Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Avril 1999
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

99 - V - Questions des élus non inscrits. QOC 99-224 Question de Mme Laure SCHNEITER, élue du Mouvement écologiste indépendant, à M. le Maire de Paris relative au devenir de l'impasse située au niveau du 71, rue Raymond-Losserand (14e)

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1999


Libellé de la question :
" Dans la Z.A.C. "Didot", au niveau du 71, rue Raymond-Losserand (14e), s'ouvre une impasse bordée de maisonnettes à un étage, accompagnées d'une série de petits jardins et beaux arbres, sans parler du reste de la végétation que l'on y trouve (conifères, buissons de fleurs, arbustes, etc.). Toutes les maisons sont murées ainsi qu'un grand immeuble, "le château ouvrier", qui doit être réhabilité grâce au combat des habitants.
Mme Laure SCHNEITER demande à M. le Maire de Paris :
1°) si ces maisons seront détruites ou non ;
2°) si elles seront réhabilitées. Mme Laure SCHNEITER attire l'attention de M. le Maire de Paris sur le fait que, même surélevées d'un étage, ces constructions priveront de soleil et de lumière les personnes habitant au 73 et dont les logements donnent également sur une cour plantée ;
3°) les jardins actuels seront-ils conservés ?
4°) les familles et personnes qui habitaient là seront-elles relogées sur place, comme on le leur avait promis ? Dans un premier temps, la Ville de Paris voulait les envoyer loin de leur quartier ;
5°) des parkings sous les immeubles sont-ils prévus ?
Sous les fenêtres du "château ouvrier" qui doit être réhabilité, se trouvent actuellement d'anciens garde-manger dans lesquels viennent nicher des martinets, ce qui devient rare à Paris. Avec cette rénovation, ces oiseaux, qui nichent toujours au même endroit, vont disparaître de ce quartier, à la grande tristesse de nombreux riverains.
Serait-il possible de profiter de la rénovation de cet immeuble pour transformer ces anciens garde-manger en nichoirs ?
Dans certains pays anglo-saxons, en Suisse, des municipalités installent des nichoirs sur les maisons afin de conserver certaines espèces d'oiseaux.
Mme Laure SCHNEITER demande à M. le Maire de Paris de tenter une expérience de ce genre à cet endroit.
Mme Laure SCHNEITER constate une fois encore que c'est une charmante petite impasse, verdoyante et conviviale, qui disparaît dans un quartier déjà bien abîmé par certaines opérations immobilières et dans lequel de nombreux espaces verts intérieurs ont été supprimés. "
Réponse (M. Michel BULTÉ, adjoint) :
" Mme Laure SCHNEITER demande des précisions sur la réhabilitation du 69-71, rue Raymond-Losserand dans le 14e arrondissement et sur le devenir des occupants actuels.
Le projet de dossier de réalisation de la Zone d'aménagement concerté " Didot " qui sera prochainement présenté au Conseil de Paris proposera le maintien des bâtiments bas et de l'immeuble haut situés au 69-71, rue Raymond-Losserand.
La conservation du bâtiment haut dit " château ouvrier ", qui n'est pas possible dans le cadre du P.A.Z. approuvé en 1988, nécessite entre autre une modification des zones constructibles et des espaces publics, ainsi qu'une modification des plafonds de hauteur, tant en ce qui concerne le bâtiment haut que les maisonnettes conservées et les constructions qui leur feront face.
En ce qui concerne les végétaux en place, les sujets présentant un état phytosanitaire satisfaisant seront dans la mesure du possible conservés et intégrés dans les jardins privatifs qui seront réaménagés parallèlement aux réhabilitations des bâtiments.
La petite impasse existante, verdoyante et conviviale, ne disparaîtra pas. Après d'indispensables travaux de remise en état, elle continuera à desservir les bâtiments réhabilités, les constructions neuves et le jardin public qui trouvera par cette ruelle un accès proche de la rue Raymond-Losserand.
Les bâtiments conservés devront faire l'objet d'une réhabilitation importante, en particulier pour y améliorer sécurité et accessibilité. Des places de stationnement seront réalisées dans les constructions neuves prévues au 32-34, rue Pernety et confiées au même maître d'ouvrage.
Le relogement des habitants sera assuré conformément aux lois et règlements en vigueur avec le souci des droits et des besoins. Le retour des locataires dans le " château ouvrier " réhabilité avec des financements de type P.L.A. pourra intervenir dans le cadre des articles L. 314-1 à L. 314-9 du Code de l'urbanisme relatif à la protection des occupants. La S.E.M.E.A.-XV, aménageur de l'opération d'aménagement, assurera, en liaison avec la Ville de Paris, le relogement des occupants pouvant prétendre à l'offre d'un nouveau logement et poursuivra en temps utile, au cas par cas, les contacts nécessaires avec les personnes concernées.
Il semble effectivement que des martinets aient pu nicher dans les garde-manger situés dans un puits de lumière à l'intérieur du bâtiment. Il n'est cependant pas possible de vérifier actuellement que c'est toujours le cas car ces oiseaux n'ont pas encore effectué la migration qui les conduit en France de mai à août.
Des modifications devront intervenir sur le bâtiment pour assurer de bonnes conditions de vie aux habitants et permettre un bon entretien du bâtiment réhabilité. En tout état de cause, la possibilité de maintenir les garde-manger sera étudiée. Dans le cas où leur libre accès aux seuls martinets ne pourrait être assuré, des propositions de nichoirs conformes aux règles de construction et d'habitation pourront être examinées. "