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Avril 1999
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28 - 1999, JS 16 - Acompte sur la participation de la Ville de Paris aux dépenses de fonctionnement, pour 1998-1999, d'un centre d'animation implanté dans le 14e arrondissement. - Montant : 150.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1999


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération JS 16 : acompte sur la participation de la Ville de Paris aux dépenses de fonctionnement, pour 1998-1999, d'un centre d'animation implanté dans le 14e arrondissement. Montant : 150.000 F.
La parole est à M. BLET.
M. Jean-François BLET. - Le Garef océanographique propose à l'ensemble de la population parisienne des activités de loisir à caractère scientifique, axées autour du thème de la mer. Plusieurs ateliers tels que l'aquariophilie, la biologie marine, la cuisine de la mer sont ainsi accessibles aux jeunes âgés de 18 à 25 ans. Le type d'activité et les tarifs pratiqués qui s'échelonnaient jusqu'à l'année dernière, de 2.000 à 5.000 F par an, en faisait un centre d'animation hyper spécialisé, sans aucun rôle de proximité. Il ne connaissait, très récemment encore, qu'une fréquentation limitée à quelques passionnés.
Implantée dans des locaux d'exception, au c?ur du Jardin Atlantique, sur la dalle de la gare Montparnasse, l'association dispose d'une surface de 340 mètres carrés.
La haute technicité des activités proposées nécessite d'importants investissements pour acquérir et entretenir un matériel haut de gamme. Au cours de l'exercice 97-98, l'ensemble des dépenses de l'association du Garef océanographique se monte à plus de 850.000 F. Grâce aux subventions accordées par la Ville - 200.000 F pour l'exercice 98 - son résultat est excédentaire d'un peu moins de 50.000 F.
Lors du Conseil de Paris du 19 octobre 1998, nous affirmions que ce centre n'était fréquenté que par 40 personnes. Chiffre dérisoire au regard du montant de la subvention allouée.
Le rapporteur, notre collègue GABORIAU, confirmait alors la véracité de ce chiffre et s'engageait à obtenir, je cite : " avec vigueur et insistance de l'association qu'elle réoriente très vite sa politique afin d'ouvrir davantage l'équipement et de tenir des objectifs chiffrés de fréquentation de 300 en 3 ans ".
Depuis nous avons constaté que le Centre Garef océanographique avait révisé ses prix et créé une nouvelle activité. Désormais, l'adhésion annuelle est fixée à 1.000 F et ouvre le droit à l'ensemble des activités. Des séances de plongée sous-marine sont désormais organisées dans la piscine Didot, sans que nous sachions pour autant le nombre des heureux bénéficiaires.
Nous reconnaissons ainsi les efforts réalisés par le Garef pour répondre aux objectifs d'ouvertures qui lui étaient assignés.
Mais nous doutons de sa capacité à répondre aux aspirations des citoyens du 14e arrondissement. Les élus, les associations du secteur Plaisance se sont maintes fois exprimés pour réclamer une meilleure prise en charge sociale du quartier.
Cette partie du 14e est en effet dans une situation de déréliction sociale alarmante. Les associations locales qui exercent des activités para-sociales pour pallier aux carences des services et au désengagement de la Mairie de Paris, ne bénéficient que de subsides dérisoires et sont chaque jour menacées d'asphyxie. " ADEL 14 " est le premier centre d'animation à fermer en juin 98. Depuis la fermeture de " Notre Maison ", " Florimont ", association regroupant des travailleurs sociaux qui aident bénévolement près de 240 familles, survit difficilement. De même " Ciloé ", qui propose des activités pour une soixantaine de jeunes enfants de la cité du Moulin-de-la-Vierge, aurait besoin d'un financement complémentaire.
Compte tenu des 150.000 F de subventions que vous voulez généreusement octroyer à ce centre, vous devriez en toute logique accorder des subventions de même envergure aux associations d'animation sociale qui interviennent sur le quartier Plaisance.
Proportionnellement à l'effort consenti pour le Garef océanographique, vous devriez subventionner " Ciloé " à hauteur de 180.000 F et " Florimont " à hauteur de 720.000 F. Au lieu de cela, " Ciloé " n'a reçu en tout et pour tout que 6.000 F et " Florimont " zéro franc, zéro centime.
Enfin, le bilan financier de l'association est extrêmement léger. Le Garef océanographique organise chaque année des voyages dans les eaux tropicales. L'année dernière, c'était au Brésil. Nous aimerions avoir connaissance d'un bilan comptable plus détaillé. Car si nous approuvons le financement de séances de plongée sous-marine pour les jeunes du quartier, nous ne saurions accepter de payer des voyages en Amérique du Sud à une poignée de privilégiés.
Nous n'avons pu obtenir du Garef océanographique le nombre de personnes concernées par ses prestations. Cette absence de transparence est affligeante. Le Garef océanographique étant un centre d'animation, nous reposons notre question : sur les 42.000 usagers réguliers et les 100.000 participants aux animations de ces équipements municipaux, quel est le nombre de personnes concernées par l'activité du Garef océanographique ?
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - La parole est à M. BURRIEZ.
M. Jean-Pierre BURRIEZ, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Je vais essayer d'être plus bref que M. BLET tout en répondant à ses différentes questions. Il a déjà interrogé le Conseil sur ce Garef océanographique. Je lui avais donné, non pas M. GABORIAU, mais moi-même, des renseignements. Je confirme qu'à la suite des différentes réunions, il a été exigé de cette association avec vigueur et insistance qu'elle puisse s'élargir et oriente très vite sa politique. Suite à l'engagement que nous avions pris, différentes mesures ont été réalisées. Elles ont permis de doubler les effectifs en quelques mois. Nous sommes passés à plus de 80 personnes et non pas les 40 que vous indiquiez à juste titre, il y a quelques mois.
La politique de redéploiement : l'équipement jusque-là réservé aux jeunes de 15 à 24 ans a été ouvert aux jeunes âgés de 8 à 14 ans. Les activités ont été plus fortement intégrées, des activités nouvelles ont été instaurées comme la plongée sous-marine, l'aquariophilie. Enfin, un effort particulier est accompli pour accueillir les scolaires. Monsieur BLET, vous reconnaissez que l'action que nous avons menée a eu un impact réel puisque théoriquement, selon les objectifs fixés, nous devrions atteindre d'ici la fin de l'année une fréquentation d'environ 170 jeunes.
Il y a un mot que je ne peux pas laisser passer en ce qui concerne l'absence de transparence. Je suis désolé. Tous les centres d'animation sont soumis au même régime. Il existe des organes de contrôle qui s'appellent les Commissions de contrôle et de coordination, qui se sont déroulées normalement et donc je peux l'assurer, toute la transparence a été faite sur ce dossier.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 16.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, JS 16).