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Novembre 2009
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2009, DPE 104 - Communication du rapport de contrôle des délégations de service public de production et de la distribution de l'eau potable et non potable à Paris pour l'exercice 2008.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2009


 

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DPE 104. Ce projet est une communication du rapport de contrôle des délégations de service public de production et de la distribution de l'eau potable et non potable à Paris pour l'exercice 2008.

La parole est à M. Yves CONTASSOT pour le groupe "Les Verts".

M. Yves CONTASSOT. - Merci, Monsieur le Maire.

Effectivement, il s'agit d'un bilan, comme le titre de la communication l'indique.

Sur ce point, je voudrais intervenir sur un aspect très particulier.

A la page 4 de cette communication, il y a un tableau qui indique les rapports respectifs de la production d'eau entre ce que l'on appelle les eaux souterraines et les eaux de surface.

Il fait apparaître une évolution assez importante puisque, par rapport à l?année précédente, on a un changement assez structurel, en effet, avec maintenant simplement 43 % de la production qui vient des eaux souterraines et 57 % des eaux de surface, Paris constitue une spécificité, il faut bien le dire, par rapport à ce que l'on trouve ailleurs, puisqu?au plan national, on est à 67 % en provenance de captages souterrains et simplement 33 % des eaux de surface.

Nous n'avons pas un avis complètement arrêté sur l'intérêt respectif entre captage souterrain ou le traitement d?eaux de surface. A priori, nous aurions tendance à penser que l'eau de surface est quand même plus polluée que les eaux souterraines et que cela devrait - je dis bien "cela devrait" - être le cas si les directives européennes étaient appliquées formellement et que l'on évite de polluer autant les eaux souterraines.

Nous avions d'ailleurs, dans le cadre du S.D.A.G.E., fait un certain nombre de propositions qui ont été en partie reprises.

Ce que nous souhaiterions, c'est que dans le cadre de la 4e Commission, il puisse y avoir, dans les mois qui viennent, un débat autour de l'écobilan respectif du captage en eaux souterraines et du traitement en eaux de surface, pour que l'on puisse avoir une idée de l'intérêt réel, à la fois en termes de préemption à la source, mais en prenant tous les autres paramètres en considération, y compris l'aval de la production.

Merci.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Pour répondre, la parole est à Mme Anne LE STRAT.

Mme Anne LE STRAT, adjointe, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.

Pour répondre à cette question très précise d?Yves CONTASSOT, c'est un rapport annuel. Ce que vous avez pointé comme pourcentage eaux souterraines/eaux de surface ne relève pas d'une tendance structurelle à privilégier les eaux de surface.

De fait, en moyenne, Paris est approvisionnée à 50 % par les eaux souterraines et à 50 % par les eaux de surface. Il se trouve que l'année en question a connu des coupures sur l'approvisionnement des captages d'eaux souterraines pour de nombreuses raisons techniques, parce que l'usine de l?Haÿ-les-Roses n'a pas été totalement terminée dans les temps, contrairement à ce que nous avions prévu, et que cette usine de l'Haÿles-Roses traite une grande partie des eaux souterraines.

C'est donc pour des raisons techniques que le pourcentage d'approvisionnement en eaux souterraines a baissé pour 2008.

Sur le second point, je suis tout à fait favorable à ce que nous puissions présenter en 4e Commission un éco-bilan. Il se trouve que les équipes d'Eau de Paris, et d?ailleurs en lien avec les services de la Ville, travaillent à un éco-bilan eaux souterraines/eaux de surface et la comptabilité analytique que nous allons mettre en place avec la nouvelle Régie des eaux de Paris va nous permettre de suivre de manière beaucoup plus précise l'ensemble des produits et des charges sur les filières de traitement comme sur d'autres activités. Nous pourrons donc répondre plus précisément à cette question d'éco-bilan.

Je réponds donc positivement à ce que nous puissions en débattre en 4e Commission ; je suis favorable à ce que la 4e Commission soit animée de débats au-delà de l'examen des délibérations.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Merci.

Je précise que s'agissant d'une communication, il n'y a pas de vote sur ce projet de délibération.