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Avril 1999
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Conseil Municipal
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4 - Communication de M. le Maire de Paris sur l'aide en faveur des réfugiés du Kosovo. 1999, C 1 - Subvention exceptionnelle à " Solidarité Ville de Paris réfugiés Kosovo ". - Montant : 1.000.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1999


M. LE MAIRE DE PARIS. - Mesdames, Messieurs et chers collègues, dans le contexte international particulièrement difficile que nous connaissons, la Ville de Paris se devait de montrer sa solidarité envers les populations déplacées et réfugiées originaires du Kosovo et de répondre aux attentes nombreuses qui se sont manifestées ces derniers jours de la part de nos concitoyens et des organisations humanitaires.
Une tradition jamais démentie veut que la Capitale se mobilise lorsque surviennent des catastrophes humanitaires. Ce fut le cas aussi bien pour le Cambodge que pour la Bosnie et, tout récemment encore, pour les victimes du cyclone Mitch.
C'est dans cet esprit qu'à ma demande Roger ROMANI a réuni l'ensemble des Présidents de groupes du Conseil de Paris afin d'examiner avec eux les modalités du soutien que la Ville entend apporter aux milliers de réfugiés du Kosovo.
En premier lieu, j'ai décidé de soumettre au Conseil de Paris, à l'occasion de sa séance d'aujourd'hui, un projet de délibération accordant une aide d'urgence de 1 million de francs.
D'autre part et simultanément, j'ai demandé l'ouverture d'un compte spécial auprès du Receveur général des Finances de la Ville destiné à recevoir les dons des Parisiens.
Le profit de ces dons et l'aide d'urgence de la Ville seront répartis, en accord avec les Présidents de groupes, entre les différentes organisations humanitaires qui agissent sur le terrain.
J'insiste donc sur ce point car, l'intervention des O.N.G. se révélant extrêmement complexe dans les zones où sont arrivées ces populations, je crois qu'il convient, dans un souci d'efficacité, d'aider en priorité celles de ces organisations qui sont déjà sur place pour leur permettre de financer leurs programmes d'urgence.
Troisièmement, j'ai souhaité que, dès mercredi dernier, l'Hôtel-de-Ville et les mairies d'arrondissement puissent accueillir des dons alimentaires effectués par les Parisiens. Ces lieux ont été exceptionnellement ouverts samedi toute la journée et le resteront jusqu'à samedi soir prochain, 17 avril.
Je précise que la liste des produits demandés a été établie à partir des besoins constatés localement.
Cette opération est organisée en partenariat avec la Croix-Rouge. Je tiens à rendre hommage à cette institution qui, une fois de plus, est à l'origine d'une vaste mobilisation nationale.
Dans le cadre de cette précieuse collaboration, la Mairie de Paris assure la collecte et le conditionnement des vivres et les remet en totalité à la Croix-Rouge française en vue de leur acheminement sur place.
Permettez-moi de souligner au passage la réactivité des services de la Ville dans la mise en place de la logistique de cette opération puisqu'une demi-journée aura suffi.
Je tiens également à remercier très chaleureusement les personnels qui n'ont pas manqué de se porter volontaires pour effectuer les tâches d'accueil, de tri, de confection de colis ou encore d'assistance technique.
A ce jour, le premier bilan provisoire de cette opération montre que les Parisiens ont commencé à se mobiliser. Plus de 800 cartons ont été constitués dans les locaux municipaux et plus de 130.000 F de dons ont été recueillis.
Enfin, en ma qualité de Président de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, j'ai demandé que soient examinées les possibilités d'apporter une aide médicale immédiate. D'ores et déjà, l'A.P.-H.P. a organisé avec la Croix-Rouge l'envoi de kits pédiatriques contenant des produits qui font cruellement défaut, tels que les couches ou les biberons, directement acheminés sur l'aéroport d'Istres. Par ailleurs, compte tenu de la coopération établie de longue date entre l'A.P.-H.P. et le C.H.U. de Tirana, ce dernier a demandé qu'une mission d'évaluation se rende en Albanie dans la perspective de l'envoi d'équipes médicales spécialisées. Cette mission, emmenée par mon adjointe, Mme Marie-Thérèse HERMANGE, s'est rendue sur les lieux dès samedi soir.
Nos concitoyens sont à juste titre profondément émus par la situation qui prévaut actuellement dans les Balkans. Il était indispensable que la Ville témoigne de son engagement constant en faveur des populations en grande détresse.
Je ne doute pas que le projet de délibération qui vous est soumis recueillera bien entendu une adhésion unanime.
Je vous en remercie.
(Applaudissements sur les bancs de l'Assemblée).
Monsieur MALBERG, vous avez la parole.
M. Henri MALBERG. - Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs, il y a un devoir de solidarité à assumer envers le peuple du Kosovo. Les images rappellent aux Français des souvenirs du passé et leur émotion est réelle. C'est vrai pour le peuple de Paris.
Les analyses sur les responsabilités dans les malheurs des Balkans et sur les solutions divergent largement entre nous, mais le besoin de solidarité nous rassemble.
Les élus communistes ont assuré le Maire de Paris de leur soutien à toute initiative de solidarité.
Nous voterons naturellement la délibération.
(Applaudissements).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur MALBERG.
Madame STIEVENARD, vous avez la parole.
Mme Gisèle STIEVENARD. - Monsieur le Maire, chers collègues, la mobilisation des Français en faveur des populations albanaises revêt en effet dès à présent une grande ampleur. Elle traduit l'horreur que nous inspire la tragédie vécue par un peuple exposé au massacre prémédité et à l'épuration ethnique. Ce sont des enfants, des femmes, des hommes et des vieillards jetés dans la tourmente, soumis à l'exode, aux privations, au viol et au meurtre. On assiste, dans ces circonstances, à la répétition des pires exactions commises précédemment en Bosnie, au nom d'un ultra-nationalisme.
Hélas, toutes les actions diplomatiques explorées par le groupe de contact à Rambouillet n'ont pu parvenir à une solution politique négociée entre toutes les parties.
Face au développement de ce conflit dans l'Est de l'Europe, les citoyens, les O.N.G., les collectivités locales ont réagi par des actions concrètes de solidarité. Les Parisiennes et les Parisiens sont naturellement partie prenante de ce mouvement de solidarité et ont déjà répondu, nombreux, aux appels lancés. Nous les encourageons à intensifier leurs dons financiers ou en nature.
Je renouvelle ici notre soutien aux initiatives annoncées le 6 avril dernier par le Maire de Paris et délibérées en commun par l'ensemble des groupes politiques du Conseil de Paris : subvention de 1 million de francs votée aujourd'hui, ouverture d'un compte en faveur des réfugiés du Kosovo, aide médicale et collecte de denrées de première nécessité à l'Hôtel-de-Ville et dans les mairies d'arrondissement prolongées et adaptées autant que de besoin pour secourir les Kosovars.
Je m'associe naturellement à l'hommage rendu à la mobilisation des personnels.
La Région d'Ile-de-France va également accorder une aide de 1 million de francs à deux O.N.G. : " Médecins du monde " et " Médecins sans frontières ".
Au-delà des différences d'analyses exprimées ici ou là sur les moyens d'un retour à la paix, nous aspirons tous à ce que les forces de vie et de tolérance retrouvent très rapidement droit de cité dans les Balkans.
Merci.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, communiste et du Mouvement des citoyens).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame.
Madame CAPELLE, vous avez la parole.
Mme Liliane CAPELLE. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, les élus du groupe du Mouvement des citoyens soutiennent pleinement le dispositif d'urgence mis en place par la Municipalité parisienne et l'ensemble des Présidents de groupes du Conseil de Paris pour venir en aide aux réfugiés du Kosovo.
En attribuant une subvention exceptionnelle de 1 million de francs aux différentes organisations humanitaires agissant sur le terrain qui, pour certaines comme le Secours populaire nous ont saisis personnellement pour que soient étudiées très rapidement les demandes de subventions exceptionnelles de ces associations, et je vous remercie de bien vouloir en tenir compte, en lançant un appel aux Parisiennes et Parisiens pour les dons en espèces ou en nature, en organisant les collectes de produits alimentaires de première nécessité, en association étroite avec les mairies d'arrondissement, notre Capitale manifeste clairement sa détermination à participer dans le prolongement des récentes initiatives du Gouvernement français à l'indispensable effort humanitaire international en faveur des réfugiés du Kosovo.
Les pays limitrophes de la zone de conflit, Albanie et Macédoine notamment, confrontés au premier chef à cette avalanche de personnes déplacées, sont en effet dans l'impossibilité d'assumer à eux seuls le fardeau humanitaire de la crise. Tout ce qui contribue à alléger la pression qui pèse sur eux doit donc être fait au plus tôt, afin d'enrayer le potentiel de déstabilisation considérable que constitue, pour ces pays économiquement et politiquement fragiles, l'accueil de dizaines, voire de centaines de milliers de réfugiés.
C'est donc en appelant l'ensemble des Parisiennes et des Parisiens à relayer avec force l'élan international de solidarité, de générosité, suscité par cette crise humanitaire majeure, que les élus du groupe du Mouvement des citoyens réaffirment leur soutien sans réserve aux mesures d'aide d'urgence proposées.
Le prochain Conseil de Paris devrait être l'occasion de faire un premier bilan de ce dispositif appelé, selon toute vraisemblance et malheureusement, à se prolonger durablement.
A cette occasion, Monsieur le Maire, vous venez de nous faire le point sur les actions envisagées par l'A.P.-H.P. à laquelle vous avez fait appel en qualité de Président du Conseil d'administration. Je vous en remercie. Je vous en avais parlé le 6 avril dernier.
En effet, force est de constater qu'une fois de plus, les enfants sont les plus touchés. Il n'est que de regarder leurs yeux fatigués et désespérés pour comprendre ce qu'ils vivent. Il est de notre devoir et de notre responsabilité de leur permettre non seulement d'être nourris, vêtus et soignés, mais surtout, pour ceux qui sont séparés de leur famille, leur permettre de retrouver très rapidement leurs parents.
Il faut donc donner aux O.N.G. les moyens techniques et la logistique pour mettre fin à ce déchirement supplémentaire. Il faut que nous soyons à la hauteur pour tout faire pour répondre à cette supplique : "je veux vivre avec mon père, ma mère, dans ma maison, au Kosovo".
Naturellement, il conviendra de suivre avec attention l'évolution de ce dossier car d'autres personnes et d'autres enfants auront alors besoin d'un soutien psychologique et ce, à quelque endroit des Balkans où ils seront.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes du Mouvement des citoyens, socialiste et communiste).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame.
Madame BOUVELOT, vous avez la parole.
Mme Danièle BOUVELOT. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur le Maire, nous ne pouvons que nous réjouir de la décision que vous avez prise d'accueillir à l'Hôtel-de-Ville de Paris, ainsi que dans les mairies d'arrondissement, des dons pour les réfugiés du Kosovo, dans le droit fil de l'action de solidarité que la Ville de Paris mène régulièrement.
Il est vrai que de rester sans réaction devant les images qui sont diffusées à longueur d'information, des femmes angoissées, des enfants aux regards effrayés, des vieillards revivant ce qu'ils espéraient ne jamais revoir, la faim, le froid, la douleur, ne pouvait être acceptable et vous avez réagi ainsi que l'espéraient les élus de notre groupe.
En complément de l'aide de 1 million de francs que vous avez décidée, Monsieur le Maire, d'attribuer à des associations oeuvrant déjà sur le terrain, vous avez organisé dans les mairies d'arrondissement ainsi qu'à l'Hôtel-de-Ville, une collecte de produits de toute première nécessité selon les besoins actuels exprimés par les associations présentes sur place.
S'y ajoute la possibilité de verser des dons en espèces ou en chèques sur un compte spécial ouvert à la Recette générale des Finances.
Bien naturellement, le groupe " Rassemblement pour Paris " vous apporte son soutien dans cette opération et tient à remercier les nombreux Parisiens qui ont répondu à votre appel, ainsi que les services de l'administration rapidement mobilisés à cet effet.
Merci.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.
Monsieur GALLAND, vous avez la parole.
M. Yves GALLAND, adjoint. - Monsieur le Maire, les orateurs qui viennent de me précéder montrent à l'évidence qu'il existe un consensus dont nous ne doutions pas un seul instant sur les bancs du Conseil de Paris, devant l'importance, la violence de la tragédie humanitaire à laquelle nous assistons actuellement et qui nous a trouvés, il faut avoir le courage de le dire, dans un grand état d'impréparation.
Au groupe " Union pour la démocratie à Paris ", nous soutenons donc entièrement, comme l'ont dit les collègues qui m'ont précédé, les dispositions que vous avez prises, tant sur le plan des mairies d'arrondissement que de la Mairie centrale ou de la subvention. Nous souhaitons simplement, Monsieur le Maire, que nous puissions éventuellement être préparés à agir dans la durée, car il serait regrettable, si ce conflit devait durer et si le drame devait s'amplifier, que nous nous trouvions une fois de plus dans un état de surprise ou d'inadaptation à la situation.
Monsieur le Maire, nous sommes entièrement déterminés aujourd'hui, et demain si nécessaire, à ce que la Ville de Paris, autour de vous, soit exemplaire une fois de plus sur le plan humanitaire.
(Applaudissements sur les bancs du groupe " Union pour la démocratie à Paris ").
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.
Madame DOUVIN, vous avez la parole.
Mme Laurence DOUVIN. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, dans l'optique de la politique d'aide d'urgence que mène la Ville de Paris, comme elle l'avait d'ailleurs fait il y a peu de temps à l'occasion des dégâts provoqués par le cyclone Mitch puisqu'elle avait envoyé au Honduras et au Nicaragua les ingénieurs de la Ville, le groupe " Paris-Libertés " se félicite de l'initiative prise à l'unanimité grâce au consensus des groupes pour venir en aide aux Kosovars.
L'organisation d'une collecte de denrées de première nécessité à l'Hôtel-de-Ville et dans les mairies d'arrondissement, ainsi qu'une collecte financière permettront de contribuer à parer aux besoins les plus urgents. La réactivité des services de la Ville a été à la hauteur de l'élan des Parisiens qui se sont spontanément et fortement mobilisés dès les premiers jours.
En ce qui concerne l'aide médicale, il est bien entendu urgent d'intervenir pour soulager la misère des familles et notamment celles des enfants et nous vous approuvons, Monsieur le Maire, d'avoir si rapidement adressé une mission qui permettra, je l'espère, d'organiser l'aide que nous pouvons apporter pour être efficaces.
Le groupe " Paris-Libertés " se félicite de la mobilisation d'urgence effectuée pour répondre à ce que sont ces exactions et horreurs qui se déroulent à 1.000 kilomètres de nos frontières. Bien entendu, nous voterons la subvention exceptionnelle et nous sommes déterminés à ce que l'action de la Ville de Paris se déroule avec efficacité et dans la durée, à la hauteur des besoins.
Merci, Monsieur le Maire.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Paris-Libertés " et " Rassemblement pour Paris ").
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame DOUVIN.
Monsieur DUMAIT, vous avez la parole.
M. Alain DUMAIT. - Mes chers collègues, je veux simplement indiquer pour quelle raison, à titre personnel, je ne participerai pas à ce vote, en tout cas sur le point précis de la subvention de 1 million de francs qui nous est proposée ce matin par le Maire de Paris.
D'abord, parce que, selon moi, si la Ville peut, dans certains cas, se substituer à l'initiative privée, en l'occurrence elle ne ferait que s'y ajouter, sans nécessité.
Deuxièmement, parce que, selon moi, dans une affaire et une région si complexes, la Ville comme la France devraient montrer leur universalisme en venant en aide à toutes les détresses, sans exception, aussi bien celles des Musulmans albanais que celles des Orthodoxes serbes.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur BECHTER, vous avez la parole.
M. Jean-Pierre BECHTER, adjoint. - Monsieur le Maire, je ne peux pas laisser passer ce que vient de dire notre collègue sans réagir.
La Ville de Paris, depuis une vingtaine d'années, a montré l'exemple en matière de solidarité envers tous les peuples, sans distinction, et envers tous les malheurs, là aussi sans distinction.
Quand vous avez fait cette proposition, vous étiez dans le droit fil de la tradition de l'action de la Ville de Paris depuis une vingtaine d'années. L'ensemble des groupes politiques, d'une manière unanime, a apporté son soutien ; il n'y a pas à revenir là-dessus.
Vous aviez raison de lancer cette opération aussi rapidement que vous l'avez fait, et vous avez là aussi raison d'attribuer les subventions aux associations qui sont opérationnelles sur le terrain. Pour la première fois, d'ailleurs, on a constaté une évolution dans le comportement des Parisiens, liée au fait que pour la première fois aussi, les grandes surfaces ont autorisé des O.N.G., des associations, à recueillir des dons directement à la sortie des caisses, en quelque sorte ; ceci a simplifié la vie des Parisiens qui sont toujours de généreux donateurs. On s'en est une fois de plus aperçu.
Il faut aussi rappeler que comme tout le monde, j'espère qu'une solution politique rapide va être trouvée et que les Kosovars pourront retourner chez eux.
Il n'est pas admissible qu'à 100 minutes de vol de Paris, on ait quotidiennement le spectacle de tant de souffrance.
Je voudrais me joindre à tous les orateurs qui, avant moi, ont adressé leurs félicitations au personnel et remercier les Parisiens pour leur générosité et celle de tous les militants des associations qui se dépensent, là aussi, sans compter.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris ", " Paris-Libertés " et socialiste).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci de ces précisions.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération C 1 accordant une aide d'urgence de 1 million de francs aux réfugiés du Kosovo.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, C 1).