, pour le moment et jusqu?à présent, les relations avec les professionnels des taxis se font souvent en bilatéral alors que, non seulement la Ville de Paris est concernée, mais plus de 80 villes franciliennes le sont également. Nous aurions collectivement intérêt à travailler ensemble.

C?est la raison pour laquelle je souhaite que ce v?u de l?Exécutif soit adopté.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Je donne la parole au représentant de M. le Préfet de police.

M. LE REPRESENTANT DU PREFET DE POLICE . - Ces trois v?ux concernent les points 15 et 22 du protocole signé par Mme la Ministre de l?Intérieur avec les organisations professionnelles. Le Préfet de police a proposé, dans un courrier adressé au Maire de Paris le 3 juin dernier, la mise en place d?un groupe de travail pour examiner conjointement l?application dans la zone des taxis parisiens des mesures qui concernent cette zone.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Il n?est jamais trop tard pour bien faire. Partant de là, je demande aux auteurs des v?ux s?ils veulent bien les retirer.

Madame DOUVIN ?

Mme Laurence DOUVIN. - Je ne sais pas ce qu?est une agence du taxi. Je peux difficilement donner une réponse.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Une précision de Madame LEPETIT.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Je croyais l?avoir dit, mais comme je souhaite aller vite pour notre bonne organisation du Conseil, vous ne m?avez pas bien entendu.

A ce jour, Madame DOUVIN, les taxis dépendent juridiquement et légalement de la Préfecture de police. Mais, vous le savez également, ils travaillent à Paris comme dans d?autres villes franciliennes et donc, forcément les communes sont concernées. Ceux qui sont les plus concernés par les taxis, ce sont celles et ceux qui les utilisent ou qui pourraient les utiliser si les taxis répondaient à une demande de plus en plus importante.

Il y a encore quelques mois on ne pensait pas que le Gouvernement annoncerait des mesures comme celles-là.

Il était plutôt pour une déréglementation de la profession.

Il semble qu?il ait fait volte-face, tant mieux ! Il faut réglementer la profession et il nous semble intéressant de monter une structure qui puisse à la fois débattre mais aussi avancer, travailler ensemble, dans laquelle seront représentés les professionnels, les taxis, la Préfecture de police, mais aussi la Ville de Paris et les autres villes franciliennes et, pourquoi pas, la R.A.T.P. et le S.T.I.F.

Je pense que nous avancerions beaucoup plus vite sur un certain nombre de mesures, à la fois d?aménagement de la voirie, bretelles ou autoroutes, mais aussi par une distinction spécifique des taxis, puisque j?ai l?impression qu?à chaque Conseil de Paris c?est un sujet qui revient. C?est souvent le Préfet de police qui est interrogé, mais la Ville aussi participe à son tour pour aider et inciter les taxis à rouler propre par exemple, et aussi à s?équiper.

Je pense qu?il faut que nous puissions avoir une structure juridique pour travailler ensemble.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Voilà, Mme LEPETIT vous a-t-elle convaincue ?

Mme Laurence DOUVIN. - J?attendrai de voir que cette structure soit créée et également si l?opposition y a sa place.

Pour l?instant, je maintiens le v?u. Merci.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Cela veut-il dire que les trois v?ux sont maintenus ?

Monsieur ALPHAND ?

M. David ALPHAND. - Pardon de solliciter à nouveau l?Adjoint au maire. J?avais un peu le même doute que Laurence DOUVIN. J?ai à peu près compris quelle serait la représentation de cette agence en interne, quelle pourrait être son champ de compétence.

Néanmoins, quel sera le calendrier ? Voilà ma question avant de me prononcer sur le retrait du v?u que nous avons déposé.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Madame LEPETIT ?

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Si cela ne tenait qu?à moi, le calendrier serait rapide. La question intéresse d?abord la Préfecture de police puisque, comme je viens de le dire, les taxis dépendent de la Préfecture de police. J?ai bien entendu qu?il y a une volonté de celle-ci de travailler avec la Mairie de Paris puisqu?une grande partie des propositions qui figurent dans le protocole d?accord entre les taxis et l?Etat, signé par la ministre de l?Intérieur, concernent la Ville de Paris.

Je pense donc que nous avons intérêt ici, au Conseil de Paris, à tous plaider dans le même sens et à éviter de travailler sans arrêt en bilatéral, parce que, de fait, nous n?avançons pas vite.

Si vous voulez, comme le maire et comme nous-mêmes, aller plus vite dans le sens de l?intérêt des Parisiens et des Franciliens, il faut que nous puissions faire des propositions sur lesquelles nous sommes tous d?accord. Pour le moment, le protocole qui a été signé concerne l?Etat et les taxis, mais en aucune façon la Ville.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - On a bien compris que du côté de la Ville, il y a une volonté d?aller très vite.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Il y a une volonté, et comme je sais que l?on va venir voir la Ville pour demander des subventions, autant que la Ville puisse donner son avis et ne serve pas uniquement à payer.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Monsieur ALPHAND, un mot sur le retrait ?

M. David ALPHAND. - Tout à fait d?accord sur le bilatéral. Néanmoins, étant donné que le calendrier est encore très flou, et pour prendre date, nous maintenons ce v?u.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - J?ai compris, donc c?est non.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u n° 50 déposée par le groupe UMPPA, assorti d?un avis défavorable de l?Exécutif..

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u n° 51

déposée par le groupe UMPPA, assorti d?un avis défavorable de l?Exécutif..

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u n° 52 déposée par le groupe UMPPA, assorti d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de v?u déposé par l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de v?u est adopté. (2008, V. 67).