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Juin 1998
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Conseil Municipal
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94- QOC 98-251 Question de Mme Laure SCHNEITER, élue du Mouvement écologiste indépendant, à M. le Maire de Paris sur les dépenses engagées pour l'organisation de la Coupe du monde de football.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1998



M. Michel ROUSSIN, adjoint, président. - La question suivante de Mme SCHNEITER concerne les dépenses engagées pour l'organisation de la Coupe du monde de football.
En voici le texte :
" Les dépenses engagées par la Ville de Paris pour l'organisation de la Coupe du monde de football ont été votées au gré des séances du Conseil de Paris, ne permettant pas d'en avoir une vision globale.
Mme Laure SCHNEITER demande à M. le Maire de Paris un tableau récapitulatif de l'ensemble de ces dépenses ainsi que la valeur estimée du terrain offert pour la construction du Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). "
Je vous donne les éléments de réponse au lieu et place de M. Dominique CANE, adjoint.
La Ville de Paris a engagé divers types de dépenses dans le cadre de l'accueil et de l'organisation de la Coupe du monde de football.
66,400 millions de francs ont été investis au titre des travaux de modernisation du Parc-des-Princes et de l'aménagement du Centre de presse au stade Géo-André.
Il convient de rappeler que la Ville a reçu diverses subventions qui atténuent ces dépenses et que la Coupe du monde est aussi source de recettes pour la collectivité parisienne.
Ainsi, la modernisation du Parc-des-Princes a fait l'objet d'une subvention de 14,780 millions de francs de la part de l'Etat, venant ainsi en déduction des 66,4 millions de francs de travaux. A la suite d'une demande formulée par différentes villes organisatrices, dont Paris, la subvention de l'Etat vient d'être majorée, pour Paris, de 5 millions de francs ce qui porte le total à 19,78 millions de francs. Une délibération prenant acte de ce complément sera présentée à la séance du Conseil de Paris du mois de juillet.
La réalisation des travaux et aménagements liés à la Coupe du monde a indéniablement constitué un élément positif pour l'activité du bâtiment et pour l'emploi.
Une indemnisation de 3,497 millions de francs a été votée parallèlement par le Conseil de Paris afin de compenser le manque à gagner subi par le gestionnaire du Parc-des-Princes pendant la période de mise à disposition du stade au C.F.O.
Il faut rappeler qu'en contrepartie de la mise à disposition gratuite du stade, la Ville de Paris encaissera une recette de plus de 15 millions de francs au titre de la taxe sur les spectacles, pour les matches joués au Parc-des-Princes.
Au titre des dépenses relatives aux animations et aux actions de communication et d'information, la participation de la Ville s'élève à une enveloppe maximale de 35 millions de francs.
Il faut souligner que l'installation de dispositifs publicitaires, autorisés à titre exceptionnel sur plusieurs sites de la Capitale, permettra de générer des recettes.
Par ailleurs la Coupe du monde est l'occasion pour des centaines de milliers de personnes de visiter Paris. C'est ainsi que différentes professions du secteur touristique verront augmenter leur chiffre d'affaires (hôtels, restaurants, taxis, transporteurs, agences de voyages, etc.)
Il faut ajouter à ces chiffres, toutes les retombées indirectes pour la Ville de Paris, notamment en terme d'image. Ainsi la retransmission télévisée de chaque match joué au Parc-des-Princes est précédée dans le monde entier d'un " clip " présentant Paris. La forte médiatisation de la Coupe du monde ne peut donc que contribuer à la renommée et au prestige de la Capitale.
Il faut rappeler que grâce à l'installation du Centre international des médias à Paris, ce sont près de 10.000 journalistes qui séjournent dans la Capitale.
S'agissant du terrain cédé à l'Etat destiné à la construction du Stade de France, si le terrain correspondant à l'emprise à usage sportif a été cédé par la Ville à la valeur symbolique de 10 F, le reste a été cédé à la Société anonyme nationale d'économie mixte du Grand Stade, pour la construction de bâtiments annexes au Stade de France pour un montant de 62 millions de francs.
L'ensemble de ces dispositions a fait l'objet d'une délibération du Conseil de Paris en date du 13 février 1995.
La parole est à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Je voulais savoir si vous considérez donc que la valeur du terrain - je ne parle pas du franc symbolique - donné par la Ville de Paris correspond à 62 millions de francs ?
M. Michel ROUSSIN, adjoint, président. - Oui.
Mme Laure SCHNEITER. - Si vous le voulez bien, et malgré le fait que M. BULTÉ soit parti, je souhaiterais juste ajouter un mot en ce qui concerne le D.A.L. Si cela fait un an que M. BULTÉ travaille avec le D.A.L., ce n'était pas le cas avant. C'est donc un progrès.
Je fais partie des personnes qui lui ont demandé de le faire. M. BULTÉ sait très bien que tous les problèmes de logement sont loin d'être réglés, contrairement à ce qu'il dit.
M. Michel ROUSSIN, adjoint, président. - Je vous remercie.