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Septembre 2019
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par Mme SIMONNET relatif à un audit de l'Inspection générale des services sur le GRAJAR.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2019


 

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le v?u référencé n° 95 relatif à un audit de l?Inspection générale des services sur le GRAJAR.

La parole est à Mme SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Je voudrais, à travers ce v?u, réaffirmer d?abord tout notre attachement au rôle essentiel que jouent les clubs de prévention dans nos quartiers et nos quartiers populaires. C?est un travail déterminant que d??uvrer en faveur de la protection de l?enfance, de l?adolescence, par l?éducation spécialisée. Cela se fait dans le cadre des missions du Département. Pour revenir sur la définition du Code de l?action sociale et des familles, ce sont des actions de prévention de la marginalisation et d?aide à l?insertion dans des lieux où se manifestent des risques d?inadaptation sociale. On est face à une difficulté qu?il faut bien regarder en face, c?est qu?il y a un "turnover" énorme dans les clubs de prévention, me dit-on, qui n?est pas propre à celui dont mon v?u initial était l?objet, le GRAJAR. Je voudrais, par ailleurs, préciser que pour être allée dans le quartier "Emile Bollaert-Rosa Parks", dans le 19e arrondissement, j?ai rencontré des jeunes qui sont extrêmement attachés au travail qu?ont pu effectuer pendant des années leurs éducateurs, des jeunes pour qui ces rencontres avec un éducateur spécialisé ont changé sans doute leur vie, parce que, par des actions concrètes, des voyages, des initiatives, des projets, ils se sont mis à avoir à nouveau une estime d?eux-mêmes plus positive, à reprendre confiance, à être en capacité de se projeter et à construire, qui des passions, qui des parcours professionnels. Ce rôle est déterminant. Je pense que l?on ne le redira jamais assez. C?est bien par le renforcement des moyens alloués aux clubs de prévention, aux centres sociaux, à l?éducation populaire, au mouvement associatif, à l?éducation, à la culture, que l?on permet justement aux quartiers humainement de se développer, et pas par des logiques sécuritaires. Au moment où j?ai écrit ce v?u, on était face à une difficulté dans ce club de prévention, qui n?est sans doute pas propre à?

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Madame SIMONNET, il faudrait conclure.

Mme Danielle SIMONNET. - On a 12 personnes qui ont soit démissionné, soit ont été licenciées en l?espace de 3 ans, sur 15. Mme la Maire adjointe, m?explique que ce n?est pas propre à ce club de prévention. Comment pouvons-nous, au niveau de la Ville, mieux accompagner les clubs de prévention face à ces difficultés ?

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - La parole est à Mme BROSSEL, pour vous répondre.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci, Madame la Maire. Merci, Danielle SIMONNET.

Je vous propose de nous éloigner du cas spécifique du GRAJAR sur lequel nous avons eu l?occasion d?échanger. Je répète ici que le GRAJAR a procédé - c?est le choix de cette association indépendante - à un licenciement pour faute suite à des faits graves. Il n?appartient pas à la Ville, ni à moi-même, de juger ces licenciements. En revanche, je peux vous rassurer, cela me paraît le plus important, en vous disant que les deux nouveaux éducateurs sont arrivés le 1er octobre. Ainsi, les effectifs sont maintenant présents sur le terrain.

Il me semble plus intéressant, au-delà de ce cas spécifique, d?abord, de réaffirmer notre soutien aux éducateurs de rue. C?est un métier difficile, compliqué. La situation de "turnover", extrêmement important dans les équipes de prévention spécialisées à Paris, est commune à l?ensemble des clubs de prévention. De même que la vacance de poste - nous en discutons à chaque budget, chère amie - est un élément récurrent pour les clubs de prévention spécialisés à Paris. Le chiffre de 10 % de vacance de poste en moyenne est une réalité qui s?impose à nous. Cette situation, comme je le disais, existe dans plusieurs arrondissements et dans l?ensemble des clubs de prévention spécialisés, à un moment ou à un autre.

Les accompagner, notamment dans la durée. Merci de votre vote sur la dernière convention, qui nous a permis de faire en sorte que cette convention avec les clubs de prévention ne soit plus de trois ans, mais de quatre. Je rappelle qu?il n?y a plus que la Ville de Paris qui assure un financement. Par ailleurs, d?autres départements ont fait le choix de se désengager. L?Etat n?accompagne absolument pas la présence d?éducateurs spécialisés dans les rues. Donc accompagner sur quatre ans, permettre de travailler dans un cadre de convention stabilisé, est aussi une façon de stabiliser les équipes. Nous allons continuer à le faire. Merci, en tout cas, de réaffirmer ce soutien aux clubs de prévention. Je vous proposerai de retirer ce v?u, car je crois que le plus important est que l?on puisse continuer ensemble à manifester ce soutien.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Madame SIMONNET, vous retirez ce v?u ? Oui, très bien.

Je vous remercie.