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Septembre 2019
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Vœu déposé par le groupe "Génération.s" relatif au manifeste "Les centres sociaux, acteurs de la cohésion sociale et de transformation des territoires".

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2019


 

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Nous passons maintenant à l?examen de v?ux non rattachés. Nous examinons le v?u n° 94 relatif au manifeste "Les centres sociaux, acteurs de la cohésion sociale et de la transformation des territoires". La parole est à Mme Léa FILOCHE pour deux minutes.

Mme Léa FILOCHE. - J?ai signé et vous ? Oui, Madame la Maire, mes chers collègues, j?ai signé le manifeste de la fédération des centres sociaux et culturels de France, intitulé "Les centres sociaux, acteurs de la cohésion sociale et de la transformation des territoires". Notre ville compte 34 centres sociaux et socioculturels, dont 28 sont en gestion associative et 6 sont gérés par la Caisse d?allocations familiales. S?il est besoin de le rappeler, nos centres sociaux occupent un rôle central pour la cohésion sociale territoriale. En tant qu?élue du 19e arrondissement, je peux attester de la coopération serrée, fructueuse, entre notre mairie et tous les centres sociaux de notre territoire. Je salue d?ailleurs les équipes d?animation, de direction et les bénévoles.

Alors même que les centres sociaux participent à la transformation sociale de nos territoires, à la solidarité sur le territoire parisien, à la démocratie locale, encore une fois, nous ne pouvons que constater que l?Etat se désengage. Il se désengage des territoires de la politique de la ville et la C.A.F. diminue ses financements.

En signant ce manifeste, mes chers collègues, chère Maire, chers conseillers, chers adjoints, nous témoignons de l?intérêt que constitue la présence d?un centre social dans un quartier, un village, un territoire, aux côtés d?autres acteurs qui ?uvrent avec eux à un meilleur vivre local, toujours à entretenir et à renouveler, mais aussi à un faire ensemble qui reste à inventer. A travers ce manifeste, nous réaffirmons que les collectivités locales ont besoin de services publics et de services au public de qualité, d?acteurs et d?interlocuteurs engagés au profit de l?intérêt général, mais aussi de lieux où les habitants peuvent être accueillis, où ils peuvent réfléchir, construire des démarches collectives, où les forces vives et les acteurs peuvent se rencontrer, se concerter, où les habitants sont considérés comme des personnes et des acteurs, où les questions sociales et culturelles sont exprimées et mises en débat, où l?on peut se mettre autour d?une table, réfléchir ensemble et définir des stratégies. C?est aussi un lieu où l?on peut jouer, s?amuser, apprendre, comprendre. Nous vous invitons donc, Madame la Maire de Paris, chers collègues, toutes et tous, à signer ce manifeste, et que chacun des nombreux élus que nous sommes ici ce soir puisse le faire activement. Je vous remercie.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Merci. Pour vous répondre, Mme Colombe BROSSEL.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Pour vous répondre, deux choses, chère Léa FILOCHE. Merci d?avoir mis en lumière les centres sociaux et, au-delà des centres sociaux, la démarche qui est la leur. J?avais très modestement participé à leur démarche d?élaboration. Une démarche d?élaboration collective s?appuyant sur l?ensemble des territoires. J?y avais participé très modestement. C?est bien naturellement que j?ai signé et que je vous invite évidemment à signer.

J?avais envie de revenir d?un mot sur le manifeste en tant que tel, parce que j?aurais pu prononcer exactement la même intervention que vous, chère Léa FILOCHE, sur la place des centres sociaux dans l?ensemble de Paris. Je voulais revenir sur leurs axes de travail, parce qu?ils sont fondamentaux. Le premier principe, c?est l?accueil inconditionnel de tous les publics. C'est un sujet sur lequel nous nous battons tous les jours, sur lequel nous ne transigerons pas, sur lequel nous ne lâcherons rien. Nous ne lâcherons rien pour les centres sociaux, comme nous ne lâcherons rien sur aucun des sujets : l?accueil doit être inconditionnel dans les centres sociaux comme il doit l?être dans d?autres sujets en matière sociale.

Je le répète : nous avons un vrai différend avec le Gouvernement sur ce sujet. Tous les ans, nous votons dans cet hémicycle un certain nombre de v?ux sur la question des A.S.L. C?est une question de principe, comme je l?ai dit à chaque fois. Une question de principe de réalité, parce que nous connaissons nos quartiers et que nous sommes en lien avec l?ensemble des acteurs associatifs dans les quartiers populaires. Nous savons aussi que cette barrière à l?entrée, totalement absurde et stupide, qui a été mise en ?uvre par le Gouvernement, qui consiste à réduire à peau de chagrin les financements pour les A.S.L. dans les centres sociaux, est aussi un déni de réalité. Une absurdité. Donc oui, nous continuerons à nous battre pour que ce premier principe de l?accueil inconditionnel continue à vivre à Paris. A Paris, on accueille inconditionnellement parce qu?on n?est pas là pour faire rentrer des gens dans des cases, mais pour faire en sorte que les Parisiens avancent et construisent ensemble. Nous continuerons donc à nous battre sur ce sujet.

Le deuxième principe, c'est la participation citoyenne. Evidemment, on ne peut qu?accompagner ce principe. La co-construction des politiques publiques avec les acteurs de terrain, c?est ce que nous essayons modestement, chaque jour, de faire. Donc, oui, signons, signez le manifeste des centres sociaux.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Merci.

Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 94 du groupe "Génération.s", avec un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté. (2019, V. 386).