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Novembre 2009
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Conseil Municipal
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2009, Vœu déposé par les éluEs du groupe "Les Verts" pour la tenue d'Assises de la coopération décentralisée entre les villes françaises et palestiniennes.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2009


 

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Nous allons maintenant examiner le v?u n° 98 du groupe "Les Verts", qui a trait à la tenue d?Assises de la coopération décentralisée entre les villes françaises et les villes palestiniennes.

Pour le présenter, je donne la parole à Mme Danielle FOURNIER.

Mme Danielle FOURNIER. - Merci.

C'est un v?u, comme vous l'avez rappelé, en forme de proposition suite à la tenue en novembre dernier, au tout début du mois de novembre, 3 et 4 novembre, d'Assises de la coopération décentralisée franco-israélienne.

Nous regrettons d'ailleurs à ce propos que nous n'ayons appris que fort tard la tenue de ces assises, c'est-à-dire la veille au soir, ce qui nous a mis dans l'incapacité d?y participer.

Ceci étant dit, nous pensons que, dans un souci d'équilibre, justement pour traiter cette question qui est assez vite passionnée et passionnelle, dans un souci d'équilibre de traitement par la Ville de Paris en matière de coopération entre les territoires palestiniens et Israël, nous proposons que se tiennent dans les meilleurs délais des Assises de la coopération décentralisée entre les villes françaises et les villes palestiniennes à l'Hôtel de Ville.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci.

Pour vous répondre, je donne la parole à Pierre SCHAPIRA.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - J'ai bien lu le v?u du groupe "Les Verts".

C'est compliqué parce que, évidemment, on peut ne pas me croire, on peut dire n'importe quoi ! Mais non ! Les Assises de la coopération décentralisée franco-israélienne ont eu lieu à l'Hôtel de Ville de Paris mais nous n'étions en aucun cas les organisateurs. Nous avons fait le garage, nous sommes intervenus très peu, d?ailleurs.

Pour ma part, je suis intervenu, le Maire de Paris et voilà !

Sinon, ce sont les autres villes françaises appartenant au Groupe-Pays de Cités Unies France, car c?est organisé par Cités Unies France et par le Ministère des Affaires étrangères.

Comme d'ailleurs, Madame la Présidente, s'étaient déroulées les Assises de la coopération décentralisée franco-palestinienne il y a deux ans à Paris.

Elles ont à lieu à Paris il y a deux ans, à l'Institut du Monde arabe !

Ce n'est pas nous qui organisons tout cela, c?est eux, c'est le réseau de coopération décentralisée pour la Palestine, présidé par Claude NICOLET, adjoint au Maire de Dunkerque, qui organise cela avec CUF.

J'appartiens à ce réseau, j'appartiens à CUF et nous y discutons.

Donc, le Maire de Paris, quand nous sommes allés en Palestine au mois de juin, a proposé au Maire de Hébron d'organiser à Paris ces assises. C'était pour la fin 2010, début 2011. Le Maire de Hébron, qui est venu il y a 15 jours ici, à l'Hôtel de Ville, je lui ai réitéré notre demande. Il est entièrement d'accord mais ni lui ni nous ne pouvons décider que cela se passera à Paris. Nous le souhaitons, nous le voulons, nous avons fait la démarche pour, mais il faut que ceux qui organisent les assises nous le confirment.

De la même manière que les assises franco-algériennes se passent à Belfort, que les assises franco-japonaises se passent à Nancy et ainsi de suite.

Je ne peux pas dire qu'à chaque fois, il faut que ce soit à Paris. Cela, c?est la première chose.

Dans les plus bref délais, oui, mais à condition qu'ils l'acceptent et je dois dire que la demande que nous avons faite a été plutôt reçue de manière modérée, dans la mesure où elles ont eu lieu il y a déjà deux ans, que nous nous sommes réunis aussi à Bruxelles il y a trois ans. Donc, voilà ! Je ne peux pas vous en dire plus. Nous faisons les démarches pour qu'elles aient lieu.

J'ajoute que, dans votre v?u, vous expliquez qu'il y a un déséquilibre de coopération entre Israël et la Palestine. C'est totalement faux parce que les besoins ne sont pas les mêmes, et vous le savez très bien. Nous avons des actions à Bethléem sur la réfection de tout l?éclairage de la place de la Mangeoire et de l?avenue n° 6. Nous sommes dans un grand projet, d?ailleurs que j'ai exposé ce matin à Lyon pour l?U.P.M., l?Union Pour la Méditerranée, à Jéricho, avec l?AFD, avec le Ministère des Affaires étrangères. Nous avons des projets à Ramallah sur des coopérations culturelles avec le théâtre de Ramallah. Et nous avons eu des projets terminés à Djénine pour une pompe à eau et à Gaza, puisque nous avons fait "Nuit blanche" il y a deux ans.

Voilà tout ce que je peux vous dire. Nous sommes pour, mais je ne peux pas accepter le v?u tel qu'il est. C?est pour cela que je vous demande de le retirer. Mais soyez consciente que nous voulons avoir les Assises de la coopération décentralisée. C'est une demande qui a été faite par le Maire depuis le mois de juin.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur SCHAPIRA.

Madame FOURNIER, vous avez une réponse à apporter ?

Mme Danielle FOURNIER. - Vous allez voter notre v?u, alors ?

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Je vous ai demandé de le retirer.

Mme Danielle FOURNIER. - Non, moi, je vous demande si vous votez notre v?u, parce que tout le discours semblait laisser penser que, franchement, oui, vous vous employiez à le faire, qu'il y a deux ans, cela s'est tenu.

Donc, regardons l'avenir. Peut-être que l'année prochaine ou dans deux ans, nous n?avons pas donné de date, mais que la Ville s'emploie à faire en sorte que, peut-être que l?on peut mettre "dans la mesure de ses compétences" pour que ce soit plus clair, à faire en sorte que ces assises aient lieu.

Sinon, nous maintenons notre v?u.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Alors, où en sommes-nous ?

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Ces assises, le Maire de Paris les a demandées. Il les a demandées. Je ne peux pas voter un v?u où on a déjà demandé les assises.

D'autre part, "dans les meilleurs délais", on ne peut pas accepter. Personne n'acceptera. Parmi nos interlocuteurs, les associations des Villes, le Maire de Belfort, le Maire de Nancy n'accepteront pas qu'on dise : "On veut, dans les meilleurs délais, le faire à Paris." Il y a quand même des précautions à prendre avec nos collègues. C'est comme cela que cela se passe.

C?est pour cela que, croyez-moi, vraiment nous souhaitons avoir ces assises. C?est pour cela que l?on ne peut pas voter le v?u en l'état ou alors, il faut le représenter d'une autre manière.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Il est comme cela, ce v?u. Je veux bien qu'on change les choses, mais enfin...

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - On ne peut pas le voter en l'état. Si on le change, donc il faut faire une modification que je ne peux pas faire comme cela. Sinon, vous le retirez et on le repassera au mois de janvier, si vous voulez. On aura peut-être plus d'informations, des apaisements et on fera un v?u différent.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. Madame FOURNIER ?

Mme Danielle FOURNIER. - Oui, alors ce sera au mois de février, je pense, où on pourra reparler de cette question. Enfin, j'espère qu'on arrivera à un texte commun. C'est une proposition. Il ne s'agit pas d'imposer quoi que ce soit à quiconque, mais de positionner la Ville de Paris, justement, dans ce partenariat, dans cette coopération décentralisée.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Très bien, les choses sont claires, donc au mois de février, nous serons ressaisis d'un v?u sur ce sujet.

Donc, vous le retirez ?

Ce v?u est retiré.