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Juin 2008
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2008, DASCO 69 - Signature des conventions avec les 15 caisses des écoles proposant les modalités d’achat aux caisses des écoles des goûters fournis pour les enfants durant le temps périscolaire “le goûter récréatif” dans les écoles maternelles.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2008


 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DASCO 69, sur lequel un amendement n° 73 a été déposé par le groupe ?Les Verts?. Il s?agit de la signature des conventions avec les quinze caisses des écoles proposant des modalités d?achat aux caisses des écoles des goûters fournis pour les enfants durant le temps périscolaire, le goûter récréatif dans les écoles maternelles.

Je donne la parole à M. GAREL. Allez-y.

M. Sylvain GAREL. - Merci, Monsieur le Maire.

C?est un amendement que l?on dépose d?une façon assez récurrente, à chaque fois qu?il y a un projet de délibération qui concerne l?achat des produits pour les cantines scolaires.

Notre inquiétude vient du fait que nous nous sommes engagés dans le Plan Climat à ce qu?il y ait, d?ici la fin de la mandature, au moins 30 % de produits biologiques servis dans les cantines scolaires et que nous sommes très loin du compte.

D?ailleurs, j?en profite pour demander à Pascal CHERKI, qui vient de prendre ses fonctions, de faire un bilan assez rapidement du pourcentage de produits biologiques servis aux enfants sur une année. Je pense que l?on pourra constater que les 30 %, si l?on veut y arriver, il faut vraiment changer de braquet et aller beaucoup plus vite.

Nous déposons un amendement pour que les goûters soient biologiques dans les écoles maternelles. Je rappelle d?ailleurs à ce sujet que lorsque j?avais travaillé sur ce sujet - la production des goûters avec Eric FERRAND, votre prédécesseur - il y avait eu un engagement que les goûters soient composés uniquement, sauf s?il y avait vraiment des impossibilités très précises, de produit biologiques.

C?est ce que nous demandons, de privilégier à la fois les goûters biologiques et aussi de faire en sorte que les produits que nous faisons venir soient des produits locaux et des produits de saison. Car bien entendu, il n?est pas question de faire venir des produits biologiques de l?autre bout de la terre, comme cela arrive parfois car ce serait une aberration totale.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci.

Monsieur CHERKI, vous avez la parole.

M. Pascal CHERKI, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Je voudrais remercier d?abord Sylvain GAREL pour son intervention et le groupe ?Les Verts? pour le dépôt de cet amendement. Je commence par expliquer que Danielle FOURNIER et Jacques BOUTAULT ont raison.

Ceci dit, nous avons deux problèmes à régler. Le premier problème que l?on a est qu?en effet, il y a un engagement et il faut qu?on le tienne. Je souhaite, c?est ce que je disais à Danielle et à Jacques, que l?on mette en place un vrai groupe de travail, pas simplement entre la D.A.S.C.O. et moi-même, mais je voudrais y associer des élus qui sont en pointe sur le développement du bio - je pense à Jacques - donc des élus qui ont une connaissance particulière de la question, parce que l?enjeu est le suivant : ce n?est pas que la question des goûters.

On a dit dans le programme qu?on voulait passer 20 à 30 % de bio. J?ai discuté avec mes homologues, notamment de Seine Saint Denis, mais je sais que les autres départements vont s?y mettre. L?enjeu maintenant est d?exiger des pouvoirs publics qu?ils organisent la filière bio.

Danielle me disait, par exemple, que le système d?aide avait changé trois fois en deux ans et donc qu?il y a une désorganisation partielle de la filière. Pourquoi faut-il que l?on exige de l?Etat qu?il organise la filière, c?est parce qu?il ne faudrait pas que l?on se retrouve dans la concurrence entre les départements.

Je m?explique. Quand on va s?y mettre, s?il n?y a pas un travail fait en amont par l?Etat, nous allons arriver avec notre puissance financière et nous allons rafler les marchés. Je ne vois pas pourquoi nous le ferrions à Paris et la conséquence de cela serait que Mohamed à la cité des 4000 à La Courneuve ne puisse pas avoir accès au bio.

C?est une vraie question et je pense que c?est plutôt comme cela qu?il faut l?aborder. Je souhaite qu?un groupe de travail se mette en place. J?ai besoin que l?on m?aide à faire des préconisations. J?avoue honnêtement que ce n?est pas le sujet que je connais le mieux, mais l?engagement municipal doit être tenu.

Je dis cela parce qu?en conséquence, sur l?amendement qui est proposé, autant le deuxième alinéa, on peut le faire maintenant. A qualité équivalente, il sera privilégié de proposer des produits écologiques, ça je suis d?accord. Cela il faut qu?on le fasse. Donc, j?intègre cet alinéa. Autant le premier je demande que vous le retiriez et qu?en contre partie on mette en place un groupe de travail au niveau de la Ville, qui moi me permette après?

y compris qu?on y associe, qu?on aille discuter avec?

Interpeller l?Etat et discuter avec nos collègues de banlieue, qu?on oblige l?Etat à prendre ses responsabilités parce que c?est inévitable.

La plupart des collectivités vont s?y mettre. A Paris, par exemple, il y a 130.000 élèves dans l?école primaire, et on en nourrit 110.000, si on souhaite tout d?un coup massivement le faire, il faut qu?en amont ils le fassent. Voilà, la solution que je vous propose.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci, est-ce que vous êtes d?accord ?

M. Sylvain GAREL. - Oui, Monsieur le Maire, nous allons accepter cette proposition de Pascal CHERKI. Mais j?espère que ce groupe de travail se mettra en place rapidement pour que l?on puisse avoir des propositions rapidement sur ce sujet parce qu?il y a eu beaucoup de promesses mais les choses avancent trop lentement.

Il est vrai qu?il y a des problèmes de filières, des problèmes en amont, mais il est vrai aussi que j?ai l?impression que comme souvent lorsqu?on parle de changements qui permettent un développement soutenable on est souvent dans le discours et très peu dans les actes.

On accepte cette proposition mais on veut que cela aille vite maintenant.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Avec Pascal CHERKI, on va être dans les actes.

Merci.

Je mets aux voix, à main levée, l?amendement n°73 avec un avis favorable de l?Exécutif, compte tenu de la réserve et donc ce n?est seulement que le deuxième alinéa.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstention ?

L?amendement n° 73 est adopté.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 69 ainsi amendé.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2008, DASCO 69).