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Octobre 2009
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2009, DJS 196 - Signature d'une convention avec la Fondation P.S.G. pour l'attribution d'une subvention pour la saison 2009-2010. Montant : 150.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2009


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DJS 196 relatif à la signature d'une convention avec la Fondation P.S.G. pour l'attribution d'une subvention d'un montant de 150.000 euros, pour la saison 2009-2010.

La parole est à M. David ALPHAND.

M. David ALPHAND. - Merci, Monsieur le Maire.

Tout d'abord, concernant ce projet de délibération, il ne faut pas commettre de confusion.

Il s'agit bien là d'une subvention au fonctionnement à la Fondation du P.S.G., et non pas d'une subvention au fonctionnement au club de foot du P.S.G.

Je rappellerai en quelques mots l'objectif de la Fondation du P.S.G., qui est un élément créateur de lien social au sein de la cité parisienne et même au-delà, puisqu'elle s'adresse à près de 13.000 jeunes, mène plus de 130 opérations par an, des stages, des après-midi P.S.G., des journées P.S.G. au cours des périodes de vacances scolaires, des stages de foot pour les enfants qui n'ont pas la possibilité de partir en vacances avec la participation, de temps en temps, de joueurs professionnels du P.S.G., voire de leur entraîneur.

Au total, une action d'animation qui est complétée par une action d'insertion, quatre jeunes ayant pu bénéficier d'un dispositif d'insertion l'année dernière.

La demande de subvention qui est formulée par le projet de délibération s'élève à 150.000 euros, soit une demande stable par rapport à l'année dernière.

Notre groupe se montre favorable à cette subvention de fonctionnement, bien évidemment, mais à une condition quand même. Et je rappellerai les conclusions de la Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France rendues au printemps dernier, qui a mis en évidence quelque vigilance de la part de la Ville de Paris en matière de subvention à la Fondation du P.S.G., qui n'est pas uniquement dotée par la Ville de Paris, mais également par la commune de Saint-Germain-en-Laye.

Si les magistrats de la juridiction financière se sont montrés vigilants sur ce point et l'ont rappelé à l?Exécutif municipal, nous nous permettons de le faire à nouveau devant vous ce soir.

Et puis, je crois également que cette délibération nous permet de revenir sur un point car il y a eu une manifestation à Jean Bouin hier, et j'entends de-ci, de-là, qu'on opposerait le sport des scolaires et le sport professionnel.

Je crois que c'est un bien mauvais procès qui est fait là au groupe U.M.P. et à ses élus, car il n'y a pas lieu du tout d'opposer le sport scolaire et le sport professionnel, au contraire : ce sont deux volets d'une même pratique sportive qui sont parfaitement complémentaires.

Il n'y aurait pas de sportifs de haut niveau sans le sport scolaire.

Mme Liliane CAPELLE, adjointe. - Sans stade, il n'y aurait pas de sportifs.

M. David ALPHAND. - Il y aurait moins de sportifs dans les écoles, de jeunes passionnés par le sport s'il n'y avait pas des modèles, des exemples de professionnels tels que ceux du Paris Saint-Germain.

Cette Fondation du P.S.G., qui crée du lien social, fonctionne également comme un appel d'air dans les deux sens et elle permet d'entretenir des relations extrêmement fructueuses entre les enfants, les scolaires et les professionnels.

Je voulais conclure là-dessus, à un moment, cela me paraît important de le souligner, où certains détracteurs du groupe U.M.P., qui s'oppose à la reconstruction du stade Jean-Bouin telle qu'elle est conçue par l?Exécutif, souhaiteraient nous mettre en porte-à-faux là où il n?y a pas lieu.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

La parole est à M. Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.

Je ne comprends pas toujours tout ce que dit M. ALPHAND sur les problèmes internes à l'U.M.P. dans le 16e arrondissement, mais je dois reconnaître que depuis l'an passé, il me semble que sur la Fondation du P.S.G., des choses ont bougé et je m'en réjouis.

Simplement, je rectifie une chose. Par rapport au P.S.G., la Ville de Saint-Germain-en-Laye ne donne plus rien comme subvention, sauf évidemment le berceau de Louis XIV, qui reste sur le blason du P.S.G.

Mais, il ne faut pas confondre, comme l?a dit M. ALPHAND, la subvention que nous donnons au P.S.G. et la subvention que nous attribuons à la Fondation du P.S.G. parce que ce sont évidemment deux choses totalement différentes.

La Cour des Comptes nous faisait le reproche, en assimilant ces deux subventions, en nous disant que d'autres collectivités, notamment le Conseil général des Yvelines, donnaient une subvention au Paris Saint-Germain. Cela excédait ainsi le plafond des subventions pouvant être attribuées dans le cadre de la loi Buffet.

Dans ce cas précis, l?objet est bien de verser une subvention à la Fondation du P.S.G. Je rappelle tout de même deux ou trois choses. Dans le domaine de l'animation sportive, nous pouvons citer huit après-midi ouvertes au club filleul du P.S.G. M. TIBERI était là. Je ne me souviens pas que beaucoup de présidents de groupe, qui étaient pourtant invités, soient venus au repas du P.S.G., mais ils auraient pu voir quel était l?attrait de ce club et de ses joueurs pour les jeunes Parisiens. Donc, il m'apparaît important qu'il y ait une relation de la Ville avec le P.S.G.

Je rappelle quand même que dans le domaine de l'insertion sociale et professionnelle, la Fondation a accueilli cinq jeunes Parisiens en grande difficulté sociale, afin de leur offrir une formation aux métiers de l'encadrement et de l'animation sportive.

Enfin, la Fondation a mis en place six opérations, concernant 300 enfants dans les hôpitaux parisiens pour enfants malades. Je crois que c?est quelque chose de très important et qui touche également les joueurs professionnels du club.

Donc, je me réjouis que finalement tout le monde soit d'accord pour voter cette subvention.

(Applaudissements sur les bancs des groupes Communiste et élus du Parti de Gauche, socialiste, radical de gauche et apparentés, du Mouvement républicain et citoyen et "Les Verts").

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Maire.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 196.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2009, DJS 196).