Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juin 1997
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

39- 1997, DLH 109 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres en vue de la réfection du pavillon des associations militaires situé 16 à 18, place Dupleix (15e).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DLH 109, et Mme SCHNEITER va nous parler de la réfection du pavillon des associations militaires.
Mme Laure SCHNEITER. - Je voterai pour ce projet que vous allez mettre à la disposition d'associations militaires de l'Armée de Terre et de la Fondation de la Résistance.
Je suis néanmoins surprise de ce choix.
Lors de la création de cette Z.A.C. tant décriée, le Ministère de la Défense s'est réservé un certain nombre de lots de terrains qui ont été construits. Ne pensez-vous pas qu'il était facile alors de prévoir et de réserver dans ces immeubles de l'Armée un certain nombre de mètres carrés pour des associations ? C'était cohérent.
Au lieu de cela, c'est encore à la Ville de faire le sacrifice de réhabiliter et de mettre à la disposition de ces associations militaires un pavillon qui pourrait servir à des équipements publics de proximité.
L'autre pavillon a été transformé en une crèche et malgré cela, il n'y a pas assez de crèches dans le 15e.
Il y a des listes d'attente pratiquement partout et de nombreuses mères de famille doivent attendre la rentrée 1997 ou plus pour avoir une place pour leurs enfants, ce qui perturbe gravement leurs vies familiales et professionnelles.
Il est vraiment dommage que la Ville n'ait pas décidé de transformer les deux pavillons en crèches, ce qui aurait été autrement plus utile pour les familles du quartier.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. BULTÉ pour répondre à Mme SCHNEITER.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Je rappelle que la Ville de Paris est propriétaire du pavillon 16-18, place Dupleix dans le 15e arrondissement. Il s'agit là de l'un des bâtiments qui constitue l'entrée de la caserne Dupleix. Ce bâtiment s'élève sur un niveau de caves partielles, d'un rez-de-chaussée et de deux étages plus combles.
L'architecture de ce bâtiment se caractérise par un soubassement en pierre de meulière, des façades enduites avec encadrement des ouvertures en pierre et brique et une toiture mansardée.
Comme dirait M. BLET, une architecture de qualité.
Lors de la création de la Z.A.C. " Dupleix " en 1989, la Ville a tenu à conserver ce bâtiment de caractère.
S'agissant d'un lieu de mémoire, il a alors été décidé de l'affecter aux associations militaires afin que l'activité qu'elles y exerceront, constitue un témoignage de la vocation historique du site.
En 1996, une première tranche de travaux a permis la réhabilitation du premier étage du pavillon qui a été immédiatement, et sans délai, mis à la disposition de la Fondation de la Résistance, ce qui me paraît très important.
Le présent projet de délibération a pour objet d'autoriser la poursuite de la réhabilitation intérieure du reste du bâtiment qui permettra de remettre l'intégralité du pavillon aux associations militaires.
Cette remise en état intérieure, qui s'effectuera à un coût compatible avec les contraintes budgétaires actuelles, ne préjuge en aucun cas des travaux de gros oeuvres qui devront être entrepris à l'extérieur, c'est-à-dire le ravalement et le cas échéant, la réfection de la couverture.
Il s'est agi de permettre une mise à disposition rapide et à moindres frais de ce pavillon aux associations, et il demeure bien entendu que la Ville sera attentive à la préservation de ce bâtiment et effectuera le moment venu les travaux du propriétaire comme souvent et comme toujours la Ville l'a fait.
M. Jean-François LEGARET, président. - Merci, Monsieur BULTÉ.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 109.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (1997, DLH 109).