Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Avril 2019
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2019


 

Mme Pauline VÉRON, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DU 76. C?est l?opération d?aménagement de la porte de Montreuil dans le 20e arrondissement.

La parole est à Jérôme GLEIZES, Raphaëlle PRIMET, Frédérique CALANDRA, puis Danielle SIMONNET. Monsieur GLEIZES, pour le groupe Ecologiste de Paris.

M. Jérôme GLEIZES. - Madame la Maire, chers collègues, voici un projet de délibération tant attendu par les habitantes et les habitants du 20e arrondissement, le DU 76 concernant l?opération d?aménagement de la porte de Montreuil.

Monsieur MISSIKA, mardi, lors de la question d?actualité, vous avez exprimé votre mépris à l?égard de nos positions. Vous êtes coutumier du fait, donc rien de bien nouveau. Selon vous, nous méprisons les analyses des experts, nous ne voulons pas regarder les 578 pages du rapport d?impact avec les annexes. Sachez que j?ai fait mien le principe de réfutabilité de Popper que vous devez connaître. Contrairement à vous, qui assénez souvent des vérités sans les argumenter, je suis capable de changer de position si j?estime que les arguments que l?on m?apporte sont recevables.

Ainsi, sur ce projet de délibération, nous n?avons pas déposé d?amendement, contrairement à ce que nous avons fait en arrondissement, et après nous être abstenus, nous voterons ce projet de délibération en Conseil de Paris car nous avons des garanties qu?il va finalement dans le bon sens.

A la lecture de ces 578 pages de l?étude d?impact, qui est aussi votre livre de chevet, je suppose, nous avons plusieurs questions à vous poser et alertes à formuler sur l?aménagement à venir de la porte de Montreuil.

La première question est comment va être organisée la nécessaire coordination de l?aménagement de la porte de Montreuil décrite dans ce projet de délibération avec l?appel à projets du C40 "Reinventing cities" sur ce même territoire.

Je vais illustrer cela avec un exemple : les puces de Montreuil. Je me félicite tout d?abord de leur maintien. Actuellement sises sur la parcelle soumise à l?appel à projets, se pose la question de leur déplacement le temps des travaux. Si la réflexion se limite à la partie de l?appel à projet, elle risque de buter sur un problème technique, alors que si nous incluons la totalité du territoire de la porte, y compris le rond-point, il est peut-être possible de trouver des solutions qui conviennent à toutes les parties prenantes. Quel est le calendrier qui agence à la fois le réaménagement du rond-point et celui des travaux de "Reinventing cities", ou comment s?organisera cette organisation complexe qui, si elle est mal orchestrée, pourra entraîner des désagréments pour les habitantes et habitants du quartier impactés, ainsi que des retards de travaux ?

Ma deuxième question va porter sur l?importance de la nature en ville. J?ai été époustouflé par la qualité de la partie environnementale de l?étude d?impact. Ainsi, nous apprenons que, dans cette zone très dense près du périphérique, il y a 12 espèces protégées d?oiseaux et deux de chiroptères, donc de chauves-souris. Par ailleurs, il y a 217 arbres recensés dont la majeure partie a un diamètre supérieur à 100 centimètres, avec des cartes très précises sur les essences, l?âge, les emplacements et l?état de santé. Comment comptez-vous mettre en ?uvre les mesures d?évitement préconisées dans la partie 5.3 ? Contrairement à l?habitude des architectes qui pensent avoir affaire à des terrains vierges de toute vie où tout est possible, il serait préférable de partir de la réalité biologique de ces espaces et d?organiser le projet de façon à minimiser le nombre d?arbres abattus et les nuisances qui préfèrent au mieux fuir les espèces protégées ou, au pire, les menacer.

Sur cet aspect comme sur d?autres, nous lirons avec minutie le cahier des clauses techniques particulières. Nous apportons une attention particulière sur l?adaptation de la période des travaux au cycle biologique des espèces suivant les propositions énumérées à la page 27 de l?étude d?impact.

Ensuite, parmi les mesures préconisées en phase de conception et d?exploitation, plusieurs ont attiré notre attention. La première est la question des îlots de chaleur. Le choix de l?assistant à maîtrise d?ouvrage est très important. Au-delà de la question d?un parti pris bioclimatique dans la conception architecturale et des choix de matériaux, nous aimerions qu?une étude aéraulique soit faite sur l?impact des constructions sur la circulation des vents et leur impact de ce fait sur la constitution d?îlots de chaleur, comme cela est fait systématiquement en Allemagne.

Autre point de vigilance : la protection du talus du boulevard périphérique et l?implantation d?au minimum 30.000 mètres carrés d?espaces végétalisés. Comptez-vous aller au-delà de cette superficie minimale ?

Nous serons aussi attentifs sur la démolition et la reconstitution de la recyclerie, sur l?augmentation des voies de circulation douce, et nous avons apprécié la qualité des différents scénarios de modification des flux routiers envisagés.

Autre sujet, au lieu d?amenuiser le bruit de l?installation des climatisations, peut-être serait-il préférable de voir avec Climespace si une solution alternative est possible.

Autre question : concernant la qualité de l?air, les résultats sont intéressants mais inquiétants, et je regrette que les simulations n?aient pas été faites aussi sur la porte de Bagnolet, mais j?y reviendrai plus tard. Il y a, certes, une réduction des pollutions, mais le canal des pollutions reste très élevé le long du périphérique. Je cite l?étude : "En l?absence de précisions sur les équipements techniques non connus à ce stade, les enjeux s?expriment essentiellement au regard du bilan des émissions liées aux déplacements et au regard de l?exposition des nouvelles populations", donc il reste des inquiétudes. J?aurais encore de nombreuses questions à vous poser, qui mériteraient davantage que les quelques minutes allouées à ce sujet pendant cette séance. Je ne doute pas non plus que si cet échange a lieu, il sera plus constructif que la non-réponse que vous avez formulée lors des questions d?actualité hier. Puisqu?il me reste encore quelques secondes, un autre point qui est très important est la question de la géothermie. La partie sur la géothermie est très intéressante sur ce secteur, et c?est savoir si les études vont être engagées pour permettre de la géothermie et ne pas utiliser le SYCTOM, qui n?est pas très loin non plus, pour alimenter le C.P.C.U. Je vous remercie de votre attention.

(M. Patrick BLOCHE, adjoint, remplace Mme Pauline VÉRON au fauteuil de la présidence).

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Jérôme GLEIZES. Je donne maintenant la parole à Raphaëlle PRIMET.

Mme Raphaëlle PRIMET. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, nous allons prendre une décision importante aujourd?hui sur un projet urbain dont nous parlons depuis de nombreuses années, très attendu, et qui va changer en bien la vie des habitants de la porte de Montreuil.

Nous connaissons toutes et tous cet endroit, que nous fréquentions le marché aux puces ou que nous nous rendions au siège de la C.G.T. Il était indispensable que nous repensions cette entrée de Paris ou cette entrée de Montreuil selon le point de vue duquel on se place.

En lisant le projet de délibération, nous nous félicitons de la volonté de faire de ce lieu une véritable place urbaine sans en changer le caractère populaire et bigarré. Oui, il fallait trouver une solution pour garder les puces tout en proposant des espaces plus qualitatifs. C?était la demande des puciers, mais aussi des visiteurs et visiteuses, comme des élus des deux villes concernées.

Je suis aussi très heureuse que la recyclerie Emmaüs reste et garde la place qu?elle s?est faite dans le quartier.

Les circulations douces seront aussi privilégiées, ce qui permettra d?apaiser la circulation automobile qui, actuellement, balafre cette entrée de ville.

Nous avons aussi, sans attendre les préconisations de la M.I.E. sur le périphérique ou du Forum métropolitain, décidé d?améliorer la vie des riverains de cette porte qui est à proximité de la voie la plus fréquentée à Paris.

Nous sommes ici dans l?un des quartiers les plus populaires et, il faut le dire, un des plus pauvres de notre ville. Il est important que le projet prévoie une requalification des espaces verts et que le boulodrome soit transformé en square. Les habitantes et les habitants du quartier souhaitaient pouvoir accéder à plus d?espaces de détente et de repos.

Aux alentours des rues Félix-Terrier et Eugène-Reisz, les riverains ont fait, tout au long des réunions de concertation, des propositions et des préconisations qui ont été retenues dans le projet. Ils souhaitaient que les espaces publics, aujourd?hui de bien piètre qualité, puissent accueillir des espaces verts, de l?activité, mais aussi des services publics. Ils voulaient que les pieds d?immeuble puissent être requalifiés en hébergeant des locaux associatifs, mais aussi un équipement de santé qui manque cruellement dans le quartier.

Parallèlement, il y aura des travaux d?amélioration de l?habitat, en particulier liés au Plan Climat, pour que les anciens H.B.M. répondent aux normes environnementales et permettent ainsi la baisse des factures de chauffage pour les locataires. De plus, les espaces intérieurs des H.B.M. seront aussi rendus plus accessibles. Les aménagements concerneront les établissements scolaires du second degré. Je veux parler du collège Jean Perrin et des écoles Reisz. Ce projet est la concrétisation d?années d?attente, et on peut dire que la patience des habitants et des habitantes a été mise à rude épreuve. Heureusement, la concertation avec les habitantes et les habitants a été très appréciée, et ils attendent juste désormais que l?on passe des paroles aux actes. Bien entendu, nous resterons vigilants sur les suites de ce grand projet urbain afin qu?il ne soit ni dénaturé ni revu à la baisse. Pour conclure, je dirais qu?il est symbolique du travail qui a été mené tout au long de cette mandature et qui a eu pour but de requalifier les quartiers périphériques, particulièrement dans le Nord-Est parisien. Je remercie les élus, Jean-Louis MISSIKA et Jacques BAUDRIER, qui ont travaillé avec les équipes de la Ville à la présentation de ce projet de délibération. Je vous remercie.

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Raphaëlle PRIMET. Je donne maintenant la parole à Danielle SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Excusez-moi, il y avait d?autres personnes inscrites avant moi, donc je suis surprise.

C?est un projet extrêmement important dans un endroit qui est très compliqué, très difficile. Toutes les possibilités ne sont pas offertes à nous de réaménagement de cette place, et les enjeux sont multiples : comment casser la frontière du périphérique et garantir aussi une certaine continuité du côté de Montreuil et du côté de Paris, pas simplement pour que l?ensemble de celles et ceux qui résistent et luttent puissent plus facilement aller dans les locaux de la C.G.T., mais tout simplement pour avoir cette continuité.

Plusieurs interrogations. Je vous les dis en vrac en espérant que vous puissiez m?apporter des réponses.

D?abord, comme tout projet qui transforme un quartier, se pose toujours l?inquiétude : ce vaste chantier attendu depuis si longtemps risque-t-il d?aggraver et d?accélérer la gentrification de ce quartier en reléguant plus loin du périphérique celles et ceux qui n?ont pas les moyens de vivre à Paris ? En clair, comment garder dans ce quartier, de manière pérenne, le côté populaire ?

Les puces sont maintenues, on conserve la recyclerie. Il y a un attachement extrêmement fort à ce qui fait l?histoire et la tradition de ce quartier. Les puces de Montreuil vont se dérouler dans un autre cadre qui, à mon avis, sera à la fois plus confortable pour le travail des puciers et pour l?ensemble du voisinage, des passants et des visiteurs. Cependant, il y a une inquiétude, qui est fortement exprimée par les puciers, de réduction de l?espace auquel ils auront accès. Comment y répondez-vous ? Je sais que vous avez participé à un nombre de réunions et réfléchi notamment à penser, en dehors des espaces clos futurs d?accueil des puces, les espaces ouverts sur l?espace public. Deuxième question.

Troisième question, autour de la recyclerie, comment redynamiser et redévelopper le projet de recyclerie, notamment la question du projet de l?apport de la recyclerie et d?un lien qu?il faudrait avoir avec la problématique des biffins qui a toujours été un sujet qu?on n?a jamais réussi, dans cette Assemblée, à faire évoluer. Or, je pense qu?il faut arrêter d?en faire un tabou, puisqu?il y a énormément de biffins, à distinguer des vendeurs à la sauvette. Est-ce qu?on profitera de ce grand projet sur la Porte de Montreuil pour faire évoluer le débat autour de cette recyclerie et de la place des biffins ?

Concernant les équipements publics, j?ai très fortement soutenu la mobilisation des parents d?élèves qui craignaient la disparition du collège Jean Perrin et sa transformation en cité éducative. Les craintes que ce projet perdure éternellement sont toujours là. Or, il est important que le maintien des équipements publics, qui sont insuffisants dans ce quartier, soit bien préservé. Je souhaite, même si ce n?est pas l?objet du projet de délibération, que vous l?ayez bien tous en tête. Il y a un attachement populaire au service public et une aspiration à ce qu?il y ait d?autres services publics.

Raphaëlle PRIMET le citait, il y a un déficit en matière de santé. Il faudrait avoir un projet de centre de santé supplémentaire dans ce quartier.

Maintenant, il y a la problématique écologique. Je lis dans le projet de délibération que le bilan global sur la trame arborée serait positif, par exemple avec 370 arbres plantés principalement sur la place et les talus du boulevard périphérique, en remplacement des 170 à 200 arbres impactés. Je trouve néanmoins cela regrettable, parce que je veux que l?on prenne bien conscience qu?il peut y avoir mécaniquement deux substitutions en termes d?empreinte carbone ou plutôt d?effet captation de CO2 entre un arbre arraché et un arbre planté. Un arbre planté met des années avant d?avoir la même utilité qu?un arbre arraché, et on n?a jamais la garantie qu?un arbre planté perdure par rapport à celui qui évoluait positivement. Je vois néanmoins que vous allez étudier la possibilité de transplanter les arbres et de les sauver. La problématique écologique n?est pas simple, je le conçois, sur ce quartier. On a, au niveau des résidences de logements sociaux, des micro-espaces verts à préserver et à développer. Voilà toutes mes interrogations. Je vous remercie.

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Danielle SIMONNET. Je donne la parole à Jean-Louis MISSIKA pour répondre aux orateurs.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Merci à tous les orateurs qui ont eu tout à fait raison d?insister sur l?importance de ce projet de délibération pour la porte de Montreuil et pour le 20e, mais aussi pour la Métropole, et donc pour notre Ville.

Ce secteur fait partie, avec Python-Duvernois, du projet de renouvellement urbain des portes du 20e arrondissement qui a été sélectionné comme secteur d?intérêt national par l?A.N.R.U.

L?objectif de la Ville de Paris, comme cela a été dit, est de mener ensemble la transformation de ces deux zones d?aménagement, avec un double objectif : améliorer le cadre de vie des habitants, avec des circulations apaisées, la création d?espaces verts, d?équipements et de services de proximité, et transformer cette porte de Paris en future place du Grand Paris, renforcer son attractivité, rétablir les liens avec les villes voisines, Montreuil et Bagnolet. Comme l?a très bien dit Raphaëlle PRIMET, les habitants attendent depuis très longtemps une transformation.

C?est pourquoi nous avons, pour répondre à cette ambition, deux niveaux d?intervention. D?abord, dès cette année, une intervention rapide et localisée permettant d?améliorer le fonctionnement quotidien du quartier, notamment aux abords du groupe scolaire Eugène Reisz et du collège Jean Perrin grâce à la pacification des rues internes au quartier qui sont aujourd?hui des itinéraires malins pour éviter les Maréchaux, la végétalisation de ces rues, la création d?une rue aux enfants et la rénovation des logements de "Paris Habitat" et du groupe scolaire Eugène Reisz et du collège Jean Perrin.

Un deuxième niveau d?intervention est prévu sur un périmètre d?action d?échelle métropolitaine, consistant à créer un nouveau franchissement central dédié aux circulations douces et une place végétalisée en lieu et place du rond-point actuel.

En parallèle de l?aménagement de la place, un programme d?activité d?ampleur fait l?objet du concours international "Reinventing cities" piloté par le C40. L?objectif est d?apporter une nouvelle attractivité à la porte de Montreuil, de créer des emplois et des nouveaux services pour les habitants. Ces programmes seront localisés au sein de bâtiments exemplaires sur le plan environnemental. Je rassure Jérôme GLEIZES, il y aura un aménageur dont la mission sera de coordonner l?ensemble de ces travaux. Cet aménageur sera très prochainement désigné.

Comme vous l?avez noté également, le marché aux puces sera conservé et consolidé sur la place en rez-de-chaussée de l?un des bâtiments, dans un cadre qui va améliorer à la fois le confort des visiteurs et des puciers et l?attractivité de ce marché, qui s?affirmera encore davantage comme un lieu de destination. Avec ces aménagements et cette programmation, la future place accueillera différents usages. La recyclerie Emmaüs "Coup de Main" sera relocalisée sur cette place et agrandie. L?agriculture urbaine sera développée, ainsi que des programmes visant à animer la place, restauration événementielle, commerces, etc.

Les enjeux du site pour la santé environnementale des habitants des quartiers limitrophes ont été identifiés dans le cadre de l?évaluation d?impact sur la santé - E.I.S. - menée par le Service parisien de santé environnementale de la DASES. Le projet d?aménagement a un impact positif sur l?ensemble des composantes analysées. Le projet améliore significativement l?environnement et la biodiversité. On prévoit une désimperméabilisation ambitieuse du sol avec une augmentation d?au moins 50 % des surfaces perméables pour atteindre entre 15 et 20 % de surfaces perméables sur l?ensemble de la place, permettant d?aller au-delà des objectifs du plan "ParisPluie" et de rafraîchir le site de façon significative.

Cette place, comme l?a noté Danielle SIMONNET, sera fortement végétalisée et plantée avec la création d?une nouvelle trame végétale d?une surface de minimum 3.000 mètres carrés, la plantation de 370 arbres sur la place et les talus du périphérique. Cette nouvelle séquence végétale, ainsi que l?ouverture du square Déjerine et la création du parc de Python Duvernois, permettra de recoudre les continuités écologiques nord/sud de la ceinture verte.

Tous les lots constructibles mis dans l?appel à projets "Reinventing cities" piloté par le C40 seront exemplaires sur le plan environnemental, avec un niveau bas carbone E+C- obligatoire et une conception bioclimatique, des matériaux biosourcés, des toitures et façades végétalisées, une gestion alternative des eaux pluviales à la parcelle, le recours aux énergies renouvelables et une ambition zéro déchet. Des labels tels que "BioDivercity" sont envisagés.

Je voudrais insister aussi sur le fait que le projet a un impact positif sur l?apaisement des circulations et le désenclavement du site. Il favorise et sécurise les circulations douces grâce à un nouveau franchissement central dédié aux piétons et aux cyclistes, et il recrée des continuités urbaines et visuelles entre Paris, Bagnolet et Montreuil. Enfin, le projet améliore significativement la mixité sociale et fonctionnelle et crée de l?emploi sur le secteur. Le marché aux puces sera relocalisé. Nous serons particulièrement attentifs à favoriser un fonctionnement optimal du marché durant la phase transitoire. D?ailleurs, les puciers sont associés à toutes les étapes de la construction de ce projet et, je crois, sont satisfaits de ce travail que nous menons avec eux. Les nouveaux programmes apporteront une diversité d?activités, de services et d?usages accès notamment sur l?événementiel, les loisirs et l?économie sociale et solidaire. Je crois que j?ai fait une description claire de ce projet tout à fait important pour Paris et la Métropole, et je vous demande de voter ce projet de délibération.

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Maire.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DU 76.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DU 76).

2019 DU 47 - Gare des Mines Fillettes/Paris Nord Est (18e). - Bilan de la concertation. - Programme et du bilan financier prévisionnel du projet de création de la Z.A.C. "Gare des Mines". - Contrat de concession. Voeu déposé par le groupe Ecologiste de Paris relatif à la programmation bâtie du projet. Voeu déposé par le groupe Ecologiste de Paris relatif à la création d'un marché des 5 continents. Voeu déposé par le groupe Ecologiste de Paris relatif à la présence d'espaces verts dans le projet.