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Decembre 2019
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Conseil Municipal
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2019 DU 245 - Déclassement par anticipation de la partie de la rue Boris Vian située entre la rue de la Goutte d'Or et la rue Polonceau et d'emprises situées rue de la Goutte d'Or (18e). Vœu déposé par le groupe Ecologiste de Paris relatif au déclassement et au TEP. Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2019


 

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DU 245 relatif au déclassement par anticipation de la partie de la rue Boris Vian située entre la rue de la Goutte d?Or et la rue Polonceau, sur lequel les v?ux référencés nos 121 et 121 bis ont été déposés.

La parole, pour commencer, est au maire du 18e arrondissement, M. Éric LEJOINDRE.

M. Éric LEJOINDRE, maire du 18e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire, chers collègues.

Le réaménagement du passage Boris Vian et de la rue de la Goutte d'Or est un projet structurant pour ce quartier, et essentiel pour les habitants qui y vivent et le réclament depuis maintenant longtemps.

Il s'inscrit dans un programme global de rénovation urbaine du quartier de la Goutte d'Or, mené par la Ville de Paris depuis de nombreuses années maintenant. Il a un double objectif : celui d'améliorer le cadre et les conditions de vie des habitants et celui de dynamiser le secteur afin de réduire les inégalités avec les autres quartiers.

Cette opération Boris Vian consiste à élargir et à réaligner le passage Boris Vian dont on parle depuis plusieurs années maintenant, dans l'axe de sa partie sud, afin de fluidifier la circulation piétonne et de faire disparaître les recoins délaissés qui peuvent nuire à la sécurité des personnes. Afin aussi d'optimiser l'usage du terrain de sport en le couvrant sobrement, de combler les arcades de la rue de la Goutte d'Or pour améliorer leur commercialité et la sécurité des habitants ; et bien sûr, de diversifier les activités économiques du quartier avec de nouveaux bâtiments spécifiquement dédiés au développement économique.

Ce projet associe le besoin de sécurisation du lieu avec la nécessité de sa redynamisation, tout en améliorant le bilan du quartier en matière environnementale.

Ce projet permet aussi d'améliorer l'accès aux équipements sportifs et aux services publics, enjeu primordial pour les habitants de ce quartier. Plus un quartier est populaire, plus l'accès aux équipements et aux services publics est un enjeu central.

Cela fait déjà quatre ans que ce projet est soumis à discussion, puisque la phase de concertation a débuté dès 2005. Jacques BAUDRIER disait que parfois, le temps de l'ANRU pouvait apparaître comme un temps long, c'est le cas aussi ici. Tous les acteurs du quartier, les riverains, les commerçants, les usagers, les associations ont été impliqués dans cette élaboration. Chacun a pu faire valoir ses arguments et ses idées.

C'est une méthode qui nous a permis de recueillir un large consensus de la part des participants et d'aboutir à un projet équilibré qui réponde aux attentes des habitants et corrige surtout des dysfonctionnements constatés et constatés depuis longtemps.

Pourtant, certains éléments doivent encore être précisés. C'est pourquoi la concertation va se poursuivre sur des sujets qui ne sont pas dans le projet de délibération d?aujourd'hui. Notamment au sujet de l'avenir de l'espace qui sera libéré entre le gymnase et les futurs escaliers, mais aussi sur la programmation sportive du T.E.P., et sur l'aménagement de la place Cheikha Rimitti, dite place Polonceau, qui n'est pas encore dans ce projet de délibération. Ce projet est attendu par les riverains. En effet, les habitants souhaitent vivement que leur quartier continue de se transformer, notamment dans cet espace qui a souffert d'une forme d'urbanisme des années 1990, qui a montré ses limites. Après quatre ans de co-construction, ce projet est arrivé à maturité. Il faut maintenant le concrétiser. Repousser encore ce projet, ce serait reporter la solution d'un problème bien identifié et longuement travaillé à une date difficile à prédire, ce serait surtout perdre des garanties que les subventions de l'ANRU et de la Région soient maintenues. Je le dis ici clairement, il n'est pas le temps d'attendre, et personne sur ce terrain ne pourrait imaginer que l'on continue à attendre. Voilà pourquoi je voterai avec enthousiasme pour ce projet. J'invite tous les élus pour qui la qualité de vie de la rue de la Goutte d'Or et dans le quartier en général compte, à faire de même.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Merci.

La parole est à Mme Danièle PREMEL.

Mme Danièle PREMEL. - A vouloir toujours bien faire et toujours mieux faire, on finit toujours par faire mal, cette maxime pourrait s'appliquer très bien si nous rejetions ce projet de délibération concernant le déclassement par anticipation du domaine public, d'une partie de la rue Boris Vian à la Goutte d'Or. Depuis 2007, nous travaillons sur ce quartier si difficile et si attachant, où les habitants sont riches de leur culture, de leur engagement, mais aussi encore en souffrance de leur malvivre. Beaucoup a été fait, mais beaucoup reste à faire. L'opération présentée aujourd'hui permettra de redonner de la visibilité, de la lisibilité à l'ensemble de l'îlot Boris Vian - Polonceau. En plus de clarifier les cheminements piétons avec le déplacement des escaliers et le comblement des arcades, il viendra apaiser l'espace public, améliorer le développement commercial, et ancrer des équipements publics. La végétalisation aura aussi sa place, et peut-être encore plus, lorsque nous parlerons des projets dans les prochaines négociations. Le temps passe vite, 2016, première phase d'étude sur ce projet. Première enquête juin, juillet 2016, à laquelle la Ville répond par un mémoire sur les trois points soulignés, et engage avec la mairie du 18e un important travail d'information et de mise en débat du projet avec les habitants, sous forme de réunions publiques, d'expositions et d'un comité de suivi.

Aujourd'hui, le commissaire-enquêteur a donné son aval, et après le travail important de concertation et l'adhésion de la majorité des acteurs, un consensus a été trouvé. Il reste cependant encore des points à trancher, notamment celui de la nature de l'aménagement de l'espace disponible dans la future rue Boris Vian reconfigurée. Nous souhaitons qu'au prochain comité de suivi, les nouvelles options soient à retenir.

Quel que soit le programme "in fine" retenu pour cet espace, le déclassement préalable des emprises d'une partie de la rue est nécessaire. Alors, le projet de délibération ne portant que sur le déclassement, il est important qu'il soit voté pour ne pas laisser cette opération comme l'arlésienne de la Goutte d'Or, celle dont on parle beaucoup et toujours, mais que l'on ne voit jamais.

Ne décevons pas les habitants de ce quartier. Ne démobilisons pas ceux qui se sont investis dans l'élaboration du projet. Poursuivons le travail avec le comité de suivi et faisons en sorte que ce projet, tant attendu, voie enfin sa réalisation.

Je terminerai en disant, parce que c'est aussi le dernier projet de délibération concernant tout ce qui est urbain : l'avenir est là, il nous appelle, ou plutôt il nous tire à lui, et c'est de Bergson. Merci.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Merci.

La parole est à Mme Sandrine MÉES.

Mme Sandrine MÉES. - Ce projet de délibération qui porte sur le déclassement de quatre emprises du domaine public routier n'a pas qu'un objectif technique. Il conditionne et inclut les axes principaux du projet de requalification de la rue Boris Vian et de la rue de la Goutte d'Or.

Le groupe Ecologiste avait déposé un v?u en Conseil d'arrondissement, en octobre dernier, afin d'alerter sur la nécessité de prolonger la concertation jusqu'en février 2020, avant de prendre la décision de déclasser les emprises concernées.

Ce v?u avait été voté à l'unanimité, mais n'a malheureusement pas été respecté. À notre sens, les réserves émises par le commissaire-enquêteur ne sont pas levées, et le projet de délibération arrive prématurément.

Le projet de réalignement de l'escalier n'a pas été réintroduit dans la concertation, alors que des associations le demandaient expressément.

Le secteur concerné par le projet est certes problématique : sécurité, propreté, dégradation du bâti, difficultés extrêmes des commerçants, ambiance hostile aux femmes. Les habitantes ont pu détailler ces difficultés grâce à des marches exploratoires et un travail approfondi de propositions concrètes réalisé il y a déjà deux ou trois ans. Peut-être qu'une partie des problèmes du secteur est liée à des choix architecturaux des années 1980, qui ne respectaient ni l'aspect faubourien du quartier, ni le besoin d'un environnement de qualité. Mais ces problèmes ne sont pas dus qu'à cela. Des colonnades, il y en a dans d'autres endroits à Paris, sans que cela ne pose problème. D'autres causes et d'autres solutions auraient mérité d'être explorées. Au début de cette mandature, un travail a été fourni et des propositions ont été faites pour corriger ces erreurs architecturales, mais la concertation n'était pas vraiment au rendez-vous Dans un contexte où l'on avait du mal à mobiliser les habitants, une agence d'urbanisme a imaginé réaligner les escaliers de la rue Boris Vian. L'objectif était d'améliorer la visibilité, en faisant de l'urbanisme une sorte de roue de secours au service de l'ordre public en berne. Cela a abouti à la proposition de réduire la surface du terrain d'éducation physique, et à prévoir le déplacement de l'escalier, opération très onéreuse. Ce projet a semblé à l'époque une sorte de planche de salut qui permettait de régler les problèmes du secteur. Lors de la reprise de la concertation, il y a environ un an et demi, cette hypothèse qui proposait des solutions pharaoniques à des problèmes réels a été reprise sans être remise en question. Les habitants se sont retrouvés devant le fait accompli. Cet urbanisme de la peur, coûteux, compliqué et dépassé, n'a pas pu être transformé en proposition plus simple et plus globale. Notamment, l'idée de réaliser une continuité arborée entre le square Léon et la rue Boris Vian n'a jamais été envisagée sérieusement. La place Cheikha Rimitti a fait l'objet de discussions sans que ses principaux usagers soient associés. En tant qu?écologistes, nous ne pouvons plus concevoir aujourd'hui que l'urbanisme soit pensé comme une réponse aux problèmes sociaux et aux problèmes de sécurité. À ce compte, il faudrait déplacer bien des escaliers de Paris. La méthode la plus constructive nous semble de revenir aux besoins des habitants. À aucun moment il n'a été imaginé que la couverture du terrain d'éducation physique puisse être amovible, alors que des habitants l'ont suggéré. Planter en pleine terre, proposer des installations sportives de plain-pied, conserver l'ouverture existante sur le ciel, renforcer la présence des plantations, tout cela a été balayé du fait d'hypothèses impossibles à remettre en question. Nous pensons que des financements seraient mieux engagés à travers le développement d'emplois dans la propreté, dans la végétalisation à travers des jardiniers de quartier, dans la prévention, dans l'ouverture de créneaux de pratique sportive libre, et la rénovation du gymnase. Enfin, bref, vous l'aurez compris, en tant qu?écologistes, le projet, sa méthode et sa philosophie nous rebutent. Pour ces raisons, nous voterons contre ce projet de délibération.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - La parole est à Mme Danielle SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Je voudrais appuyer les propos de Sandrine MÉES, car bien que n'habitant pas dans le 18e arrondissement, ce sont les mêmes informations d'habitants et d'associations du 18e qui me remontent, concernant ce projet de délibération.

Ce projet de délibération se fait dans le cadre de la réhabilitation du quartier de la Goutte d'Or. Une réhabilitation importante, qui nécessite de déclasser quatre parcelles appartenant au domaine public.

Ce déclassement suppose une enquête publique qui a été réalisée du 17 juin au 1er juillet dernier. Le commissaire-enquêteur avait émis un avis favorable, mais avec deux réserves importantes. Un, que les projets alternatifs soient examinés ; deux, que la Ville de Paris organise une concertation et un dialogue supplémentaires, certes limités dans le temps, de novembre 2019 à février 2020. Février 2020, nous ne sommes qu'en décembre 2019. Et obtienne, avant de publier des parcelles, une approbation majoritaire des parties concernées.

Ces réserves ont été appuyées par un v?u du groupe Europe Ecologie Les Verts voté à l'unanimité du Conseil du 18e arrondissement, dans lequel figurait la phrase suivante : "Que la Ville confirme que les deux réserves exprimées dans les conclusions du rapport de l'enquête publique seront bien prises en compte ; que la concertation ainsi que cela est suggéré dans le rapport inclue l'étude des projets alternatifs ; que la concertation soit prolongée avec l'objectif d'aboutir à un consensus de novembre 2019 à février 2020".

Or, la Ville avec ce projet de délibération décrète que les réserves sont levées et veut procéder au déclassement.

Les associations, je nomme notamment "ASA PNE" et "Cavé Goutte d'Or", contestent absolument que les réserves soient levées. Cela va à l'encontre du v?u voté dans le 18e. Le calendrier préconisé dans ces réserves n'a pas été respecté, la concertation a eu lieu avant l'examen des projets alternatifs, la vidant de fait de toute sa substance.

Alors que le commissaire-enquêteur préconisait de ne pas se précipiter, la mairie, elle, a accéléré le calendrier de la concertation.

L'adhésion large n'est donc pas établie. D'après la mairie du 18e, les consensus seraient en effet "grosso modo" de 95 %. À peu près 95 %, autour de 80 %. En fait, c'est assez vague. Vous prétendez, mais dans la réalité, ce qui remonte, ce n'est absolument pas cela.

De plus, les associations dénoncent un défaut illégal d'information des élus dans ce projet de délibération. Un élément expressément visé dans le texte du projet de délibération n'est pas produit : l'échange entre le commissaire-enquêteur et la Ville de Paris mentionné par le commissaire-enquêteur dans son rapport. L'exposé des motifs comporte une assertion fausse : l'idée que ce projet de délibération de déclassement ne conditionnerait pas les choix futurs pour la rue Boris Vian. En effet, le déclassement est fait pour pouvoir construire ou aménager sur la partie haute de la rue Boris Vian.

Ce projet de délibération est donc un déni démocratique, emblème d'une non-concertation avec les habitants et les associations locales dans les projets d'urbanisme.

La Ville néglige sciemment les processus de concertation pour imposer un projet, le sien. C'est pour cela que je voterai contre ce projet de délibération.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Merci.

La parole est à Pascal JULIEN, pour le v?u n° 121, trois minutes... C'est parfait, si c'est bon.

La parole est donc à M. Jacques BAUDRIER, pour répondre.

M. Jacques BAUDRIER. - Merci à tous les intervenants.

Je voudrais remercier en particulier Danièle PREMEL et Éric LEJOINDRE, qui ont parfaitement présenté le projet. J'en profite aussi pour remercier Michel NEYRENEUF et Maya AKKARI, qui jouent un rôle très important au quotidien en tant qu?élus d'arrondissement, pour toute la concertation de ce quartier. Quartier où il y a une très forte attente, une impatience même de l'ensemble des acteurs qu'un projet émerge, puisque les dysfonctionnements urbains, cela fait consensus, sont avérés, en particulier pour les arcades.

Je vais en venir directement aux réponses aux oppositions exprimées.

Madame SIMONNET, il serait bien que vous veniez une fois, lors d'un comité de suivi. Il s'en est tenu encore la semaine dernière, il y en aura encore dans les prochaines semaines. Vous aurez encore de nombreuses occasions de voir une vraie concertation menée au plus près des habitants et de l'ensemble des acteurs associatifs. Ils sont nombreux dans le quartier de la Goutte d'Or. La plupart d'entre eux soutiennent sans réserve ce projet. Il y a débat aussi et dissensus. C'est normal que l'on puisse débattre. Néanmoins, il y a un large soutien à ce projet.

Vous faites référence dans votre intervention, aux réserves du commissaire-enquêteur, qui je rappelle, a émis un avis favorable. Elles sont ou seront levées pour l'obtention du permis de construire.

Comme vous le savez, la concertation est toujours en cours sur d'autres points du projet qui ne font pas consensus. Par exemple, un comité de suivi a eu lieu mercredi soir pour juger de la pertinence de la construction ou non du bâtiment haut situé à gauche du passage, dont il n'y a pas obligation du tout de le construire. On pourrait imaginer qu'un espace végétalisé soit aménagé à sa place.

Du point de vue de l'étude des projets alternatifs, ils ont été étudiés par la Ville. Celui de l'Atelier 26, jeune agence d'architecture du 18e, ne répond pas du tout au cahier des charges de l'étude de maîtrise d'?uvre, de l'ensemble des éléments techniques, notamment sur les structures du bâtiment.

Sa faisabilité est très loin d'être avérée. Par ailleurs, il n'est pas du tout acceptable car il vient densifier encore plus le quartier, avec plus de 2.500 mètres carrés de construction supplémentaires, hors gabarit P.L.U., hors réglementation. Il est clairement impossible.

L'association "Cavé Goutte d'Or", qui apporte une position actuellement, qui, a priori, est un des seuls acteurs associatifs à s'opposer au projet actuel, nous disait en 2018 qu'il fallait absolument que le premier coup de pioche soit fait avant le 1er avril 2020.

Maintenant, elle nous propose un projet "Le manifeste", qui n'est pas un projet urbain mais juste de grandes orientations qui amèneraient à relancer des études pour 5, 10, 15 ans, sans aucune garantie d'arriver à déboucher sur un projet. Cela nous semble remettre en cause totalement 5 ans de concertation, d'autant plus que ce projet, avec encore des points en discussion qui seront l'objet des prochains comités de suivi, ouverts à tous les habitants, que nous avons réussi à dégager, fait un large consensus et bénéficie de financements de l'ANRU et de la Région, que nous avons votés il y a un quart d'heure via la convention ANRU. Nous n'allons pas retarder l'ensemble de la convention ANRU, pour 550 millions d'euros d'investissement public, pour un projet un peu fantomatique, qui repousserait de 15 ans les réponses au secteur de la Goutte d'Or. Le v?u proposé par le groupe Ecologiste, qui revient de fait à remettre aux calendes grecques l'ensemble du projet, nous est totalement impossible à voter dans ces circonstances. Je vous propose de le retirer, et de le remplacer par un v?u de l'Exécutif, qui vous propose que le projet de redressement du passage puisse débuter dès le premier semestre 2020, c'est le comblement des arcades, tel que la Ville s'y était engagée auprès des collectifs associatifs et des habitants, et que la concertation sur la définition et la programmation des aménagements des espaces libérés puisse continuer. Enfin, que la végétalisation trouve une place plus importante dans le projet.

Je vous remercie.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Merci beaucoup.

Nous allons voter sur les v?ux. Le v?u n° 121 est-il retiré au profit du v?u de l'Exécutif ?

Mme Sandrine MÉES. - Non, parce que la réflexion des Ecologistes a beaucoup évolué sur ce sujet. Nous sommes arrivés à cette position.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint, président. - Il est maintenu.

Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe Ecologiste de Paris, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de v?u référencé n° 121 bis déposé par l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de v?u est adopté. (2019, V. 530).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DU 245.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2019, DU 245).