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Juin 2008
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2008, Voeu déposé par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés relatif à la mise en place du plan campus du Gouvernement en faveur des universités du 5e arrondissement. Voeu déposé par les groupes UMPPA et Centre et Indépendants, relatif au “Plan Campus” du gouvernement en faveur des Universités parisiennes, demandant l’implication et plus de volontarisme de la Ville de Paris. Voeu déposé par l’Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2008


 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Nous allons maintenant examiner les v?ux référencés n° 78, n° 79 et n° 79 bis dans le fascicule, qui ont trait à la situation universitaire parisienne.

Le voeu n° 78 a été déposé par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés. Le v?u n° 79 a été déposé par les groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants. Le voeu n° 79 bis a été déposé par l?Exécutif.

Je donne la parole à M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, adjoint. - Merci Monsieur le Maire.

Au nom de Mme Lyne COHEN-SOLAL et des élus du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés, je souhaite émettre le v?u que M. le Maire de Paris demande au Gouvernement et plus particulièrement à la ministre de l?enseignement supérieur et de la recherche Valérie PECRESSE que les établissements d?enseignement supérieur du Quartier latin fassent partie des prochaines annonces du Gouvernement concernant le plan Campus.

Une première vague d?annonces a été réalisée il y a quelques jours ou quelques semaines par la ministre, annonçant quelques campus retenus dans le cadre du plan de réhabilitation de bon nombre de campus universitaires français.

Aucun campus parisien, pas même d?Ile-de-France d?ailleurs, n?a été retenu par le Gouvernement.

Des éléments objectifs nous amènent à penser que le Quartier latin devrait être retenu dans la seconde vague d?annonces. Je n?en cite que quelques uns : l?état d?abandon des locaux actuels du patrimoine universitaire du Quartier latin, un potentiel universitaire et scientifique exceptionnel dans le Quartier latin et évidemment la nécessité de mieux accueillir les étudiants et les chercheurs dans le 5e arrondissement.

Nous demandons que M. le Maire de Paris et l?ensemble des parlementaires parisiens demandent au Gouvernement que le Quartier latin devienne une priorité des prochaines annonces du plan Campus.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je vous remercie et donne la parole à M. Jean TIBERI.

(M. François DAGNAUD, adjoint, remplace M. Jean VUILLERMOZ au fauteuil de la présidence).

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, je regrette que Mme Lyne COHEN-SOLAL, qui avait fait l?intervention au Conseil d?arrondissement et qui n?avait pas voté le voeu que j?avais soumis, ne soit pas présente en séance. On ne peut certes pas être toujours présent.

Je remercie M. JULLIARD de ses propos assez mesurés mais pas tout à fait exacts lorsqu?il laisse entendre dans le voeu de Mme Lyne COHEN-SOLAL que le Quartier latin est à l?abandon. Quelle erreur ! Quelle tromperie !

Je rappelle les centaines de millions d?euros dépensés, notamment pour Jussieu, pour la restructuration, pour le désamiantage ; l?effort que vous n?avez pas rappelé qui est fait dans le cadre du plan U3M qui apparaît dans le n° 79 bis.

J?ai signé ce plan lorsque j?étais Maire de Paris. Pour la première fois depuis des décennies j?ai signé avec M. Jack LANG, je lui rends d?ailleurs hommage sur cette affaire pour laquelle nous avons signé un contrat de très grande qualité pour moderniser, agrandir les salles de lecture, les bibliothèques et les logements d?étudiants.

Dire qu?il y a un abandon du Quartier latin n?est pas, M. JULLIARD, vous qui connaissez bien ces sujets d?université, tout à fait exact. C?est même le contraire ; d?ailleurs, dans le cadre des secteurs U3M, vous pouvez y aller rapidement, allez voir la bibliothèque-salle de lecture qui va ouvrir bientôt rue Valette, pour 1200 places d?étudiants et qui est un exemple parmi d?autres.

Donc, dire que l?Etat ne fait pas un effort... Sur le plan général, d?ailleurs, chaque année maintenant, vous le savez mieux que quiconque M. JULLIARD, l?Etat rajoute un milliard d?euros supplémentaire sur le plan des universités.

Vous dites aussi la Recherche, et vous avez raison. Les chercheurs ont besoin de locaux. Je regrette vivement que la Mairie de Paris et Mme COHEN-SOLAL aient refusé d?affecter des locaux de la rue Rollin pour les chercheurs.

M. Pascal CHERKI, adjoint. - Ce n?est pas très sérieux.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Si vous connaissez bien la rue Rollin, j?avais préparé un projet où l?on y mettait les chercheurs. Les professeurs de physique et chimie attendaient avec grande impatience cela. Vous l?avez refusé, c?est votre droit, vous avez tort, mais ne donnez pas de leçon.

Nous nous trouvons en revanche, avec le v?u que vous venez de rappeler et sans doute avec le v?u de l?Exécutif, en présence d?un mélange des genres. Vous parlez de l?effort que doit faire l?Etat. Je viens de dire qu?un effort supplémentaire est fait chaque année, que les travaux dans le quartier latin, qui sont développés et poursuivis, ne sont pas suffisants, mais il y en a beaucoup.

Vous ne répondez pas à la question. La question porte sur le plan Campus. Ce plan est un plan supplémentaire, avec 5 milliards d?euros supplémentaires qui s?ajoutent à l?effort.

5 milliards d?euros, cela est sans précédent.

Peut-être pas ici, mais ailleurs, même vos amis ont reconnu qu?il s?agissait d?un effort sérieux.

Une première commission indépendante s?est réunie, composée de personnalités inattaquables. Cette commission a estimé, à tort ou à raison, que 6 universités devaient être retenues et il n?y avait pas Paris. Là aussi, le conseil d?arrondissement a voté le v?u que j?avais soumis, souhaitant que dans la deuxième session un projet parisien soit retenu. Cela paraît normal, mais il faut le rappeler, chers collègues.

M. Jean-Pierre CAFFET. - Je n?en doute pas.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Il ne faut pas vous contrarier.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - On va laisser M. Jean TIBERI conclure son propos, s?il vous plaît.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Nous souhaitons que dans la deuxième tranche, Paris, et notamment le quartier latin? alors là, on a des débats internes, on a des projets des grandes écoles : l?ENS, le Collège de France, Paris I, Paris III, par ailleurs, Paris V et Paris VII.

Je souhaite deux choses.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Monsieur TIBERI, je vous inviterai à conclure s?il vous plaît. Vous avez largement dépassé le temps prévu, pardonnez-moi.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Je conclus.

Il faut que ces universités et ces grandes écoles se mettent d?accord : c?est le souhait que je formule, et que M. le Maire de Paris, indépendamment des problèmes financiers, s?implique totalement comme de nombreux maires de province l?ont fait pour que la commission puisse retenir les projets pour Paris et notamment le quartier latin.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je vous remercie.

Pour répondre aux deux orateurs, Jean-Louis MISSIKA.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers, je voudrais vous proposer une lecture, une simple lecture du v?u de M. Jean TIBERI pour vous faire sentir à quel point ce v?u est non seulement polémique, mais contraire aux intérêts des universités parisiennes.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Où est-elle polémique ?

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Monsieur TIBERI, vous avez pris la parole tout à l?heure, laissez M. MISSIKA vous répondre.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Dites-moi où !

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Laissez-le parler.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - Laissez-moi faire ma démonstration.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - M. MISSIKA a seul la parole et je l?invite à poursuivre son propos sans se laisser perturber.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - ?Constatant que la commission indépendante?.

L?indépendance de la commission qui a statué a été questionnée, non pas par des politiques, mais aussi par des universitaires, et pas seulement des universitaires parisiens.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Ils vont être content de l?apprendre.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - ?Dix sites universitaires ayant vocation à devenir des sites d?excellence?.

Il s?agit dans le plan Campus surtout de rafistoler des universités mal en point car mal entretenues depuis des années, tout simplement parce qu?elles étaient traitées en deçà des standards internationaux.

J?en viens maintenant à ce que l?on peut qualifier d?imposture du plan Campus : ?Considérant l?importance de l?opération? puisque ce que l?on parle de ?5 milliards de crédits que le Gouvernement s?est engagé à leur allouer?.

Je voudrais dire une fois de plus que ces 5 milliards d?euros ne sont pas versés aux universités. Ils sont remis à Bercy qui est chargé de placer cette somme pour produire des intérêts. C?est donc environ 180 millions par an que le Plan Campus devrait rapporter, chaque projet recevra 18 millions d?euros par an. Il faut donc mettre en parallèle ces 5 milliards d?euros avec la réalité de ce qui sera proposé aux différents projets universitaires retenus dans le cadre du plan Campus. Et cette réalité est beaucoup plus modeste.

J?en viens maintenant à la citation de Valérie PECRESSE ; vous dites que vous lui avez posé une question en séance et qu?elle a répondu : en regrettant « l?insuffisance d?engagement des collectivités locales ». Je trouve ce propos inutilement polémique. De plus, elle a dit le contraire le lendemain, lors de l?inauguration de la bibliothèque Denis Diderot. Au cours de cette inauguration, elle a mis en valeur l?investissement de la Région et de la Ville de Paris dans le projet Campus Rive Gauche et vous savez comme moi que la Ville de Paris a mis plus de 350 millions d?euros dans ce projet et rien que dans la bibliothèque Denis Diderot, une bonne vingtaine de millions d?euros. La vérité d?hier n?est donc pas la vérité du lendemain pour la Ministre des Universités.

J?en viens maintenant à votre v?u. Vous souhaitez que le Maire de Paris « s?implique d?urgence et fortement dans le processus du plan Campus ». Vous sous-entendez que nous ne nous sommes pas impliqués et c?est contraire à la réalité de notre engagement.

Vous dites ensuite : « mettre en ?uvre tous les moyens propres à soutenir efficacement les dossiers » et vous sous-entendez qu?il n?y a pas eu d?efficacité. Tout cela est inutilement polémique sur un sujet qui devrait faire consensus.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - En quoi est-ce polémique ?

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - Laissez-moi terminer ! J?ai toujours le même sentiment, quand je vous entends parler du plan Campus ou de la politique universitaire, à savoir que vous défendez la politique du Gouvernement et que vous ne vous préoccupez pas des intérêts des Parisiens et singulièrement, de l?intérêt des universités parisiennes.

J?en viens maintenant au rappel de ce que nous avons fait depuis quelque temps. La Ville a acheté le foncier et mis gratuitement ce foncier à la disposition de l?Etat, a participé à la construction du pôle universitaire de la ZAC Paris Rive Gauche ; la Ville a fourni des locaux de transition pour des établissements relevant de la seule tutelle de l?Etat. Enfin, nous avons massivement soutenu la vie étudiante, avec en particulier plus de 3800 logements étudiants financés, la quasi-totalité des logements rénovés et un soutien à la restauration universitaire. Dans le projet de la Ville, pour la prochaine mandature, nous allons financer 4000 nouveaux logements étudiants et des logements pour les chercheurs et pour les chercheurs étrangers.

J?en viens à la façon dont l?Etat se comporte en la matière. L?Etat a lancé unilatéralement ce plan Campus. Il a écarté de fait toute démarche partenariale. Il n?y a eu aucune concertation entre la Ville, la Région et le Ministère des Universités.

De plus, ce financement est largement inférieur aux besoins des universités et singulièrement des universités parisiennes. La simple remise au niveau des standards internationaux des universités parisiennes réclame plusieurs milliards d?euros alors que l?on parle de dizaines de millions d?euros par projet.

Dernier élément qui me paraît essentiel : où sont la responsabilité, la liberté et l?autonomie des universités, quand cet argent est remis à Bercy, qui signera les chèques aux constructeurs qui auront été sélectionnés ? Pourquoi ne pas avoir doté les PRES, qui regroupent des universités de 500 millions d?euros chacun ?

Nous sommes face à un faux-semblant :l?Etat organise un concours entre les universités pour leur attribuer un argent qu?il leur doit de toute façon au titre de l?entretien des bâtiments universitaires.

J?en viens maintenant à la proposition de l?Exécutif parisien, qui consiste à dire que le Maire de Paris et l?ensemble des parlementaires parisiens demandent au Gouvernement?

Mme Brigitte KUSTER, maire du 17e arrondissement. - Il y a deux poids et deux mesures.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Madame KUSTER, vous n?avez pas la parole. M. MISSIKA conclut. Le sujet mérite que l?on y consacre quelques minutes, me semble-til ; j?ai laissé M. TIBERI intervenir très au-delà du temps réglementaire. Laissez M. MISSIKA présenter son v?u, s?il vous plaît.

Jean-Louis MISSIKA, allez-y !

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - La proposition de l?Exécutif est le v?u suivant :

Le Maire de Paris et l?ensemble des parlementaires parisiens demandent au Gouvernement :

- qu?il engage les investissements nécessaires à la rénovation et la modernisation des établissements d?enseignement supérieur parisiens sous sa tutelle, afin d?atteindre les standards d?accueil internationaux nécessaires à l?attractivité et au rayonnement international, d?une part, dans le cadre du Plan Campus et, d?autre part, en y ajoutant des ressources indispensables dans le cadre des prochaines lois de finances ;

- qu?il prévoie un financement conforme aux standards internationaux des formations et de la recherche des universités et laboratoires parisiens ;

- qu?il accepte la démarche partenariale proposée par la Ville et les collectivités territoriales, ce qu?il refuse depuis plusieurs années.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Ce v?u a vocation à se substituer au v?u n° 78 présenté par Bruno JULLIARD avec votre accord et au v?u n° 79 présenté par M. TIBÉRI.

Acceptez-vous de retirer votre v?u ?

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - Il n?en est pas question !

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - C?est oui ou c?est non.

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - Monsieur le Maire, comme j?ai...

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Il est 22 heures et les agents n?ont pas dîné, Monsieur le Maire.

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - J?en suis conscient, mais compte tenu de l?importance, je voudrais dire deux mots, mais très modérés.

Je suis surpris de la violence des propos de M. MISSIKA !

Dire que la Commission est composée de personnalités dépendantes et qui ne sont pas indépendantes est scandaleux. Lorsque vous avez une personnalité comme M. GLOWINSKI, ancien administrateur du Collège de France, qui siège, dire qu?il n?est pas indépendant, c?est lui faire, je le dis calmement, profondément injure. Je suis stupéfait !

Lorsque que vous dites que c?est une imposture? vous pouvez ne pas être d?accord, mais dire que c?est une imposture, ce sont des propos ! Alors, vous parlez de polémique, où va-t-on ?

Et vous dites que c?est insuffisant. Je vous signale, je l?ai dit tout à l?heure, vous ne m?avez pas écouté, que, pour la première, il y a un crédit de 1 milliard chaque année au budget des universités. Et que ces 5 milliards que vous contestez sont en supplément de l?effort.

Et dernière chose, ou avant-dernière, vous dites que la Ville, etc., mais je n?ai pas nié l?effort de la Ville sur ce qui a été fait. C?est dans le cadre du Plan U3M que j?ai signé avec Jack LANG. Je dis que c?est dans le cadre du Plan Campus que le Maire de Paris ne s?est pas impliqué.

(Vives protestations sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Mouvement Républicain et Citoyen, Communiste et ?Les Verts?).

Je parle de LANG, mais c?est vrai ! Bon, très bien.

Demandez aux présidents et aux responsables des universités !

(Vives protestations sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Mouvement Républicain et Citoyen, Communiste et ?Les Verts?).

Quant au v?u que vous voulez présenter au nom de la Municipalité, si vous permettez, cela n?a rien à voir avec le problème du Campus. C?est le problème général des financements de l?Etat sur lesquels on peut discuter...

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Bien, Monsieur TIBÉRI, donc vous maintenez le v?u ?

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - Cela n?a rien à voir avec le problème du Campus.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Nous allons voter sur le v?u n° 79, maintenu, déposé par le groupe U.M.P.P.A., puis nous voterons sur le v?u présenté par l?Exécutif.

Monsieur LAMOUR ?

M. Jean-François LAMOUR. - Déjà, Monsieur le Maire, si les permanents n?ont pas mangé, il fallait peut-être le prévoir, premièrement ! Et je trouve assez déplacé que vous l?annonciez alors que Jean TIBÉRI prend la parole !

Deuxièmement, je voulais répondre à M. MISSIKA pour lui dire que, lorsqu?il nous expliquait qu?il n?y avait pas eu de partenariats entre l?Etat, et en particulier Valérie PÉCRESSE, et la Ville, je vous rappelle juste que M. FRECHE et M. COLLOMB, à Montpellier et à Lyon, M. ROUSSET, pour le pôle Aquitaine, eux, ne se sont pas posés la question de savoir si, oui ou non, il y avait un partenariat ; ils se sont retroussés les manches, ils sont allés voir les patrons d?université ; ils leur ont dit : ?Il faut faire un projet commun et c?est comme cela que vous gagnerez? ; et ils ont gagné !

Alors, Monsieur MISSIKA, c?est bien gentil maintenant de se plaindre que soi-disant l?Etat ne fait pas assez, mais il fallait vous bouger. Ce n?est pas le tout de nous annoncer 1 milliard, comme vous l?avez fait il y a un mois, pour nous dire ce que vous allez faire, il fallait aller travailler avec les présidents d?université et présenter un projet cohérent. Vous ne l?avez pas fait et ce n?est pas la peine aujourd?hui de reporter la faute sur l?Etat, c?est tout.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Bien.

Nous passons aux opérations de vote. Je crois que tout ce qui devait être dit l?a été. Le v?u n° 78 est retiré.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par les groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants, avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

La proposition de v?u est rejetée.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de v?u déposé par l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de voeu est adopté. (2008, V. 85).

Je vous remercie.