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Juin 1998
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Conseil Municipal
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77- QOC 98-237 Question de M. Jean-Philippe HUBIN à M. le Préfet de police à propos de la présence de joueurs de tam-tam sur le Champ-de-Mars (7e).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1998



M. Michel ROUSSIN, adjoint, président. - La question suivante de M. Jean-Philippe HUBIN concerne la présence des joueurs de tam-tam sur le Champ-de-Mars.
En voici le texte :
" M. Jean-Philippe HUBIN appelle à nouveau la bienveillante attention de M. le Préfet de police sur le problème récurrent que posent au Champ-de-Mars (7e) les joueurs de tam-tam et autres djumbés. Avec les beaux jours, les riverains subissent des nuisances sonores importantes qui se prolongent fort tard chaque nuit. De notoriété publique, djumbé et drogue vont de pair, la consommation de substances nocives plongeant les joueurs dans un état second que renforce le rythme lancinant des instruments.
Par lettre du 4 août 1997, M. le Préfet de police avait bien voulu confirmer à M. Jean-Philippe HUBIN qu'il avait donné toutes instructions pour remédier à cette situation, allant jusqu'à la saisie conservatoire des instruments de musique.
Il l'assurait également de l'engagement policier sur cette partie du 7e arrondissement. Or, souvent, les forces de police ne sont pas disponibles pour intervenir au Champ-de-Mars car elles sont affectées aux nombreuses manifestations publiques autorisées par ses soins.
M. Jean-Philippe HUBIN en prend pour exemple la manifestation de l'association "Droit au logement" installée place du Palais-Bourbon durant tout le débat sur la loi sur l'exclusion.
Quelles mesures M. le Préfet de police envisage-t-il pour mettre un terme définitif à cette situation ? "
La parole est à M. le Représentant du Préfet de police.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Le site du Champ-de-Mars bénéficie d'une surveillance policière renforcée visant les auteurs de nuisances, au nombre desquels figurent les joueurs de tam-tam.
Toutefois plusieurs facteurs limitent les effets de l'action engagée par les services locaux de la Sécurité publique à l'encontre de ces derniers :
- l'hostilité fréquente du public face à des interventions menées contre des personnes se livrant à des activités considérées comme ludiques ;
- l'insolvabilité de ces personnes qui les rend peu sensibles aux sanctions contraventionnelles.
Ce site demeurera néanmoins très surveillé par les effectifs de police, qui ont reçu des instructions pour y maintenir une présence soutenue et y effectuer des opérations de contrôle régulières.
A cet égard, je citerai celle qui a été réalisée le 10 juin dernier, au cours de laquelle 58 personnes ont été contrôlées ainsi que 33 véhicules.
Cette forme d'action sera régulièrement reconduite tout au long de la période estivale.