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Novembre 2019
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Conseil Municipal
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2019 DDCT 136 - Subvention (3.000 euros) et convention avec l'Amicale des anciens conseillers de Paris ou de la Seine (4e) (suite).

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2019


 

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente.- Monsieur VESPERINI, la parole est à vous.

M. Alexandre VESPERINI.- Merci, Madame la Présidente. J'étais déjà intervenu l'année dernière sur cette subvention à l'association Amicale des anciens conseillers de Paris ou de la Seine. Association créée en 1966, dont le président m'a écrit pour me dire que l'association était donc plus que cinquantenaire et qu'elle n'a jamais fait l'objet d'une quelconque remise en cause.

Je ne remets pas en cause l'existence de cette association, contrairement à ce qu'on laisse entendre dans ce courrier que j'ai reçu.

Ce que je remets en cause, c'est le principe selon lequel la Mairie de Paris, une mandature, subventionne l'association des conseillers de Paris qui étaient là avant nous. Je ne comprends pas. Que les conseillers de Paris se réunissent entre eux, qu'ils s'entraident, qu'il y ait une solidarité, je ne peux que m'en féliciter. Que l'on puisse même envisager qu'il y ait un système de cotisation, je dis cela à quatre mois du prochain scrutin, cela peut être intéressant qu'il puisse y avoir un système de cotisation des conseillers en exercice, en solidarité des conseillers qui ne sont plus en exercice, et qui pourraient bénéficier de subsides afin de subvenir à un certain nombre de problèmes sociaux pour eux, de précarité, je suis tout à fait disposé à ce qu'on en discute. Mais à un moment donné, cette pratique qui a été probablement acceptée dans les années 60, 70 est de moins en moins acceptée dans toutes les collectivités locales. Je ne parle même pas des pays du Nord, où cela n'a jamais existé. Ce n'est plus possible. Verser 3.000 euros chaque année à une association et lui octroyer en plus 10.000 euros en nature, en frais de bureau, en secrétariat, donc 13.000 euros chaque année, pour une association qui n'a pas de site internet, qui ne nous donne pas de rapport d'activité, et qui d'après ce que je lis dans le projet de délibération, visite des musées? Je n'ai rien contre le fait de visiter des musées du vin, mais les anciens conseillers de Paris, je suppose qu'ils sont en mesure de s'organiser eux-mêmes pour visiter, se réunir de cette manière. 3.000 euros, c'est le coût du dîner annuel, mais je n'ai pas de trace du dîner annuel non plus. À un moment donné, je n'ai rien contre cette pratique, dans les années 80, on aurait tous trouvé cela tout à fait normal, mais aujourd'hui, ce n'est plus acceptable. Ce n'est plus possible. Il est temps de faire preuve d'un peu de modernité. Les gens qui nous regardent, je ne sais pas s'ils sont très nombreux, mais ils doivent se dire très franchement que la Ville de Paris octroie 3.000 euros à une association d'anciens conseillers de Paris, ce n'est pas une question de montant, mais de principe. Le montant était beaucoup plus élevé il y a quelques années. S'il a baissé, c'est probablement parce que justement, l'Exécutif devait se rendre compte que ce n'était pas tout à fait moral et que cela ne correspondait pas tout à fait à ce que l'on attendait du Conseil de Paris. Je ne vais pas être plus long. L'année dernière, j'avais eu affaire à toute une bronca pour m'expliquer que c'était un scandale absolu de m?interroger sur le bien-fondé de cette subvention. J'espère que l'on pourra en débattre tranquillement. Je dis cela sans aucun propos polémique. Je pense que ce type de procédé n'est pas vraiment à la hauteur de ce que l'on doit aux Parisiens qui nous regardent.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente.- Merci.

La réponse, Patrick BLOCHE.

M. Patrick BLOCHE, adjoint.- Merci, Monsieur VESPERINI, de nous gratifier d'une intervention qui ressemble à celle que vous aviez déjà faite l'année dernière. J'avoue qu'un an plus tard, mon incompréhension reste totale. Vous vous situez sur le terrain des principes, sur le terrain de la moralité, terrain dangereux, pour contester une subvention de 3.000 euros à une association qui regroupe effectivement les anciennes et anciens conseillers de Paris, ainsi que leurs veufs et veuves. C'est une association qui existe depuis 1966. Je suis allé à leur dernière Assemblée générale. Ils m'ont fait un compte rendu d'activité. Non, il n'y a plus de dîners annuels, mais il y a effectivement l'organisation d'un certain nombre de manifestations, le plus souvent culturelles, pour sortir peut-être de la solitude nombre de ces personnes qui, au fil du temps, ont un certain âge. Ce sont des liens d'amitié, de solidarité qui se perpétuent, au-delà de ce que fut l'exercice de leur mandat. Je trouve cela très beau. Si vous interpellez les Parisiennes et les Parisiens, que vous leur parlez d'amitié, de solidarité, je pense qu'ils comprendront que l'on puisse verser une subvention de 3.000 euros à cette association.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente.- Merci beaucoup.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDCT 136.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2019, DDCT 136).

Voeu déposé par le groupe RG-CI relatif au