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Avril 1999
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Conseil Municipal
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25 - 1999, DPE 16 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Ecole vétérinaire d'Alfort une convention pour la réalisation d'une étude sur l'état sanitaire des pigeons à Paris

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1999


M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DPE 16 : autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Ecole vétérinaire d'Alfort une convention pour la réalisation d'une étude sur l'état sanitaire des pigeons à Paris.
La parole est à M. SCHAPIRA.
M. Pierre SCHAPIRA. - Lorsque j'ai déposé cette question pour cette séance, j'ignorais qu'un projet de délibération relatif à une étude de l'état sanitaire des pigeons figurerait à l'ordre du jour de notre Assemblée aujourd'hui.
Ma préoccupation rejoint la vôtre, sans doute, et celle de nombreux de nos concitoyens qui subissent les nuisances de ces volatiles et montre l'urgence de traiter ce problème.
En effet, la présence de nombreux pigeons dans notre Capitale engendre bruit, pollutions diverses qui dégradent notre environnement ; leur concentration en certains lieux entraîne une dégradation de notre cadre de vie, non seulement en raison de problèmes esthétiques, mais parce que leurs déjections attaquent les façades des immeubles et le mobilier urbain. Dans l'habitat dense, les courettes d'immeubles, vous verrez qu'ouvrir une fenêtre ou un vasistas devient problématique. Quant à traverser le Forum des Halles, cela devient Hitchcockien !
Le projet de délibération que vous soumettez marque le retard pris dans ce domaine par notre Ville. Ce problème n'est pas nouveau. Vous proposez seulement aujourd'hui de mener une étude sur l'état sanitaire des pigeons à Paris. On peut s'en réjouir mais je regrette qu'elle intervienne aussi tardivement.
Sans doute, les pigeons peuvent-ils être vecteurs de parasites ou de germes à l'origine des maladies. C'est ce que doit évaluer l'étude. Ils sont, en tout état de cause, les auteurs des nuisances que je viens de rappeler.
Il m'apparaît hautement souhaitable que les mesures appropriées soient prises rapidement. Une étude de plus, ce n'est pas mal, intellectuellement, mais être efficace pour combattre ce fléau, c'est mieux et le plus vite possible sera encore le mieux.
Merci, Monsieur le Maire.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - La parole est à Mme SILHOUETTE.
Mme Cécile SILHOUETTE. - Je trouve scandaleux que les amendements de Jean-François BLET aient été votés globalement et non pas amendement par amendement. Je ne comprends pas comment fonctionne cette Assemblée.
M. Jean-François BLET. - Non seulement c'est un scandale, mais c'est illégal.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Vous n'avez pas la parole, Monsieur BLET.
M. Jean-François BLET. - Le Tribunal administratif aura la parole sur ce genre de pratique, vous ne pouvez pas faire n'importe quoi, vous violez la loi.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Monsieur BLET, vous vous calmez, vous n'avez pas la parole. Si vous empêchez Mme SILHOUETTE de parler...
M. Jean-François BLET. - Je suis très calme. Ce que vous faites est illégal. Respectez la loi, c'est tout !
Mme Cécile SILHOUETTE. - Je voterai pour la signature de cette convention, mais je souhaiterais, comme mon collègue SCHAPIRA, qu'une information soit donnée sur les actions qui sont menées par la Ville contre la prolifération de ces volatiles.
Vous dites que la graine contraceptive utilisée ne peut plus l'être. Je constate aussi tous les jours que certaines personnes nourrissent les pigeons régulièrement en certains endroits, toujours les mêmes. Quelles mesures sont prises à leur encontre ? Information ? Répression ?
Les pigeons se multiplient, engendrent de nombreuses nuisances sur les trottoirs, les plantes, les édifices et les cours de certains immeubles.
Je voudrais savoir également, et cela pourrait être l'objet de cette étude, si la multiplication des pigeons à Paris a une incidence sur l'installation d'autres espèces d'oiseaux plus agréables comme les merles, les pies, les moineaux, les mésanges, les bouvreuils et autres.
Je vous remercie.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Monsieur TRÉMÈGE, vous avez la parole pour répondre aux intervenants.
M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Ce problème de la prolifération des pigeons, est une préoccupation constante de la Mairie de Paris. Les captures ne sauraient constituer une politique de gestion des pigeons dans la ville.
La Mairie de Paris a développé et entend poursuivre une politique de prévention fondée sur trois actions complémentaires.
Un contrôle de la nidification des pigeons en clôturant les espaces susceptibles d'offrir des lieux de nichage aux pigeons et le cas échéant en intervenant auprès des propriétaires, le développement des méthodes contraceptives fiables. Cette piste a fait l'objet d'un très gros effort de la part de la Mairie de Paris, notamment lors de l'essai clinique élargi par ses services au printemps 1995 mais la délivrance de l'autorisation de mise sur le marché par les services de l'Agence du médicament est encore aujourd'hui attendue.
Enfin, une action d'ailleurs commune entre la Préfecture de police et les services de la Ville, puisque là aussi il y a partage de compétence et que la répression des actions illicites ne peut être effectuée que par la Préfecture. Il s'agira notamment de prévenir les dépôts de nourriture à l'extérieur, et a fortiori dans les habitations. Des procès-verbaux seront établis, des mises en demeure seront adressées aux résidants d'immeuble dont les comportements constituent une infraction au Règlement sanitaire de Paris.
Pour en revenir au mémoire dont il est question ce soir, nous n'avons pas attendu M. SCHAPIRA, la population parisienne et les milieux médicaux se sont de longue date interrogés sur les risques que la présence de pigeons pourrait éventuellement présenter pour la santé humaine.
En 1990, un travail réalisé par les corps vétérinaires d'Alfort concluait à la vigilance vis-à-vis de la prolifération excessive de ces oiseaux.
Le Conseil départemental d'hygiène de Paris a considéré qu'une actualisation des données était tout à fait nécessaire, les services municipaux en liaison avec les corps vétérinaires ont donc établi le cahier des charges d'une expertise sanitaire qui vous est soumise aujourd'hui. 1.000 pigeons feront l'objet d'une étude qui évaluera les risques liés aux maladies transmissibles à l'homme, déterminera la présence de certains parasites et mettra en évidence d'éventuelles liaisons internes ou externes.
Je voudrais dire à l'Assemblée que c'est un dossier qui n'est suivi que de très loin par l'adjoint chargé de l'Environnement. Il l'est par contre suivi pas à pas, dans le quotidien par le Conseiller de Paris délégué pour les problèmes de la vie animale, mon collègue Jean-Michel MICHAUX, par ailleurs vétérinaire, qui apporte à cette question tout le soin qu'elle mérite.
Je vous remercie.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci, Monsieur TRÉMÈGE.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPE 16.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, DPE 16).