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Septembre 2019
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Conseil Municipal
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déposé par le groupe RG-CI relatif à la qualité de l'air dans le métro. Vœu déposé par le groupe Parisiens Progressistes, Constructifs et Indépendants relatif à la pollution aux particules fines et ultrafines dans les transports en commun franciliens. Vœu déposé par l’Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2019


 

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Nous examinons les v?ux n° 71, n° 72 et n° 72 bis relatifs à la qualité de l?air et à la pollution aux particules fines et ultra-fines dans les transports en commun franciliens.

La parole est en premier lieu à Mme Laurence GOLDGRAB pour le groupe RG-CI.

Mme Laurence GOLDGRAB. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, une étude récente est venue confirmer ce que l?on savait déjà : l?air dans le métro est de très mauvaise qualité. Pourtant, chaque jour, des milliers de Parisiennes et de Parisiens, mais aussi des touristes, s?engouffrent dans les bouches de métro et sont exposés à des taux de particules fines qui peuvent être dix fois supérieurs à l?air ambiant extérieur.

Cette étude du C.N.R.S. et de l?association "Respire" a aussi mis en exergue, c?est un exemple, que l?air à l?entrée des tunnels est encore plus vicié que sur le reste des quais. Ces chiffres sont alarmants et pourtant les usagers du quotidien sont assez mal informés sur la qualité de l?air qu?ils respirent. Selon nous, ce devoir d?information incombe aux pouvoirs publics, à l?heure où nous souhaitons transformer la Ville et encourager l?utilisation des transports en commun.

Par conséquent, mon groupe propose par ce v?u que la Ville saisisse la R.A.T.P. pour lui demander de développer davantage de systèmes d?information sur la qualité de l?air dans les stations via des informations claires et accessibles au plus grand nombre. La dépollution de l?air dans le métro et dans nos gares RER doit également devenir une priorité pour Ile-de-France Mobilités. Nous ne pouvons pas inciter les Franciliens à utiliser un réseau de transports nocif pour leur santé, sans mettre les moyens nécessaires en face pour améliorer la qualité de l?air. Par ailleurs, nous demandons que la R.A.T.P. communique sur les bons gestes à adopter dans le métro pour être moins exposés aux particules fines et autres polluants se trouvant dans l?air. Merci beaucoup.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Madame GOLDGRAB.

Nous passons au v?u n° 72 du groupe PPCI sur le même sujet et c?est M. VESPERINI qui le présente.

M. Alexandre VESPERINI. - Merci, Monsieur le Maire.

C?est un v?u qui ressemble évidemment au précédent et qui partage la préoccupation d?un très grand nombre de nos concitoyens qui, comme nous, prennent le métro et constatent que la pollution au sein du métro parisien ne baisse pas ; elle a plutôt tendance à augmenter et atteindre un certain nombre de pics, surtout sur plusieurs tronçons.

Nous demandons que la Mairie de Paris se mobilise davantage auprès de la R.A.T.P., afin que celle-ci se mobilise beaucoup plus sur ce danger. Le métro doit faire partie évidemment des modes de déplacement alternatifs à la voiture professionnelle et à la voiture personnelle individuelle, mais naturellement à condition que le métro s?adapte et prenne en compte la question de la pollution au sein des installations. Merci.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Monsieur VESPERINI.

Pour répondre aux v?ux n° 71 et n° 72 et présenter le v?u n° 72 bis, Monsieur NAJDOVSKI.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - Monsieur le Maire, la pollution de l?air est un sujet dont nous nous sommes déjà saisis et qui malheureusement demeure insuffisamment pris en compte par Ile-de-France Mobilités qui a, je le rappelle à M. VESPERINI notamment, compétence pour l?organisation des transports collectifs en Ile-de-France et la R.A.T.P. et la S.N.C.F. qui sont les deux opérateurs historiques qui gèrent les deux réseaux de transports ferroviaires souterrains.

Je me permets de rappeler que nous avons voté quatre v?ux au Conseil de Paris. Ils visent tous la mise en place d?un plan d?amélioration de la qualité de l?air dans les espaces ferroviaires souterrains de la R.A.T.P. et de la S.N.C.F. Nous avons déjà demandé à Ile-de-France Mobilités de veiller à l?élaboration complète d?un tel plan, d?assurer le suivi de son exécution, de solliciter l?A.N.S.E.S. afin que des normes cohérentes soient définies en matière de qualité de l?air souterrain, et d?informer le public et les agents de la R.A.T.P. et de la S.N.C.F. des dangers de la pollution dans le réseau souterrain.

Conformément à l?un de ces v?ux d?ailleurs, les représentants de la R.A.T.P. ont présenté en mai 2017 aux membres de la 3e Commission l?état de la qualité de l?air du métro, les mesures de suivi sanitaire et les mesures mises en ?uvre pour réduire la pollution.

Toutefois les actions concrètes demeurent trop timides au regard de l?enjeu de qualité de l?air. La R.A.T.P. a certes mis en place, en avril 2018, un système de veille qui permet aux usagers de consulter, en temps réel sur un site Internet, les données relatives à la concentration en dioxyde d?azote, PM2,5 et PM10, mais ce système ne concerne que trois stations parisiennes. Par ailleurs, Ile-de-France Mobilités teste actuellement et jusqu?en décembre l?efficacité de deux systèmes de purification de l?air dans une station de métro et une station de RER. Cependant nous savons que la solution la plus efficace et durable pour réduire la pollution de l?air dans les espaces ferroviaires souterrains demeure le renouvellement du matériel roulant, avec notamment le déploiement de systèmes de freinage électrique.

Le v?u de l?Exécutif demande donc l?accélération du Plan de lutte contre la pollution dans les espaces ferroviaires souterrains. Il est en effet impératif d?accélérer le renouvellement du matériel roulant avec la généralisation du freinage électrique, mais aussi le renouvellement des ventilateurs des espaces souterrains ou bien encore l?installation de filtres à air au niveau des bouches d?aération situées sur l?espace public.

Enfin, pour une meilleure protection et information du public, nous rappelons une nouvelle fois qu?il est impératif que soient définies des normes adéquates en matière de qualité de l?air dans les enceintes ferroviaires souterraines, y compris sur les particules les plus fines. Nous demandons que la R.A.T.P. et la S.N.C.F. améliorent le dispositif d?information des voyageurs sur la pollution de l?air souterrain, ainsi que le demande à juste titre le groupe RG-CI. Le v?u de l?Exécutif aborde le plus exhaustivement possible la problématique de la pollution de l?air dans le métro et dans le RER. Nous proposons des solutions et nous espérons qu?elles seront suivies par les autorités compétentes. C?est le sens du v?u présenté par l?Exécutif.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Monsieur NAJDOVSKI.

Le v?u n° 71 est-il maintenu ou retiré, Madame GOLDGRAB ? Retiré. Bien.

Le v?u n° 72 est-il retiré ou maintenu, Monsieur VESPERINI ?

M. Alexandre VESPERINI. - Il est maintenu.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 72 avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u n° 72 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 72 bis de l?Exécutif avec par définition un avis favorable.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté. (2019, V. 379).

V?u déposé par le groupe "Génération.s"