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Avril 1999
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Conseil Municipal
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14 - V - Question d'actualité du groupe communiste à M. le Maire de Paris sur le manque de locaux dont souffrent les étudiants en sciences humaines cliniques de Paris VII

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1999


M. Michel ROUSSIN, adjoint, président. - Nous passons à la question d'actualité du groupe communiste concernant les locaux de l'U.F.R. de sciences humaines cliniques, université de Paris VII.
Monsieur VION, vous avez la parole.
M. Michel VION. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs les Conseillers, nous souhaitons intervenir sur les problèmes que rencontrent les étudiants, les enseignants et personnels administratifs de l'Unité de formation et de recherche de sciences humaines cliniques de l'université Paris VII.
Leur situation, depuis la rentrée universitaire est insupportable. 2.000 étudiants vivent dans une sorte de précarité scolaire qui est fortement préjudiciable au bon déroulement de leurs études.
Au nom des élus communistes de Paris, je tiens à dire que nous trouvons cette situation inacceptable.
Vous n'êtes pas sans savoir, Monsieur le Maire, que cette U.F.R. était, jusqu'à la fin de l'année universitaire 1997-1998, hébergée dans des locaux appartenant à l'université Paris III.
Paris III ayant souhaité récupérer ces locaux, les étudiants et enseignants ont été relogés, à la rentrée universitaire, à Jussieu, dans des salles de cours destinées à être désamiantées et appartenant à Paris VI.
Or, à la veille de la rentrée des vacances d'hiver, suite aux plaintes du Comité anti-amiante de Jussieu, le Tribunal administratif remettait en cause le protocole d'accord Paris VI - Paris VII.
Depuis maintenant 5 semaines, par manque de locaux, les cours ont lieu dans les locaux de la présidence de Paris VII.
A force d'actions et manifestations, les étudiants viennent d'obtenir du Ministère de l'Education nationale, de la Recherche et de la Technologie, la garantie écrite de pouvoir poursuivre leurs études jusqu'à la fin de cette année, dans les actuels locaux, ainsi que la mise sur pied d'un groupe de travail pour le relogement de cette U.F.R.
C'est un premier acquis, mais la question de leur devenir pour la rentrée universitaire 1999-2000 est toujours posée.
Nous savons que la question des universités relève de la compétence de l'Etat, mais la Ville étant invitée à participer au groupe de travail, nous souhaiterions vous demander, Monsieur le Maire, de préciser vos intentions.
De plus, nous pensons que toutes les universités parisiennes doivent rester à Paris. C'est pour cette raison que nous souhaitons, Monsieur le Maire, que vous nous informiez des possibles contributions de la Ville à ce relogement.
Cette situation n'a que trop duré. La fin de l'année universitaire est dans un mois et demi. Maintenant, il y a urgence à assurer la sérénité et le bien-être des étudiants, des enseignants et du personnel de cette U.F.R.
Je vous remercie, Monsieur le Maire.
M. Michel ROUSSIN, adjoint, président. - Je vous remercie.
Je demande à Jean de GAULLE de vous répondre.
M. Jean de GAULLE, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
La Ville de Paris a été saisie par le Président de l'université Paris VII, Michel DELAMAR, le 2 février d'une demande de locaux pour répondre aux besoins de relogement de l'U.F.R. de sciences humaines cliniques.
J'ai pour ma part reçu moi-même, jeudi 1er avril, une délégation d'étudiants de cette U.F.R. qui avait été précédemment reçue par Mme Francine DEMICHEL, Directeur de l'Enseignement supérieur au Ministère de l'Education nationale, et par des élus du groupe communiste et du groupe socialiste du Conseil de Paris.
La délégation a expliqué pourquoi elle refusait le relogement provisoire proposé par l'université et par le Rectorat dans un immeuble situé à Ivry, arguments fondés sur la multiplicité des sites d'enseignement que cette solution aurait entraînée et qui est incompatible avec le fait que 80 % des étudiants de cette U.F.R. sont salariés.
Je ne détiens pas tous les éléments techniques pour me prononcer au fond sur ce dossier. Quoi qu'il en soit, j'ai fait savoir à la délégation que si la Ville disposait de locaux répondant aux besoins (2.500 mètres carrés autonomes ou 1.500 mètres carrés à proximité de Jussieu), elle était disposée à contribuer à une solution.
Je précise que les recherches entreprises dès février dans le patrimoine municipal n'ont pas encore donné de résultat. En dehors de ce secteur, les services compétents de la Ville exerceront en tout état de cause une veille attentive en vue de détecter toute opportunité immobilière qui permettrait d'aider à une solution dont la responsabilité première, je tiens à le souligner, relève de la compétence de l'Etat.
Pour le court et moyen termes, dans les études qui sont engagées en vue d'intégrer les besoins universitaires dans la Z.A.C. " Paris-Rive gauche ", il est clair que les besoins les plus urgents tels que ceux de l'U.F.R. de sciences humaines cliniques de Paris VII seront pris en compte.
Voilà, Monsieur le Maire, ma réponse.
M. Michel ROUSSIN, adjoint, président. - Je vous remercie.