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Septembre 2019
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2019 DASCO 108 - Communication sur la rentrée des enfants, des jeunes et des familles parisiennes. Vœu déposé par le GEP relatif à la labellisation environnementale des établissements scolaires parisiens. Vœu déposé par le groupe PCF-FG relatif au recueil d'informations religieuses par les écoles et collèges privés sous contrats. Vœu déposé par le groupe PCF-FG relatif à la liste complémentaire du concours de recrutement des professeurs des écoles. Vœu déposé par le groupe "Génération.s" relatif à la pénurie d'enseignants dans les établissements des premier et second degrés. Vœu déposé par les groupes PCF-FG et "Génération.s" relatif à l'accueil des élèves en situation de handicap. Vœu déposé par le groupe les Républicains et Indépendants relatif à l'accueil des enfants en situation de handicap. Vœu déposé par les groupes PCF-FG, "Génération.s" et GEP relatif au soutien de l’association "Droit à l'Ecole". Vœu déposé par le groupe les Républicains et Indépendants relatif au départ des familles de Paris et à la fermeture des écoles. Vœu déposé par le groupe les Républicains et Indépendants relatif au recrutement des personnels chargés d'assurer la surveillance des traversées piétonnes dans les écoles. Vœu déposé par le groupe les Républicains et Indépendants relatif à l'isolation thermique de l'école élémentaire Louis de Funès. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif à la diminution du nombre d'élèves. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif à la mise à disposition de salles par les mairies pour l'organisation d'anniversaires. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif à l'ouverture des bibliothèques le dimanche pour les familles. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif à un Programme d'activités Vacances pour les élèves parisiens. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif au service public parisien de restauration scolaire. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif à la création d'un service d'accueil tout-en-un après l'école. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif à un service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif à l'expérimentation du sport les après-midis. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif aux travaux effectués durant l'été 2019. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif à un audit des établissements d'enseignement scolaire du 16e. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif à la lutte contre la pollution de l'air. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif au déploiement des boîtes à livres et ludothèques mobiles dans les parcs et jardins. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif à l'organisation de brocante des familles et à la création de ressourceries-recycleries. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif au cadre de vie scolaire des élèves parisiens. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif au dispositif de collecte et de traitement des couches usagées. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif à la création de places en crèches. Vœu déposé par le groupe Démocrates et Progressistes relatif à l'éveil musical pendant les 1.000 premiers jours de l'enfant. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif à un guichet "Paris Services Familles". Vœu déposé par le groupe Parisiens Progressistes, Constructifs et Indépendants relatif à la révision des rythmes scolaires. 2019 DASCO 81 - Divers collèges. - Dotations (1.400.000 euros) pour le soutien de la Ville de Paris aux projets éducatifs. 2019 DASCO 82 - DAC - Subventions (266.000 euros) et conventions ou avenants à convention pour l’implantation de résidences artistiques dans les collèges dans le cadre de l'Art pour Grandir. 2019 DASCO 83 - Subvention (73.120 euros) et avenant n° 2 à la convention pluriannuelle avec le Mémorial de la Shoah pour un parcours d’histoire et de mémoire. 2019 DASCO 85 - Lycées municipaux. - Subventions (67.050 euros) pour le soutien aux projets éducatifs. 2019 DASCO 93 - Collèges publics. - Contribution de la Ville de Paris aux services de restauration et d’internat des collèges dotés d’un service de restauration autonome pour 2020. 2019 DASCO 94 - Collèges publics parisiens. - Dotations complémentaires de fonctionnement (347.165 euros), subvention d'équipement (8.000 euros) et subventions pour travaux (34.006 euros). 2019 DASCO 95 - Lycées municipaux. - Subventions (66.000 euros). 2019 DASCO 96 - Collèges publics autonomes. - Dotations initiales de fonctionnement 2020 (10.466.805 euros). 2019 DASCO 97 - Collèges imbriqués avec un lycée. - Dotations initiales de fonctionnement 2020 (2.717.564 euros). 2019 DASCO 98 - Lycées municipaux. - Dotations initiales de fonctionnement 2020 (542.582 euros). 2019 DASCO 99 - Collèges publics parisiens. - Subventions (549.151 euros) au titre du budget participatif parisien et du budget participatif des collèges. 2019 DASCO 100 - Cours municipaux d'adultes. - Demandes de mesures gracieuses suite à annulation de cours dont la responsabilité incombe à l'administration. - Règlement intérieur. 2019 DASCO 105 - Hôtel de Fourcy, 8, place des Vosges (4e). - Désaffectation de son usage scolaire à compter du 31 août 2020. 2019 DASCO 107 - DDCT - Engagement de la Ville de Paris dans le programme des "Cités éducatives". 2019 DFPE 5 - Renforcer les activités ludiques et intergénérationnelles. - Stratégie de déploiement des activités ludiques dans l’espace public. - Subvention (33.000 euros) à quatre associations. Vœu déposé par le groupe "100% Paris" relatif au projet de ludothèque dans le 15e. 2019 DFPE 6 - Concilier vie familiale et vie professionnelle / Parrainage de proximité. - Subventions (45.000 euros) et 1 avenant et 1 convention à 2 associations pour leurs actions dans les 13e, 18e, 19e et 20e. 2019 DFPE 35 - Subventions (4.618.937 euros), prorogation avenants n° 1, avenants n° 2, n° 3 et convention pluriannuelle d’objectifs à l’association "Crescendo" (11e) pour ses 20 établissements d’accueil de la petite enfance. 2019 DFPE 47 - Subvention (103.891 euros) prorogation et avenant n° 3 avec l'association "Les Ateliers pour les Petits" (18e) pour la halte-garderie "Les Ateliers pour les Petits" (18e). 2019 DFPE 48 - Subvention (250.607 euros), prorogation et avenant n° 3 à l'association "Centre d’Actions Locales du 18e" (18e) pour la halte-garderie "La Toupie" (18e). 2019 DFPE 49 - Subventions (297.110 euros) prorogations et avenants n° 3 à l'association "Le Dauphin Bleu" (18e) pour ses deux établissements d’accueil de la petite enfance. 2019 DFPE 50 - Subvention (61.899 euros), prorogation et avenant n° 3 à l'association "La Nouvelle Etoile des Enfants de France" (5e) pour la crèche collective A "Petits Pas" (19e). 2019 DFPE 51 - Subvention (82.154 euros) prorogation et avenant n° 3 à l'association "Plaisir d’Enfance" (19e) pour la structure multi-accueil "Le Nid des Tout Petits" (19e). 2019 DFPE 52 - Subventions (6.313.304 euros), prorogation, conventions et avenants à l’association "ABC Puériculture" (16e) pour ses 24 établissements d’accueil de la petite enfance. 2019 DFPE 60 - Subventions (9.101.109 euros), prorogations, avenants et conventions à la Fondation Œuvre de la Croix Saint Simon (19e) pour ses 24 établissements d’accueil de la petite enfance. 2019 DFPE 64 - Subvention (34.114 euros) et avenant n° 3 avec l’association "Halte-Garderie de l’Annonciation" pour la halte-garderie (16e). 2019 DFPE 82 - Subvention (1.255.624 euros), prorogation et avenants avec l’Association Pour l'Accueil de Tous les Enfants (APATE) (11e) pour ses six établissements d’accueil de la petite enfance. 2019 DFPE 83 - Subvention (2.802.094 euros), prorogation et avenants n° 2 et 3 avec l'association "La Maison des Bout’Chou" (6e) pour ses quatorze établissements d’accueil de la petite enfance. 2019 DFPE 98 - Subventions (3.583.705 euros), prorogation, conventions et avenants 2 et 3 à l’association "La Maison Kangourou" (L.M.K.) dans le 10e pour 16 établissements d’accueil de la petite enfance. 2019 DFPE 126 - Subvention (142.813 euros), prorogation et avenant n° 3 à l'association pour la diversité culturelle et sociale - l’Enfance en Couleurs pour la structure multi-accueil 6/10, rue Guillaume (11e). 2019 DFPE 128 - Subvention (77.592 euros) et avenant n° 3 à l’association "Halte-garderie du Grand Pavois" (15e) pour la halte-garderie (15e). 2019 DFPE 150 - Subvention (198.068 euros) et convention avec la Fondation de Rothschild pour son établissement d’accueil de la petite enfance 13-17, rue de Lamblardie (12e). 2019 DFPE 163 - Subvention (600.000 euros) et convention avec l’association "Léo Lagrange Nord - Ile-de-France", pour la création d’un multi-accueil au 88, boulevard Ney (18e). 2019 DFPE 167 - Subvention (110.599 euros) et prorogation avenant n° 3 avec l'association "AGF de Paris 12" pour la halte-garderie "Croque-Nuage" (12e). 2019 DFPE 170 - Subvention (438.869 euros), prorogation et avenants n° 3 avec l'association "Estrelia" (19e) pour ses trois établissements de la petite enfance. 2019 DFPE 172 - Subvention (74.563 euros), prorogation et avenant n° 3 avec l'association "Pirouett'" (13e) pour la crèche parentale "Pirouett'". 2019 DFPE 176 - Subvention (621.765 euros), prorogation et avenant n° 3 avec l'association "GOSB" (20e) pour ses trois établissements de la petite enfance. 2019 DFPE 177 - Subvention (653.246 euros), prorogation et avenants n° 1 avec l'association "ESPEREM" (6e) pour ses quatre établissements de la petite enfance. 2019 DFPE 205 - Subventions de fonctionnement (129.895 euros), et convention à l'association "Union Départementale des Associations Familiales de Paris" - U.D.A.F (9e) pour son établissement multi-accueil "Level". 2019 DFPE 211 - Subvention (33.394 euros) et convention avec l’association "La Maison Kangourou" (10e) pour la création d’un multi accueil au 43-45, rue de Charonne (11e). 2019 DFPE 203 - Logement de fonction rattaché à la crèche collective 58, rue Mstislav Rostropovitch (17e). - Convention de gestion avec "Immobilière 3F". 2019 DFPE 207 - CC 18, rue de la Tour d'Auvergne (9e). - Convention avec Le Groupe Hospitalier Universitaire (GHU) Paris - Psychiatrie & Neurosciences relative à la prise en charge de travaux. 2019 DFPE 208 - Création de trois équipements de petite enfance. - Avenants aux conventions de subventionnement (1.949.600 euros au total) conclues avec la Caisse d’allocations familiales de Paris. 2019 DFPE 212 - Création d’un équipement de petite enfance 45, rue des Meuniers (12). - Demande de subvention (924.000 euros maximum) avec convention à la Caisse d’allocations familiales de Paris. 2019 DFPE 214 - Restructuration du jardin d'enfants 28, rue Hélène Jakubowicz (20e). - Convention de transfert de maîtrise d’ouvrage Ville/Paris Habitat. 2019 DFPE 216 - Création d’un équipement de petite enfance 14/16, rue du Capitaine Marchal. - Demande de subvention (777.600 euros maximum) avec convention à la Caisse d’allocations familiales de Paris. 2019 DFPE 217 - Mise à disposition d’emprises dépendant de la crèche 15, rue Bardinet (14e). - Convention d’occupation du domaine public avec la société "CDC Habitat Social".

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2019


 

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Nous abordons, dans l?ordre du jour de notre Conseil, la communication sur la rentrée des enfants, des jeunes et des familles parisiennes, DASCO 108, auquel il convient d?adjoindre les dossiers DASCO 81, 82, 83, 85, 93, 94, 95, 96, 97, 98, 99, 100, 105, 107, DFPE 5, 6, 35, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 60, 64, 82, 83, 98, 126, 128, 150, 163, 167, 170, 172, 176, 177, 203, 205, 207, 208, 211, 212, 214, 216 et 217.

La conférence d?organisation a prévu un débat organisé, et ce débat, bien sûr, inclura dans les temps de parole définis la présentation des v?ux, mais je vais introduire ce débat.

A Paris, depuis 2001, nous cultivons un service public pour les enfants, pour les jeunes, pour les familles. Cet investissement est essentiel si nous voulons que notre ville reste ouverte et vivante, une ville où toutes les familles, quels que soient leurs revenus, prennent plaisir à vivre. C?est pour cette raison que nous mettons tout en ?uvre pour assurer une rentrée apaisée pour les enfants et leur famille, car je sais combien c?est une étape cruciale pour eux. C?est à la fois la joie d?un nouveau départ mais également un moment où il faut s?organiser, reprendre le rythme et faire attention à son budget.

Notre priorité absolue, c?est donc de prendre soin de la santé de nos enfants dans les lieux où leurs parents nous les confient. Je sais que cette rentrée a pu être teintée d?inquiétude pour certains parents, à cause de tout ce qu?ils ont pu entendre au sujet du plomb.

Je veux ici remercier Patrick BLOCHE pour son travail sur l?ensemble de ces sujets relatifs à l?enfance et aux familles. Je veux aussi, sur cette question plus particulière de la santé de nos enfants et sur cette question du plomb, remercier Anne SOUYRIS et l?ensemble des équipes et des services de la Ville qui nous ont permis de faire de cette rentrée une rentrée qui s?est bien déroulée dans ce contexte très particulier.

Dès le début, c?est-à-dire juste après l?incendie de Notre-Dame, mes équipes et moi-même avons pris ce sujet très au sérieux et communiqué en toute transparence sur les résultats de nos analyses. Nous sommes allés au-delà, d?ailleurs, de toutes les recommandations fixées par le Ministère de la Santé, par l?intermédiaire de l?A.R.S. Notre objectif était d?offrir à tous les enfants et à leurs parents une rentrée apaisée. Grâce à la mobilisation exceptionnelle des services de la Ville, tous les établissements publics dont nous avons la responsabilité ont pu ouvrir leurs portes en septembre.

Parce que la santé des Parisiens est notre priorité, nous irons bien sûr plus loin pour lutter contre toutes les formes de pollution, contre le plomb contenu dans le sol parisien depuis des décennies, y compris dans des zones qui n?ont pas été touchées par l?incendie de Notre-Dame, mais aussi contre la pollution de l?air. Là encore, la transparence est nécessaire, les Parisiens ont le droit de connaître la qualité de l?air que leurs enfants et eux-mêmes respirent. Nous avons donc mis en place une expérimentation avec Airparif et "Bloomberg Philanthropies" pour mesurer grâce à 150 capteurs la qualité de l?air extérieur aux abords des crèches, des écoles et des collèges parisiens.

Prendre soin de la santé de nos enfants passe aussi par leur alimentation et c?est pour cette raison que dans les crèches sont désormais servis 85 % d?aliments durables, 100 % de lait biologique dans les cantines scolaires ; nous nous sommes engagés à atteindre 50 % d?alimentation "bio" et durable d?ici la fin 2019. Pour que les enfants passent une année entière dans de bonnes conditions, même lors des périodes de canicule, de plus en plus nombreuses, nous transformons les cours de récréation en oasis de fraîcheur grâce à la plantation d?arbres et à l?aménagement de zones d?ombre, de sols clairs et d?espaces de pleine terre qui laissent l?eau s?infiltrer.

Notre deuxième priorité, c?est d?accompagner les parents pour qu?ils puissent se concentrer sur ce qui est essentiel, la rentrée de leurs enfants. Parce que j?ai à c?ur que Paris demeure une ville pour les familles mais que je sais que la vie coûte très cher quand on a des enfants, nous mettons tout en ?uvre pour soulager les dépenses des familles.

Nous avons rendu les transports en commun gratuits pour tous les enfants de 4 à 11 ans, pris en charge la moitié du prix pour les collégiens et les lycéens et la totalité du Pass Vélib? pour les 14-18 ans.

Nous aidons également leurs parents à l?école, parce que pour certains enfants le repas du midi est le seul repas équilibré de la journée et il est important qu?il soit de qualité mais aussi que son prix soit accessible à tous : 13 centimes d?euros le repas, c?est le prix pour que les enfants des familles les plus modestes puissent en profiter.

Nous soutenons aussi les parents en augmentant le nombre de places en crèches. Rappelons-nous, Paris était en retard dans ce domaine, elle est aujourd?hui le premier département de France pour l?accueil des tout-petits en crèches. En septembre, la 4.000e place de crèche et la 2e maison d?assistantes maternelles dans le 11e arrondissement ont ouvert leurs portes pour ce mandat, et d?ici la fin du mandat, 1.000 nouvelles places auront encore été créées. De plus, nous nous sommes battus pour préserver les jardins d?enfants, pédagogiques, dont le modèle était mis à mal par un projet de loi. Nous les avons soutenus et nous continuons à les soutenir, je le dis ici à l?ensemble des personnels et aux parents, qui sont très attachés à ces jardins d?enfants.

Faciliter la vie des parents, c?est aussi leur offrir des activités de qualité avec leurs enfants. L?aménagement de la ville, des berges de la Seine aux 7 places, a eu pour objectif de favoriser la vie des familles. Dans ces espaces rendus aux piétons, on peut se promener plus librement et sereinement, lâcher la main de son enfant sans craindre pour sa sécurité.

Le sport est aussi une activité parfaite à pratiquer en famille. C?est pourquoi j?ai souhaité créer des espaces de sport à ciel ouvert, et je remercie là aussi Jean-François MARTINS, ce qui nous a permis d?offrir dans toute la ville des terrains de jeux grâce à ces espaces où les familles peuvent venir gratuitement faire du sport, mais nous avons aussi des terrains de jeux qui sont ouverts grâce à de nouvelles ludothèques en plein air.

Nous mettons aussi tout en ?uvre pour faciliter la vie des jeunes étudiants, dont les parents sont parfois loin, grâce à la mise en place d?un bus de rentrée, chère Marie-Christine LEMARDELEY, où ils pourront trouver toutes les informations dont ils auront besoin. Parce que le logement est une source de préoccupation importante pour les jeunes, 1.000 nouveaux logements sociaux réservés aux étudiants ont été créés chaque année.

Enfin, pour qu?ils se sentent chez eux dans notre ville, nous organisons aussi une nuit étudiante le 9 octobre prochain dans les salons de l?Hôtel de Ville ; évidemment, l?ensemble des conseillers de Paris y sont conviés.

Des enfants en bonne santé, des parents dont les dépenses sont maîtrisées et dont la vie est facilitée, des étudiants entourés, ce sont les premières conditions d?une scolarité épanouie. Nous allons bien sûr au-delà pour offrir à tous les enfants les mêmes chances de réussite, et ce, dès le plus jeune âge.

Les études sont nombreuses à montrer que beaucoup de choses se jouent dès l?enfance. Dans les crèches, les petits Parisiens sont encadrés par du personnel 100 % qualifié, ce qui est d?ailleurs une spécificité de notre ville et une preuve de notre exigence. A l?école, nous avons choisi de conserver la semaine de 4 jours et demi d?école, qui est défendue par tous les grands spécialistes du sujet et appréciée par les parents. Ce rythme scolaire nous permet d?offrir aux enfants des activités gratuites et diversifiées, de grande qualité, pour que tous, dès le plus jeune âge, quel que soit leur milieu d?origine, aient accès à l?art, à la culture, au sport. Nous prolongerons cet effort au collège où nous avons renforcé le dispositif "Art pour grandir", qui permet notamment l?accueil d?artistes en résidence dans les établissements scolaires.

Les collégiens peuvent également profiter de leur école pendant les vacances, où nous testons les premiers centres de loisirs pour les adolescents. Je sais, Patrick BLOCHE, combien vous êtes attaché à ce dispositif "Tou.te.s au collège, c?est les vacances".

Dans une ville aussi diverse que Paris, il est essentiel d?aller plus loin dans la lutte pour la mixité scolaire en permettant plus de moyens dans les établissements qui en ont besoin. Dans les écoles du réseau d?éducation prioritaire, nous avons mis en place le dédoublement des classes de C.P. et de C.E.1. Je souhaite également lancer une réflexion avec les acteurs concernés sur la refonte du financement des collèges publics et privés, en fonction de critères de mixité sociale.

L?école doit véritablement être accessible à tous, y compris aux enfants en situation de handicap ; nous le savons, notre pays est très en retard dans ce domaine. Pour cette raison, l?accueil et la scolarisation dans les établissements parisiens de tous les enfants est pour moi une priorité. Dans ce but, nous renforçons l?accessibilité des bâtiments, nous proposons des classes adaptées avec l?Education nationale ou des unités d?enseignement à l?attention des enfants présentant des troubles du spectre autistique - je veux remercier Nicolas NORDMAN de nous accompagner dans cette politique. Cette année, 8 nouvelles classes et unités ont ainsi ouvert leurs portes pour s?adapter aux besoins de tous les enfants. L?inclusion de tous les enfants et des jeunes est un enjeu pour l?avenir, car l?avenir, c?est aujourd?hui.

C?est cette ville que nous voulons cultiver, une ville où l?on prend soin de celles et ceux qui sont en difficulté, une ville où l?on découvre à leurs côtés un monde nouveau, une ville où l?on innove pour s?adapter à tous et où l?on crée des richesses inattendues et inestimables.

Je veux à nouveau remercier l?ensemble des adjoints et adjointes qui travaillent autour de Patrick BLOCHE sur ces politiques et bien sûr l?ensemble des maires d?arrondissement. Je veux remercier les services de la Ville pour le travail qu?ils font et notamment pour le fait d?avoir aussi inscrit la question des collèges. C?était une question, je ne dirais pas oubliée, mais puisque nous étions Ville et Département, souvenez-vous, les projets de délibération concernant les collèges ne passaient pas par les conseils d?arrondissement. Aujourd?hui, ils passent par les conseils d?arrondissement. Les maires d?arrondissement, tous les maires d?arrondissement sont extrêmement impliqués dans ce qu?il se passe dans leurs collèges, et je pense que cela nous fait progresser aussi, car la question des collèges à Paris est cruciale. C?est un âge particulièrement fragile et sensible que celui de l?adolescence et de l?entrée au collège. Je pense qu?en faisant aussi de la question du collège une question de politique scolaire parisienne, nous sommes en train, là aussi, d?apporter des solutions et de réhausser le niveau de service que nous devons aux enfants et aux familles. Je vous remercie. Je vais à présent donner la parole aux différents orateurs des groupes. Mme Léa FILOCHE pour le groupe "Génération.s".

Mme Léa FILOCHE. - Merci, Madame la Maire.

Mes chers collègues, il est effectivement de coutume de débattre d?une communication sur la rentrée scolaire, tous les ans, et nous nous félicitons que cette coutume soit perpétuée cette année, mais nous espérons aussi qu?elle puisse continuer dans les années qui viennent, puisque nous pourrons ensemble débattre des effets de la mise en ?uvre de nombreuses réformes nationales qui se succèdent et se superposent dans un tempo qui nous semble quelque peu précipité.

Nous voulons tout d?abord vous remercier, Madame la Maire, et votre adjoint, M. Patrick BLOCHE, pour cette communication engagée envers les jeunes et les familles. Il est certain que la Ville remplit sa mission de service public pour les 450.000 jeunes de moins de 25 ans qui vivent à Paris, malgré un cadre fixé par l?Etat de plus en plus contraint et de plus en plus précaire. En effet, l?éducation devrait être la priorité pour notre Gouvernement en termes de moyens. Au lieu de cela, il s?en désinvestit en précarisant l?Education nationale et en déléguant une part croissante de ses responsabilités aux collectivités. Cette communication intervient donc dans un contexte très anxiogène ressenti par toute la communauté éducative, des enseignants aux parents d?élèves, et par toutes les personnes en charge de l?encadrement du quotidien des enfants.

La mobilisation importante, autant de la part des enseignantes et des enseignants que des parents d?élèves, avant l?été comme en cette rentrée, montre que l?Etat doit mettre un terme à la réduction continuelle des moyens des établissements et des collectivités, ainsi qu?à la casse généralisée des services publics. L?Etat devrait ajuster les politiques publiques aux réalités sociales plutôt que de chercher à faire des économies sur le dos d?une baisse démographique tout à fait conjoncturelle.

Pour prendre un exemple, comme nous l?avions dénoncé lors d?un précédent Conseil, l?engagement pédagogique des collèges s?est vu fortement menacé par la baisse des dotations horaires globales de 655 heures dans les collèges parisiens, avec des conséquences très concrètes. Là où les établissements avaient la possibilité d?organiser des séances de soutien scolaire, de proposer l?enseignement de plusieurs langues étrangères, cette baisse impose des suppressions de classes, des suppressions de postes, d?options spécialisées et augmente très sensiblement le nombre d?élèves par classe. À ce jour, et cela, certes, ne date pas d?hier, les personnels de l?Education nationale se sentent totalement démunis pour assurer leur mission et aujourd?hui pointent un manque d?empathie, de compréhension de leur propre Ministère de tutelle, dont ils critiquaient déjà l?autoritarisme il y a quelques mois.

Cela se traduit, tout près de chez nous, à Pantin, par une école endeuillée : une directrice d?école a mis fin à sa vie dans l?enceinte de son établissement, mettant en lumière à travers une lettre envoyée à ses collègues les manquements de l?institution, menant notamment à la précarisation croissante des métiers d?enseignant et de chef d?établissement.

Effet collatéral de cette situation, les jeunes ne veulent plus se former au métier de professeur ou d?instituteur, entraînant une pénurie d?enseignants dans le primaire comme dans le secondaire, obligeant les rectorats à avoir recours à des contractuels, parfois mêmes dès la rentrée.

C?est le sens du v?u que nous avons déposé. Nous souhaitons connaître rapidement l?ampleur de ce problème à Paris - combien de "profs" absents, sur quelle matière. Le Rectorat reste sourd à nos demandes.

Cette précarisation de l?Education nationale et notamment des métiers de l?éducation affecte d?autant plus la qualité de l?accompagnement pédagogique des jeunes et, de fait, la réussite des élèves.

Dans ce contexte, nous avons appris que 13 % des lycéens de première n?avaient pas eu le choix de leur spécialité. Alors à quoi bon réformer en profondeur pour simplifier et fluidifier, quand nos jeunes se trouvent finalement plus contraints qu?avant et surtout plus freinés dans la poursuite de leurs études ? Sûrement, les mois passant, nous aurons plus de recul pour mesurer les effets de la réforme du bac, mais nous sommes à ce stade très inquiets. L?Etat supprime des postes, semble vouloir remettre en cause l?éducation prioritaire et affiche sa bienveillance à l?égard du privé. C?est un vrai problème politique pour les élus "Génération.s" car nous croyons profondément qu?une partie des difficultés de notre pays est liée à un désengagement croissant de l?Etat dans l?éducation.

Au-delà, nous savons que notre majorité partage en effet la même vision d?une école publique comme un bien commun. L?éducation est la base de la société que nous construisons ; c?est ce que nous avons défendu il y a quelques mois lors de l?annonce de l?abaissement de l?âge de la scolarité obligatoire de 6 à 3 ans, obligeant les collectivités à financer à parité les écoles maternelles publiques et privées. Cela amènera la Ville à dépenser 12 millions d?euros supplémentaires par an - pour l?instant promis, on nous rembourse mais on attend toujours - au bénéfice des seuls établissements privés, sans aucune contrepartie de leur part, notamment dans l?objectif plus qu?urgent de la grande mixité sociale que nous attendons. Paris est la ville de France dans laquelle la ségrégation scolaire est la plus forte, faut-il le redire ici. Où sont les objectifs de l?Etat en la matière ? Nous attendons toujours.

En agissant ensemble, nous sommes satisfaits que la mise en place pour la première fois, à la suite de l?adoption de la niche proposée par le groupe Communiste - Front de Gauche, permette de mettre un groupe de travail en place pour conditionner l?attribution des dotations aux collèges privés en les soumettant aux critères de la mixité sociale, parce que la mixité est une condition de la réussite éducative de toutes et tous et parce que nous devons agir vite. Nous nous félicitons de l?ouverture de nouvelles classes au sein des écoles pour l?inclusion scolaire, notamment à destination des enfants présentant des troubles du spectre autistique.

Nous voulons également saluer le projet de délibération DFPE 150 et l?ouverture d?une structure multi-accueil de petite enfance pouvant accueillir 30 % d?enfants porteurs de handicap. Nous réclamons cependant, autour d?un v?u déposé avec le groupe Communiste - Front de Gauche, que la Ville de Paris plaide à nouveau auprès du Gouvernement pour qu?il prenne rapidement les mesures permettant de déprécariser les accompagnants des élèves en situation de handicap, qui ont un métier et un rôle essentiels pour l?autonomie et la scolarité des jeunes porteurs de handicap.

Aussi, nous soulignons que l?intérêt prêté à la santé des jeunes Parisiens et les mesures mises en ?uvre par la Ville à partir de la rentrée vont dans le bon sens, notamment la mise à disposition de protections hygiéniques pour des collégiennes du 10e arrondissement ; c?est une belle idée, à développer encore. Et concernant la protection des plus jeunes face à la pollution, il est vrai qu?entre l?incendie de Notre-Dame au mois d?avril et l?incendie de l?usine Lubrizol à Rouen, il est important d?être proactif sur ces questions et de ne rien laisser passer en matière de qualité de l?air, notamment aux abords des établissements scolaires. Là encore, on peut aller plus loin.

Alors que 400 établissements scolaires ferment définitivement leurs portes dans les zones rurales, alors qu?en zones urbaines l?Etat rogne sur toutes les subventions et tous les budgets pour que des classes soient fermées, nous avons encore dû nous mobiliser en cette rentrée avec de nombreux enseignants et parents d?élèves contre des fermetures de classes. En accompagnant les parents et les équipes éducatives, il faut nous opposer fermement à ces décisions qui ne vont sûrement pas dans le sens de l?intérêt général. De la maternelle à l?université, l?égalité républicaine est donc mise en péril et il est clair que l?éducation n?est pas une priorité pour ce Gouvernement, contrairement à notre majorité municipale. Nos enseignantes et enseignants sont fragilisés, précarisés, la réussite de toutes et de tous n?est plus garantie, la révolution pédagogique doit encore avoir lieu. S?il y a un domaine où l?on ne peut pas faire d?économie, c?est bien celui de l?éducation. Sinon, c?est notre société tout entière qui en paiera les frais. Je terminerai par une citation que vous connaissez toutes et tous et qui a certainement été reprise plusieurs fois dans cet hémicycle.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il va falloir conclure, Madame FILOCHE.

Mme Léa FILOCHE. - Absolument. "Quand on ouvre des écoles, on fermera des prisons", et je vous invite à y être attentifs. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci.

Je donne la parole à M. MENGUY pour le groupe "100% Paris".

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Merci, Madame la Maire.

Permettez-moi de rassurer tout de suite Léa FILOCHE. L?année prochaine, la rentrée scolaire fera bien l?objet d?une communication. Nous nous y engageons, Madame FILOCHE, et si vous êtes toujours élue, nous aurons plaisir à entendre vos interventions.

Par ailleurs, avant de commencer sur cette communication, je tiens tout de même à saluer au quotidien les relations que nous avons dans les arrondissements avec Patrick BLOCHE, l?adjoint chargé de l?éducation, et bien évidemment Sandrine CHARNOZ, responsable de la petite enfance. Vous avez souhaité, pour cette communication, lier les deux et je crois à tout le moins qu?il est assez élégant de citer ce tandem qui, je crois, est disponible pour les arrondissements, quelles que soient ses couleurs politiques.

Madame la Maire, mes chers collègues, c?est votre dernière communication de cette mandature sur la rentrée scolaire. Comme toujours, vous faites le catalogue de tout ce qui vous paraît être une réussite et d?un certain nombre d?actions que vous menez depuis maintenant près de 20 ans à la tête de la Ville comme première adjointe ou Maire de Paris. Eh bien, nous les partageons.

Néanmoins, nous avons une interrogation sur l?efficacité réelle de cette politique. D?abord, parce qu?une communication doit évidemment se projeter vers l?avenir, quel que soit le temps de cette communication. Il faut, lorsqu?on est en responsabilité - gouverner, c?est prévoir -, se projeter vers l?avenir, alors que les indicateurs ne sont pas bons. Comment en effet considérer que cette communication est le réel reflet de ce qu?il se passe dans les écoles, alors que les effectifs sont en baisse drastique depuis de nombreuses années et que les prévisions de l?Académie ne sont guère plus optimistes ? 1.400 élèves en moins, Madame la Maire, ceux de septembre dernier. 12.000 élèves en moins depuis que vous êtes en responsabilité ; c?est énorme, c?est du jamais-vu. Et lorsque vous échangez avec les responsables académiques, ils expliquent que vraisemblablement, d?ici 2020, nous aurons perdu 21.000 élèves. 21.000 élèves en moins, vous pourrez dire que vous n?y êtes pour rien, vous pourrez dire que c?est un problème de logement, mais pas seulement. En effet, nous savons très bien que ces familles et ces élèves ne vont pas qu?en banlieue ; souvent, ils vont avant faire une demande dans le secteur privé. C?est qu?il y a donc un problème avec cette école publique parisienne, qui est d?une si grande qualité mais qui est, disons-le, mal aimée des familles parisiennes.

Nous devons, je le crois, nous interroger pour l?avenir, pour mobiliser des ressources, pour mobiliser des nouvelles idées sur trois niveaux.

D?abord, pour ces effectifs, vous vous étiez engagée à publier une enquête de l?APUR sur les réelles prévisions des effectifs. D?ailleurs, les mairies d?arrondissement n?ont pas du tout été associées à cette enquête qui avait été annoncée par Patrick BLOCHE, et l?un des v?ux de mon groupe demande évidemment la publication de cette étude. D?autres idées existent, d?autres propositions ont déjà émergé. C?est le cas pour le groupe "100% Paris" présidé par Pierre-Yves BOURNAZEL, et Gypsie BLOCH reviendra sur ces questions à l?intention des familles.

Une seule idée peut-être, parce que c?est l?un de nos v?ux, qui est de créer une ludothèque, une vraie ludothèque, Madame la Maire. Une vraie ludothèque. Vous verrez, venez voir, c?est intéressant. Une vraie ludothèque dans le 15e arrondissement. Reprenez cette idée et vous aurez le début d?une piste en faveur des familles.

Le deuxième point, ce sont les bâtiments. Jamais les bâtiments scolaires n?ont autant souffert de leur utilisation. Ils n?en peuvent plus, les bâtiments scolaires, que ce soient les écoles du premier degré ou les collèges. Madame la Maire, vous avez terminé votre propos sur les collèges ; les collèges parisiens souffrent, certains sont nouveaux, certes, mais d?autres sont plus anciens et n?ont plus les capacités matérielles d?accueillir autant d?élèves. C?est évidemment le cas de la pollution : les écoles parisiennes sont les établissements les plus pollués de Paris. Il n?y a pas une nouvelle pollution urbaine que l?on ne retrouve dans une école parisienne. Vous avez abordé la question du plomb, sujet essentiel, pour lequel ma collègue Florence BERTHOUT fera également un certain nombre de propositions.

Le troisième et dernier sujet, c?est le P.E.D.T. Le P.E.D.T. est désormais le socle de la politique scolaire et périscolaire à Paris. C?est cet acte fondateur, dont l?actuel sera bientôt terminé, qui doit déterminer pour l?avenir, Madame la Maire - pour l?avenir -, quel que soit d?ailleurs le choix des Parisiennes et des Parisiens en mars prochain, vous ou quelqu?un d?autre? Ce P.E.D.T. doit être une continuation, une amélioration, une projection pour les familles parisiennes, de sorte à rassurer les parents et mieux expliquer aux enfants ce qu?ils vont apprendre et comment ils vont l?apprendre. Qu?en est-il de ce prochain P.E.D.T., Madame la Maire ? Qu?en est-il de cet acte fondateur, pour lequel aucun des élus de cet hémicycle, aucune des mairies d?arrondissement n?est encore associée alors que, vous en conviendrez, il ne faudra pas rater le prochain, quand on prend l?exemple de celui qui existe aujourd?hui, né dans la douleur et vivant dans la souffrance ?

Madame la Maire, ma conclusion est simple. Il faut se projeter ; gouverner, c?est prévoir, je l?ai dit. Jeudi prochain, sur le temps scolaire, aura lieu une grève massivement suivie notamment à Paris, à la suite du suicide d?une directrice dans un département voisin. C?est un drame, évidemment. Mme FILOCHE a rappelé un certain nombre de contextes, et les personnels scolaires sont évidemment solidaires de ce drame. Votre responsabilité en tant que Maire de Paris, pour ces écoles avec des personnels en grève à plus de 25 %, sera de rassurer aussi les familles tout en comprenant la peine des personnels scolaires et de prévoir, comme la loi vous y invite fortement, Madame la Maire, un service minimum d?accueil dans les écoles, afin que cette souffrance partagée soit compatible avec le fait d?accueillir des enfants dans les écoles et que les familles, encore les familles parisiennes, soient rassurées pour l?accueil de leurs enfants. Voilà, c?est simple. Vous avez des possibilités immédiates. Ne ratez pas la fin de cette mandature pour les écoles, c?est tout ce qu?on vous demande, et les orateurs de mon groupe pourront développer d?autres idées que nous souhaitons voir reprises par votre majorité. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci.

Mme LECOUTURIER, pour l?UDI-MODEM.

Mme Béatrice LECOUTURIER. - Oui, Madame la Maire, merci beaucoup.

Ecoutez, je ne me suis pas concertée avec M. MENGUY, mais il se trouve que les thèmes développés vont être à peu près les mêmes.

Cette communication de rentrée, Madame, est la dernière de votre mandature et elle s?annonce donc comme un bilan de votre politique scolaire menée à Paris durant ces 6 dernières années.

Aujourd?hui, la question est simple, Madame la Maire : est-ce que les élèves, les collégiens, tous les jeunes en général et leur famille, est-ce que tous ces gens-là vivent mieux à Paris aujourd?hui, en 2019, qu?en 2014 lorsque vous êtes arrivée à la tête de l?Exécutif ? Sont-ils accueillis dans de meilleures conditions ? L?air qu?ils respirent est-il de meilleure qualité ? Leurs parents sont-ils plus heureux et ont-ils le sentiment de bien vivre à Paris ?

À toutes ces questions, je suis désolée, mais les réponses sont "non". Non, Madame la Maire, les élèves ne vivent pas mieux dans leur milieu scolaire et dans leur ville aujourd?hui en 2019 qu?en 2014. Non, les parents n?ont pas le sentiment d?être bien accueillis à Paris, puisqu?ils ne pensent qu?à quitter notre ville. Non, la politique éducative à Paris n?est pas au c?ur de vos priorités, et non, vous ne mettez pas l?excellence pour tous les petits Parisiens dans vos mesures. Votre communication de rentrée s?apparente plus à un plan de communication, mais nous, nous vivons sur le terrain une autre réalité.

Cette année encore, Paris perd 1.400 élèves par rapport à l?année 2018. Dire aux familles "familles, je vous aime" dans la dernière ligne droite de votre mandature, cela ne suffit pas. Ou cela ne suffit plus, Madame la Maire, car le bilan de votre politique, c?est la fuite des familles de la Capitale. Et de l?aveu même de votre adjoint, M. BLOCHE, cette baisse des élèves n?est pas la résultante d?une fuite vers l?enseignement privé, mais bien la conséquence de la diminution de la population parisienne qui baisse de 12.000 habitants chaque année. Il convient de manière urgente de réduire l?hémorragie des familles qui ont des enfants, c?est-à-dire d?éviter le départ de celles qui vivent déjà à Paris et de rendre la ville plus attractive pour accueillir des familles qui souhaitent s?installer dans notre Capitale.

En effet, même si Paris agit comme un aimant pour y habiter, les contraintes de la vie quotidienne font que la magie se transforme en combat, en particulier pour les familles avec des enfants. Oui, il faut faciliter la vie des familles pour leur donner envie de rester à Paris, prendre de vraies mesures pour le logement, pour des modes de garde, pour l?accès aux activités sportives et culturelles, pour des transports accessibles, propres et sécurisés. C?est aussi pouvoir déposer son enfant à l?école, même en cas de grève du personnel enseignant ou d?animation, c?est trouver une école ou un collège de qualité, quel que soit son quartier, c?est être rassuré de savoir que son enfant est en sécurité à la sortie de l?école et sur le trajet qui le ramènera à son domicile.

Oui, la vie à Paris est devenue un combat pour les Parisiens et pour les familles en particulier. Il faut retisser ce lien de confiance que vous avez distendu pendant toute votre mandature. Il faut encourager les familles à rester sans être contraintes à partir en grande couronne, voire en province, pour pouvoir se loger dès l?arrivée du deuxième enfant, en proposant une politique de logement ambitieuse. Car aujourd?hui, même un couple de cadres supérieurs avec deux ou trois enfants a beaucoup de mal à rester locataire à Paris et encore plus à devenir propriétaire.

Vous insistez sur les travaux qui ont été réalisés dans les écoles parisiennes, pour atteindre un budget de 68 millions d?euros. Pour autant, cela n?a pas empêché de découvrir au mois de juin qu?une école en plein c?ur du 16e arrondissement, l?école Murat, était sur le point de s?écrouler, faute de travaux d?entretien, mettant les familles de l?école dans l?inquiétude et les professeurs dans l?urgence de savoir où se passerait la rentrée.

Comment, Madame la Maire, peut-on arriver à cette situation extrême ? Comment vos services n?ont-ils pas pu prévoir une telle urgence ? Est-ce qu?une planification sérieuse des travaux dans les écoles parisiennes existe ? Vous parlez de mixité sociale dans les collèges et les arrondissements. Pourtant, cela n?a pas empêché M. BLOCHE, votre adjoint, encore, soutenu par certaines élues du 16e arrondissement, de demander le départ du lycée professionnel René-Cassin de notre arrondissement. Heureusement, nous avons été quelques élus, peu nombreux mais courageux, et appuyés par le Rectorat, à nous élever contre cette décision. En effet, voyez-vous, Madame la Maire, il y a d?une part les beaux discours et la communication, et de l?autre, les actes, les vrais, qui ?uvrent pour une réelle mixité.

Au groupe UDI-MODEM, nous soutenons à 100 % la mixité dans les collèges et nous avons maintes fois défendu cette idée qu?une bonne mixité était un enjeu essentiel pour notre ville. Mais cette mixité doit se faire par adhésion et non par sanction. Nous, nous croyons qu?il faut renforcer l?attractivité des établissements pour lutter contre les stratégies d?évitement, en faisant une offre pédagogique de qualité avec des classes à horaires aménagés pour le sport, la musique, les classes internationales. Il faut impulser de l?ambition dans les projets d?établissement et les rénovations des bâtiments.

C?est votre politique de concentration des logements sociaux, voire très sociaux, qui déséquilibre une mixité sociale et fragilise tout un quartier et certains établissements. Et j?en suis témoin, encore une fois, dans le 16e arrondissement, où les écoles de secteur du collège-lycée Claude-Bernard, situé porte de Saint-Cloud, sont en pleine désaffection des familles, peut-être à tort, mais c?est une réalité que nous vivons sur le terrain. Là aussi, c?est devenu un combat pour les familles d?être dans la bonne école ou le bon collège pour avoir un enseignement de qualité. Sinon, il faudra faire le choix d?inscrire son enfant dans l?enseignement privé pour échapper à la mauvaise réputation de certains établissements. Notre devoir d?élus, c?est d?assurer un enseignement de qualité et d?excellence dans toutes les écoles, dans tous les collèges et dans tous les lycées de Paris, en lien étroit avec le Rectorat, en remettant une population de classes moyennes dans les logements sociaux, en ayant des arrondissements attractifs, propres et sécurisés pour les familles. Vous avez voulu faire une opération de charme auprès des familles, Madame la Maire, pour cette dernière rentrée de mandature, mais les familles ne sont pas dupes. Alors, je ne vais pas développer tous les thèmes de votre communication, mais, pour ne pas rester sur une note pessimiste, je voudrais saluer le dispositif, et je salue Christophe GIRARD qui est vos côtés, "Art pour grandir", car c?est par l?éducation et la culture que nous ferons des citoyens responsables, libres, critiques pour transformer le monde de demain. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup. M. Rémi FÉRAUD, président du groupe Socialiste et Apparentés.

M. Rémi FÉRAUD. - Merci, Madame la Maire.

Chers collègues, nous débattons aujourd?hui et pour la dernière fois de ce mandat de la rentrée des enfants, des jeunes, des familles parisiennes. C?est pour moi l?occasion de saluer l?action de l?Exécutif et en particulier de Patrick BLOCHE et Sandrine CHARNOZ pour le travail accompli et avant eux d?Alexandra CORDEBARD et Nawel OUMER qui ont eu la responsabilité de ces délégations au début du mandat.

La preuve de cette bonne rentrée 2019, s?il en fallait une, c?est que nous n?en avons que très peu entendu parler médiatiquement, ce qui en général est le signe d?une rentrée réussie car bien préparée. Il faut dire que Paris - Madame LECOUTURIER, permettez-moi de le dire - ne s?est pas contentée des discours, mais a marqué par des actes son engagement. Ces actes, ce sont les moyens consacrés aux familles, aux enfants, aux enseignants, à l?éducation. Avec l?équipe municipale, nous avons en effet un souci constant, et depuis plusieurs années, d?amélioration de la qualité de vie des élèves et des familles, en rendant notre service public plus proche des attentes et en offrant plus de moyens à ceux qui en ont le plus besoin, afin d?offrir une éducation de qualité partout. Nous sommes fiers de mener ensemble une politique progressiste dans laquelle l?éducation est au c?ur de notre projet.

C?est bien sûr d?abord le cas avec l?accueil de la petite enfance, qui s?est considérablement amélioré et renforcé à Paris depuis 2001. En 18 ans, nous sommes tout simplement passés à la première place des départements de France en matière d?accueil collectif des jeunes enfants. Avant 2001, il y avait 38 places de crèche pour 100 enfants parisiens qui demandaient une place. Plus d?un enfant sur deux est désormais accueilli dans une structure financée par la Ville de Paris, et nous avons inauguré ce mois-ci la quatre millième place de crèche de ce mandat. Les efforts d?amélioration constante de la qualité de cet accueil sont également notables, comme en témoigne l?adhésion récente de 50 crèches au label QualiPARIS.

Notre conception progressiste de l?éducation se traduit également par des choix volontaristes en faveur de la mixité sociale et de la qualité des activités gratuites proposées à tous. C?est notamment pour ces raisons que nous avons fait à Paris le choix de maintenir l?actuelle organisation de la semaine scolaire répartie sur 4 jours et demi d?école. Cette organisation que nous avons voulue dès 2013 avec Bertrand DELANOË est pour l?ensemble des spécialistes la plus favorable aux apprentissages, en répartissant les cours scolaires sur 5 matinées régulières.

Je note d?ailleurs en cette rentrée, avec un peu d?étonnement et aussi d?amusement, que certains élus de l?opposition, dans ce Conseil, notamment certains maires d?arrondissement, qui se rapprochent de candidatures à la Mairie de Paris, s?étaient jusqu?à présent toujours prononcés contre la semaine telle qu?elle est organisée aujourd?hui et proposaient de supprimer ce système en cas d?alternance à la Mairie de Paris. Or, aujourd?hui, il n?est plus question de cela mais d?utiliser, si j?ai bien compris, à l?apprentissage de l?anglais le temps périscolaire tel qu?il est organisé actuellement. Lorsqu?on change d?avis, il est bien aussi de le reconnaître et de dire "oui, nous nous sommes trompés sur l?organisation du temps scolaire et nous proposons de l?utiliser à de nouveaux objectifs". Pourquoi pas ? Mais quelle est la crédibilité de cet engagement lorsque depuis des années on contestait l?organisation horaire mise en place depuis 2013 ? C?est finalement une façon aujourd?hui de reconnaître que c?est nous qui avions raison avec la semaine de 4 jours et demi.

Et Paris a fait le choix d?offrir des activités périscolaires gratuites de qualité, avec la compétence de milliers d?animateurs qui ont été formés pour offrir aux enfants des activités construites par une équipe de professionnels. Nous assumons cette qualité et cette diversité des activités périscolaires proposées. Nous sommes satisfaits de l?amélioration, au fur et à mesure depuis 2013, de ces activités périscolaires et nous ne pensons pas aujourd?hui ni qu?il faille remettre en cause l?organisation du temps, ni qu?il faille mettre à bas tout ce qui a été construit en termes d?activités depuis.

Cette année encore, enfin, cette bonne rentrée est due aux efforts financiers et humains considérables que la Ville consacre à l?entretien des bâtiments scolaires, à la sécurité des élèves et des encadrants et à l?innovation. Je ne crois pas que le discours sur l?état qui serait mauvais des bâtiments scolaires à Paris corresponde à la réalité. Bien sûr, il y a toujours des travaux à faire. Bien sûr, il faut toujours améliorer la situation de nos bâtiments, mais avec 79 millions d?euros consacrés à la rénovation des équipements scolaires et de petite enfance cette année, ce sont près de 800 millions d?euros qui auront été consacrés dans l?ensemble du mandat, et cette somme budgétaire très importante se voit justement dans la qualité de l?entretien de nos établissements.

Ainsi, à titre d?exemple, 28 cours d?école ont été transformées en cours "oasis" pour lutter contre le phénomène d?îlot de chaleur. C?est une étape très importante dans l?aménagement de la Ville et dans la contribution que tous les bâtiments municipaux peuvent apporter à la lutte contre le réchauffement climatique. C?est un exemple supplémentaire de notre action résolue pour une ville résiliente et qui s?adapte au changement climatique.

Autre exemple, l?installation de capteurs dans les crèches, les écoles, les collèges pour mesurer la qualité de l?air dans le cadre d?une étude scientifique très rigoureuse, loin des effets de manche et loin d?un règlement du problème de la pollution simplement en changeant la V.M.C., comme si c?était la solution à la qualité de l?air à Paris.

La transparence est d?ailleurs totale en matière de qualité de l?air puisqu?une carte en temps réel est désormais disponible sur le site Paris.fr pour s?informer des indices de pollution aux abords des établissements scolaires, et cette carte nous montre aussi les efforts que nous devons poursuivre pour atteindre les objectifs en matière de pollution.

Dans ce domaine comme sur la gestion de la crise du plomb après l?incendie de Notre-Dame, je veux saluer le professionnalisme avec lequel ces situations de crise sont gérées par l?Exécutif parisien, qui nécessitent par ailleurs des actions au long cours. Je veux remarquer que toutes les écoles publiques de Paris ont pu ouvrir à la rentrée et je veux saluer le travail et l?efficacité des services de la Ville pour avoir rendu cela possible.

En matière de santé, de qualité de vie, je voudrais aussi saluer les efforts pour la restauration scolaire, qui ont conduit à offrir plus de 50 % d?alimentation "bio" et durable dans les écoles et plus de 85 % dans les crèches. Ce sont des objectifs quantitatifs faciles à affirmer mais qui, dans une ville aussi grande que Paris, qui sert autant de repas chaque jour aux petits Parisiens, sont difficiles à atteindre. Je veux là aussi saluer les efforts politiques mais aussi d?organisation de la part de l?administration pour les atteindre. Je sais que la Ville poursuit aujourd?hui son travail en lien avec les maires d?arrondissement et les caisses des écoles des arrondissements pour augmenter cette proportion, sous réserve bien sûr de fournisseurs en circuits courts, et c?est une volonté politique que le groupe Socialiste et Apparentés accompagne et soutient bien sûr très fortement.

Enfin, je veux saluer une mesure courageuse, importante et efficace, je crois, en faveur du pouvoir d?achat des familles en cette rentrée, dont bénéficient toutes les familles parisiennes, mais d?abord bien sûr les plus modestes.

Je veux parler du remboursement intégral par la Ville de Paris du Pass Imagine R pour tous les enfants âgés de 4 à 11 ans et des mineurs en situation de handicap sans condition d?âge pour eux. C?est une mesure très concrète au grand bénéfice de toutes les familles parisiennes, importante dans le cadre du débat et de la préoccupation pour le pouvoir d?achat à laquelle les familles parisiennes n?échappent pas, bien loin d?une simple mesure de séduction, comme je l?ai entendu. Ce n?est pas une mesure de séduction mais une mesure très concrète dont je sais que les familles parisiennes sont très nombreuses à bénéficier dès cette rentrée. Je veux le saluer évidemment, je crois que cela marque l?engagement de l?ensemble de notre majorité.

Au nom du groupe Socialiste et Apparentés, je salue donc une action qui depuis le début du mandat va dans le sens de la réussite de tous les enfants, de l?égalité, de la mixité sociale et scolaire, de l?adaptation de la Ville aux défis du changement climatique aussi. Je salue une rentrée qui s?est bien passée grâce à l?action de la Ville, au professionnalisme de ses équipes, en particulier de la Direction des affaires scolaires et de la Direction des familles et de la petite enfance, grâce également au partenariat avec le rectorat de Paris, auquel, je le sais, l?Exécutif parisien est très attentif dans le souci de l?intérêt général.

Nous voterons donc bien sûr les projets de délibération attachés à cette communication et saluons le travail mené. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Monsieur le Président. Je donne la parole à M. David BELLIARD, président du groupe Ecologiste de Paris.

M. David BELLIARD. - Merci.

Madame la Maire, chers collègues, en cette rentrée 2019, les études le disent, l?exposition des Parisiennes et des Parisiens à différentes sortes de polluants est critique et, comme beaucoup, je suis inquiet car ce sont les enfants, dont les organismes sont en pleine croissance, qui sont les premiers exposés. Il a beaucoup été question récemment de la pollution liée au plomb suite à l?incendie de Notre-Dame de Paris ; les procédures face à un tel événement n?étaient manifestement pas prêtes et les institutions et organismes concernés ont trop tardé à agir. Quant à l?action de l?Etat, nous l?attendons encore.

Certes, nous sommes allés au-delà de ce que préconisent les consignes nationales en matière de tests environnementaux, puisqu?ils sont déclenchés dès que le seuil de vigilance est atteint, et je tiens d?ailleurs à saluer l?action de l?adjointe à la santé, Anne SOUYRIS, sur ce sujet.

Mais pour répondre aux craintes légitimes des parents d?élèves, il nous faut aller plus loin et être entièrement transparents dans la communication que nous faisons sur ces niveaux de pollution. Plus largement d?ailleurs, c?est la question de la pollution au plomb dans toute la Capitale qui est ici posée. C?est pourquoi nous demandons la création d?une cartographie en temps réel des niveaux de pollution au plomb, une sorte de "Plombparif", à l?image de ce qui se fait pour la pollution de l?air avec Airparif, avec un principe qui constitue, je le sais, la boussole de notre majorité, le principe de précaution.

Dans un registre proche, tout aussi important, la pollution de l?air, l?étude de l?association "Respire" a révélé en mars dernier des taux de pollution aux microparticules supérieurs aux normes de l?O.M.S. dans 100 % des écoles parisiennes. Il est plus que temps d?agir et c?est précisément ce que nous avons fait en organisant à la rentrée des blocages ponctuels de la circulation aux abords des écoles. C?est ce que nous faisons à ce Conseil en déposant un v?u demandant la piétonisation des rues où se situent des établissements scolaires ; il s?agit d?une question de santé publique. Les chiffres sont connus et ils ont été rappelés à plusieurs reprises, on estime à plus de 2.000 le nombre de décès annuels liés à la pollution aux particules fines à Paris.

Je suis inquiet enfin, car si je me réjouis, comme d?ailleurs tous les élus de mon groupe, de l?annonce de 100 % de lait "bio" dans les crèches pour tous les âges, mesure que nous avons portée depuis longtemps, le contrat pour ce lait "bio" a été passé malheureusement avec Nestlé, une multinationale dont on connaît trop bien les nuisances éthiques et écologiques à l?échelle planétaire. Son rôle dans la déforestation du Ghana et de la Côte d?Ivoire a été dénoncé par plusieurs O.N.G. et un article du "Washington Post" a confirmé début septembre les soupçons d?emploi d?enfants esclaves dans certaines de ses filières. Si nous voulons véritablement amorcer une transition écologique en faveur de l?humain, il nous faut être plus cohérents et conséquents dans le choix de nos fournisseurs.

Notre objectif, c?est de rendre nos écoles plus sûres, plus apaisées, plus vertes, moins bruyantes, notre objectif, c?est de mettre l?enfant au centre de l?école, et pour tout cela nous devons avoir une vision globale des enjeux.

Alors certes, oui, la place croissante de l?alimentation "bio" dans la composition des menus scolaires est une bonne chose. Le temps, d?ailleurs, est loin où nos propositions de repas éco-responsables valaient, aux écologistes notamment, d?être taxés de sectes par certains. Aujourd?hui, nous nous fixons l?objectif de 100 % bio dans les cantines et d?une diminution encore plus importante de la part carnée. A ce titre, je souligne que nous nous réjouissons que grâce à une délibération que nous avons portée au Conseil de juillet, des goûters "bio" durables vont être proposés dans les écoles alimentaires.

Enfin, nous avons un autre sujet, c?est celui du pouvoir d?achat. Cette année, Paris a encore perdu 1.400 élèves, les familles quittent une ville qui est devenue manifestement trop chère. Certes, des mesures comme la gratuité du "pass" Paris Access? pour les enfants, notamment pour les enfants en situation de handicap, vont bien entendu dans le bon sens, mais c?est insuffisant quand on sait que le véritable problème réside d?abord dans la cherté des loyers. La seule façon d?agir en la matière, c?est de réglementer le marché et de mettre en ?uvre le blocage des loyers, ce qui signifierait pour les locataires une baisse des loyers de 7 à 10 % en 2025.

Je suis heureux de constater que cette proposition a déjà été reprise par plusieurs membres de cette Assemblée. Il nous faut, sur ce point, un consensus plus large sur cette question qui est une question essentielle. Droite, gauche, écologistes, mettons-nous d?accord sur cette mesure pragmatique et efficace, qui a été déjà adoptée par Berlin, et si nous y parvenons, nous pouvons espérer, avant la prochaine rentrée des familles à Paris, un retour justement des familles dans la Capitale. Ma collègue Fatoumata KONÉ complétera mes propos et des propos de notre groupe sur cette rentrée scolaire. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci. Je rappelle à tous les élus que, voilà? Soyons corrects, on ne tourne pas le dos aux orateurs en faisant salon à côté. C?est bien d?entendre la parole de chacun de nos collègues. Si vous avez des choses à vous dire, vous pouvez le faire à l?extérieur, cela ne gênera personne, vraiment. Nous poursuivons. M. Jean-Noël AQUA pour le groupe Communiste et Front de Gauche.

M. Jean-Noël AQUA. - Merci, Madame la Maire.

Mes chers collègues, quel contraste ! Quel contraste entre les politiques du Gouvernement pour l?éducation et le volontarisme de notre collectivité en la matière. Entre, d?un côté, les grands discours de messieurs MACRON et BLANQUER sur la jeunesse, contredits par les faits et, de l?autre, la politique résolue et constante de Paris qui met les moyens en face des besoins. Quel contraste entre la casse du service public qui se dessine au fil des réformes du Gouvernement et l?engagement de notre Ville pour étendre le service public sur ses missions. Quel contraste, d?un côté, entre la casse du cadre national des diplômes, la casse du statut des enseignants, bref, le détricotage obstiné de tout ce qui relève du service public et, de l?autre, l?engagement de la Ville pour recruter des personnels sous statut, créer une filière de l?animation, tenter des refontes de la carte scolaire pour plus de mixité.

Au fil de l?action de Jean-Michel BLANQUER et de ses discours fallacieusement scientifiques, se dessine une école vouée au tri social, où les enfants des premiers de cordée seront encore et toujours les grands favorisés et où les autres devront se contenter d?un enseignement de deuxième zone à l?américaine, où les trajectoires scolaires sont déterminées par la naissance et la classe sociale. Bref, au grand mouvement de démocratisation de l?enseignement succède un mouvement de "dé-démocratisation", pour reprendre les mots de Laurence de COCK.

La grève inédite du bac et le malaise profond qu?elle a révélé ont fait éclater au grand jour l?ampleur et la nocivité de cette politique. Prenons une mesure d?apparence progressiste, l?instruction obligatoire à 3 ans. L?immense majorité des enfants vont déjà à l?école dès 3 ans. Cette mesure est de facto un cadeau à l?enseignement privé : 12 millions d?euros aux écoles maternelles privées sous contrat à Paris, des écoles qui n?en avaient pas besoin, 12 millions d?euros qui viendront renforcer la ségrégation, alimentée par des établissements qui se permettent de refuser certains élèves mais pas les fonds publics.

En parlant de fonds publics et d?écoles privées, je me permets une parenthèse sur un point choquant que j?ai récemment découvert. Certaines écoles, collèges, lycées privés sous contrats pratiquent un fichage religieux. Ces établissements demandent aux familles voulant s?inscrire des informations sur les croyances des enfants, voire des parents. J?ai imprimé certains des dossiers demandés. On peut demander si l?enfant est baptisé, si oui, la date du baptême, la date de première communion, la date de profession de foi, de confirmation, la photocopie recto verso de la ketouba, la date de première communion, la paroisse de famille, la religion de l?enfant, celle du père, celle de la mère au cas elles seraient différentes, la catéchèse suivie, etc. Les dossiers, je peux vous les montrer, vous pourrez les consulter, je les laisse sur le bureau de mon voisin.

Les questions se suivent et se ressemblent ; ces établissements réalisent un fichage religieux. Cette pratique est en violation du Code de l?éducation. L?article L. 442-1 précise : "Tous les enfants sans distinction d?origine, d?opinion ou de croyance ont accès à l?enseignement privé dans le respect total de la liberté de conscience. La République reconnaît la liberté d?enseignement, elle finance les établissements privés sous contrat." Mais ce financement ne va pas sans contrepartie, et une des contreparties, c?est le respect du Code de l?éducation. Ces écoles ne peuvent pas prendre l?argent de tous les contribuables et mépriser en même temps la loi commune. Pourquoi donc récolter ces informations sur la religion si ce n?est pour sélectionner ?

Nous avons mené une brève enquête et trouvé 14 établissements ayant de telles pratiques. Nous demandons et continuons à demander la saisie de l?Académie de Paris pour qu?une enquête soit menée et que des sanctions soient prises.

Je referme cette parenthèse et reviens à d?autres v?ux, les nôtres.

Bien sûr, un des sujets d?inquiétude est le manque de moyens humains. Nous connaissons les arbitrages budgétaires du Gouvernement et la saignée des postes d?enseignants : 1.242 postes d?enseignants disparaissent cette année. A Paris, les dédoublements des classes de C.P. et C.E.1 seront au nombre de 203 quand seulement 40 postes ont été accordés. On pourrait penser que c?est une erreur de calcul ; non, c?est une faute politique. Nous demandons par un v?u que la liste complémentaire soit ouverte afin de s?assurer que les besoins, notamment en remplacements, sont couverts par des enseignants sous statut.

Après les moyens humains, j?en viens aux moyens financiers. Vous l?avez rappelé, l?école publique est un bien commun qui doit permettre la réussite de tous les élèves. Et pour cela, la mixité sociale et scolaire est importante. Ainsi, le DASCO 96 introduit le principe de modulation du forfait éducatif en fonction de la mixité sociale. Je l?avais défendu ici même en juin dernier, c?est un levier d?action non négligeable pour l?avenir. J?en profite pour remercier Patrick BLOCHE et ses équipes pour leur travail et engagement sur le sujet.

Ce dispositif en faveur de la mixité s?ajoute à la création de l?Observatoire parisien de la mixité scolaire et de la réussite éducative que nous avions proposée, mais aussi aux expériences de multi-collèges que nous avions appuyées. L?expérience du 18e sur Berlioz et Coysevox donne des premiers résultats très prometteurs. En revanche, nous sommes un peu dubitatifs sur l?expérimentation des cités éducatives. Quelles articulations avec le dispositif de l?éducation prioritaire, avec les enseignants ? Nous nous abstiendrons sur ce projet de délibération.

Je ne reviendrai pas sur notre désaccord au niveau des rythmes scolaires, qui devient peut-être historique mais qui reste d?actualité au vu des remontées du terrain. Cela dit, sur les rythmes scolaires, nous voterons certainement contre le v?u "100% Paris" pour étendre le périscolaire jusqu?à 19 heures. Cela ferait des journées de 10 heures 30 pour des élèves de moins de 11 ans. Quel bénéfice pour les enfants ? Etes-vous sérieux ? Quel bénéfice ? Aucun, tous les chronobiologistes vous le diront. Quel bénéfice pour les patrons qui voudront des salariés qui retardent leur fonction de parents ? Maximal, tous les syndicalistes vous le diront. Décidément, "pour quelques dollars de plus", la droite parisienne semble tout droit sortie d?un film de Sergio Leone.

Petite parenthèse pour M. MENGUY qui a visiblement quitté la séance, je pense que sa mention sur la tragédie de Mme Renon est tout simplement déplacée. On sait que son groupe, les députés de son groupe ont activement soutenu l?austérité appliquée à l?école, et s?ils avaient pris la peine de lire la lettre de Mme Renon, ils verraient que c?est bien cette austérité qui l?a fait craquer. Je pense donc qu?un minimum de décence aurait voulu que ce groupe fasse profil bas sur cette tragédie.

Je profite aussi de cette intervention pour revenir sur le dispositif "S.O.S. Rentrée", dont nous continuons à proposer la création pour venir en aide aux jeunes dans leur inscription administrative. En effet, aux difficultés de Parcoursup, s?ajoutent celles du dispositif Affelnet d?affectation à la sortie du collège, qui va se complexifier avec les nouveaux parcours de lycées.

J?attire maintenant votre attention sur les élèves en situation de handicap. Nombre d?entre eux ont connu une rentrée chaotique. La création par la loi "Blanquer" des pôles inclusifs d?accompagnement localisés, les P.I.A.L., n?a répondu en rien aux problématiques de l?inclusion scolaire. Au contraire, ces P.I.A.L. apparaissent comme un outil de gestion de la pénurie, augmentant le nombre d?enfants suivis par un accompagnant, flexibilisant la profession d?A.E.S.H. Nous demandons la suppression des P.I.A.L. et la revalorisation du métier d?A.E.S.H.

Enfin, je voudrais saluer les nombreux dispositifs de notre collectivité valorisant l?école publique, les opérations "Tous mobilisés", les résidences d?artistes, les rénovations d?écoles, les cours "oasis", etc. Tout cela contribue à un service public de qualité pour tous. Nous apprécions aussi l?accompagnement des collégiens dans le temps périscolaire, qui peut avoir une réelle incidence sur le climat social et in fine améliorer la réussite scolaire. Après ces enjeux directement ancrés sur le quotidien des salles de classe, permettez-moi d?en venir à d?autres enjeux. Nous avons une attention toute particulière pour les jeunes isolés étrangers, qui n?accèdent trop souvent pas à l?éducation à laquelle ils ont pourtant droit. C?est indigne, et nous déposons un v?u pour soutenir l?association "Droit à l?école" qui leur vient en aide quotidiennement.

Par ailleurs, toutes les statistiques démontrent que de bonnes conditions d?études, ce sont aussi de bonnes conditions matérielles.

A l?heure où la spéculation chasse des familles de Paris, nous agissons pour alléger leur budget. Bien avant Emmanuel MACRON ou d?autres, nous avons mis en place une tarification sociale dans nos cantines. Le déjeuner ne coûte que 13 centimes d?euros aux familles les plus modestes. De même, la gratuité des transports pour les enfants jusqu?à 11 ans et la prise en charge de la moitié de la carte Imagine R pour les moins de 18 ans - deux propositions de notre groupe, d?ailleurs - agiront favorablement pour le pouvoir d?achat des familles.

Je conclus en saluant à nouveau l?engagement plein et entier de la majorité, de notre majorité de gauche pour l?éducation de tous les enfants. Léa l?a rappelée, vous connaissez la phrase de Hugo, "chaque fois qu?on ouvre une école, on ferme une prison". A l?heure où le Gouvernement ultralibéral ferme des postes dans l?éducation pour en ouvrir dans le même nombre dans la police et l?armée, on pourra apprécier que Paris place l?émancipation de tous les enfants au c?ur de son action, car comme disait Mandela, "l?éducation est l?arme la plus puissante qu?on puisse utiliser pour changer le monde". Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur AQUA. Mme Céline BOULAY-ESPERONNIER pour le groupe PPCI.

Mme Céline BOULAY-ESPERONNIER. - Merci, Madame la Maire.

Mes chers collègues, en 2019, 324.000 élèves ont effectué leur rentrée scolaire à Paris, soit 1.400 de moins que l?année dernière. Depuis 2010, 13.000 élèves ont quitté Paris, 26 classes ont ouvert tandis que 56 ont fermé, soit deux fois plus. Treize écoles parisiennes ont mis la clef sous la porte depuis 2014, faute d?élèves.

Tout d?abord, à plusieurs reprises, mes collègues et moi-même avions attiré votre attention sur la dégradation des conditions d?apprentissage dans certaines écoles parisiennes. J?avais, en novembre dernier, émis un v?u visant à mettre un terme à la pénurie d?assistants sociaux et de psychologues dans nos écoles, afin de lutter contre le harcèlement scolaire. C?est un sujet qui me tient particulièrement à c?ur et dont j?ai déjà porté la cause à plusieurs reprises ici même en novembre 2018, puis en avril 2019. Je vous avais demandé un bilan chiffré, un point sur les mesures entreprises et sur l?évolution de la situation parisienne. Sur ce point et malgré quelques promesses, je n?ai jamais obtenu de réponse et le sujet n?est même pas mentionné dans votre communication.

Deuxièmement, concernant l?accompagnement des enfants handicapés, nous avions, en juillet 2018, fait voter au Conseil de Paris un v?u demandant que des centres de loisirs à parité, les C.L.A.P., soient rapidement ouverts dans le centre de la Capitale. Un an plus tard, notre v?u n?a pas été exaucé. Le dernier centre ayant ouvert est situé dans le 15e arrondissement et les arrondissements centraux en sont toujours dépourvus, ainsi que les 10e, 11e et 16e arrondissements.

Vous avez mis en place le remboursement intégral par la Ville du "pass" Imagine R pour les enfants en situation de handicap sans condition d?âge. Par conséquent, nous nous étonnons que la majorité ait rejeté, en juin dernier, un amendement déposé par Alexandre VESPERINI et les élus du groupe PPCI qui proposait d?aller plus loin dans la mesure et de rendre gratuits les transports en commun également pour les accompagnants principaux des jeunes personnes handicapées.

Troisièmement, les risques sanitaires se multiplient au c?ur des établissements scolaires quand ce n?est pas la vétusté des locaux qui menace dangereusement la sécurité des élèves, comme ce fut le cas pour l?école Murat dans le 16e arrondissement. Outre la contamination au plomb de certaines écoles jouxtant Notre-Dame, dont 5 n?ont pu effectuer leur rentrée début septembre, l?hyperpollution des locaux représente un véritable danger pour la santé des élèves. Il ressort d?une étude de l?Alliance pour la Santé et l?Environnement que le taux de dioxyde d?azote dépasse le seuil recommandé dans 4 de ces écoles testées. Pour l?une d?entre elles, ce taux apparaît même comme exceptionnellement élevé.

Les scandales relatifs aux cantines scolaires ne cessent de s?accumuler depuis plusieurs années. Des sandwichs "triangle" accompagnés de tomates "bio" et locales venues d?Espagne ont été servis cette année aux élèves du 18e arrondissement par un prestataire dont la délégation de service public avait été renouvelée mi-2018. Pourtant, depuis février 2018, une pétition en ligne, rédigée par les parents d?élèves concernés, circulait ; elle demandait qu?un nouveau prestataire soit mandaté pour mettre fin à la gestion désastreuse des cantines scolaires.

Enfin et c?est un sujet essentiel, il devient évident que le maintien de la semaine de 4 jours et demi d?école dégrade les conditions d?apprentissage des élèves parisiens. Selon une étude du principal syndicat parisien du primaire, 98 % des 3.800 enseignants interrogés sont opposés au rythme adopté depuis 2013. Huit enseignants sur 10 sont favorables au retour à la semaine de 4 jours. A l?époque, plusieurs craintes avaient été évoquées : confusion entre rythmes scolaires et périscolaires, fatigue, dégradation des conditions de travail. Si l?on en croit les principaux concernés, la pratique les a confirmées.

Il y a à Paris un mouvement de fond qui réunit les enseignants, les parents d?élèves et les conseils d?école contre le maintien des rythmes actuels. Ce mécontentement n?est pas un cas isolé puisque 87 % des communes sont déjà revenues à l?organisation antérieure depuis l?adoption du décret en 2017. Le décret BLANQUER permet aux directeurs académiques des services de l?Education nationale, sur proposition conjointe d?une commune ou d?un établissement public de coopération intercommunale et d?un ou plusieurs conseils d?école, d?autoriser des adaptations à l?organisation de la semaine scolaire afin de répartir les heures d?enseignement hebdomadaire sur 4 jours.

Sur proposition des élus du groupe PPCI, le Conseil de Paris émet le v?u que la Ville de Paris, premièrement engage avec les partenaires scolaires parisiens, enseignants, élus, parents, animateurs, une réflexion sur l?opportunité de réviser l?organisation de la semaine d?école et, deuxièmement, autorise avec le Rectorat, les écoles qui en exprimeraient le souhait par un vote de leur conseil à déterminer leur propre organisation dès que possible et à titre expérimental. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci.

Madame GOLDGRAB, présidente du groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants.

Mme Laurence GOLDGRAB. - Merci, Madame la Maire.

Madame la Maire, mes chers collègues, la rentrée est souvent l?occasion pour les élèves de prendre un nouveau départ, de rattraper leur retard dans les domaines où ils ont quelques lacunes, mais aussi de poursuivre de belles réussites. Si ce raisonnement s?applique aux petits Parisiens, nous pouvons également le calquer sur la politique menée par notre Exécutif dans le domaine des affaires scolaires.

Commençons par les réussites qui sont nombreuses quoi qu?en dise l?oratrice précédente.

D?abord, et les élus de mon groupe s?en félicitent, dans le secteur de la petite enfance, où la 4.000e place de crèche du mandat sera inaugurée cet automne. Cette rentrée est également placée sous le signe de la mobilité, puisque c?est la première où les petits Parisiens âgés de 4 à 11 ans bénéficieront de la gratuité du Pass Navigo. Si on y ajoute la prise en charge à moitié pour les collèges et les lycéens et la gratuité du Vélib? pour plus de 100.000 adolescents, nous obtenons un panel de mesures qui ravira les enfants et qui soulagera aussi financièrement de nombreux parents, car la rentrée doit également s?adresser à eux.

Au niveau de l?action de notre Ville menée au collège, je saluerai la mise en place des secteurs multi-collèges qui sont de vrais outils de mixité sociale et de lutte contre la ségrégation scolaire. S?il est, je pense, encore trop tôt pour établir un bilan, cette sectorisation est un moyen utile de lutte contre les stratégies d?évitement vers le secteur privé dans une ville où près d?un tiers des collégiens sont scolarisés dans le privé.

Dans la même veine et puisque dans cette majorité nous formons une équipe, j?aimerais saluer le travail de nos amis du groupe Communiste pour leur récente niche proposant une modulation des dépenses pédagogiques qui est un outil supplémentaire à l?éventail parisien en matière de lutte contre les inégalités scolaires.

Je me réjouirai aussi des mesures prises dans le domaine de l?éveil culturel, avec la mise en place des résidences d?artistes notamment dans les quartiers populaires. Nourrir dès le plus jeune âge l?esprit des enfants de manière variée les aidera plus tard à s?émerveiller, à créer et imaginer. Cette année également, ce seront près de 1.500 jeunes de 12 à 18 ans qui bénéficieront gratuitement d?un apprentissage de qualité dans divers domaines de la création numérique comme le cinéma, les jeux vidéo, la musique ou encore la programmation en 3D.

Alors oui, l?éventail parisien est grand mais une bonne politique s?observe aussi dans l?adaptation aux évolutions législatives. Je passerai sur la réforme des rythmes scolaires maintes fois évoqués sur ces bancs et juste avant moi, où notre choix du maintien de la semaine à 4 jours et demi a été salué par la Cour des comptes. Notre Ville, et je m?en félicite, s?est également fort bien adaptée au dédoublement des classes, au nombre de 203, C.P./C.E.1. Je tiens à saluer les premiers résultats de ceux-ci qui seront véritablement bénéfiques pour les élèves les plus défavorisés.

La mise en place des cités éducatives dans le quartier Méliès/Michelet dans le 19e ainsi que dans le quartier Perrin/Mendès France dans le 20e est à saisir pour permettre une meilleure coordination de l?ensemble des acteurs et proposer des parcours adaptés à nos jeunes Parisiens dès la petite enfance pour l?insertion en entreprise.

Alors oui, il y a aussi des problèmes, bien sûr, et nous devons agir : la fermeture de 52 classes cette année, conséquence directe du départ de nombreuses familles vers la périphérie. Oui, la diminution est moins marquée que les autres années, oui, la perte d?élèves a permis de dégager des marges pour le dédoublement des classes, mais non, nous ne pouvons pas nous en satisfaire. Une fois de plus, nous en revenons à la sempiternelle question du maintien des classes moyennes et populaires à Paris. Oui, nous agissons mais nous devons continuer à agir encore plus et en faire le point central de toute notre politique pour les années à venir.

Sur les crèches, on ne peut que se féliciter que près de 50 % de petits Parisiens bénéficient de crèches financées par la Ville de Paris, mais je pose là encore la sempiternelle question des 3,6 millions d?euros par année aux établissements confessionnels. Vous connaissez ma position sur ce sujet.

Et défenseurs d?un enseignement public de qualité, nous sommes inquiets du financement de l?instauration de l?instruction obligatoire dès 3 ans, qui pourrait représenter un montant de 12 millions d?euros que la collectivité serait seule à prendre en charge apparemment. Je sais que l?Exécutif y est lui aussi attentif et vous pouvez compter sur notre soutien.

Je reviendrai brièvement sur les décharges d?enseignement des directeurs d?école. Nous demandons, je demande depuis un certain temps non pas la suppression de la décharge d?enseignement, celle-ci étant tout à fait légitime, mais que le régime parisien se rapproche de la moyenne nationale. Rien ne justifie que les directeurs d?école parisiens soient déchargés dès 5 classes alors qu?en France, en moyenne, ils ne le sont qu?à partir de 14 classes, qui plus est quand cela coûte 12 millions d?euros à la collectivité.

Alors, nous devons toujours proposer, imaginer, inciter pour la réussite scolaire des petits Parisiens. Au fond, le message que je souhaite faire passer aujourd?hui, c?est que ce beau défi de l?école républicaine, laïque et gratuite se construise ensemble, avec et par l?action des élus au Conseil de Paris, de l?Etat, de l?Education nationale, mais aussi et surtout avec les enfants et leurs parents, ce que résume très bien cette communication. Je vous en remercie et je remercie l?Exécutif pour son action.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Madame GOLDGRAB.

Je donne la parole à Mme Marie-Claire CARRÈRE-GÉE, présidente du groupe les Républicains et Indépendants.

Mme Marie-Claire CARRÈRE-GÉE. - Merci beaucoup, Madame la Maire. En préalable, nous avons été un peu déçus - je crois que vous n?êtes pas limités dans le nombre de communications - que nous n?ayons pas du tout entendu parler depuis plus de 6 mois de la grève des urgences, qui est née à Paris au mois de mars. À titre personnel mais je crois qu?on est nombreux dans ce cas, j?ai été un peu étonnée de votre silence sur cette question ainsi que sur ce que la Ville peut entreprendre pour tout ce qui est en amont des urgences. J?ai rencontré le collectif Inter-Urgences, mais je crois que malheureusement cela n?a pas pu être le cas pour vous, Madame la Maire. Nous aurions vraiment aimé que la Mairie de Paris ait quelque chose à dire sur cette crise.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - D?abord, c?est une communication sur l?école, et il y a une conférence des citoyens organisée sur la question de l?hôpital.

Mme Marie-Claire CARRÈRE-GÉE. - Oui, je vais y venir. Face à l?inaction du Gouvernement sur ce sujet, nous aurions aimé que la Ville de Paris, en tant que présidente du Comité de surveillance de l?A.P.-H.P., ne laisse pas l?A.P.-H.P. un peu seule dans cette situation.

Autre élément qui manque dans la communication de notre point de vue, une communication pourtant fourre-tout qui ne laisse pas un sujet à l?écart, entre la petite enfance, la rentrée scolaire, les familles, etc., c?est la question du plomb. Plusieurs de mes collègues y reviendront, notamment Mme DATI, je pense, en tant que maire du 7e arrondissement.

Nous vous avons interpellée, Madame la Maire, dans un v?u, face à cette gestion qui a été tardive et défaillante. Nous avons pris connaissance du plan d?action que vous avez annoncé et nous aurions vraiment aimé que le Conseil de Paris puisse entendre l?ensemble des autorités expertes compétentes afin de disposer d?éléments d?information et d?analyse sur le plomb sur le territoire parisien. Ces auditions nous permettraient de recevoir d?autres autorités compétentes que vous, car vous n?êtes pas la seule compétente, comme vous l?avez rappelé, sur cette question : les autorités de l?Etat, le D.G.S., le Haut Conseil de la santé publique qui aurait dû être saisi en urgence dès l?été par la Ministre de la Santé. Or, fait inédit dans l?histoire des crises sanitaires, on ne l?a pas entendue sur ce sujet. Nous avons donc déposé un v?u en ce sens.

Même chose sur les absences. Nous regrettons beaucoup, et là aussi nous avons déposé un v?u, qu?aucun bilan précis ni aucune perspective ne soient tracés en matière de handicap ou d?accessibilité des écoles. On ne connaît pas le nombre d?enfants sans solution et on aimerait bien que vous précisiez en particulier les conséquences pour les enfants et la qualité de leur accompagnement ainsi que sur la mutualisation des aides humaines associées aux P.I.A.L. On aimerait aussi entendre des choses sur l?évolution du nombre d?élèves par niveau à Paris ; cela aurait été la moindre des choses dans une communication sur la rentrée scolaire. Nous avons là aussi déposé un v?u.

Sur la réalité des investissements et leur périmètre, qui sont annoncés dans la communication, on a plusieurs chiffres qui, à l?évidence, n?ont pas le même périmètre. Je rappelle qu?au budget primitif 2019 on a une baisse des investissements de 16 millions pour l?enseignement et la formation et de 6 millions en fonctionnement.

En ce qui concerne les crèches, il doit y avoir une faute de frappe dans la communication, puisque jusqu?à l?an dernier on était resté sur un programme pour votre mandature de 5.000 places d?ouvertures de crèches, alors qu?on n?en a que 4.000. Je suppose qu?il s?agit d?une faute de frappe.

Enfin, je voudrais évoquer une annonce qui s?est glissée dans la communication - sauf erreur de ma part, vous ne l?avez pas reprise à l?oral, Madame la Maire - et qui concerne le financement de l?enseignement privé. Je cite la communication écrite : "Nous concentrerons cette année notre attention sur le travail de refonte du financement des collèges publics et privés en intégrant une modulation significative du forfait éducatif en fonction de la mixité sociale." Les collèges privés à Paris, ce sont 40 % des collégiens parisiens, et le privé à Paris, ce sont 80.000 élèves, du primaire au lycée. Je pense qu?il est de notre devoir d?alerter les parents et les responsables de l?enseignement privé, et je ne sais pas s?ils ont été prévenus de ce point dans la communication.

Quatre observations. D?abord, le consensus, c?est de prendre en considération la mixité sociale et scolaire. En France, un élève sur deux, on le sait, passe à un moment dans le privé pour des raisons d?absence de réussite scolaire. Deuxièmement, je ne vois pas du tout comment on pourrait pénaliser des collèges publics, car cela me paraît totalement illégal, en conditionnant leur financement communal avec une modulation significative du forfait éducatif en fonction de la mixité sociale. Pour le public, cela me paraît illégal. Pour le privé, la loi Debré prévoit que les forfaits communaux doivent être les mêmes dans le public et dans le privé, donc deuxième souci d?illégalité. On aimerait avoir beaucoup de précisions sur ce point, sur vos projets dans ce domaine.

Il y a quelque chose qui manque également. L?obligation scolaire à 3 ans a été décidée par le Gouvernement, comme vous l?avez évoqué, Madame la Maire, ce qui va donner obligation aux communes, dont Paris, de financer les écoles maternelles privées. On souhaiterait savoir ce qu?il va se passer à Paris. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci. M. LAURET, pour le groupe DP.

M. Thomas LAURET. - Merci, Madame la Maire.

Chers collègues, je vais faire "rapide". On peut dire effectivement que la rentrée scolaire s?est bien passée. Elle s?est bien passée, probablement parce que les services de la Ville ont bien travaillé, mais aussi et surtout parce que l?Education nationale est une priorité du Gouvernement. La loi pour l?école a été votée avant l?été, la priorité a été donnée à l?école primaire, l?instruction obligatoire dès 3 ans est acquise, et le dédoublement des classes de C.P. et de C.E.1 en zone R.E.P. et R.E.P.+ est considéré depuis 2017 comme une réussite. A Paris, vous l?avez dit, ce sont 203 classes qui sont dédoublées et situées dans 103 écoles parisiennes. Au collège, le dispositif "Devoirs faits" se poursuit et rencontre la satisfaction à la fois des élèves, des parents et des enseignants.

Tout cela va continuer. Le projet de loi de finances de 2020 qui est en train d?être discuté prévoit une hausse de plus de 1 milliard d?euros pour l?éducation et la jeunesse, dont 80 % d?ailleurs pour les rémunérations et les primes des enseignants. Dans ces conditions, certains groupes politiques qui sont d?habitude très en faveur de l?Education nationale ont des positions qui me paraissent bien bizarres. Le budget est aussi en légère augmentation pour l?enseignement supérieur. Enfin, toutes les classes de grande section de maternelle seront plafonnées à 24 élèves à la rentrée 2020. Cela, c?est la réussite globale, et la Ville de Paris l?a accompagnée.

Pour autant, vous l?avez dit à plusieurs reprises, on a moins d?élèves cette année que les années précédentes, 1.400 de moins, 13.000 de moins depuis 2010. Mettre en avant la question du logement, la question du développement d?Airbnb, le prix du mètre carré, je ne crois pas que ce soit la seule explication.

Je crois que nous n?avons pas réussi - je dis "nous", collectivement - à faire en sorte que cette ville soit plus facile à vivre qu?elle ne l?était il y a 10 ans ou il y a 5 ans pour les familles parisiennes. C?est un questionnement profond qu?il nous faut avoir, que l?on soit de la majorité ou de l?opposition. Les solutions ne sont pas simples, évidemment, mais avec la question des tarifs, la question des services, la question de la circulation, la ville n?est pas vécue aujourd?hui comme bienveillante.

Enfin, sur le bien-être des enfants, cela a été dit, je crois qu?on a pris beaucoup de retard à Paris sur l?entretien des écoles et sur le plan de l?investissement. Alors, vous allez me dire qu?on a choisi d?investir sur d?autres sujets comme le logement, mais c?est un choix politique. Pour autant, les écoles primaires et de nombreux collèges sont extrêmement vétustes. On est dans une situation assez catastrophique. C?est, je crois, à la fois un déficit d?investissement, mais aussi un problème d?organisation. On est encore sur ce sujet victime d?une hypercentralisation de la gestion parisienne. Il faut donner plus de pouvoir aux chefs d?établissement comme il faut donner plus de pouvoir aux maires d?arrondissement pour gérer l?entretien courant des écoles. Quand on pense qu?on ne peut pas choisir de refaire la peinture d?une classe, sans même qu?il y ait des travaux lourds, je crois qu?on est dans un système qui reste très incohérent par rapport à ce qu?il doit être.

La pollution, cela a été abordé, je n?y reviens pas. Les cantines scolaires également, on sait bien qu?on a un effort à faire, c?est beaucoup de communication sur le "bio" et sur la qualité du service. Quand on a des cantines sous-traitées au privé, comme d?ailleurs quand elles sont gérées par le public, il faut un système de contrôle des marchés, il faut un suivi rigoureux, et c?est ce qu?il se passe dans le 18e arrondissement : les prestataires de restauration vous vendent du "bio" et ensuite achètent du "bio" fait à 10.000 kilomètres. Il faut les contrôler de façon extrêmement précise.

Enfin, il faut travailler également sur la question des rythmes scolaires, malgré le choix qui est fait de maintenir ce qui a été mis en ?uvre il y a 5 ans. Il y a des sujets sur la durée de la pause de midi. L?encadrement est très faible entre midi et deux, les enfants restent trop longtemps, presque une heure et demie, dans les cours, livrés à eux-mêmes avec une surveillance très "limite". C?est un vrai problème à Paris, il faut travailler sur ce sujet et évaluer systématiquement les animations sur le temps périscolaire pour essayer d?accroître les enseignements et les activités les plus satisfaisants. De ce point de vue, pour les crèches, nous faisons un v?u relatif à l?éveil musical lors des mille premiers jours de l?enfant, et j?espère que vous le voterez. En conclusion, si cette rentrée scolaire est globalement une réussite, nous avons pris beaucoup de retard sur les questions d?entretien et d?organisation des écoles, à cause probablement d?une trop grande centralisation. Je vous remercie de votre attention.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci. Mme SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Je souhaite une bonne rentrée également à toutes les élèves parisiennes et à tous les élèves parisiens, petits et grands, à l?ensemble de la communauté scolaire, des parents aux enseignants en passant par l?ensemble du personnel.

Bonne rentrée également aux 1.400 élèves qui ont quitté Paris avec leurs parents, chassés par la spéculation immobilière en grande partie.

Bonne rentrée à toutes les écoles situées non loin de Notre-Dame, et je souhaite que les prélèvements pour le plomb y soient réguliers, qu?on cesse de prendre avec autant de légèreté et d?irresponsabilité cette situation aussi préoccupante, tant contaminée que contaminante. Je souhaite une bonne rentrée aux agents du nettoyage, aux personnels de la DASCO, et qu?ils se réunissent au plus tôt en C.H.S.C.T., car c?est de leur santé au travail et de leurs droits qu?il s?agit. Et non, à la différence de M. David BELLIARD, je ne tiens pas à saluer le prétendu professionnalisme de l?Exécutif, car j?estime au contraire que les responsabilités dans cet épisode sont extrêmement graves. Je souhaite une bonne rentrée à l?ensemble des autres écoles avec une attention particulière pour les élèves de l?école Murat dans le 16e, comme ceux de Tlemcen dans le 20e, en espérant que cette année enfin, dernière année de mandat, les travaux programmés nécessaires auront bien lieu. Je souhaite une bonne rentrée aux lycéens professionnels, avec notamment une pensée pour ceux de Théophile-Gautier, lycée dont ce Conseil a décidé de se séparer d?un des bâtiments en plein centre de Paris. Je souhaite une bonne rentrée aux enfants du 18e arrondissement, si enfin leurs élus entendaient l?impérieuse nécessité de municipaliser leur cantine et d?abandonner les barquettes en plastique, en cellulose, de privilégier des vrais repas et non des pique-niques industriels. Je souhaite une bonne rentrée aux enfants en situation de handicap malgré le manque d?accompagnement d?auxiliaires de vie scolaire. Je souhaite une bonne rentrée à la communauté scolaire de l?école Goubet dans le 19e, qui s?est mobilisée pour que les trois familles qui vivaient à la rue ou sous tentes dans des campements aient accès à un hébergement. La mobilisation se poursuit, car pour l?instant les quelques nuitées ne se sont prolongées que pour quinze jours. Je souhaite une bonne rentrée aux lycéens malgré la réforme du bac, une bonne rentrée aux étudiants avec une pensée particulière?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame SIMONNET?

Mme Danielle SIMONNET. - ? à celles et ceux qui se retrouvent encore sur le carreau sans affectation.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - ? de terminer votre intervention.

Mme Danielle SIMONNET. - Et bonne rentrée - je termine - ?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.

Mme Danielle SIMONNET. - ? pour les mineurs isolés étrangers?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Madame?

Mme Danielle SIMONNET. - ? afin qu?ils aient enfin accès complètement à leurs droits.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - ? Gypsie BLOCH, pour le groupe "100% Paris".

Mme Gypsie BLOCH. - Madame la Maire, mes chers collègues, des services publics au c?ur de la conception de la ville, des politiques publiques municipales construites autour de l?enfant et de sa famille, Paris, une Ville toujours plus accueillante pour les familles. C?est ainsi que vous introduisez votre communication. Ce n?est malheureusement pas toujours ainsi que les familles vivent à Paris. Nous sommes plutôt sur une tendance "quitter Paris en famille". Contrairement à la plupart des métropoles régionales et des autres capitales du monde, Paris a ce triste privilège de voir diminuer chaque année le nombre de ses habitants.

La question que nous devons nous poser, c?est comment les retenir. Au-delà de la problématique du logement, qui bien sûr est essentielle, je crois que notre Ville peut faire mieux pour les enfants et pour leurs parents. Elle doit par exemple adapter ses services municipaux aux nouveaux rythmes des parents. C?est le sens des v?ux que nous avons déposés avec mes collègues du groupe "100% Paris". Jongler entre vie professionnelle et vie familiale ne doit plus être synonyme, en fin de journée, de marathon.

Nous proposons ainsi que la Mairie crée un véritable accueil après la classe pour tous les élèves, qui englobe le goûter, l?étude et des activités artistiques et ludiques, tout en facilitant l?organisation des parents, contraints aujourd?hui par la fermeture du centre de loisirs à 18 heures. Un tel service replace avant tout les élèves sur un pied d?égalité, alors qu?aujourd?hui la sortie de l?école cristallise les inégalités entre les enfants. Oui, Monsieur AQUA, certains enfants restent seuls le soir chez eux jusqu?à 19 heures 30.

Dans le même sens, les crèches municipales doivent montrer la voie dans cette adaptation aux rythmes des enfants parisiens, en étendant l?horaire de fermeture à 19 heures 30. Seulement 9 établissements municipaux sur 480 proposent aujourd?hui des horaires élargis aux familles ; c?est encore très insuffisant.

Toujours dans le but de faciliter la vie des familles, nous proposons également de fusionner les Relais Informations Familles et le service Facil?Familles pour en faire des guichets uniques, physiques et dématérialisés, qui seraient dédiés à l?information et à l?accompagnement pour toutes les prestations et toutes les activités municipales qui concernent les familles.

Au-delà de ses services propres aux enfants, la Ville doit par ailleurs favoriser les moments de partage entre parents et enfants. Je pense par exemple à la création de parenthèses culturelles communes, dans l?emploi du temps tumultueux des parents et des enfants parisiens, en généralisant l?ouverture des bibliothèques le dimanche et en y réservant des créneaux exclusivement dédiés aux familles. À l?instar du parc, ce moment doit devenir un rituel familial fort où tous partagent et cultivent le goût de lire, d?apprendre et de découvrir. C?est également un enjeu d?égalité des chances entre les enfants. A l?heure où Internet prend beaucoup de place dans la vie des familles, il est nécessaire de remettre ce genre de lieu au centre de la vie de famille.

C?est l?égalité entre les enfants, encore, qui motive le v?u que mon groupe a déposé pour que la Ville de Paris expérimente, dans au moins une école et un collège par arrondissement, de nouveaux aménagements éducatifs libérant les après-midi des élèves pour la pratique sportive.

Paris doit en effet être pilote de l?expérimentation proposée en février dernier par les Ministres de l?Education nationale et des Sports, parce que les statistiques sur l?inactivité physique et la sédentarité des plus jeunes sont alarmantes : un quart des enfants de 3 à 10 ans, 50 % des enfants de 11 à 14 ans, deux tiers des jeunes de 15 à 17 ans. Les bienfaits du sport dès le plus jeune âge sont connus. Le sport limite l?obésité, augmente le niveau d?endurance et d?énergie, améliore le sommeil, redonne confiance en soi et bien sûr permet l?apprentissage des règles et le respect des autres. L?école doit jouer ce rôle moteur pour inscrire l?activité physique dans la routine des enfants et des adolescents. Augmenter la pratique sportive chez les plus jeunes doit figurer également à l?héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Voilà, mes chers collègues, les propositions que nous portons au débat afin de rendre Paris plus accueillante à l?égard des familles et pour faciliter leur quotidien. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci. Mme Catherine BARATTI-ELBAZ, pour le groupe Socialiste et Apparentés. Madame la Maire, vous avez la parole.

Mme Catherine BARATTI-ELBAZ, maire du 12e arrondissement. - Merci beaucoup, Madame la Maire.

Mes chers collègues, comme chaque année, il est d?usage de faire le point sur la rentrée des familles parisiennes car, oui, il y a encore des familles et des enfants à Paris et particulièrement dans le 12e arrondissement.

En tant que maire, j?ai été pleinement mobilisée avec l?ensemble de mon équipe pour que la rentrée des élèves parisiens se déroule dans les meilleures conditions possible dans le 12e, de la maternelle au collège. Et je voudrais saluer le travail et le dialogue de qualité que nous pouvons avoir avec votre adjoint, Madame la Maire, cher Patrick BLOCHE, et la Direction des affaires scolaires sur des sujets qui relèvent beaucoup de la compétence des maires d?arrondissement.

Je suis aussi surprise d?entendre les critiques de certains de nos collègues de droite, élus dans les arrondissements d?opposition. Je les invite ainsi à se rapprocher de leur maire d?arrondissement pour participer, entre autres, aux orientations, aux choix budgétaires d?investissement dans les écoles de leur arrondissement, puisque c?est une compétence du maire d?arrondissement.

L?été a une nouvelle fois permis de réaliser un ambitieux programme de travaux dans nos écoles et nos collèges publics. Les investissements pour l?entretien et la modernisation de notre patrimoine scolaire ont de nouveau été très importants, qu?il s?agisse des travaux courants ou des opérations estivales d?envergure, isolation thermique, accessibilité des personnes à mobilité réduite, qu?il s?agisse des enfants, des personnels ou des parents, modernisation, mise en sécurité, etc. Ces investissements financiers ambitieux ont été critiqués en 2014, je m?en souviens, mais ils sont pourtant maintenus depuis 6 ans, et ils sont considérés comme insuffisants aujourd?hui.

Cet effort devra se poursuivre bien évidemment pour continuer à adapter nos bâtiments à la canicule et à tous les autres événements climatiques majeurs, qui deviendront malheureusement de plus en plus fréquents. À ce titre, je me félicite que dans le 12e, après avoir innové en construisant l?une des trois premières cours "oasis" de Paris, nous ayons accueilli deux nouvelles cours de ce type au sein d?une école maternelle et d?un collège public.

Ces nouveaux espaces, très appréciés des communautés éducatives, sont de nouveaux îlots de fraîcheur qui complètent le réseau existant pour mieux nous adapter aux températures extrêmes. Nous devons donc poursuivre et amplifier cette action mais aussi imaginer comment ouvrir ces cours d?école et de collèges en soirée sur le quartier, au bénéfice de tous les habitants, notamment lors des vagues de chaleur, ainsi que pour y faire du sport, comme l?ont souhaité les Parisiens dans le cadre du dernier budget participatif.

Je tiens à saluer ici le travail considérable des équipes de la DASCO et particulièrement des équipes de la circonscription des affaires scolaires, comme des sections locales d?architecture, qui ont permis de concevoir et de réaliser ces travaux dans de bonnes conditions et ainsi ouvrir en temps et en heure tous les sites scolaires à la rentrée.

J?observe également que les débats sur la restauration scolaire sont vifs, et je souhaiterais souligner l?engagement de la caisse des écoles du 12e arrondissement au sein de la charte "Mon Restau Responsable", de la Fondation pour la Nature et l?Homme, qui nous pousse à aller plus loin pour garantir une alimentation de qualité dans toutes nos cantines.

Je suis ainsi très fière que les repas dans le 12e soient préparés dans 12 cuisines de production, livrés en proximité en liaison chaude chaque jour, avec une part d?alimentation durable "bio" et labellisée de 53 % sur 5 composantes alors que dans beaucoup d?autres arrondissements le calcul se fait seulement sur 4 composantes, avec des produits de saison et quasiment pas de produits surgelés, ce qui n?est pas le cas partout, et un repas végétarien par semaine pour tous depuis plus de 3 ans. Désormais, tous ces repas sont également livrés par des véhicules propres au gaz naturel.

A l?heure des bilans de nos actions, j?invite donc chacun à dresser des bilans de manière complète sur ce sujet de la restauration scolaire et de ne pas se limiter à la question du pourcentage de "bio" ou du nombre de repas végétariens hebdomadaires. Le 12e s?est également distingué l?an dernier par un grand débat autour de la mixité sociale et de la réussite éducative dans nos collèges publics, et une modification de la sectorisation ambitieuse du second degré. Nos engagements pour valoriser les collèges publics se sont une nouvelle fois traduits par de forts investissements, mais aussi par la pérennisation de dispositifs tels qu?"Action Collégiens" ou des classes à horaires aménagés, mais aussi le nouveau dispositif "Tou.te.s au collège, c?est les vacances". Cette politique porte ses fruits, car dans le 12e, à nouveau nous enregistrons une augmentation des effectifs, des élèves de nos collèges publics. En revanche, je souhaite exprimer ici mon malaise sur les inscriptions et affectations des collégiens pour cette rentrée 2020. En effet, si la Ville de Paris est chargée de définir la sectorisation des collèges publics, c?est le Rectorat qui est responsable de l?inscription et de l?affectation des élèves. À la fin du mois de juin et pendant tout l?été, j?ai été saisie par de nombreuses familles du 12e arrondissement qui se sont retrouvées en difficulté pour inscrire leur enfant dans un collège public. Je regrette ce manque d?information et ces affectations tardives, qui nuisent à nos efforts collectifs pour rendre attractif le collège public. Ainsi, dans la même logique que ce qu?il se passe dans le premier degré, je souhaiterais que la Ville de Paris puisse réfléchir à gérer en partenariat plus étroit et plus décentralisé entre le Rectorat et les maires d?arrondissement les inscriptions et les affectations des collégiens. Il me semblerait en effet plus efficace d?évoluer vers un système similaire à celui du premier degré de gestion en proximité des affectations et donc aussi des ouvertures et fermetures de divisions. Je suis convaincue que la qualité des relations que nous entretenons avec l?Académie de Paris doit nous permettre d?avancer sur ces sujets. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci à vous, Madame la Maire. Je donne la parole à Mme Fatoumata KONÉ pour le groupe Ecologiste de Paris.

Mme Fatoumata KONÉ. - Merci.

Madame la Maire, chers collègues, comme l?an passé, la rentrée scolaire 2019 fait suite à un été particulièrement chaud et sec, avec plusieurs épisodes caniculaires enregistrés à Paris et des températures pouvant aller jusqu?à 35 degrés dans certaines écoles en juin. C?est une nouvelle et triste confirmation de la réalité du dérèglement climatique auquel nous devons nous préparer.

Pour ce faire, la Ville de Paris a pris un certain nombre de mesures. Au niveau de l?école, je pense par exemple aux 28 établissements scolaires qui vont bénéficier de nouvelles cours "oasis". Ces cours vont constituer de nouveaux îlots de fraîcheur qui devraient par ailleurs devenir accessibles aux riverains pendant les vacances scolaires. À ce titre, les écologistes ont fait adopter un v?u lors du précédent Conseil demandant qu?à chaque création de nouveaux établissements scolaires ou de petite enfance, la cour soit bâtie sur le modèle des cours "oasis". Nous espérons que les 6 établissements de petite enfance dont la création est rattachée à cette communication intégreront bien cette volonté du Conseil.

Du point de vue de la conception des écoles, nous tenons à saluer la création de l?école dite des trois petits cochons dans le 13e, qui devrait être une référence avec une construction bas carbone et sobre en énergie.

Paris reste la ville où la ségrégation scolaire est la plus élevée en France. Les collèges qui obtiennent les meilleurs résultats sont dans leur grande majorité des collèges privés, inaccessibles aux élèves issus des familles les plus modestes. Pour lutter contre cette tendance, des expérimentations de secteurs multi-collèges avaient été menées dès 2017, avec des résultats globalement positifs. On s?interroge donc toujours sur la raison pour laquelle l?extension du dispositif à d?autres quartiers, qui avait été annoncée, a été abandonnée. C?est un recul que nous regrettons. L?école républicaine est la base du vivre-ensemble, et un système à deux vitesses ne peut qu?accroître les disparités sociales.

Les écologistes continueront donc à militer pour l?extension des secteurs multi-collèges et d?autres expérimentations du même type, où des possibilités avaient été identifiées.

Cette rentrée 2019 est aussi celle de l?appropriation de la question écologique par la jeunesse. Le mouvement de protestation contre l?incurie de nos gouvernements en matière d?écologie, initié par Greta THUNBERG, continue à mobiliser des centaines de milliers d?élèves lors des vendredis pour le futur, à Paris et sur tous les continents. Il est donc de notre responsabilité d?élus d?écouter et d?accompagner leur indignation.

Mon groupe a ainsi porté un v?u de soutien à la mobilisation de la jeunesse lors du Conseil de mars 2019 ; nous en présentons un autre à ce Conseil pour demander le développement des labellisations écologiques des établissements scolaires parisiens. Il s?agit non seulement d?impliquer les élèves et le personnel éducatif dans la gestion écologique de leur établissement, mais aussi de développer leurs connaissances en la matière.

L?éducation artistique, valorisée dans cette communication avec le développement des résidences d?artistes au sein des collèges, aurait dû être accompagnée par une reconnaissance de celles et ceux qui enseignent les arts à nos enfants. Je rappelle que les professeurs de la Ville de Paris ne bénéficient ni de l?indemnité de suivi et d?accompagnement des élèves, dite prime I.S.A.E., de 100 euros bruts par mois et dont bénéficient les professeurs des écoles, ni du dédoublement des classes de C.P. et de C.E.1 en zone R.E.P. et R.E.P.+. Si la Ville tient véritablement à honorer les arts, elle se doit d?honorer celles et ceux qui les enseignent au quotidien en leur accordant a minima une prime d?évaluation et de suivi méritée. Concernant l?accueil des enfants en situation de handicap, si la création de 4 nouvelles classes dites "unités localisées pour l?inclusion scolaire" est une bonne chose, elle ne suffira pas à compenser la hausse des besoins en la matière. Le statut des accompagnants d?élèves en situation de handicap, A.E.S.H., doit être déprécarisé pour réussir à recruter à hauteur des besoins et répondre à un objectif de zéro enfant sans solution adaptée. Et cela passe notamment par une revalorisation salariale. Pour conclure, je tiens à rappeler que certaines estimations évaluent à 100.000 le nombre d?enfants privés en France du droit à l?éducation, faute de domiciliation ou de reconnaissance de minorité. Il s?agit des enfants des bidonvilles, des squats, des mineurs isolés étrangers, en attente de reconnaissance juridique, ou des enfants du voyage. Eux aussi doivent bénéficier de ce droit fondamental. Nous soutenons donc l?appel du collectif "Ecole pour tous" adressé au Ministère de l?Education nationale et demandant notamment une simplification des pièces requises lors de l?inscription à l?école. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame KONÉ. Mme Rachida DATI, maire du 7e arrondissement. Madame la Maire, vous avez la parole.

Mme Rachida DATI, maire du 7e arrondissement. - Merci, Madame le Maire.

Mes chers collègues, le réel sujet qui aura marqué cette rentrée 2019, c?est évidemment le plomb dans les écoles. Les mesures prises à la demande de l?A.R.S. étaient peut-être suffisantes, mais elles n?ont pas été de nature à répondre aux inquiétudes croissantes des parents d?élèves quant à la découverte de plomb dans les établissements, suite à l?incendie de Notre-Dame.

En première ligne dans les arrondissements, nous regrettons de ne pas avoir été associés davantage aux actions menées à titre sanitaire ; les parents et les Parisiens l?ont d?ailleurs déploré. Cela aurait passé par une grande réactivité dans la prise de décision mais aussi dans son suivi, dans la concertation avec les élus, pour qu?ils soient en mesure de répondre aux attentes légitimes des parents. Je regrette aussi le choix qui a été fait d?avoir publié finalement des chiffres bruts, sans explications quant aux seuils de plomb. Un effort de clarification et de mise en contexte aurait été apprécié, car certains ont vu de l?opacité, dans l?absence de plus amples développements.

Rassurer, c?est surtout prendre des mesures efficaces. Dans le 7e arrondissement, j?ai donc organisé dès la semaine de la rentrée une réunion publique avec l?ensemble des directions impliquées dans la réalisation des tests, et avec l?A.R.S., pour apporter toutes les réponses utiles aux nombreux parents qui étaient inquiets. Nous avons fait analyser dès le 9 septembre, même si elles étaient hors périmètre, les écoles Vaneau, Las Cases et Chomel. C?est cette réactivité qui était attendue par les familles. C?est vrai, les élus que nous sommes auraient vivement souhaité une réponse plus transparente à ce moment-là. C?est une question de responsabilité. Il était indispensable que nous retrouvions de la sérénité dans les écoles mais également à l?extérieur. La transmission d?informations claires, précises et la poursuite des analyses seront les meilleurs moyens d?y parvenir. C?est dans cette mesure que nous avons déposé un v?u demandant des sessions d?auditions par les élus du Conseil de Paris, des directeurs et des préfets qui ont eu la charge de prendre les mesures nécessaires afin que toutes les informations soient connues de tous, et le lancement d?un comité permettant d?informer l?ensemble des élus parisiens quant à l?avancée des travaux d?analyse et de nettoyage. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame la Maire. Mme BERTHOUT, pour le groupe "100% Paris". Madame la Maire.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Madame la Maire, après le triste épisode de plombémie dont je crains qu?il ne soit pas totalement clos, surtout dans le centre de Paris, vous comprendrez que j?axe mon propos sur les questions de lutte contre les pollutions et de santé publique à l?école, car le moins que l?on puisse dire est que la dernière rentrée de cette mandature ne s?est pas déroulée dans un climat de grande sérénité pour les familles parisiennes. L?ombre de l?incendie de Notre-Dame de Paris en avril dernier et ses retombées de poussières de plomb ont obscurci au sens littéral du terme la rentrée de nombreux enfants et donc de nombreux parents.

Il aurait pourtant pu en être bien autrement si vous aviez pris en compte dès après l?incendie les risques d?une telle pollution et immédiatement pris les mesures énergiques qui s?imposaient.

Au Conseil de Paris qui a suivi l?incendie, je vous avais alerté sur ce risque et sur les inquiétudes des parents et des associations de lutte contre le saturnisme ; on m?avait répondu à l?époque que des prélèvements allaient être réalisés et que les mesures seraient prises en lien avec l?A.R.S. J?ai compris avec stupeur en juillet par voie de presse qu?en réalité vous aviez en votre possession, début mai, des premiers résultats très préoccupants pour certains établissements - je pense, chez moi, notamment à Sommerard et à l?école du 28 rue Saint-Jacques - et qu?aucune transparence n?avait été décidée en direction des parents et de la maire d?arrondissement que je suis. Il aura fallu attendre fin juillet pour que les résultats des analyses soient enfin mis en ligne sur le site de la Mairie et surtout qu?il soit décidé d?étendre les prélèvements, ce qui a conduit à la mise en place d?un processus plus adapté de nettoyage des crèches et des écoles.

Beaucoup de temps a été perdu, je le regrette. Un mois après la rentrée des classes, l?inquiétude des parents reste vive, je l?ai mesurée en faisant une réunion d?information avec vos directeurs d?administration et l?A.R.S. le 18 septembre dernier.

C?est votre rôle, Madame la Maire, de les rassurer, de les accompagner, les rassurer en étant pleinement transparents. C?est pourquoi j?ai déposé un v?u demandant une nouvelle fois de publier une cartographie évolutive de la pollution au plomb sur tout le territoire parisien. Des prélèvements trimestriels permettraient de quantifier les résultats des actions entreprises. Je propose également par voie de v?u que soit mis en place devant chaque établissement un affichage spécifique pour les parents, pour les enfants et pour les enseignants, rappelant les bonnes pratiques et les préconisations utiles ; cela nous est demandé dans toutes les écoles et les crèches.

Il me semble enfin indispensable que vous preniez en compte la demande que j?avais déjà formulée en juin dernier dans cet hémicycle quant à un dépistage de plombémie pour l?ensemble des Parisiens vulnérables. Nous le savons, les enfants sont encore plus vulnérables que les adultes face à la pollution. Leur système respiratoire encore en développement subit une exposition proportionnellement plus élevée que les adultes - c?est leur avenir qui est en jeu -, et la pollution multiplie par deux le nombre d?enfants asthmatiques, provoque des retards dans le développement et favorise aussi - ce sont les cas les plus extrêmes - des maladies mentales. Je crois qu?à cet égard il faut que tous les plafonds retenus dans les cours des crèches soient les mêmes que ceux retenus dans les cours des écoles maternelles.

En mai dernier, par ailleurs, l?association "Respire" publiait une étude sur la pollution de l?air dans les écoles. Le bilan pour les établissements parisiens est préoccupant, notamment en matière de particules fines, puisque 97 % des établissements scolaires parisiens dépassent les seuils de pollution P.M.10 fixés par l?O.M.S. et 100 % d?entre eux les P.M.2,5. Il ne s?agit ici que de l?air extérieur. Or, on le sait tous, la qualité de l?air à l?intérieur des établissements est encore plus problématique alors que les enfants y passent 80 % de leur temps.

C?est pour cela, je crois, que la généralisation de capteurs dans les salles de classe est prioritaire, et cela, bien au-delà de l?expérimentation que vous lancez avec "Bloomberg Philanthropies". C?est l?objet d?un v?u que nous avons déposé avec mon groupe. Si vous n?y répondiez pas favorablement, je serais contrainte, en tout cas en tant que maire, de le financer sur mon budget d?arrondissement, à l?instar d?ailleurs de ce qu?a fait ma collègue Delphine BÜRKLI. Très belle initiative, chère Delphine.

Face à ce constat, l?association "Respire" appelle à la mise en place de zones à faibles émissions ; c?est désormais chose faite à l?échelle de la Métropole sous l?impulsion de mon ami le président Patrick OLLIER. Nos collègues du groupe Ecologiste de Paris ont déposé un v?u pour réduire la circulation autour des écoles au moment des entrées et sorties d?écoles. Je crois que l?idée est intéressante et qu?elle mérite d?être expérimentée. Moi, j?ai déposé des v?ux pour faire des propositions de méthodes afin d?y parvenir. Je pense que les maires d?arrondissement ont un rôle décisif à jouer pour favoriser la mise en place de telles expérimentations. Reste à définir évidemment de manière très précise les moyens humains et matériels à mettre en ?uvre pour cela. Pour le 5e arrondissement, plusieurs établissements me paraissent adaptés à ce type d?expérimentation - je me tourne en particulier vers Monsieur votre adjoint -, Pontoise, Poissy, Cujas et Victor-Cousin, mais cela doit être assorti de l?assurance que la Ville mettra à disposition?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - ? des agents de la DPSP en renfort et en barriérage. C?est l?objet de mon deuxième v?u. Voilà, en conclusion.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, vous avez épuisé votre temps de parole. Merci.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Les défis climatiques doivent évidemment inspirer et structurer les politiques locales, et je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - J?ai presque cru que vous alliez parler de votre recours pour remettre des voitures sur les voies sur berges, mais je vous ai coupé la parole avant, c?est dommage. M. Jérôme COUMET, pour le groupe Socialiste et Apparentés, maire du 13e arrondissement.

M. Jérôme COUMET, maire du 13e arrondissement. - Merci, Madame la Maire.

Cela a été rappelé, près de 200.000 élèves ont réalisé leur rentrée dans les 714 établissements scolaires de la Ville de Paris, et on peut dire collectivement que la rentrée s?est bien passée pour les petits Parisiens et qu?elle fut réussie. Les élèves et leurs familles ont ainsi pu se réjouir de la livraison de 3 nouveaux établissements dans Paris - deux écoles, un collège - et de la modernisation de nombreux autres qui contribue à améliorer encore leurs conditions d?apprentissage.

Cet été a été mis à contribution, comme d?ailleurs tous les étés puisque c?est la période la plus propice aux travaux de modernisation et de rénovation des établissements scolaires, et cet été à l?échelle parisienne, cela représente un investissement de 68 millions d?euros sur 409 établissements. C?est toujours intéressant de rappeler ces chiffres et je tiens à souligner cet engagement, fruit d?une politique évidemment ambitieuse d?investissement réalisée depuis plusieurs années.

A titre d?exemple, dans le 13e, cela a été plus de 4 millions d?euros investis dans les écoles et collèges, bien sûr dans les 64 écoles et 11 collèges de l?arrondissement, ce qui est quelque chose de tout à fait important. Mais, parmi ces 64 écoles, nous en comptons une nouvelle : je pense à la nouvelle école maternelle du 96, rue Jeanne-d?Arc. Cela a été rappelé il n?y a pas longtemps, elle a été construite en briques, en bois et en paille, et forcément, je ne sais pas qui a eu cette idée particulière?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Cherchez mon regard, Monsieur le Maire !...

M. Jérôme COUMET, maire du 13e arrondissement. - Elle a été évidemment appelée rapidement l?école des trois petits cochons. Cette nouvelle école, ce qui est intéressant, c?est qu?elle répond aux exigences environnementales et qu?elle est construite avec des matériaux biosourcés, recyclés ; on a eu l?occasion de l?inaugurer ensemble avec Anne HIDALGO.

Il s?agit aussi d?une école qui a été agrémentée de grands espaces de toitures végétalisées de 750 mètres carrés, d?un jardin pédagogique, des matériaux écologiques avec une empreinte faible sur l?environnement. Et ce qui est intéressant dans tout cela, c?est que le bâtiment s?avère également très lumineux, ouvert, spacieux - c?est une école très belle. On peut donc faire des choses très écologiques et très belles, c?est une belle démonstration.

Dès juin - il se trouve que c?était pendant le week-end de canicule -, nous avions organisé une journée portes ouvertes à destination des futurs enfants et de leur famille, et la fraîcheur ressentie, donc l?efficience de l?isolation naturelle, a été particulièrement appréciée. Je pense que cela a été une belle démonstration. Je rappelle d?ailleurs que cette école est le premier équipement public français à recevoir le label bâtiment bas carbone, B.B.C.A., niveau excellence. Là aussi, c?est un beau prix qui a été reçu.

Ce qui est toujours intéressant et important, c?est d?abord de toujours essayer de faire mieux, d?ouvrir des voies nouvelles, mais c?est également de faire le lien avec les équipes, les enseignants et les enfants, et on en a discuté avec eux pour que cette école serve aussi d?outil pédagogique sur la question environnementale.

Enfin, je rappelle que la cour de récréation, qui est donc importante, a été bien entendu faite aux normes de cours "oasis" ; c?est l?occasion aussi d?en faire état. Nous savons que les vagues de chaleur vont augmenter en fréquence, en durée, en intensité, nous savons le risque que cela peut représenter pour les personnes vulnérables, et pour faire face à ce risque, les cours d?écoles et des collèges ont été identifiées comme des leviers importants pour intervenir. Cela fait partie de l?urgence de la transformation de nos modes de vie, et la livraison de nouvelles cours "oasis" renforcera ainsi le nombre d?îlots de fraîcheur à Paris.

Cet été, 28 nouvelles cours "oasis" ont été livrées dans tout Paris, ce qui est un premier élément, un premier acte important, avec des revêtements clairs, avec le fait que l?infiltration des eaux de pluie soit favorisée. Le 13e, évidemment, a eu ses premières cours "oasis". Ce qui est intéressant, c?est que je note par exemple que dans le 13e arrondissement, dans le cadre du budget participatif 2019 qui vient de se clôturer, un projet qui a été déposé et prévoyant la transformation de cours d?écoles en cours "oasis" a été retenu par les habitants. Cela montre que les habitants comprennent cette démarche et commencent à s?emparer de ces nouvelles méthodes. C?est cela aussi qui est intéressant, c?est de voir que les esprits sont en train de changer.

Permettez-moi d?aborder une dernière question, si j?en ai le temps, mais rapidement. Sur un tout autre plan, j?ai une conviction profonde, c?est l?école accueillante qui doit l?être pour toutes et tous. Je ne suis pas le seul, évidemment, à défendre ce sujet, mais je tiens ici à rappeler les efforts sans précédent réalisés pour améliorer la scolarisation en milieu ordinaire des enfants en situation de handicap. Dans le domaine scolaire, la Ville étend sa politique d?accueil et d?intégration ; c?est vrai aussi dans d?autres domaines mais c?est vrai particulièrement pour les enfants en situation de handicap au sein des services scolaires et périscolaires avec l?interclasse, les ateliers T.A.P., les études surveillées, les goûters récréatifs, etc., comme dans les centres de loisirs ordinaires. L?accessibilité universelle des écoles et des collèges est un vrai défi que nous voulons relever et que nous relèverons. En 2015, un état des lieux du niveau d?accessibilité de chaque école avait été réalisé, et évidemment au regard du patrimoine parisien, comme partout ailleurs, nous partions de loin. Pour cette rentrée 2019, plus d?un tiers des établissements scolaires sont maintenant accessibles ou fortement ou partiellement sur tout Paris, et pour le premier comme pour le second degré, des crédits budgétaires dédiés avaient été votés à hauteur importante de 15 millions d?euros dès 2016 pour la période qui nous amène jusqu?à aujourd?hui. Au premier semestre 2019, un centre de ressources sur l?enfance handicapée s?est transformé officiellement en mission éducation inclusive rattachée aux services centraux de la Ville afin d?améliorer cette transversalité entre les différentes équipes.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci?

M. Jérôme COUMET, maire du 13e arrondissement. - Je vais terminer rapidement par un sujet, c?est la transformation de l?école Yeo Thomas?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Là, il faut conclure, Monsieur le Maire, vous avez épuisé votre temps de parole.

M. Jérôme COUMET, maire du 13e arrondissement. - ? qui sera totalement dédiée à la question, et je pense que ce sera un lieu tout à fait exceptionnel pour permettre à la fois de former les équipes et d?accueillir les enfants. Merci à vous.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire.

Il reste deux oratrices du groupe les Républicains et Indépendants ; elles ont sept minutes à se partager à deux. Madame BÜRKLI, vous avez la parole. Madame la Maire.

Mme Delphine BÜRKLI, maire du 9e arrondissement. - Merci, Madame la Maire.

Au-delà de la question du logement à Paris qui est fondamentale, la fuite des familles en dehors de la ville doit nous interroger aussi sur la qualité d?accueil des enfants dans les structures municipales et notamment les écoles et les collèges, puisque, chacun le sait ici, le sujet de l?éducation est une matrice forte de lecture de la qualité de vie, de ville, pour les parents.

C?est pour moi un enjeu crucial et nous devons être irréprochables sur trois axes forts, les trois piliers qui doivent être les nôtres en tant que municipalité : la qualité des locaux, l?alimentation des enfants et le périscolaire. Ces trois piliers qui sont de notre compétence viennent forcément en appui direct de la politique éducative menée par l?Académie, donc par le Gouvernement dont c?est la compétence et le rôle.

Ces trois piliers sont au c?ur de mon action de maire d?arrondissement depuis 2014, puisqu?avec ces sujets nous sommes réellement au c?ur des enjeux du quotidien des Parisiens.

Sur l?entretien des locaux tout d?abord, cela peut paraître prosaïque, voire banal mais c?est pourtant fondamental - chacun qui siège dans des conseils d?école ou participe à des visites d?architecture pourra le confirmer -, la qualité d?entretien des locaux scolaires est au c?ur de la perception que les parents ont de l?univers dans lequel évoluent leurs enfants, jusqu?à parfois 10 heures par jour. Et je n?ai eu de cesse, dès 2014, d?engager la réfection de toilettes, des peintures, des cours d?école, sans oublier non plus les malfaçons du début des années 2000 dont j?ai malheureusement hérité dans des écoles qui n?avaient pas 10 ans en 2014 et que je ne pouvais pas me résigner à voir se détériorer à vitesse grand V sous prétexte qu?on devait s?estimer heureux d?avoir des écoles neuves.

Ce souci de l?image de l?école, ce souci d?offrir un cadre de travail digne pour nos enfants m?a amenée tout de suite à refuser que soient soumis au vote des habitants, dans le cadre du budget participatif, des projets de réfection de toilettes donnant le sentiment de mettre des écoles en concurrence avec d?autres et donnant ce sentiment très négatif d?un désengagement de la Municipalité.

C?est grâce à cette politique volontariste de travaux financés par l?état spécial du 9e que nous avons pu ouvrir en septembre dernier une classe de maternelle inclusive pour enfants atteints du trouble autistique, au 22 rue de Rochechouart, alors qu?en juin le C.A.S.-V.P. me disait ne plus avoir de budget et devoir reporter cette ouverture sine die, en sachant que nous travaillons avec l?A.R.S., avec le cabinet de Mme CLUZEL depuis 2 ans mais aussi avec la DASCO, y compris du temps d?Alexandra CORDEBARD, depuis plusieurs années à ce projet.

A l?aune de ce premier mandat, je propose donc, comme cela vient d?être voté par le Conseil régional d?Ile-de-France pour les lycées, que nous puissions réfléchir à la mise en place à Paris, à titre expérimental, de budgets d?autonomie pour les écoles, qui leur permettraient de conduire en lien avec les maires d?arrondissement des travaux de peinture et autres réparations sans devoir attendre et relancer éternellement le fameux logiciel de la Ville Web-Sima. Nous avons la chance à Paris d?avoir des directeurs d?école en général déchargés de cours et très présents ; alors appuyons-nous sur leur expertise et leur réactivité pour assurer un niveau constant de qualité d?accueil.

Je voudrais aussi dire un mot sur les conditions climatiques. C?est très joli sur le papier journal, ces cours "oasis", mais 28 cours alors qu?il y a 656 écoles et 114 collèges à Paris, parce qu?il ne faut pas oublier les cours de collèges, excusez-moi, cela reste vraiment à la marge. D?ailleurs, les propositions de cours dans le 9e que j?ai faites aux services de la Ville pour être traitées en priorité sont toutes refusées depuis 2 ans. L?urgence climatique attendra, dont acte. Là aussi, il fallait prendre ses responsabilités, puiser dans les I.I.L., Investissement d'intérêt local, et dans l?E.S.A., Etat spécial d'arrondissement, pour ajouter des stores extérieurs dans des salles de classe très exposées, tendre des bâches au-dessus des cours d?école qui n?ont pas du tout de zones d?ombre, acheter - cela coûte 3 euros les 10 mètres - des kits de brumisateurs qu?on fixe sur l?arrivée d?eau dans les cours. Système D, certes, mais un système plutôt efficace que je vous recommande aussi.

Depuis cette rentrée, vous ayant alerté à de nombreuses reprises ici même sur le sujet, j?ai pris là aussi mes responsabilités et je me suis mise en conformité avec la loi Grenelle II et équipé les 150 classes des écoles maternelles élémentaires du 9e en capteurs d?air intérieur. Trois signalements m?ont été remontés depuis septembre, que je traite au cas par cas en revoyant les "process" humains, les ouvrants, les ventilations. Je soutiens donc totalement la proposition qui vise à revoir l?ensemble des systèmes de ventilation des écoles parisiennes.

Deuxième pilier, l?alimentation. Pour moi, c?est un sujet de santé publique essentiel, un sujet d?avenir pour la préservation de notre environnement et de nos ressources.

Mais comme le temps presse et que je veux laisser un peu de temps à ma collègue Alix BOUGERET, je voudrais aborder le troisième et dernier pilier, l?offre périscolaire. J?ai entendu certaines choses tout à l?heure, le temps du repas en fait bien sûr partie mais pas seulement. Vous connaissez mon engagement en faveur de l?ouverture d?une grande et réelle consultation des familles sur l?organisation du temps scolaire articulé avec le temps périscolaire après 6 années de réforme.

Je n?ai pas varié d?un iota sur ce point depuis 2014 et je continue de regretter cette porte que vous maintenez fermée sur ce sujet. J?ai entendu également dans votre communication les efforts sur les collèges pour le périscolaire, et je pense que pendant plusieurs années, les collèges étaient un peu le parent pauvre, un peu délaissé par le Département de Paris et que désormais la nouvelle frontière doit être celle des collèges.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il vous reste deux minutes, Madame BOUGERET.

Mme Alix BOUGERET. - Alors très rapidement. Merci, Madame la Maire.

Je voulais simplement attirer votre attention sur plusieurs points relatifs à votre communication. Je ne reviendrai pas sur la baisse des effectifs dans les écoles du premier degré, mais je voudrais au contraire plutôt attirer votre attention sur la hausse des effectifs dans les collèges.

C?est un sujet de préoccupation, notamment pour les 2 années à venir si j?en crois les prévisions des services de la DASCO. Il est urgent que l?on prenne la mesure de ce qu?il va se produire dans nos collèges. Dans le 17e arrondissement, c?est une préoccupation du maire du 17e et de moi-même ; nous allons devoir inscrire les enfants dans des collèges dont, pourtant, les effectifs doivent être maîtrisés. La Z.A.C. "Clichy-Batignolles", à titre d?exemple, certes a accueilli 4 nouvelles écoles sur le terrain, mais un seul collège qui est déjà plein depuis plus de 2 ans. Je pense donc qu?on n?a pas pris la mesure des choses pour les 2 années à venir.

Un autre point important sur lequel je voulais revenir, c?était l?inclusion des plus fragiles à l?école, comme cela a été évoqué à plusieurs reprises, puisque plusieurs unités d?enseignement ont été ouvertes à Paris, dans le 17e arrondissement à l?école Gilbert-Cesbron et dans le 9e arrondissement à l?école Rochechouart, projets là aussi accompagnés par les maires Delphine BÜRKLI et Geoffroy BOULARD.

Deux cris d?alarme pour terminer en fanfare, sans mauvais jeu de mots. D?abord, les rongeurs dans les écoles à Paris. Je pense que la Mairie de Paris n?a pas pris la mesure de la situation ; on ne compte plus les écoles, les classes où se baladent encore des souris et des rats. J?ai l?impression que?

On m?entend ? C?est très spécial, oui, très particulier.

Concernant la présence des rongeurs, il est urgent que la Mairie de Paris mette les moyens nécessaires pour pallier ces graves dysfonctionnements. Une brigade citoyenne a été mise en place dans le 17e arrondissement mais elle ne peut tout faire, et on ne peut accepter que des enfants se mettent même à jouer avec des souris dans les salles de classe - je vous laisse imaginer l?ambiance.

Un dernier cri d?alerte : les abords des écoles et les traversées des enfants. Nous avions déposé un v?u sur le recrutement des points écoles il y a plus d?un an, et j?aimerais savoir où l?Exécutif en est sur cette réflexion. Merci.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame BOUGERET, merci à vous. Merci pour toutes ces interventions.

Je vais donner la parole tout d?abord à Jean-Louis MISSIKA pour un point relatif à la démographie parisienne, avant de donner la parole à Patrick BLOCHE, à Anne SOUYRIS et à Sandrine CHARNOZ si elle souhaite aussi ajouter un point. Jean-Louis MISSIKA.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - Merci, Madame la Maire.

Un point d?information et quelques précisions sur la démographie parisienne, parce que beaucoup d?orateurs ont cité des statistiques et je voudrais simplement rappeler quelques éléments qui me paraissent essentiels.

Tout d?abord, la démographie est une science de la longue durée, et prendre des chiffres sur quelques années n?a pas beaucoup de sens sur l?évolution démographique parisienne. Je voudrais donner un seul exemple. On parle beaucoup des derniers chiffres de l?I.N.S.E.E. disant que Paris a perdu 59.000 habitants entre 2011 et 2016, ce qui est parfaitement exact. Mais si jamais on prend un autre point de repère, par exemple 2006, et qu?on s?intéresse à l?évolution de la démographie parisienne sur les 10 dernières années, on s?aperçoit que Paris a gagné 10.000 habitants. Et si on s?intéresse aux 16 dernières années, on constate que Paris a gagné 60.000 habitants.

La vérité, c?est que Paris s?est stabilisée autour de 2.200.000 habitants et que cette stabilité autour de ce chiffre va vraisemblablement durer si nous sommes intelligents, notamment vis-à-vis d?Airbnb, jusqu?à l?horizon 2050.

J?en viens à la question du nombre d?enfants dans les classes, qui s?explique principalement par la baisse de la natalité et non pas par la fuite des familles. La baisse de la natalité, c?est un phénomène national, ce n?est pas un phénomène parisien, et je dirais même que le phénomène national est plus grave que le phénomène parisien : la baisse des naissances à Paris est réelle, comme dans le reste de la France, mais cette baisse est inférieure à celle du reste de la France. Un dernier mot sur un propos qui m?a semblé relativement peu précis ou à tout le moins inexact, à savoir que ce phénomène était spécifique à Paris comparativement à d?autres capitales européennes. Pas du tout. Le phénomène de la baisse de la natalité est un phénomène européen et il est même plus grave dans un pays comme l?Allemagne que dans un pays comme la France. Il est donc plus grave dans une ville comme Berlin que dans une ville comme Paris. Voilà ce que je voulais vous dire sur les questions démographiques qui ont été évoquées au cours de ce débat. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Jean-Louis MISSIKA, pour remettre de la science et de la vérité dans nos débats. Je donne à présent la parole à Patrick BLOCHE.

M. Patrick BLOCHE, adjoint. - Merci, Madame la Maire, de me donner la parole, merci à toutes celles et tous ceux qui sont intervenus dans ce débat, quelles qu?aient été les opinions qu?ils ont pu exprimer. Cela l?a rendu riche, cela l?a rendu divers et cela a été une jolie confrontation démocratique sur des enjeux déterminants pour notre ville, puisqu?il s?agit de l?avenir même de notre ville à travers l?attention que nous portons aux enfants, aux élèves, aux collégiens et bien sûr à leur famille.

Dans son intervention certes réduite à deux minutes par le règlement, Danielle SIMONNET a dit "bonne rentrée, bonne rentrée, bonne rentrée". Merci, Danielle SIMONNET, oui, cela a été une bonne rentrée et, en l?occurrence, je la remercie d?avoir donné ainsi la tonalité de ce débat.

Je remercie également deux excellents maires d?arrondissement particulièrement investis dans le domaine scolaire, Catherine BARATTI-ELBAZ et Jérôme COUMET. Evidemment, Jérôme COUMET a dit sa fierté d?accueillir dans le 13e arrondissement l?école des trois petits cochons, mais je me permets de lui rappeler, ou de nous rappeler, qu?il n?y a pas que le 13e arrondissement à Paris et que nous ouvrons également à cette rentrée deux autres écoles dans le 17e et le 18e arrondissement, et Alix BOUGERET le sait pour le 17e arrondissement, mais aussi que nous avons profondément restructuré une école dans le 12e ainsi que trois collèges dans les 12e, 19e et 20e arrondissements.

Catherine BARATTI-ELBAZ a évoqué une question qui m?interpelle beaucoup. C?est le fait que nous soyons amenés à fixer ce qu?on appelle la sectorisation, aussi bien pour les écoles et pour les collèges, mais il s?avère que si c?est dans les arrondissements qu?on fait les inscriptions scolaires à l?école maternelle comme à l?école élémentaire, c?est en revanche de la compétence de l?Etat pour les inscriptions au collège. Je pense qu?il y aurait une certaine cohérence, en rapport avec son intervention, que ce soit notre collectivité qui assure aussi bien les inscriptions en école élémentaire et maternelle qu?en collège, car cela permettrait d?avoir une meilleure cohérence notamment pour la passerelle décisive entre le C.M.2 et la sixième.

Je vous remercie pour le fait que 31 v?ux ont été déposés, dont 19 par le groupe "100% Paris" qui a été particulièrement productif.

Je tiens également à remercier chaleureusement le très beau service public parisien animé par deux grandes directions, la DASCO et la DFPE. Chaque jour, les agents de ces deux directions font preuve d?un engagement remarquable et d?un très grand professionnalisme que je tiens à mon tour à saluer.

J?ai été d?ailleurs étonné que Thomas LAURET puisse quelque part pointer un manque de décentralisation, soit administrative, soit politique, en direction des mairies d?arrondissement, et je dis cela en rapport avec l?intervention de la maire du 9e arrondissement, à laquelle je me permettrai simplement de dire que nous avons été surpris, voire désagréablement surpris d?avoir appris par voie de presse l?installation de capteurs d?air dans les écoles du 9e arrondissement. Il eut été sinon poli, tout du moins en cohérence avec la politique que nous portons avec la Maire de Paris, que vous puissiez vous inscrire dans un cadre qui soit scientifiquement contrôlé et qui nous permette effectivement de nous dire que les capteurs d?air que nous posons dans les écoles ont toutes les garanties nécessaires.

Nous avons été amenés cet été à faire face, évidemment, à des épisodes caniculaires, mais aussi aux conséquences de l?incendie de Notre-Dame, et je voudrais rappeler que nous avons su montrer là aussi la très belle qualité, la très belle réactivité du service public parisien.

Le maire du 6e arrondissement, Jean-Pierre LECOQ, est là. Il est lui aussi investi sur les affaires scolaires et particulièrement assidu en 6e Commission, il sait que nous avons su en un été refaire entièrement la cour de l?école de la rue Saint-Benoît. Je rappelle que toutes les écoles et tous les collèges publics étaient ouverts le jour de la rentrée scolaire, mais nous reviendrons à un autre moment de cette séance du Conseil de Paris sur la question du plomb.

De la même façon, je me permets de préciser à la présidente du groupe LRI, Mme CARRÈRE-GÉE, qu?il n?y a pas eu faute de frappe. La 4.000e place en crèche est en train d?être ouverte et nous atteindrons en mars 2020 le chiffre de 5.000 places en crèche qui avait été l?engagement en 2014 de la Maire de Paris.

Evidemment, il faut faire des travaux dans les écoles, 79 millions d?euros ont été dépensés dans 560 équipements de la petite enfance et dans les équipements scolaires. C?est la raison pour laquelle, d?ailleurs, je donnerai un avis favorable au v?u n° 19 du groupe "100% Paris" relatif aux travaux effectués durant l?été 2019.

Par contre, je demanderai le retrait et je donnerai un avis défavorable au v?u n° 20 du même groupe relatif à un audit des établissements d?enseignement scolaire du 16e arrondissement, et j?ai trouvé qu?il y avait même quelque impudeur à ce que des élus du 16e arrondissement évoquent le cas de l?école Murat. Je le dis, je ne me suis jamais exprimé jusqu?à présent sur cette question, mais je me suis retrouvé, au nom de la Maire de Paris et avec la DASCO, bien seul au mois de juillet et au mois d?août quand il a fallu résoudre avec le Rectorat, dont je salue l?engagement, le problème du relogement des 13 classes de l?école Murat afin de leur permettre de faire une rentrée scolaire dont vous avez remarqué - on n?en a pas parlé - qu?elle s?est bien passée. Et je me suis retrouvé aux côtés des élus du 16e arrondissement, vous le savez, avec d?un côté - je parle de la majorité du 16e arrondissement - des élus qui étaient pour qu?on vide le lycée René-Cassin pour y installer l?école Murat, et de l?autre, d?autres élus, toujours de la majorité du 16e arrondissement, qui étaient au contraire pour qu?on maintienne le lycée René-Cassin et que, de fait, on trouve d?autres solutions pour reloger les écoles.

Je n?aurais pas évoqué cette question s?il n?y avait pas eu des interventions, dont je dis qu?elles ont été de mon point de vue particulièrement impudiques.

Mixité sociale, réussite éducative. Mixité sociale comme un moyen, pas comme un objectif. La réussite éducative de tous les élèves évidemment comme un objectif que nous poursuivons collectivement.

Ainsi, en l?occurrence, je voudrais répondre à Fatoumata KONÉ. Oui, pas de nouveaux secteurs multi-collèges, car nous avons fait un travail de profonde pédagogie avec, vraiment, l?idée de convaincre et de ne pas contraindre. Et, je le dis, nous n?avons pas réussi à convaincre notamment les parents d?élèves qui avaient leurs enfants en C.M.2 lorsque cette concertation a été menée.

C?est la raison pour laquelle je crois qu?il faudrait avoir une idée plus valorisée, si j?ose dire, de l?opération "Tous mobilisés". Je vous le dis, chers collègues, on parle mixité sociale et réussite éducative, et c?est la raison pour laquelle 16 nouveaux établissements ont rejoint ce dispositif à cette rentrée ; c?est vraiment redonner une belle image à des écoles et à des collèges le plus souvent dans les quartiers populaires. C?est là qu?on remet de la mixité sociale et qu?on permet à des parents d?avoir confiance dans ces établissements, dans leurs équipes éducatives mais évidemment aussi dans l?Education nationale, en oubliant, si j?ose dire, le privé.

De ce fait, concernant les 4 jours et demi, c?est extraordinaire, il faut se retrouver en séance du Conseil de Paris pour reparler des rythmes scolaires, qui n?ont été un sujet évoqué par personne en cette rentrée scolaire ! Ainsi, dire que c?est un combat d?arrière-garde est presque une évidence? Je voudrais, chers collègues, que vous ayez quand même? Enfin, voilà, je ne sais pas, c?est une chance de pouvoir justement avoir à Paris des activités périscolaires d?une telle qualité. On nous les envie, elles sont gratuites et elles permettent, effectivement, de donner du sens et du contenu à ce qu?on appelle la mixité sociale et la réussite éducative. Et je remercie aussi bien Rémi FÉRAUD que Laurence GOLDGRAB pour tout ce qu?ils ont dit en ce domaine.

De ce fait, les activités périscolaires et les presque 800 professeurs de la Ville de Paris - une particularité parisienne - contribuent évidemment à tout ce que nous portons.

Madame la Maire, vous avez évoqué qu?avec Bérénice DELPAL nous attachions beaucoup d?importance au collège. Nous avons une merveilleuse opération que nous avons expérimentée au printemps et que nous allons renouveler à la Toussaint dans 9 collèges, qui est "Tou.t.es au collège, c?est les vacances". En l?occurrence, c?est une expérience tout à fait fabuleuse qui montre combien nous nous renouvelons continuellement en ce domaine.

De plus, pour les déclinistes de tout poil, j?indique que les vacances "Arc-en-Ciel", loin de se déliter, sont en progression puisque ce sont 3.624 enfants qui sont partis cette année, contre 3.412 en 2018.

Vous avez évoqué - vous me regardez, Madame la Maire, je sais pourquoi - les enjeux environnementaux, et on reviendra plus tard en cette séance du Conseil de Paris sur les "Rues aux enfants". Il a été évoqué 28 cours "oasis" ; plutôt que de dire "ce n?est pas assez, il y a 653 écoles", ce que je sais, on aurait pu quand même pointer l?effort considérable que fait la Ville en ce domaine, avec d?ailleurs l?aide du F.E.D.E.R. pour 10 de ces cours "oasis".

David BELLIARD n?est plus là, je le regrette vivement, pour que je puisse le remercier de déclarer de façon aussi lumineuse mon action d?adjoint permettant ainsi de proposer un avenir radieux aux élèves parisiens. Cher David, je te le dis avec beaucoup de sincérité, qu?aurais-je fait au côté de la Maire de Paris sans toi ? Je me le demande régulièrement.

De ce fait, sur les capteurs, j?ai été amené, en répondant à Delphine BÜRKLI, à évoquer cette question qu?a également évoquée Florence BERTHOUT.

De ce fait, laissant sans doute de côté les problèmes d?alimentation et de restauration scolaires qui sont pourtant tout à fait essentiels, je voudrais dire à Léa FILOCHE et à Jean-Noël AQUA que je donnerai un avis favorable à leur v?u concernant les effectifs des enseignants, notamment des professeurs d?écoles, dans les établissements des premier et second degrés. Oui, il faut que la baisse, certes inégale selon les territoires, de la démographie scolaire à Paris ne soit pas prétexte à ce que nous perdions la qualité de l?encadrement actuel. Vos v?ux sont donc particulièrement pertinents et je vous remercie de votre engagement qui rejoint le nôtre.

Sur l?école inclusive, Nicolas NORDMAN serait bien plus qualifié que moi pour vous répondre, mais nous donnerons évidemment des avis favorables aux v?ux nos 5 et 6 rappelant qu?on a créé 4 U.L.I.S. et 4 nouvelles unités d?enseignement à destination des enfants présentant un trouble de type autistique. Voilà, chers collègues, j?ai oublié sans doute beaucoup de choses, je serai amené à émettre au nom de la Maire de Paris les v?ux et les avis sur les différents v?ux que vous avez soumis. Mais je voudrais en guise de conclusion vous dire que tout cela, tout ce que nous avons évoqué à travers ce débat, c?est ce qu?est l?âme même du service public, être au service de toutes et tous et accomplir une mission utile aux autres. On parle en ce moment, cher Jean-Louis MISSIKA, de communs. Voilà un bien commun tout à fait remarquable, ce service public parisien qui se met chaque jour au service de toutes et de tous et qui accomplit une mission, mais pas n?importe laquelle, celle d?être utile aux autres. Permettre aux parents de concilier vie familiale et vie professionnelle, garantir aux enfants, dès la crèche puis à l?école et au collège, des conditions propices à leur épanouissement, tels sont les objectifs que nous poursuivons, déclinons et approfondissons avec vous, Madame la Maire, année après année. Permettre à chaque enfant d?aller à la rencontre de ses chances et de ses possibles, tel est plus que jamais le sens profond de notre action.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, cher Patrick BLOCHE. Merci beaucoup. Je vais donner la parole à Anne SOUYRIS pour apporter aussi des précisions sur la question notamment du plomb.

Mme Anne SOUYRIS, adjointe. - Merci, Madame la Maire.

Je ne vais pas m?étendre sur la question, car demain nous allons y revenir plus largement, mais juste quelques chiffres.

A Paris, nous avons fait pas moins de 1.800 prélèvements dans les écoles, cet été, à partir du mois de mai jusqu?à la fin de l?été, et nous les continuons pour faire en sorte qu?aucun endroit d?aucune école ne reste au-dessus du seuil de 70 microgrammes par mètre carré. C?est tout ce que j?ai à dire. Je pense que c?est le plus important, nos enfants sont en sécurité. J?ai proposé et nous avons tous proposé d?être toujours présents auprès des maires d?arrondissement quand ils faisaient une réunion dans les écoles. Quand il y a une demande de mesure dans des écoles qui sont hors périmètre, nous faisons ces mesures. Ainsi, je vous remercie de ce travail collectif qui a été très fructueux, et nous allons continuer.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame SOUYRIS.

Mme Sandrine CHARNOZ, vous souhaitez ajouter quelque chose sur la petite enfance ?

Mme Sandrine CHARNOZ. - Oui, et essentiellement répondre aux v?ux, parce qu?on en a eu aussi de nombreux. Je voudrais remercier les groupes pour leurs interventions et les v?ux déposés. Je suis ravie, Madame la Maire, que la petite enfance soit cette année encore rattachée à la communication de rentrée dans le cadre du continuum éducatif auquel nous sommes tous attachés. Je voudrais, puisque nous avons évoqué les 5.000 places, rappeler que ces 6 derniers mois, plus de 1.000 places de crèche ont été livrées et que 1.000 autres pourront l?être.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - On va passer directement aux réponses sur les v?ux, si vous le permettez.

Mme Sandrine CHARNOZ. - Il y avait quand même des sujets sur la qualité d?accueil, notamment.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Alors répondez, mais on ne refait pas une nouvelle intervention ; c?était le sens de ma remarque.

Mme Sandrine CHARNOZ. - Non, du tout. C?étaient mes propos liminaires pour remercier tout le monde, mais nous avons parlé de la satisfaction des familles, et justement, Madame la Maire, nous avons une enquête diffusée auprès de 11.000 familles parisiennes qui a relevé que 83 % des parents sont satisfaits du mode d?accueil de leur enfant et 91 % des parents pensent que leurs enfants sont eux-mêmes satisfaits de leur mode d?accueil, ce dont on peut se féliciter. C?était bien entendu un sujet des intervenants à ma gauche.

Sur les v?ux, je vais demander le retrait du v?u n° 27 concernant l'éveil musical, car nous n?avons pas attendu la commission des 1.000 jours pour promouvoir des projets pédagogiques, tels que les chants et les comptines et l'éveil culturel, musical et artistique dans de nombreuses crèches, et j?en veux pour preuve un C.D. d?un ch?ur de professionnels qui est ainsi diffusé.

Sur le développement durable et sur le v?u portant sur notre expérimentation en cours avec les alchimistes, je voudrais émettre un avis défavorable car il est erroné. Cette expérimentation porte autant sur les crèches municipales que sur les crèches associatives, et s?il est au stade de l?expérimentation, c?est parce qu?il nous importe de valoriser l?ensemble de la chaîne et c?est ce à quoi nous travaillons.

Pour finir, il y avait des précisions demandées et des demandes, des attentes sur la conciliation des temps de vie, et je voudrais réaffirmer que c?est une des priorités de notre politique de petite enfance. Aujourd?hui, ce sont 4.846 places ouvertes jusqu?à 19 heures qui sont proposées aux familles parisiennes, dont 1.409 places proposées après 19 heures. C?est pour cela que je ne pourrai pas donner un avis favorable au v?u proposé.

Concernant la problématique des places et la charte Priorité Transparence, je m?étonne que les premiers à avoir refusé de signer la charte Priorité Transparence soient ceux qui aujourd?hui proposent de la mettre en ?uvre. Cette charte, Madame la Maire, que vous avez initiée a permis cette transparence mais aussi d?aller beaucoup plus loin avec l?expérimentation de la cotation dans les 10e, 11e et 18e arrondissements et l?anonymisation dans le 12e arrondissement. Vous voyez donc le v?u n° 26 ne peut être retenu par notre Assemblée. Je voudrais juste terminer en vous donnant le prochain rendez-vous de la petite enfance le 4 décembre pour la soirée des assistantes maternelles. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Madame CHARNOZ.

Nous allons à présent procéder au vote des v?ux et des projets de délibération.

Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 1 déposé par le groupe Ecologiste de Paris, avec un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u est adopté. (2019, V. 357).

Le v?u n° 2 est-il maintenu ? Il est maintenu.

Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 2 déposé par le groupe Communiste - Front de Gauche avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 2 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 3 déposé par le groupe Communiste - Front de Gauche, avec un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u est adopté. (2019, V. 358).

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 4 déposé par le groupe "Génération.s" avec un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u est adopté. (2019, V. 359).

Je mets aux voix, à main levée, le voeu n° 5 déposé par les groupes Communiste - Front de Gauche et "Génération.s", amendé, avec un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u amendé est adopté. (2019, V. 360).

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 6 déposé par le groupe les Républicains et Indépendants, avec un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u est adopté. (2019, V. 361).

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 7 déposé par les groupes Communiste - Front de Gauche, Ecologiste de Paris et "Génération.s", avec un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u est adopté. (2019, V. 362).

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 8 déposé par le groupe les Républicains et Indépendants, avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 8 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 9 déposé par le groupe les Républicains et Indépendants, avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 9 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 10 déposé par le groupe les Républicains et Indépendants, avec un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u est adopté. (2019, V. 363).

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 11 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 11 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 12 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 12 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 13 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 13 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 14 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 14 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 15 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 15 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 16 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 16 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 17 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 17 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 18 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 18 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 19 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u est adopté. (2019, V. 364).

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 20 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 20 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 21 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 21 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 22 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 22 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 23 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 23 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 24 déposé par le même groupe, avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 24 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 25 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 25 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 26 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 26 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 27 du groupe Démocrates et Progressistes, avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 27 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 28 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 28 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 29 déposé par le groupe PPCI, avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 29 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 30 déposé par le groupe "100% Paris", avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le v?u n° 30 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 81.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 81).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 82 - DAC.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 82 - DAC).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 83.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 83).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 85.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 85).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 93.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 93).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 94.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 94).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 95.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 95).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 96.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 96).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 97.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 97).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 98.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 98).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 99.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 99).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 100.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 100).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 105.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 105).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 107 - DDCT.

Qui est pour ?

Contre ?

S?abstient ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASCO 107 - DDCT).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 5.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 5).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 6.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 6).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 35.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 35).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 47.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 47).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 48.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 48).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 49.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 49).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 50.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 50).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 51.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 51).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 52.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 52).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 60.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 60).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 64.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 64).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 82.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 82).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 83.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 83).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 98.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 98).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 126.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 126).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 128.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 128).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 150.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 150).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 163.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 163).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 167.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 167).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 170.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 170).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 172.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 172).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 176.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 176).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 177.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 177).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 205.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 205).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 211.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 211).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 203.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 203).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 207.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 207).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 208.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 208).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 212.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 212).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 214.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 214).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 216.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 216).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 217.

Qui est pour ?

Contre ?

Ne prend pas part au vote ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DFPE 217).

Il n?y a pas de vote sur la communication DASCO 108.

Merci pour ce débat, pour ces votes et l?adoption de tous ces projets de délibération et v?ux !