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Decembre 2019
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Conseil Municipal
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2019 DAC 322 Modification des modalités d'organisation du travail des personnels des bibliothèques.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2019


 

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Le projet de délibération DAC 322 concerne l'organisation du travail des personnels des bibliothèques.

La parole est à Mme Béatrice LECOUTURIER, pour le groupe UDI-MODEM.

Mme Béatrice LECOUTURIER. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, l'ouverture des bibliothèques municipales, le dimanche, aura été un thème récurrent durant cette mandature, avec un bilan qui s'annonce plus que contrasté. Mais il aura été un thème constant pour notre groupe UDI-MODEM, qui n'a eu de cesse de demander, depuis le début, une extension des horaires d'ouverture dominicale des bibliothèques à Paris.

Paris compte 58 bibliothèques de prêts généralistes et 16 bibliothèques spécialisées, généralement dites patrimoniales.

En 2014, seules trois bibliothèques étaient ouvertes le dimanche. A ce jour, sept le sont et bientôt neuf le seront, avec l'ouverture de deux bibliothèques supplémentaires, proposée dans ce projet de délibération.

Notre groupe salue le dialogue social et constructif qui a été à la base de ces ouvertures le dimanche, engendrant peu de blocages des bibliothèques. C'est mieux, mais pourrait-on dire, peut mieux faire.

Peut mieux faire, car nous sommes loin de votre engagement d'ouvrir une bibliothèque le dimanche par arrondissement, même si nous nous rapprochons de l'objectif du Plan Lecture à Paris, d'atteindre dix équipements ouverts le dimanche en 2020.

Peut mieux faire également, car ces bibliothèques ne sont pas ouvertes les jours fériés, ferment en semaine au moment du déjeuner et tôt le soir. Il reste donc un gros travail à faire en matière d'amplitude des horaires d'ouverture des bibliothèques à Paris.

Il est important, en effet, que ces lieux culturels répondent à l'enthousiasme des Parisiens qui les fréquentent avec plaisir et assiduité car, au-delà de la lecture, les bibliothèques sont devenues des lieux de liens sociaux, des lieux d'échanges et de rencontres culturelles qui dépassent le cliché de la bibliothèque silencieuse où quelques initiés repartent avec une pile de livres sous le bras.

Non, les bibliothèques sont devenues des lieux de vie, et le devoir de notre Ville est de s'adapter aux nouveaux modes de vie des Parisiens, qui rentrent tard les jours de semaine et qui profitent du dimanche et des jours fériés pour se cultiver.

Il est donc nécessaire, n'est-ce pas, Monsieur AZIÈRE, que le rythme d'ouverture s'accélère avec le recours à davantage d'étudiants vacataires, comme le préconise le rapport sur la lecture de Erik ORSENNA.

Certes, la politique municipale est de recourir aux étudiants pour ses ouvertures avec, comme principe, de ne pas dépasser 50 % d'étudiants afin de conserver une part significative de personnels qualifiés. Il s'agit là d'un principe équilibré que nous soutenons, bien évidemment. Mais on peut aller aussi plus loin en proposant à de nombreux étudiants en filières littéraires, cette opportunité d'emploi le dimanche, à l'heure où la précarité étudiante se fait de plus en plus pressante.

Le Ministère de la Culture et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche étant favorables à des ouvertures de ces bibliothèques le week-end, il serait opportun de demander au ministère de l'Enseignement supérieur d'ouvrir davantage de bibliothèques universitaires, problème crucial pour les étudiants qui étudient dans notre capitale. Ces ouvertures ne pourront se faire sans recrutements supplémentaires, étudiants comme professionnels. Au vu du succès des bibliothèques et des nombreuses missions qu'elles proposent, il peut s'agir là d'un investissement à accompagner. La question de l'extension des horaires des bibliothèques doit aller de pair avec celle de la diversification de leurs usages, notamment les médiathèques, plus récentes et plus vastes. Lorsque la DAC balaie, d'un revers de main, toute extension d'horaires en prétextant que ses enquêtes auprès des usagers montrent un manque d'utilité, elle se trompe d'approche. L'usage d'une bibliothèque en soirée n'a peut-être pas vocation à être la même qu'en journée, en attirant des publics différents, en proposant d'autres activités comme des clubs de lecture en lien avec des associations, des séances de dédicace, des conférences. Augmenter la fréquence d'ouverture des bibliothèques impliquerait une hausse des dépenses de fonctionnement mais, en étant envisagée avec une diversification d'activités, peut permettre des économies ailleurs, en substituant les bibliothèques à d'autres lieux, moins adaptés, qui accueillent actuellement des activités culturelles associatives, par exemple. Enfin, je voudrais terminer mon propos sur un sujet qui s'est invité trop souvent ces derniers temps au sein des bibliothèques, je veux parler de la question de la sécurité des personnels de bibliothèque. Ces personnels ont été confrontés, cette année, à des violences qui sont inacceptables, et je pense notamment à la bibliothèque Vaclav Havel. L'entrée des bibliothèques est libre et gratuite, elles disposent de sanitaires, d'espaces calmes et chauffés, et n?ont pas de vigiles. Même si ces lieux culturels ne doivent pas devenir des bunkers sécurisés, il n'en demeure pas moins que les personnels des bibliothèques et les usagers doivent se sentir en sécurité. Il ne leur appartient pas d'assurer la sécurité des lieux. Cette question se posera d'autant plus qu'une diversification de l?usage des bibliothèques sera posée, ainsi qu?une ouverture en soirée. La Ville de Paris, jusqu'à présent, refuse de créer des normes de sécurité supplémentaires dans ces établissements.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci de conclure.

Mme Béatrice LECOUTURIER. - Je le fais tout de suite.

Voulant faire des bibliothèques des lieux ouverts à tous, sans filtre, mais il faut évidemment ouvrir ce débat pour l'accessibilité et la sécurisation des bibliothèques. Merci beaucoup.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci.

La parole est à Mme Raphaëlle PRIMET, pour le groupe Communiste - Front de Gauche.

Mme Raphaëlle PRIMET. - Mes chers collègues, vous le savez, notre groupe a beaucoup de réticences quant à l?ouverture du dimanche des bibliothèques, et a fortiori quand elle ne se fait pas dans de bonnes conditions. Bien souvent, on ouvre le dimanche alors que l'amplitude des horaires en semaine n'est pas assurée.

Dans le cas des bibliothèques Melville et Sabatier qui doivent ouvrir le dimanche dès janvier 2020, les propositions ne sont pas à la hauteur en termes de recrutement ou de sécurité.

L'ensemble des élus présents au dernier Comité technique de la Direction des Affaires culturelles de la Ville avait rejeté unanimement le texte qui leur a été présenté. Nous avions d'ailleurs voté, au dernier Conseil, le v?u de Danielle SIMONNET à ce sujet.

En termes d'emplois créés, nous avons demandé, en début de Conseil, par un amendement budgétaire, de créer cinq postes pour porter à sept les recrutements nécessaires à l'ouverture du dimanche de ces deux bibliothèques. Nous en avons obtenu trois, c'est un premier pas. Nous espérons que ces postes seront pourvus rapidement.

Nous avons interrogé la Direction des Ressources humaines sur le taux de vacance dans les différents postes de bibliothèque. Il paraîtrait, pour les adjoints d?accueil, de surveillance et de magasinage, que les recrutements récents ont permis d'améliorer ces taux de vacance. Quoi qu'il en soit, lors d'échanges avec les agents sur le terrain, nous nous sommes rendu compte que la situation était plus que compliquée, les conditions de travail dégradées et, par conséquent, les conditions d'accueil des usagers. Désormais, il semblerait que le projet soit d'ouvrir avec des vacataires étudiants, recrutés pour le week-end. Ces derniers devront faire les mêmes tâches que les titulaires. Par ailleurs, il semblerait que l'engagement de la Ville de ne pas dépasser plus de dix dimanches travaillés par an et pas plus d?un dimanche sur cinq par agent n'est pas tenu. Dans un premier temps, les personnels demandent qu'il y ait un protocole écrit avec des engagements précis, qui soit valable pour tous les établissements ouverts le dimanche. Dans un deuxième temps, ils demandent que la parité entre agents titulaires et non titulaires soit instituée, évidemment, ce nombre de titulaires constituant un seuil en dessous duquel l'établissement ne pourrait pas ouvrir. Enfin, les personnels demandent que, pour pouvoir ouvrir le dimanche, la direction des établissements et des équipes soit confiée à des cadres A, les seuls à même d'avoir la responsabilité pénale en cas de problèmes. A ce propos, le dernier CHSCT a voté la mise en ?uvre d'une expertise indépendante sur l'impact du travail du dimanche sur les agents, que ce soit du point de vue de leur santé, leur sécurité et de leurs conditions de travail, notamment sur la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle et familiale, risques psychosociaux, risques incendies. Qu'en est-il de sa mise en place qui tarde apparemment beaucoup trop ? Enfin, il est demandé que la prime dominicale soit revalorisée à 150 euros nets et accordée à tous les agents, y compris les non-titulaires qui travaillent de manière quasi permanente en semaine et qui sont aussi réquisitionnés le dimanche. Dans l'attente de la satisfaction de nombre de ces revendications que nous considérons légitimes, nous voterons contre ce projet de délibération. Merci.

M. Paul SIMONDON, adjoint, président. - Merci beaucoup.

La parole est à Mme Sandrine MÉES, pour le groupe Ecologiste de Paris.

Mme Sandrine MÉES. - Merci.

La Ville de Paris s'attache à promouvoir le livre et la lecture à travers ses bibliothèques et s'attache aussi, à travers ses bibliothèques municipales, à promouvoir la culture pour toutes et pour tous, la culture comme richesse intérieure accessible à tous. Les bibliothèques, qui sont réparties sur l'ensemble des quartiers, sont des îlots de chaleur au bon sens du terme, de chaleur humaine, d'accueil de tous, et ce sont aussi des cocons protecteurs contre le tout-consommation et contre l'injonction à consommer que nous subissons toute l'année.

Dans ce cadre, la Ville a décidé d'ouvrir un plus grand nombre de bibliothèques le dimanche. Les écologistes sont évidemment favorables à cette démarche, et évidemment, vigilants aux conditions dans lesquelles s'effectuent ces ouvertures. Il est important que les moyens soient ajustés aux objectifs, afin que les ouvertures se déroulent dans des conditions satisfaisantes pour les usagers et pour les agents.

En janvier 2017, les élus écologistes ont proposé un v?u, afin qu'une feuille de route pour les ouvertures dominicales soit élaborée avec l'ensemble des parties prenantes, en tenant compte des impératifs de bien-être au travail, de qualité du service culturel et de sécurité des usagers et des agents. Ce v?u avait, à notre grande tristesse, été rejeté. Et pourtant, on nous présente aujourd'hui un projet de délibération qui semble réunir enfin l'ensemble de ces conditions que nous avions demandées. Le projet de délibération réaffirme, en effet, le principe du volontariat, la limite à un maximum de dix dimanches travaillés, la compensation par une journée de congé qui remplace la journée travaillée. On peut dire que l'ensemble de ces préconisations nous conviennent. Par contre, nous regrettons que, du fait de l'ouverture le dimanche des deux médiathèques Robert Sabatier et Jean-Pierre Melville, celles-ci fermeront désormais une heure plus tôt le samedi, et que pour la médiathèque Robert Sabatier, située dans le 18e, les deux nocturnes des mercredis et jeudis soient supprimées, à notre connaissance. Vous pourrez nous préciser si nous ne nous trompons pas. A nos yeux, vu le manque criant de lieux de travail pour les étudiants venant, dans un cas, du site de Tolbiac et, dans l'autre, du site de la porte de Clignancourt, Paris IV, ces réductions horaires sont regrettables. J'ai parlé des étudiants, mais évidemment pour nous, ce n'est pas le seul public qui nous intéresse, loin de là ! Il est souvent beaucoup mis en avant, mais ce qui est intéressant aussi, ce sont toutes les personnes qui se forment tout au long de la vie, qui ont besoin de lieux le soir pour pouvoir tranquillement étudier, que ce soient des adultes mais aussi que ce soient des collégiens qui ont vraiment besoin de nos bibliothèques municipales, et aussi des retraités. Nous réaffirmons une nouvelle fois que l'absence d'ouvertures de bibliothèques non spécialisées le lundi est un problème et, au titre de ce que je viens de dire, un problème qu'il faudrait étudier un jour ou l'autre. Cette piste nous semble aussi importante que l'ouverture dominicale. On a parlé aussi souvent des ouvertures pendant les vacances scolaires, qui sont encore insuffisantes. Je profite que j'ai encore la parole quelques minutes, pour souligner le caractère pionnier et efficace de la Ville, en matière d'ouvertures des bibliothèques à Paris, que ce soit le dimanche ou les autres jours. Je voudrais dire que cette démarche, nous l'avons engagée bien avant et bien au-delà du rapport sur la lecture d'Erik ORSENNA qui, moi personnellement, m?a un peu agacée, puisque je voyais beaucoup de préconisations qu'il donnait et qui étaient déjà effectuées par la Ville grâce aux agents, à leur volontarisme, grâce à la politique de la Ville en matière de bibliothèques. Là, dernièrement, la bibliothèque historique de la Ville de Paris, sous l'autorité de Véronique LEVIEUX, a été ouverte largement. A l'origine, c?était une bibliothèque ouverte seulement sur inscription, mais grâce à Véronique LEVIEUX, la bibliothèque historique de la Ville de Paris a vu une ouverture inconditionnelle à tous, et c'était extraordinaire de la voir se remplir de tant de lecteurs. C'est une démarche qui avait été effectuée par la Ville, bien avant le rapport sur la lecture. Je voudrais aussi remercier Marie-Christine LEMARDELEY qui a, depuis longtemps aussi, milité pour que la bibliothèque Sainte-Geneviève puisse être ouverte le dimanche et qui a réussi.

J'ai beaucoup d'autres choses à dire, mais je ne vais pas avoir le temps de les dire. Malheureusement, j'ai des questions à poser évidemment, je ne vais pas pouvoir les poser. Merci beaucoup.

(M. Nicolas NORDMAN, adjoint, remplace M. Paul SIMONDON au fauteuil de la présidence).

M. Nicolas NORDMAN, adjoint, président. - Merci.

Mme SIMONNET n'est pas là? Pour vous répondre, la parole est à M. Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Mes chers collègues, je sais que le papier ne refuse pas l'encre et que nous rêvons tous, évidemment, d'un monde idéal, mais en attendant, avant d'atteindre ce nirvana, voici ce que nous faisons.

Je remercie pour leurs interventions Béatrice LECOUTURIER pour le groupe UDI-MODEM avec nous et également Raphaëlle PRIMET du groupe Communiste - Front de Gauche, ainsi que Sandrine MÉES du groupe Ecologiste de Paris. Je regrette évidemment l'absence de Danielle SIMONNET, très engagée pour la lecture publique à Paris.

Je le dis souvent, c?est évidemment mieux de se rendre dans une médiathèque, une bibliothèque, quel que soit le jour de la semaine et en particulier le dimanche, que dans une galerie marchande ou dans une pharmacie.

Pour les sujets concernant les étudiants et donc le ou la Ministre - je ne sais pas qui c'est d'ailleurs - de la Recherche ou des étudiants, je ne sais pas qui est concerné précisément, je crois que Marie-Christine LEMARDELEY pourra évidemment vous répondre sur les efforts à faire en concertation avec les étudiants et les différentes universités.

Siégeant au conseil d'administration du centre Pompidou depuis déjà plusieurs années, il est vrai que le sujet de la bibliothèque publique d'information, qui voit ses longues files d'attente rue Beaubourg, indique en effet qu'il manque d'espace pour les étudiants, à Paris, dans les bibliothèques en général.

Mes chers collègues, je m?étais déjà exprimé, lors du dernier Conseil de Paris de novembre. Je sais que nous partageons cette envie que les Parisiens puissent profiter, en fin de semaine, de nos bibliothèques municipales qui sont au nombre de 68.

La Ville de Paris travaille, depuis le début de la mandature, à proposer un service public respectueux évidemment - c'est une règle incontournable - des conditions de travail des agents, en étant à l'écoute des nouvelles pratiques et en capacité de s'adapter, chère Catherine DUMAS, aux nouveaux rythmes de vie de nos usagers, cher Geoffroy BOULARD.

Nous poursuivons cette ambition - je vous ferai répéter ce que j'ai dit - d'un service de lecture public de qualité, dans un dialogue constant et attentif - dans les bibliothèques, on n'a pas le droit de parler, on doit écouter - avec les organisations syndicales, pour que cette évolution se fasse dans les meilleures conditions, vis-à-vis des agents de nos bibliothèques.

A nouveau, je tiens à les remercier car, dans un contexte national difficile et malgré des difficultés de transport quotidiennes, ces agents participent au maintien de l'ouverture de nos équipements municipaux.

Je vous rappelle que, depuis 2008, nous avons ouvert sept bibliothèques le dimanche, cela a été dit mais je le redis : Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Françoise Sagan, celle de la Canopée, Jean de La Fontaine, Hélène Berr dans le 12e, Edmond Rostand, et la bibliothèque de cinéma François Truffaut dans le 6e, dont quatre depuis le début de cette mandature. La hausse constante de leur taux de fréquentation démontre l'intérêt que portent les Parisiens à ces équipements, qui sont de proximité, et confirme la nécessité de l'évolution de leurs horaires, face aux nouvelles pratiques. C'est pourquoi nous avons expérimenté, puis développé les ouvertures tardives, d'une part, et le dimanche, d'autre part, répondant ainsi aux différents besoins des usagers. Pour choisir quelles bibliothèques font l'objet de ces évolutions, nous avons privilégié les établissements rénovés, les nouvelles ouvertures, ou les bibliothèques situées dans des bassins de population plus conséquents avec une forte demande. Je peux vous assurer qu'une attention toute particulière est portée par la Ville aux agents, qui y travaillent et que chaque nouvelle ouverture le dimanche fait l'objet, chère Raphaëlle PRIMET, d'un dialogue social de qualité avec l'ensemble des représentants du personnel. Mais comme moi, vous connaissez les nuances entre les différentes organisations syndicales sur ce sujet, et il n'y a pas d'unanimité, contrairement à ce que j'ai entendu. S'agissant des recrutements, nous pouvons nous réjouir d'avoir créé 39 postes, chers collègues, 39 postes supplémentaires en trois ans. Nous avons voté, cette semaine, au BP Emploi pour 2020, 12 postes supplémentaires, je le répète, 12 postes supplémentaires pour faire face à la montée en charge des bibliothèques, notamment sur des postes d'accueil et dits d'animation, mais aussi un renforcement d'effectifs pour l'équipe volante de remplacement. Nous veillons donc, à travers nos créations de postes supplémentaires, à ce que chaque nouvelle ouverture dominicale s'accompagne d'un renforcement des effectifs. C'est la règle et c'est notre méthode. Enfin, comme j'ai pu également vous l'annoncer en novembre dernier, une réunion est prévue la semaine prochaine à ma demande avec la Direction des Ressources humaines et l'ensemble des organisations syndicales qui voudront bien siéger.

Je vous remercie.

M. Nicolas NORDMAN, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 322.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?...

Il n'y a pas d'explications de vote, ne s?agissant pas d?un v?u. On n'interrompt pas le vote, je suis navré.

Le projet de délibération est adopté. (2019, DAC 322).