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Juin 1998
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Conseil Municipal
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45- 1998, DLH 209 - Subvention à la S.E.M.I.D.E.P. en vue du financement de travaux de première urgence sur la " Cité des Courtillières " située à Pantin (Seine-Saint-Denis) (2e tranche). - Montant : 3.600.000 F.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1998



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DLH 209 : subvention à la S.E.M.I.D.E.P. en vue du financement de travaux de première urgence sur la " Cité des Courtillières " située à Pantin.
Je donne la parole à M. MANO.
M. Jean-Yves MANO. - Monsieur le Maire, merci.
Tout ce qui touche à la S.E.M.I.D.E.P. ne peut nous laisser indifférents par principe, compte tenu de son histoire, de son passé et de son actualité qui, hélas, a défrayé la chronique.
Il s'agit donc de subventionner la S.E.M.I.D.E.P. pour des travaux concernant une cité qui, à l'évidence, en mérite beaucoup.
Il va de soi que nous voterons très favorablement pour cette subvention, mais nous pouvons nous interroger sur la question suivante : où sont passées les provisions pour grosses réparations que la S.E.M.I.D.E.P. a dû mettre de côté, comme un gestionnaire avisé, sur le loyer payé par les locataires de l'ensemble de ces cités ?
Certes, nous ne pouvons faire supporter aux locataires actuels les vicissitudes de la gestion d'un tel organisme, mais nous ne pouvons pas nous taire régulièrement sur des régularisations successives que nous voyons passer en séance concernant la S.E.M.I.D.E.P.
Par ailleurs, je ne pourrais qu'encourager la Municipalité et la S.E.M.I.D.E.P. a entretenir les meilleures relations possibles avec les locataires pour que les travaux engagés correspondent aux souhaits de ces derniers, pour qu'ils vivent enfin décemment dans quelque chose qui peut s'appeler encore des logements ou des appartements décents.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. TUROMAN.
M. Michel TUROMAN. - Monsieur le Maire, vous nous demandez d'approuver l'octroi par la Ville d'une subvention à la S.E.M.I.D.E.P. pour financer une 2e tranche de travaux de mise en sécurité de la " Cité des Courtilières " à Pantin.
Il n'est que temps. La S.E.M.I.D.E.P. a laissé cet ensemble immobilier se dégrader et cette détérioration très forte du cadre de vie est devenue au fil des années insupportable aux habitants. Ces travaux d'urgence sont donc impératifs et nous voterons bien entendu ce projet.
Cependant, au-delà de ces mesures, une réhabilitation lourde s'avère nécessaire.
Appuyés par la ville de Pantin, c'est ce que demandent et veulent les locataires. Ils souhaitent pour cela qu'une concertation s'engage afin de définir les modalités et les objectifs de cette réhabilitation et qu'à terme, ce patrimoine soit dévolu à la ville de Pantin.
Est-ce dans cette direction que vous allez vous engager, Monsieur le Maire ?
Je voudrais en être persuadé car d'après ce que j'en sais, vous continuez à poser la question de la manière suivante : soit Paris procède à la réhabilitation et ce patrimoine demeure parisien, soit on discute de la dévolution de celui-ci et ce sont les preneurs qui s'en chargeront et financeront cette réhabilitation. Ce n'est ni sérieux ni responsable. La réhabilitation doit, à notre avis, être menée de pair avec la dévolution.
J'ajoute que la réhabilitation de cet ensemble est la conséquence d'un non entretien. Des provisions pour gros travaux existent pourtant. La Ville et la S.E.M.I.D.E.P. doivent réinjecter ces sommes dans cette réhabilitation.
J'ai appris qu'une réunion de concertation entre le Préfet de Seine-Saint-Denis, la Ville de Paris et la Ville de Pantin doit se tenir dans les prochains jours ; je souhaite que la Ville aborde cette réunion de manière positive pour répondre enfin aux demandes des habitants comme de la ville de Pantin.
(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).
(M. Vincent REINA, adjoint, remplace M. Jean-François LEGARET au fauteuil de la présidence).
M. Vincent REINA, adjoint, président. - Merci.
Pour répondre, je donne la parole à M. BULTÉ.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Je ne reviendrai pas sur ce qui est l'objet même du projet de délibération puisque les orateurs qui se sont exprimés sont d'accord sur l'ensemble de ce projet de délibération. Je les en remercie.
Concernant les interrogations de M. MANO sur le dialogue et la concertation avec les locataires, je le rassure : il y a eu une concertation très large au niveau de cet ensemble immobilier avec les locataires. Nous avions d'ailleurs entrepris une première tranche de travaux.
Nous ne faisons que continuer le programme que nous avions défini il y a quelques mois.
En ce qui concerne l'interrogation de M. TUROMAN, effectivement M. TUROMAN est bien renseigné, comme à l'accoutumée.
Nous allons avoir prochainement une réunion de concertation avec le Préfet de la Seine Saint-Denis et, lors de cette réunion de concertation (là encore M. TUROMAN est bien renseigné), M. ISABET, le Maire de Pantin, sera présent.
Je vous rassure, nous n'avons pas attendu cette séance du Conseil de Paris pour prendre langue avec le Préfet, et avec le Maire de Pantin nous sommes également depuis un certain temps en discussion et nous nous dirigeons, dans un esprit constructif, vers l'examen de la possibilité que cet ensemble immobilier soit dévolu à la ville de Pantin. Nous le ferons avec un bon état d'esprit, dans la transparence, dans la clarté, en sauvegardant (et vous le comprendrez aisément, Monsieur TUROMAN) les intérêts de la Ville dans laquelle nous sommes tous les deux élus, c'est-à-dire la Ville de Paris. Mais nous abordons effectivement cette rencontre avec la ferme intention, bien entendu, à moyen terme, de céder (si cela continue à l'intéresser) ce patrimoine à la ville de Pantin.
M. Vincent REINA, adjoint, président. - Merci, Monsieur BULTÉ.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 209.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe des Indépendants et M. REVEAU s'étant abstenu. (1998, DLH 209).