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Juillet 2019
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Conseil Municipal
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Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2019


 

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Nous passons au v?u n° 102 relatif à l?avenir du centre "Victor Smirnoff".

La parole est à Mme Danielle SIMONNET, pour deux minutes.

Mme Danielle SIMONNET. - Le centre "Victor Smirnoff" a été créé en 1955. Il était lié à la psychiatrie publique. Il était d?abord dépendant de l?hôpital Saint-Anne, puis a été raccroché au secteur de psychiatrie du centre hospitalier de Perray-Vaucluse dans les années 1980. Maintenant, il est rattaché au nouveau grand G.H.U. Paris Psychiatrie et Neurosciences. Il faut savoir que c?est l?un des rares lieux de psychiatrie public gratuit. C?est le Paris populaire, voire défavorisé, avec une situation socioprofessionnelle fragile qui le fréquente à plus de 60 %, dont 70 % de femmes qui sont généralement dans une grande précarité sociale. On a pour 35 % de jeunes de moins de 30 ans qui ont, par ailleurs, une difficulté d?accès aux soins propre à cette tranche d?âge.

Le centre "Victor Smirnoff" est menacé aujourd?hui. Il me semble extrêmement important que l?on défende ce seul lieu d?accès à la psychanalyse, psychothérapie, psychodrame, dans le cadre du service public, sans avance d?argent. Je souhaite, à travers ce v?u, que la Maire de Paris et son adjointe à la santé, membres du conseil de surveillance du G.H.U., s?assurent que l?équipe du centre "Victor Smirnoff", porteuse des 65 années d?histoire et des projets en cours, soit partie prenante du groupe de travail qui va décider de l?avenir de ce centre au vu de l?inquiétude de ses professionnels, et qu?elles veillent à ce que soient prises au sein du G.H.U. les décisions qui assurent au mieux la pérennité pour les Parisiennes et les Parisiens de l?un des rares lieux gratuits de psychanalyse, dans un souci d?équité sociale. Je vous remercie.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Danielle SIMONNET. Pour vous répondre, je donne la parole à Mme Anne SOUYRIS.

Mme Anne SOUYRIS, adjointe. - Chère Danielle SIMONNET, comme vous, je suis attachée à l?accès de toutes et tous au service de la santé et à la défense du service public hospitalier. Les inégalités sociales en matière d?accès aux soins psychiques face à l?absence de prise en charge par l?assurance maladie des consultations de psychologues ou de psychanalystes, sont un problème. Il est donc très important que le service public hospitalier de psychiatrie parisien puisse proposer une prise en charge par des psychanalystes à des patients qui n?ont pas les moyens d?accéder à un suivi en libéral non remboursé. C?est l?activité que propose le centre "Victor Smirnoff", avec ses six praticiens et ses six psychologues, dans des locaux situés dans le Centre de Paris.

Face aux inquiétudes, je vous réponds - Madame SIMONNET, ce serait tout de même sympathique que vous m?écoutiez - sur ces personnels et sur le devenir du centre, que mon cabinet a rencontrés. J?ai eu des échanges avec la direction du G.H.U. Psychiatrie et Neurosciences dont il dépend. J?ai obtenu des assurances de la part du directeur et du président de C.M.E. que cette activité psychanalytique n?était nullement remise en question et bien intégrée au projet médical du G.H.U., que les salariés du centre "Victor Smirnoff" seront pleinement associés au groupe de travail qui doit travailler à une évolution de son activité psychanalytique dans un objectif de développement. Je donnerai donc, Madame la conseillère, chère Danielle SIMONNET, un avis favorable à votre v?u.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci.

Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 102, avec un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté. (2019, V. 320).

V?u déposé par l'Exécutif relatif à l'organisation