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Juin 1997
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Conseil Municipal
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12- II - Question d'actualité de M. Jean-Charles de VINCENTI à M. le Maire de Paris sur les mesures de plafonnement annoncées par le Premier Ministre concernant les allocations familiales.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1997



M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Nous passons à la question d'actualité de M. Jean-Charles de VINCENTI concernant les allocations familiales.
Monsieur de VINCENTI, vous avez la parole.
M. Jean-Charles de VINCENTI, adjoint. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, je voudrais m'élever contre la très choquante déclaration du Premier Ministre prévoyant de réserver le bénéfice des allocations familiales aux familles ayant des ressources inférieures à 25.000 F par foyer.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Paris-Libertés " et " Rassemblement pour Paris ").
Cette intention est particulièrement pénalisante pour les familles nombreuses parisiennes qui ont à supporter des loyers extrêmement lourds lorsqu'elles n'habitent pas dans des logements aidés (ce qui est généralement le cas puisqu'il y a très peu de logements aidés, vous le savez, pour les familles nombreuses), loyers lourds auxquels s'ajoutent des coûts très élevés d'éducation des enfants.
Croire qu'avec quatre ou cinq enfants, l'on vit comme un nabab à Paris relève d'une parfaite méconnaissance de la réalité.
Une telle mesure contribuera à chasser un peu plus encore les familles nombreuses, et donc les enfants de la Capitale.
Monsieur le Maire, si le Gouvernement persistait dans cette maladroite direction, la Municipalité, après s'être rapprochée des associations familiales parisiennes, s'honorerait de réfléchir à la façon dont elle pourrait compenser cette injustice.
Je vous remercie.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci, Monsieur de VINCENTI.
Madame HERMANGE, vous avez la parole.
Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire, nous avons encore sur ce sujet des informations très floues, puisqu'il semble que la mesure change d'un jour à l'autre. Mais il y a une information sûre que nous avons, c'est que pour le Gouvernement socialiste, politique familiale égale politique sociale. Au contraire, nous considérons que la politique familiale ne doit pas être une politique sociale, et à ce titre là nous ne sommes pas partisans effectivement d'un plafond de ressources pour le bénéfice des allocations familiales. C'est une grande différence, parce que nous considérons en fait que conduire une politique familiale, c'est conduire une politique d'investissement pour l'avenir, parce qu'aujourd'hui les enfants sont l'avenir de nos cités et de la Nation.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
Alors vous posez une question très claire, Monsieur de VINCENTI. Je voudrais rappeler d'abord que le Centre d'action sociale a versé cette année, toutes aides extralégales confondues, près de 233 millions aux familles, auxquels il convient d'ajouter les allocations d'aide sociale à l'enfance prises en charge par le Département pour près de 67 millions de francs. De plus, vous le savez, la Ville de Paris propose pour l'accès aux musées, aux cantines scolaires, aux crèches, des tarifs préférentiels. Enfin, dernier élément, sous l'égide de Claire RECLUS, Directeur du Centre d'aide sociale, nous sommes en train d'analyser toutes les prestations extralégales que nous offrons aux familles et aux Parisiens de toutes conditions, et dans ce cadre là, il est évident que si la politique du Gouvernement persévérait dans cette voie, nous serions conduits à reconfirmer la politique qu'avait initiée Jacques CHIRAC en matière de politique familiale et que reconduit Jean TIBERI.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci, Madame HERMANGE.