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Septembre 2019
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Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2019


 

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DASES 240 concernant la participation de 222.016 euros - convention mise à disposition à titre gracieux de matériels par l?association "La Vie Active" au profit de la Ville de Paris, destinés aux consommateurs de drogues en errance.

Je vais donner la parole à M. HONORÉ, qui est en grande discussion, pour cinq minutes maximum.

M. Christian HONORÉ. - Madame la Maire, nous allons voter les projets de délibération DASES 238 et 240 concernant l?installation d?une salle de repos porte de la Chapelle. Installer une salle de repos, un accueil de jour pour les plus démunis, ceux qui n?ont rien, les exclus de notre société, parce qu?ils sont détruits par la drogue, soit qui ont fui la violence et la faim qui règnent dans leur pays, est une nécessité absolue. Je veux saluer, une fois encore, le travail des associations telles que l?Armée du Salut, Médecins du Monde, et toutes les autres, bien entendu. Leur dévouement est remarquable. A la porte de la Chapelle, les problèmes les plus durs et graves se cumulent : afflux de réfugiés, de migrants, drogués, trafics de tous ordres, la sécurité que réclament et que l?on doit aux habitants.

Deux écueils, mes chers collègues, sont à éviter. D?abord, que les partenaires se renvoient mutuellement les responsabilités. Sur le style, ce n?est pas moi, c?est l?autre. Ce n?est pas parce que des élus, la Maire de Paris en tête, vont sur place avec caméras et photographes, que les problèmes seront résolus. Dire que le Gouvernement, au mieux ne fait rien, au pire se désintéresse du problème, n?est pas juste et n?apporte rien. Le "buzz" et la communication sont inutiles et inefficaces. L?autre écueil est de considérer qu?un seul des partenaires a la solution. Ce n?est pas vrai non plus. C?est un ensemble d?actions. C?est la multiplication, la mutualisation des moyens et des expertises qui permettront d?avancer.

Je propose donc la création d?un comité de pilotage regroupant l?Etat, la Préfecture de police, la Ville, la Région, l?A.P.-H.P., les associations. Et pourquoi ne pas y joindre des représentants des groupes du Conseil de Paris ? Ce comité de pilotage pourrait avoir un responsable doté du pouvoir de décision délégué par tous les partenaires. On me dit que ce comité existe. Certes. Mais si les problèmes perdurent depuis des années et s?aggravent - je ne mets en cause personne - c?est qu?il y a tout de même un problème à résoudre. C?est que le mode opératoire n?est pas adapté à l?hétérogénéité des problèmes. Les problèmes soulevés par la présence des réfugiés, des migrants, des drogués, des trafiquants - santé, hygiène, sécurité - ne peuvent pas être abordés par une approche individuelle, aussi responsable soit-elle.

Je voudrais que ce sujet extrêmement grave et complexe soit abordé sans considération ni posture politique, et que tous ensemble, nous travaillions dans l?intérêt général. Je vous remercie.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Pour vous répondre, je donne la parole à Mme Anne SOUYRIS.

Nous étions sur le projet de délibération DASES 240, Monsieur HONORÉ.

Mme Anne SOUYRIS, adjointe. - Madame la Maire, cher Monsieur HONORÉ, j?ai plusieurs axes, parce que je vais répondre aussi au projet de délibération qui suit sur le même sujet. En tout cas, sachez une chose : pour le comité, oui, nous avons déjà fait un comité de pilotage, qui dure depuis à peu près un an et demi, avec tous les partenaires que vous dites. Effectivement, les groupes ne sont pas représentés, puisque c?est moi qui représente actuellement la Mairie pour l?ensemble, puisque je suis déléguée à la santé. En tout cas, à la fin, c?est à vous de voter, comme aujourd?hui, ce type de projet de délibération, ce qui vous permet d?avoir un espace de décision.

Ce comité a permis d?élaborer un "Plan Crack" complètement inédit. Oui, jusqu?à présent, vous avez raison, il n?y a pas eu assez de politiques sur cette question. Le crack n?a pas été pris en charge à la hauteur des enjeux et de la bonne manière, c?est-à-dire comme un problème de santé publique très grave et de sécurité publique. En l?occurrence, je pense que c?est le cas depuis six mois. Nous avons commencé à mettre en ?uvre ce "Plan Crack", notamment à la Chapelle, mais pas seulement, sur un certain nombre d?axes que je vais développer après. Je peux vous rassurer de ce côté. Concernant la convention que vous commentez, puisque c?est la signature de la convention de mise à disposition à titre gracieux de matériels par l?association "La Vie Active" au profit de la Ville de Paris, destinés aux consommateurs de drogues en errance, celle sur laquelle vous vous exprimez, sachez juste que des conteneurs vont être mis à disposition par une association de Calais pour les migrants auprès des usagers de crack, sur la colline, début novembre. Normalement, si tout se passe bien, si nous votons aujourd?hui, ces conteneurs seront mis en place pour faire des espaces de répit et de repos début novembre. Merci, Monsieur HONORÉ.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 240.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DASES 240).

Nous passons maintenant au projet de délibération DASES 238 - DLH relatif à des conventions avec l?association "Aurore"?

Excusez-moi.

2019 DASES 213 - Subventions (359.200 euros) dans le cadre du plan d?action de la Ville de Paris pour une meilleure régulation de l?espace public et une politique coordonnée de réduction des risques et des dommages .Convention.