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Avril 2019
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2019 DJS 43 - Subvention (105.600 euros) et avenant à la convention pluriannuelle d'objectifs avec le Comité Départemental Olympique et Sportif de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2019


 

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Nous examinons à présent le projet de délibération DJS 43. Il s'agit de l'attribution d'une subvention de 105.600 euros et d'un avenant à la convention pluriannuelle d'objectifs avec le Comité départemental olympique et sportif de Paris.

La parole est à Sergio TINTI, pour le groupe Communiste - Front de Gauche, pour cinq minutes. Chers collègues, je vous demanderai de bien vouloir être attentifs, et si vous avez besoin de tenir salon, de le faire en dehors de l'hémicycle. Merci.

M. Sergio TINTI. - Merci, Monsieur le Maire.

Je me permettrai d'intervenir à la fois sur les projets de délibération DJS 43 et 45 puisqu'ils concernent tous les deux des subventions et conventions avec le Comité départemental olympique et sportif de Paris. Faut-il le rappeler, les missions du CDOS de Paris sont à la fois de veiller à la préservation et au développement du sport à Paris et de représenter le mouvement sportif olympique sur notre territoire.

Ces deux projets de délibération s'inscrivent parfaitement dans le rôle de préservation et du développement du sport sur notre territoire. Nous ne pouvons que nous en réjouir et soutenir l'accompagnement de la Ville. Vous le savez, mon groupe place les clubs au c?ur de la politique sportive.

Le premier projet de délibération concerne le support de la Ville au programme de formation du CDOS à destination de l'ensemble des acteurs du sport, qu'ils soient bénévoles, dirigeants, animateurs ou éducateurs sportifs. Je voudrais insister sur ces deux points très positifs de cette délibération. D'une part, la qualité et la gratuité pour les bénéficiaires du programme de formation proposé par le CDOS Paris. Alors que les moyens alloués au sport sont victimes des politiques et des contraintes de réductions budgétaires importantes, il est primordial de permettre la gratuité pour celles et ceux qui souhaitent se former, se perfectionner et ainsi garantir le développement de nos clubs et de nos associations sportives. Garantir l'autonomie de nos clubs et associations est le prolongement naturel du plan de simplification et résidentialisation initié par Jean-François MARTINS dont je me permets de saluer le travail. D'autre part, cette volonté de favoriser les clubs et les associations s?inscrit dans le cadre de la stratégie héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 dans notre ville. Nous devons dès aujourd'hui permettre à nos clubs de se développer et de profiter de la dynamique de ce formidable événement.

Le second projet de délibération concerne, lui, le dispositif "Réduc?Sport". Ce dispositif concerne actuellement quelque 4.000 jeunes Parisiennes et Parisiens. Cette aide au financement d?une licence est très importante ; le sport est un droit et son accès doit être garanti par toutes et tous, donc par la Ville. Le succès de ce dispositif ne se dément pas, avec une multiplication du nombre de bénéficiaires par 5 au regard des chiffres depuis 2007, avec un public principalement résident dans les quartiers populaires de notre ville, 13e, 18e, 19e et 20e arrondissements.

Il est un point que soulève le projet de délibération et sur lequel nous devons être plutôt vigilants : seulement 34 % des bénéficiaires du dispositif Réduc? sont des filles ; c'est un pourcentage encore inférieur à celui de la pratique féminine. Ce dispositif vise à accompagner les publics les plus éloignés de la pratique sportive, dont les filles. Nous devons donc absolument travailler de concert avec le CDOS de Paris pour favoriser l?accès au sport du public féminin. Les grandes compétitions internationales que nous allons recevoir jusqu'aux Jeux Olympiques et Paralympiques - je pense particulièrement à l'Euro de handball qui a été accueilli en 2018 mais surtout au Mondial féminin de football que nous nous apprêtons à recevoir - doivent nous servir à promouvoir le sport féminin et à faire en sorte que les Parisiennes puissent pratiquer le sport qu'elles souhaitent et comme elles le souhaitent. Merci beaucoup, Monsieur le Maire.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Monsieur MARTINS, vous avez la parole pour répondre.

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire, merci, Monsieur TINTI, et merci d'avoir souligné, au-delà des compliments à mon égard que je prends toujours avec beaucoup d?humilité, que nous avons fait un choix politique d'assumer que la pratique sportive se faisait à Paris aussi souvent que possible, et nous le souhaitons dans un cadre collectif, qu'il s'agisse du cadre fédéral, délégataire, ou du cadre fédéral affinitaire.

Nous souhaitons, malgré la simplicité, malgré ce que les technologies nous permettent, ce que nos propres aménagements de l'espace public ou nos horaires d'ouverture de piscines permettent au public individuel et qu'évidemment nous soutenons, nous préférons cependant le cadre collectif, donc le soutien aux clubs.

Ce, dans un moment où cependant la vie des clubs est chamboulée - elle est chamboulée par des difficultés budgétaires de l'Etat qui se répercutent sur le CNDS, sur les emplois aidés -, dans un moment où les clubs traditionnels sont concurrencés par une offre privée, je pense au football, concurrencé par des structures de foot à 5 privées, au basket qui est concurrencé par des salles de basket privées, à l'athlétisme qui est concurrencé par des groupes de coureurs désormais sous marque des équipementiers sportifs. Tout cela chamboule le mouvement sportif amateur qu'il faut pourtant protéger et défendre.

En outre, on demande à ces mêmes clubs, face à un peu moins de moyens et un peu plus de concurrence, beaucoup de choses en plus, de procéder au développement du handisport, au développement de la pratique chez les seniors, du sport santé, etc.

Ainsi, le parti pris qui est le nôtre depuis 5 ans est de 3 ordres.

D?abord, simplifier la vie de ces clubs, que nous-mêmes, Ville, ne soyons pas une source de stress et d'angoisse. C'est pour cela qu?on a passé les créneaux à 2 ans, résidentialisé les clubs dans les équipements, qu?on va livrer 17 "club house", lieux de vie, pour les clubs dans les équipements cette année pour leur simplifier la vie.

Deuxièmement, on a sanctuarisé leurs moyens, on est l'une des seules collectivités en France qui a sanctuarisé les moyens des clubs amateurs et de proximité. Quand il a fallu faire des choix budgétaires, nous l'avons fait sur le sport professionnel, jamais sur le sport amateur qui a été protégé.

Le troisième levier, c?est d'investir sur le capital humain. Le sport à Paris, c?est chaque week-end, prenons-en conscience. Nos enfants parisiens et les adultes peuvent aller faire des compétitions, des tournois, être encadrés, être arbitrés, être éduqués aux valeurs sportives et citoyennes. C?est parce qu'il y a des milliers de bénévoles parisiens qui ne comptent pas leurs heures, passent leur semaine ensuite à gérer l?association, à laver les maillots, à préparer les goûters ; tout cela, ce sont les bénévoles et c'est ceux qui?

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - S'il vous plaît, je demanderai à celles et ceux qui veulent discuter de le faire en dehors de cet hémicycle. Merci.

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - Ce sont celles et ceux qui font la richesse du sport parisien.

Avec le dispositif de développement du service civique dans les clubs pour apporter plus d'engagement de jeunes dans ces clubs, avec ce dispositif que vous avez mentionné et qui me tient tout particulièrement à c?ur, de formation des bénévoles, nous sommes le seul Département où il y a désormais des formations gratuites dans toute la chaîne de responsabilités associatives, sportives, pour qu?un responsable associatif déjà expérimenté dans un club ou un jeune parent qui commence à s'impliquer puisse prendre des responsabilités, apprendre à gérer les nouveaux enjeux, et pour cela, c?est au Comité olympique départemental, celui qui fédère les comités, donc les clubs, d?opérer ce dispositif, et on y tient beaucoup.

Le dernier élément, c'est de lever les freins à l'accès à la pratique fédérale et donc de lever les freins à la pratique qui demande le coût d'une licence. C'est pourquoi, malgré le désengagement de la CAF sur le sujet - on pourra en parler un jour -, la Ville a maintenu Réduc?Sport avec le Comité olympique qui permet de prendre en charge jusqu'à 50 euros le prix d'une licence pour les familles populaires et le prix d?une licence d'adhésion à un club sportif.

Ce dispositif a été renouvelé l'an dernier avec un dispositif plus clair pour être plus efficace. Le nombre de bénéficiaires a augmenté, je m?en réjouis, même s?il n'est pas encore assez élevé. Il y a beaucoup de familles qui ont leurs enfants dans les clubs, qui y ont juridiquement accès mais qui n'y ont pas recours. Il faut, là encore, que nous accompagnions les clubs pour que ces familles aient recours à cette aide, car elle lève un frein.

Ce Réduc?Sport est un bon indicateur du reste de la pratique sportive. Nous avons une faiblesse sur la pratique féminine, qui notamment décroche globalement avec l'entrée au collège et au début de l'adolescence ; ce sont des combats à mener, sportifs, culturels aussi sur le rapport au corps chez les adolescents, tant chez les garçons que chez les filles.

Enfin, comme vous l'avez très bien mentionné, Monsieur TINTI, prendre appui sur les grands événements sportifs qui arrivent pour favoriser la pratique et, au-delà, la faire découvrir. En effet, soyons lucides, les jeunes filles connaissent les sports, elles les ont découverts à l?école, il faut les inscrire dans une pratique durable, pérenne qui va durer jusqu'à leur vie d'adulte. En tout cas, je partage le cap que vous avez fixé sur ce sujet, Monsieur TINTI.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 43.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2019, DJS 43). 2019 DJS 98 - Budget participatif - Subvention (800.000 euros) et convention avec Paris and Co pour l?aménagement de Level 256 la première plateforme d'innovation dédiée à l?Esport (20e).