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Juin 2019
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Conseil Municipal
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2019 DDCT 116 - Rapport de la Mission d'Information et d’Evaluation : "Le Périphérique, Quelles perspectives de changements ?" (suite).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2019


 

Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente.- La parole est à M. David BELLIARD.

M. David BELLIARD.- Merci, Madame la Maire.

Mes chers collègues, ce que je retiendrai avant tout de cette Mission d?Information et d?Evaluation, dont je salue le travail de sa présidente, Mme Laurence GOLDGRAB, de son rapporteur, M. Eric AZIÈRE, et de l?administration qui y a travaillé plusieurs mois, c?est que, pour la première fois, nous avons trouvé un espace de discussion et de débat réunissant l?ensemble des forces politiques présentes et représentées dans notre Conseil pour discuter d?une question qui paraissait lointaine pour beaucoup il y a encore deux ans : quel avenir pour notre périphérique ? Avec un constat : ce périphérique ne peut plus rester une autoroute urbaine telle qu?il a été pensé dans les années 1970, à l?heure du tout voiture.

Toutefois, les questions divergent sur ce que doit devenir le périphérique. Pour nous, son futur s?inscrit dans ce que nous avons présenté lors de la communication sur la Métropole du Grand Paris : une infrastructure sobre qui réduit les inégalités, rapproche les communes et leurs habitants, et contribue à l?adaptation des villes au dérèglement climatique. Le périphérique est une pièce de ce grand tableau qu?est la Métropole et il doit contribuer à réaliser un aménagement cohérent et durable du territoire. Pour cela, il doit être, pour nous, totalement libéré de ses voitures afin de devenir une ceinture verte habitée qui relie Paris et les communes limitrophes.

Imaginons ce que permettrait la libération de cette emprise. Nous aurions une centaine d?hectares disponibles pour rêver et inventer une ville décarbonée. L?occasion de créer des bassins de vie sans îlots de chaleur urbains, d?assurer un espace nature et aéré pour en finir avec des axes bétonnés et de bâti massif. Renouer avec des principes de sobriété au niveau des matériaux. Profitons-en pour construire des espaces peu denses, où tout se ferait à pied, où l?on pourrait lâcher la main de son enfant, où l?on pourrait enfin renouer avec la tradition des grands jardins maraîchers partagés et où l?on expérimenterait la cogestion d?espaces entre citoyens des villes voisines.

Car l?enjeu du périphérique de demain est là : répondre aux enjeux climatiques en limitant fortement les constructions sur son emprise afin de laisser le maximum de pleine terre, ce qui permettra de créer une véritable ceinture de fraîcheur autour de Paris. C?est dans cet esprit d?apaisement de l?espace et pour ne pas préempter ce que deviendra le périphérique de demain que nous avons déposé un v?u demandant un moratoire des constructions à proximité du périphérique. L?impact sur la santé est trop important. Cela a été répété tout au long de nos travaux. Les nuisances générées par le périphérique sont nombreuses. Il y a maintenant urgence à le transformer.

Seule reste la volonté politique et la concertation avec les autres acteurs. Il est primordial que, dès aujourd'hui, l?Etat et la Région fassent leur part et créent des conditions favorables pour le développement des alternatives à la voiture individuelle. Dans ce cadre, afin de se donner toutes les chances que les mesures soient prises au plus vite, nous demandons dans un v?u que soit convoquée une grande réunion de concertation qui ouvrira des cycles de travail. Je me réjouis que ce processus soit mis en place dès cet été.

Car l?enjeu est également démocratique. La concertation nous paraît centrale dans la décision de ce que sera cette emprise, avec une certitude : elle devra servir au plus grand nombre et répondre aux besoins des habitants et non pas des promoteurs ou d?éventuels lobbys défendant bec et ongles l?usage de la voiture. Il s?agit d?un projet de grande ampleur qui, si nous le voulons, peut amplifier de manière considérable la transition écologique et sociale de notre ville.

Je vous remercie.

(Mme la Maire de Paris reprend place au fauteuil de la présidence).

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Merci à vous, Monsieur le président.

Mme Rachida DATI. Elle était là. Bon, on poursuit.

M. GUILLOT pour? Madame FANFANT, pardon, qui était la suivante. Madame FANFANT.

Mme Nathalie FANFANT.- Merci, Madame la Maire. Je suis bien là.

Madame la Maire, chers collègues, en tant que membre de cette M.I.E., je souhaite remercier la présidente, Mme Laurence GOLDGRAB, et le rapporteur, M. Eric AZIÈRE, pour la tenue des travaux, denses et passionnants, ainsi que tous les experts auditionnés qui ont pu nourrir et enrichir notre réflexion. C?était un travail nécessaire tant cet axe est structurant pour Paris, pour la Métropole et la Région. Bien que je n?approuve pas l?ensemble des préconisations qui ont été formulées, je me félicite que notre groupe ait été à l?origine de sept d?entre elles. Notre volonté s?inscrit dans une démarche incitative et non pas punitive. Il faut que l?avenir du périphérique soit pensé dans cet esprit-là.

Nous avons donc porté la proposition de lancer un grand plan de végétalisation du périphérique, avec des plantes captatrices de polluants. C?est une mesure simple qui a un double avantage : esthétique et écologique. Nous avons également porté l?idée qu?il fallait recoudre Paris avec sa banlieue et gommer ainsi cette barrière psychologique. Pour cela, un effort d?aménagement doit être fait sur les portes, particulièrement celles où le périphérique est en viaduc. Ces espaces, aujourd?hui inexploités, offrent de formidables opportunités pour en faire des lieux de circulation apaisée, plus agréables à traverser à pied ainsi qu?à vélo.

Cette ceinture nous offre aussi des potentialités d?expérimentation. Pourquoi ne pas tester de nouvelles techniques innovantes de captation de l?énergie et en faire un lieu à énergie positive ? De même, nous devons proposer de nouveaux dispositifs réfléchissants, générant des économies d?énergie et une valeur ajoutée d?un point de vue de la sécurité routière.

Mais, quelle que soit l?idée, elle doit toujours faire l?objet d?une étude d?impact. Je regrette que plusieurs préconisations soient inscrites dans ce rapport, alors même que les conséquences n?ont pas été évaluées. Je pense, en particulier, à la suppression d?une voie remise en pleine terre. Comment, alors que le périphérique est déjà saturé, même en dehors des heures de pointe, peut-on espérer une baisse de la congestion en réduisant l?espace dédié à la circulation ? Quel serait l?impact sur le million de véhicules qui circulent chaque jour ? Une telle mesure doit être étudiée à l?aune d?études précises et en tenant compte d?une baisse sensible du trafic. Plus globalement, aucune décision ne doit être prise seule et sans concertation avec les communes avoisinantes, la Métropole et la Région. Il est d?ailleurs regrettable qu?avant même l?aboutissement des travaux et l?adoption du rapport, certaines propositions aient été diffusées et commentées dans la presse. Tout le monde, ici, peut comprendre la légitime incompréhension des élus de ces communes qui, directement concernés par le sujet, sont mis devant le fait accompli et spectateurs de l?avenir du périphérique. Madame la Maire, avec l?aménagement des voies sur berges et, plus récemment, avec l?arrêt d?Autolib?, vous n?avez pas su dialoguer avec vos partenaires. Dans l?intérêt général, je souhaite que l?avenir du périphérique n?en soit pas une nouvelle démonstration. L?enjeu est bien trop grand. Avec mon groupe, nous voterons donc contre ce rapport. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Merci, Madame. Monsieur GUILLOT.

M. Didier GUILLOT.- Cette mission à laquelle j?ai eu le bonheur de participer et de travailler pendant six mois, a pris un angle d?attaque très intéressant, celui qui consiste à se projeter dans plusieurs séquences, entre ce que nous devons faire dès maintenant et ce qui sera fait dans les prochaines décennies. Ce rapport a des préconisations très intéressantes, comme celle de la voie réservée aux véhicules propres et autonomes, ou de l?égalisation du nombre de voies. Mais la principale intéressée de ce rapport reste, une fois encore, la Métropole.

Notre groupe a proposé que cet équipement puisse être géré avec la Métropole du Grand Paris et qu?il prenne, d'ailleurs, le nom de "boulevard métropolitain", car le nom de "boulevard périphérique" renvoie à l?idée qu?il y aurait un centre, Paris, et une périphérie, la banlieue. Cette vision doit être précisément dépassée. Les maires des communes voisines que nous avons reçus, ont été très intéressés par les évolutions futures de notre frontière commune. Ils ont proposé, entre autres, que le nom des portes puisse intégrer le nom de leur commune quand ce n?est pas le cas. Nous avions repris cette proposition, mais elle n?a pas été retenue.

Nous avons eu l?occasion de vérifier tout au long de notre travail que ce boulevard était emprunté à 90 % par des usagers venant de ce grand espace qui concerne près de 10 millions d?habitants. Là encore, nous faisons comme si nous devions fixer tout seuls nos nouvelles règles du jeu qui, au fond, concernent d?abord les autres. Ces autres viennent en voiture faute, bien souvent, d?autres alternatives.

Alors, oui, au point de départ, il est pour le moins curieux de vouloir fixer de nouvelles règles du jeu à partir de notre enceinte d?élus parisiens pour changer la vie de millions de citoyens qui ne nous ont pas élus. Ce rapport a, d'ailleurs, des préconisations pour les autres axes qui ne sont même pas dans Paris. Nous avons, dans cette enceinte, la fâcheuse habitude d?expliquer aux autres collectivités locales, aux communes, à la Région ou à l?Etat, ce qu?ils doivent faire. Nous avons une responsabilité pourtant immense, celle qui consiste à arrêter de braquer les habitants de la première et deuxième couronnes, car la construction d?un espace métropolitain indispensable commence déjà par un rapport différent avec les habitants qui ne vivent pas à Paris.

La question de la vitesse est un aspect de la communication qui peut être vécu par les usagers comme une petite provocation, car il y a une part très importante dans la journée où l?abaissement à 50 kilomètres/heure n'aura pas de conséquences tant la vitesse réelle est de facto inférieure. Mais dans les moments de moindre affluence, une telle mesure sera difficile à comprendre sur un axe qui reste aujourd?hui un axe autoroutier. Nous devons être plus circonspects sur le plan scientifique, car il n?est pas si évident que cela que le fonctionnement des actuels moteurs thermiques permette, pour le moins, de réelles baisses des émissions polluantes en bloquant les compteurs à 50 kilomètres/heure.

En ce qui concerne la responsabilité de la Ville de Paris, nous devons véritablement repenser les portes, mais aussi tous les espaces situés sous le boulevard périphérique qui ne doivent pas être mobilisés par des lieux techniques ou de stockage, car ils doivent aussi devenir des lieux pour la fête ou pour fabriquer à Paris.

Enfin, nous nous réjouissons de l?abandon, dans le rapport final, de l?idée de boulevard urbain. Nous en avons beaucoup débattu, car, au fond, mettre des feux sur un axe qui est à 90 % soit enterré, soit en hauteur, n?avait strictement aucun sens. En tout cas, cela signifierait qu?il faudrait remettre l?ensemble du périphérique à niveau. Je pense que nous avons autre chose à faire en termes d?investissements pour cet espace. Voilà. Merci beaucoup. Nous nous abstenons.

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Merci, Monsieur GUILLOT.

La parole est à Mme GALLOIS, pour le groupe "100% Paris".

Mme Edith GALLOIS.- Merci, Madame la Maire.

Vous avez dit tout à l?heure : "Nous n?avons plus le temps d?attendre". C?est vrai, mais je voudrais commencer par une question : mais alors, pourquoi avoir tant attendu ? A un an des échéances municipales, il était absolument temps de se préoccuper du périphérique.

Ce périphérique est un anneau de 35 kilomètres qui accueille chaque jour plus d?un million de véhicules. C?est, je le répète, un axe totalement structurant, dont l?utilité n?est absolument pas contestable. Il mérite évidemment d?être revu et corrigé dans un modèle à dimension métropolitaine : diminuer la pollution atmosphérique ; diminuer la pollution sonore ; en faire un axe de fluidité, et non une barrière entre Paris et sa périphérie ; lui apporter de la fluidité et une forme de tranquillité. Ce sont, à mon sens et à notre sens, dans notre groupe "100% Paris", la seule adéquation qui vaille et permettra de résorber la congestion et d?améliorer la fluidité.

J?ai bien entendu ce que tous mes collègues ont dit avant moi. Je crois que nous sommes donc tous d?accord sur le fait qu?il faut réformer le périphérique, le revoir. Malheureusement, là où il y a un problème, c?est, comme toujours, sur la méthode. Cependant, nous approuvons une mesure toute particulière, que nous avons, Pierre-Yves BOURNAZEL et moi-même, soutenue largement : celle d?interdire les poids lourds en transit qui font plus de 3,5 tonnes. En effet, la circulation de ces poids lourds en transit sur le périphérique est une aberration totale écologique qui méritait une réponse ferme. Elle est donnée et nous en sommes satisfaits. Il faut maintenant mettre en place cette mesure sans attendre, accompagnée de contrôles draconiens pour la faire respecter.

Nous soutenons également l?idée de dédier la voie gauche aux véhicules propres, collectifs et d?urgence. Il s?agit d?une mesure positive et incitative aux comportements vertueux par le choix du véhicule ou par l?usage du véhicule qui en est fait. Ceux-là doivent bénéficier d?un avantage. Nous sommes d?accord sur ce point. En revanche, nous ne sommes pas du tout favorables à la suppression d?une voie qui serait remise en pleine terre. A ce stade et sans étude d?impact préalable, ce serait parfaitement inconséquent. Il serait inconséquent de croire que cette mesure engendrerait un quelconque bénéfice. En l?état actuel de saturation du périphérique, il y a fort à parier que cela ne ferait qu?augmenter la congestion et les temps de trajet, et par conséquent, les nuisances, dont nous avons parlé plus tôt, c?est-à-dire sonores et atmosphériques. La méthode de la coupure, dont vous êtes une adepte, d?ailleurs, n?est pour nous pas acceptable en l?état actuel des choses.

Trois préalables sont, selon nous, indispensables. C?est d?abord la création d?une offre de transports en commun alternative et structurante, et puis, la réalisation du projet du Paris Grand Express. Mais, malheureusement, ce n?est pas pour tout de suite. Enfin, sur la réduction de vitesse, la presse s?est largement fait l?écho de la proposition d?une baisse de la vitesse de 70 à 50 kilomètres/heure, qui a été présentée par certains de nos collègues, ici présents, comme une proposition phare. Je regrette beaucoup, mais je vois que mon avis est partagé : que beaucoup aient considéré cette mesure comme l?alpha et l?oméga de l?avenir du périphérique est un peu excessif. Aujourd'hui, la vitesse est d?ores et déjà inférieure à 40 kilomètres/heure en journée, et souvent, c?est beaucoup moins pendant les heures de pointe. Soyons lucides et de bonne foi. C?est certes une mesure symbolique, mais pas la recette miracle à laquelle on voudrait nous faire croire. L?ADEME avait d'ailleurs montré, dans une étude publiée en 2012, qu?une baisse de la vitesse ne rimait pas systématiquement avec une baisse de la pollution, notamment à bas régime.

Alors, si nous ne sommes pas hostiles à cette baisse sur le principe, soyons à la hauteur de l?enjeu en corroborant chaque préconisation par une étude scientifique et technique précise. N?entrons pas dans la proposition facile et symbolique.

Je souhaite le redire ici, comme l?a rappelé à juste titre ma collègue Julie BOILLOT : la pollution ne s?arrête pas aux frontières du périphérique. Les destins de Paris, des communes riveraines, de la Métropole et de la Région sont intimement liés parce que les décisions d?aujourd?hui feront le monde de demain. Nous avons cet impérieux devoir de travailler main dans la main.

Mais, avec mes collègues du groupe "100% Paris" et pour les raisons que je viens de vous expliquer, nous nous abstiendrons sur cette proposition.

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Merci beaucoup, Madame. Mme Emmanuelle DAUVERGNE, dernière oratrice, pour le groupe les Républicains.

Mme Emmanuelle DAUVERGNE.- Madame la Maire, chers collègues, depuis sa remise lors d?une conférence de presse - une première pour une M.I.E. - ce rapport aura fait beaucoup parler de lui. C?est d?abord parce que ses propositions sur le futur du périphérique inquiètent. Elles inquiètent les 1,2 million de personnes qui y circulent chaque jour en voiture. Elles inquiètent aussi les riverains, les familles qui vivent aux abords de cet anneau de 35 kilomètres. Deux biais manifestes sont à l?origine de cette vision ancienne des mobilités de Paris. D?abord, souhaiter congestionner cet anneau pour diminuer la pollution de l?automobile est absurde. L?expérience des voies sur berges aurait dû servir. La pollution n?a diminué nulle part, sauf sur les quais privés de circulation. Elle a continué à augmenter sur les voies aux alentours, devenues des axes de report pour la circulation. La réduction du nombre de voies de circulation sur le périphérique provoquerait les mêmes effets : véhicules à l?arrêt et moteurs allumés sur l?anneau surchargé, densification de la circulation à Paris, mais également dans ses communes limitrophes.

S?agissant du projet de réduction de la vitesse à 50 kilomètres/heure, il est bon de rappeler quelques réalités. La vitesse moyenne sur cet axe très emprunté est déjà de 38,9 kilomètres/heure. L?ADEME a démontré en 2012 qu?un véhicule polluait davantage à 50 kilomètres/heure qu?à 70. Ensuite, ces propositions visent à s?attaquer, sur un tronçon de 35 kilomètres, à un problème qui concerne a minima le territoire métropolitain et globalement la Région Ile-de-France : celui de la saturation des axes de transport. Plutôt que de partir de cet anneau central, il serait bien plus pertinent de trouver des solutions avec l?ensemble des Franciliens pour qu?ils aient d?autres propositions que de prendre leur véhicule lorsqu?ils se rendent à Paris, et donc, qu?ils n?aient pas à emprunter le périphérique.

Une fois encore, les propositions de ce rapport vont pour satisfaire un objectif partagé, celui de réduire la pollution de l?air à Paris, créer un véritable calvaire pour les automobilistes et les professionnels qui n?ont pas d?autre choix que d?emprunter leur véhicule pour se déplacer. Sur un tel sujet, bien sûr que Paris a un rôle moteur à jouer, mais il est indispensable de travailler réellement avec les communes franciliennes. Il est également impératif de caler l?agenda des mesures visant l?amélioration des conditions de circulation sur le périphérique - voies réservées aux véhicules électriques, bitume réducteur de bruit, etc. - sur celui du Grand Paris Express qui offrira une alternative crédible aux Franciliens. La modernisation de notre système, l?amélioration de notre qualité de vie, ne s?est jamais faite en ralentissant, en congestionnant. Il faut au contraire des décisions concertées qui permettront d?assurer la fluidité et le respect de la qualité de l?air pour Paris et sa région. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Merci beaucoup, Madame DAUVERGNE.

Nous avons terminé ce débat organisé sur la Mission d?Information et d?Evaluation sur le périphérique. Je vais à présent donner la parole à M. Jean-Louis MISSIKA, puis à M. Christophe NAJDOVSKI, pour répondre aux différentes questions et interventions des orateurs.

Monsieur Jean-Louis MISSIKA, vous avez la parole.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint.- Merci, Madame la Maire.

Je voudrais d?abord féliciter Mme Laurence GOLDGRAB et M. Eric AZIÈRE, parce que ce rapport est véritablement quelque chose de très important et de très utile pour notre Ville. Je voudrais insister sur le fait que, lorsqu?ils se sont lancés dans cette aventure, on n?était pas sûr du tout du résultat. Je dois dire que ce résultat est exceptionnel à plusieurs titres. D?abord, un diagnostic partagé. C?est très important d?avoir un diagnostic partagé. J?ai encore entendu 2 ou 3 approximations ou contrevérités, par exemple, que l?on pollue plus à 50 kilomètres/heure qu?à 70. Non, c?est faux. Je ne vais pas me lancer dans la démonstration, mais c?est juste faux.

D?autre part, je dirai que ce rapport a un élément extrêmement important, à savoir le consensus qu?il a créé. J?ai entendu une oratrice - je ne sais plus de quel groupe, tellement il y en a - mais je crois que c?était les Républicains. Ils ont dit qu?ils voteront contre, alors qu?il n?y a pas de vote puisque c?est une communication du rapport d'une M.I.E. En plus, les mêmes représentants de ce groupe politique ont tous voté en faveur du rapport au moment de la M.I.E. Enfin, que voulez-vous, c?est comme cela, la politique ! Ce qui m?intéresse, c?est qu?avec tous ceux qui ont participé à ce groupe de travail, on a fini par trouver une zone de consensus et de parole?

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Juste un instant. Je souhaite que l?on écoute les réponses de l?Exécutif. Si vous avez des conversations à avoir, vous les avez à l?extérieur. On respecte la parole de tous les orateurs. Là, c?est l?Exécutif qui répond à un débat qui a été respectueux.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint.- Donc?

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Attendez un instant.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint.- Oui.

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Merci. Merci beaucoup. Si l?on pouvait écouter l?orateur. Merci. Monsieur Jean-Louis MISSIKA.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint.- Bien. Merci, Madame la Maire.

Je disais que les propositions, notamment ce que l?on a appelé "les propositions phares" de ce rapport, me paraissent également extrêmement intéressantes parce qu?elles sont raisonnables. Ici, on ne propose pas de démolir le périphérique avec un coup de baguette magique. Elles sont également audacieuses. Elles vont dans la bonne direction. Parce que nous transformerons le périphérique en boulevard urbain : ça, je vous l?affirme. Quelle que soit la future majorité, je pense que la transformation du périphérique en boulevard urbain est inscrite dans le code génétique de cette ville. C?est absolument indispensable par rapport à nos relations avec nos voisins immédiats. Je pense notamment aux 23 communes qui sont limitrophes du périphérique.

Je dirais qu?il y a un calendrier, somme toute, assez clair. D?abord, la question de la gouvernance de la transformation du périphérique. Anne HIDALGO l?a dit : cet "atelier du périphérique" est fondamental parce qu?il va permettre à toutes les parties prenantes de discuter de ces transformations, de la façon dont on va s?y prendre et de la façon dont on va le rythmer dans le calendrier. Cet "atelier du périphérique" est très important. J?ai lu dans la presse que la présidente de la Région Ile-de-France souhaitait auditer les propositions de la M.I.E., qu?elle appelle "propositions d?Anne HIDALGO". Mais c?est un raccourci. En fait, ce sont des propositions portées par quasiment tous les groupes politiques du Conseil de Paris. Et d?ailleurs, pourquoi ne pas essayer d?articuler les deux choses : l?évaluation que veut faire la présidente du Conseil régional et l?atelier que nous souhaitons réunir pour construire cette gouvernance partagée. Bien sûr, le rôle de l?Etat est également très important, puisque nous devons travailler avec le Préfet de Région et avec le Préfet de police sur ces questions de réduction de la limitation de vitesse et de création de voies réservées.

Dès 2019, mise en place de cette gouvernance partagée. Je dirais que, concernant la baisse de la vitesse, on peut le faire très vite. C?est quelque chose, si jamais il y a un consensus de la part des communes limitrophes en accord avec l?Etat, qui peut se décider très vite, peut-être même à titre expérimental pour voir ce que cela donne. Je trouve que cela vaudrait la peine qu?on l?expérimente dans un délai court. Pourquoi pas en 2020 ?

Quant à la voie réservée, je pense que, là aussi, il ne faut pas attendre 2024. Il faut essayer de le faire le plus rapidement possible, quitte à ce qu?on l?expérimente d?abord sur des tronçons du périphérique. Je pense notamment à ces endroits où il y a quatre voies du périphérique, et non pas trois. Je pense que l?on pourrait expérimenter, dès l?année prochaine, le principe d?une voie réservée, pas seulement pour les transports en commun, mais également pour le covoiturage, les véhicules propres et les véhicules de secours.

Vous savez que le problème majeur des routes franciliennes et du périphérique est l?autosolisme. Cela veut dire 1,1 personne par véhicule. Nous devons actionner tous les leviers possibles pour inciter aux transports en commun et au covoiturage. C?est ainsi que l?on réduira le nombre de véhicules sur les autoroutes franciliennes et le périphérique, et que l?on améliorera la fluidité. Réserver une voie spéciale pour le covoiturage et les véhicules propres est un puissant levier d?incitation pour les Franciliens à pratiquer le covoiturage et à acheter un véhicule propre. Interdire l?accès au périphérique aux véhicules poids lourds en transit, dont le poids est supérieur à 3,5 tonnes, me paraît également une mesure d?utilité publique.

Je voudrais rappeler une chose très particulière à la ville de Paris. Aujourd?hui, plus de la moitié des trajets qui utilisent le boulevard périphérique font une distance supérieure à 20 kilomètres. Paris est la dernière grande métropole dont la zone dense est traversée par une infrastructure utilisée majoritairement pour le transit. C?est cela qu?il faut bannir dans les meilleurs délais. La réduction de la vitesse et du nombre de voies devrait imposer à ces usagers, à ces passagers clandestins du périphérique de trouver des alternatives s?ils ne veulent pas rallonger leurs déplacements. Ces alternatives passeront par les parkings relais pour laisser la voiture en dehors de la future zone à faibles émissions métropolitaine, qui interdira, à partir du 1er juillet, l?accès aux véhicules les plus polluants dans la majorité des communes situées à l?intérieur de l?A86.

Je voudrais rappeler que, de ce point de vue, notre politique est correctement coordonnée avec celle d?"Ile-de-France Mobilités", puisqu?il y a déjà de nombreux parcs relais situés de part et d?autre de l?A86 à proximité des gares du RER et du Transilien, et qu?ils sont maintenant gratuits pour les abonnés du "pass" Navigo.

Dernier élément, je pense qu?à l?horizon 2024-2030, on va faire du périphérique un boulevard urbain. Qu?est-ce que cela veut dire concrètement ? Cela veut dire que les circulations douces ont leur place sur le périphérique et qu?il est possible, là où le périphérique est de plain-pied, que des piétons le traversent à des feux de signalisation. Je crois qu?il sera tout à fait possible, à cet horizon, quand le Grand Paris Express aura été développé, lorsqu?il y aura eu les prolongements des lignes de métro, lorsqu?il y aura un réseau de bus de banlieue à banlieue, des nouvelles lignes de tramway, un véritable délestage du trafic de poids lourds, d?avoir un boulevard urbain apaisé, avec, naturellement, la possibilité de constructions à proximité.

Cela m?amène à répondre au v?u relatif au moratoire sur les constructions aux abords et sur le périphérique, v?u porté par Mme Fatoumata KONÉ et M. David BELLIARD. Vous avez participé, l?un et l?autre, à cette M.I.E. Je crois que la M.I.E. a conclu qu?il fallait poursuivre le traitement prioritaire des territoires où se concentrent les entrées de Paris et les arrivées d?autoroutes. Il me semble que les mesures que j?ai évoquées vont vers la transformation du périphérique en boulevard urbain. Parmi ces mesures, une me paraît essentielle : celle de construire les continuités urbaines entre Paris et les villes voisines qui permettront de gommer l?autoroute urbaine qu?est aujourd?hui le périphérique. Quand vous avez un périphérique à deux fois quatre voies et six mètres de non-constructibilité de part et d?autre de ces deux fois quatre voies, vous avez une coupure qui est extrêmement dangereuse pour la construction du Grand Paris.

Ma question est simple. Est-ce qu?un moratoire sur les projets de rénovation urbaine qui sont en cours aujourd?hui à proximité du périphérique, aura un effet plus immédiat pour les habitants de Gare des Mines ou de Python-Duvernois ? Si je prends l?exemple de Python-Duvernois, voilà un projet de renouvellement urbain qui a précisément pour objet d?améliorer les conditions de vie des habitants, de les protéger des nuisances actuelles et de prévoir qu?à terme, il y aura une zone à faibles émissions métropolitaine et une transformation du périphérique en boulevard urbain. Dans le cadre de cette rénovation, nous mettons en place des procédés comme des murs absorbants. Nous proposons la construction de bâtiments d?activité écrans qui protègent les habitations. Nous engageons la démolition des logements les plus exposés et la construction d?immeubles protégés. Ce que vous proposez avec ce moratoire, c?est de retarder le projet d?au moins 10 ans, le temps de tout remettre à plat, ce qui a été construit, étudié, concerté et habité par les habitants. Cela ne me paraît pas acceptable. Tous les projets que nous portons dans ces quartiers ne préemptent pas la future transformation du périphérique, mais l?accompagnent. Je souhaite souligner, d'ailleurs, que les autorisations d?urbanisme pour des opérations proches du périphérique font l?objet de multiples phases de concertation, d?études environnementales, de réponses précises et spécifiques au titre du Code de l?urbanisme, du Code de l?environnement, du P.L.U., du "Plan Climat" et de la loi sur l?eau. Pour toutes ces raisons, je vous demande de retirer ce v?u. Dans le cas contraire, j?émettrai un avis défavorable.

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Merci beaucoup, cher Jean-Louis MISSIKA, pour cette deuxième très belle réponse de la journée. Je donne la parole à M. Christophe NAJDOVSKI pour compléter.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint.- Merci, Madame la Maire.

Peut-être rappeler en préambule que le périphérique parisien est malheureusement notre champion d?Europe dans de nombreux domaines, puisque c?est l?axe le plus circulé d?Europe. C?est la seule rocade autoroutière aussi proche du c?ur de l?agglomération, avec la présence d?une densité d?habitat, d?équipements et des populations sensibles, comme des écoles maternelles, des E.H.P.A.D. - des établissements qui accueillent des personnes âgées - ou encore des parcs sportifs.

Certes, le périphérique est indispensable au fonctionnement du réseau autoroutier, mais il est aussi source de nuisances sonores et atmosphériques. A lui seul, il représente 40 % du trafic routier parisien. Il contribue à 37 % des émissions d?oxyde d?azote et à 35 % des émissions de particules du secteur des transports routiers. Ce sont les riverains et les automobilistes eux-mêmes qui en sont les premières victimes. Le deuxième élément, je citerai Pierre Messmer, qui était Premier Ministre en 1973 lorsqu?il a inauguré le périphérique. Il disait : "Nous allons enfin améliorer la circulation dans la Région parisienne". Or, nous constatons le résultat : construire toujours plus de routes attire davantage de voitures sans jamais résoudre la congestion automobile. La conséquence de tout ceci, c?est qu?avec le périphérique parisien, Paris, qui représente 1 % du territoire régional, concentre 11 % de la circulation régionale, avec des niveaux de pollution des populations qui sont particulièrement exposées à Paris.

Le constat que l?on peut faire après 45 ans de vie du périphérique, c?est qu?il constitue en quelque sorte un monstre routier, dont nous sommes toujours très dépendants 45 ans après son ouverture. C?est une infrastructure qui isole Paris, non seulement physiquement, mais aussi mentalement. Finalement, la seule façon de faire disparaître le périphérique, c?est bien de le transformer et non pas de le cacher.

Un autre élément que l?on peut mettre en avant dans ce débat sur le périphérique, c?est que les Parisiens sont les payeurs et les pollués. Le périphérique est entretenu sur le budget de la Ville de Paris. 13 millions d?euros ont été investis dans cette mandature pour un programme de remblais phoniques, 5 millions pour la rénovation de l?éclairage, 2,7 millions pour la passerelle du Cambodge. Ce sont 40 millions d?euros qui sont budgétés pour la mise aux normes des tunnels routiers du périphérique. Chaque année, 7 à 8 millions d?euros sont investis pour l?exploitation et l?entretien. On pourra résumer cela aussi d?une phrase : chaque trajet sur le boulevard périphérique coûte 4 centimes d?euro aux contribuables parisiens. En contrepartie, le périphérique contribue au tiers des émissions polluantes parisiennes.

Nous avons le choix entre conserver un système autoroutier qui permettrait autant de trafic en zone dense, en tentant de le cacher sous des épaisseurs de béton, comme on tente de cacher de la poussière sous le tapis, ou bien, au contraire, de créer les conditions d?une mutation qui, certes, prendra du temps, mais qui n?en est pas moins déterminée. Bien évidemment, il est nécessaire d?engager cette démarche. Elle se fera à un échelon métropolitain et régional, avec les citoyens, avec l?objectif de reconquérir notamment la qualité de l?air, mais aussi le bruit. Elle sera partenariale et progressive.

Voilà quelques éléments. Je répondrai également à un v?u qui a été déposé par les élus du groupe les Républicains et Indépendants concernant la régulation dynamique de la vitesse. La baisse de la vitesse, telle qu?elle est proposée par la Mission d?Information et d?Evaluation et à laquelle votre groupe a participé, semble vous inquiéter. Je rappellerai donc que les experts auditionnés dans le cadre de la M.I.E. confirment qu?un abaissement de la vitesse maximale est favorable à une meilleure fluidité du trafic. Avec le passage aux 50 kilomètres/heure, il est estimé que les automobilistes ne chercheront plus à atteindre une vitesse maximum autorisée trop élevée par rapport à la vitesse réelle, ce qui permettra de réduire le fameux effet accordéon, et donc, la pollution atmosphérique. L?impact sur un grand parcours serait négligeable puisqu?un trajet moyen de 7,5 kilomètres sur le périphérique entraînera un trajet plus long de 2 minutes à 50 kilomètres/heure. En revanche, il est évident que l?impact sur le bruit et sur l?accidentologie sera positif, en particulier pour les usagers vulnérables que sont les usagers des deux-roues motorisés. Ces bénéfices plaident donc pour une baisse permanente de la vitesse et non pour une baisse dynamique qui aboutirait à une augmentation des nuisances aux heures concernées. Je rappellerai enfin que la baisse de la vitesse de 80 à 70 kilomètres/heure a déjà eu un impact positif sur le bruit, sur l?accidentologie et même sur la vitesse moyenne, du fait de la réduction de l?effet accordéon, contrairement aux prédictions que les élus de ce même groupe faisaient à l?époque. Je rappellerai enfin que votre candidate aux municipales de 2014 - je m?adresse aux élus du groupe les Républicains et Indépendants - avait pour objectif programmatique de repasser aux 80 kilomètres/heure. Heureusement que cela n?a pas été suivi d?effet. En conclusion, j?émettrai un avis négatif au v?u déposé par le groupe les Républicains et Indépendants.

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Merci beaucoup, Christophe NAJDOVSKI, pour cette belle réponse complète qui permet de poser sur la table les éléments d?un débat, une proposition de méthode, avec des sujets sur lesquels nous pouvons apporter rapidement des réponses à nos concitoyens, qui attendent de nous que nous puissions réduire le bruit, l?accidentologie et, évidemment, la pollution de l?air.

Merci, à nouveau, pour ce travail que vous avez effectué.

Merci, à nouveau, à Mme Laurence GOLDGRAB, présidente de cette mission, et à M. Eric AZIÈRE, rapporteur de cette mission, une mission qui a démarré il y a six mois. Ce sont six mois de travail. C?est ainsi que l?on travaille sérieusement. En tous les cas, je me réjouis que les missions d?information existent dans notre cadre de travail, ici, au Conseil de Paris, parce qu?elles nous font progresser, évoluer. Elles permettent aussi de se convaincre, sans se vaincre, et d?avancer gentiment ensemble vers une vision commune, qui est tout de même ce qu?attendent de nous, je crois, nos concitoyens.

Nous allons à présent procéder au vote des v?ux.

Le v?u n° 4 déposé par le groupe Ecologiste de Paris est-il maintenu ?

Mme Fatoumata KONÉ.- On le retire.

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Merci beaucoup.

Pour le v?u n° 5, je vais vous solliciter à nouveau, Fatoumata.

Le v?u n° 5 du groupe Ecologiste de Paris est-il maintenu ?

Mme Fatoumata KONÉ.- Après concertation, oui, on le retire.

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Merci beaucoup.

Le v?u n° 6, je crois que vous ne le retirez pas ?

Mme Fatoumata KONÉ.- On va maintenir celui-ci. Je voulais simplement expliquer la raison du maintien rapidement.

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Non, cela a été fait dans votre intervention.

Mme Fatoumata KONÉ.- D?accord. Simplement, on estime que l?on va exposer un peu plus de population à la pollution de l?air. Et donc, c?est une urgence. C?est la raison pour laquelle il nous semble que le moratoire est important à maintenir. Merci.

Mme LA MAIRE DE PARIS.- Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 6 déposé par le groupe Ecologiste de Paris, avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 7 déposé par les groupes les Républicains et Indépendants et "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u est rejeté.

Il n?y a pas de vote sur le rapport de la M.I.E., projet de délibération DDCT 116.

Merci pour ce très beau débat. Merci pour ce travail. Rendez-vous le 12 juillet pour les "ateliers du périphérique". J?invite tous les conseillers de Paris qui n?ont pas pu encore aller visiter l?exposition "Les Routes du futur du Grand Paris" à y aller, parce qu?il y a, au-delà de la proposition de la M.I.E., des propositions extrêmement intéressantes faites par quatre équipes d?urbanistes, d?architectes, qui partagent tous exactement la vision portée par la Mission d?Information et d?Evaluation, sachant que les deux travaux ont été conduits en parallèle. C?est donc très intéressant de voir que des équipes d?architectes et d?urbanistes internationaux convergent avec le travail qui a été fait au sein de notre Conseil. Donc, merci.

Compte rendu de la 1ère Commission.