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Juin 1997
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76- QOC 97-265 Question de Mme Danièle GIAZZI, MM. Gérard LEBAN et Dominique CANE à M. le Préfet de police relative au plan " Vigipirate ".

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1997



Libellé de la question :
" L'application des mesures indispensables à la prévention des risques liés aux actions terroristes conduit à installer des barriérages importants le long des trottoirs pour éviter le stationnement des véhicules aux abords immédiats de certains bâtiments, notamment les établissements d'enseignement.
Pour une meilleure efficacité, ce barriérage semble être systématiquement déployé à la fois du côté de l'édifice protégé et le long du trottoir opposé.
Or, cette mesure, dont l'utilité se justifie pleinement dans les artères étroites, a pour conséquence de raréfier les espaces de stationnement, y compris dans les tranches horaires où les établissements protégés se trouvent inoccupés.
Mme Danièle GIAZZI, MM. Gérard LEBAN et Dominique CANE demandent à M. le Préfet de police s'il envisage d'alléger ce dispositif en étudiant, au cas par cas, les implantations des sites protégés et en prenant en compte les voies dont la grande largeur rend faiblement utile un barriérage bilatéral. "
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
" Le plan " Vigipirate " a été déclenché le 7 septembre 1995, à la suite de l'attentat commis le même jour devant une école de Villeurbanne.
Dans ce cadre, des mesures ont été prises par la Préfecture de police, en liaison étroite avec la Mairie de Paris et les autorités académiques, pour protéger les établissements scolaires et les crèches de la Capitale.
Des périmètres de sécurité ont été définis afin d'interdire tout stationnement de véhicules à leurs abords. Dans l'urgence, ces zones ont été neutralisées par des barrières de police.
Si le dispositif mis en place avait fait l'objet d'un certain allégement à l'automne 1996, l'attentat du 3 décembre 1996 à la station R.E.R. de Port-Royal a conduit à la réactivation du plan " Vigipirate " au stade renforcé.
A ce jour, ce sont quelque 12.000 barrières qui sont déployées devant les établissements scolaires et les crèches de la Capitale.
Encore très récemment, tant la Préfecture de police que la Mairie de Paris et le Rectorat ont confirmé leur volonté de maintenir les mesures de protection des écoles à leur niveau actuel et même de les pérenniser.
A cet égard, la Ville de Paris envisage de remplacer progressivement les barrières mobiles de police par des aménagements de voirie, tels que l'élargissement des trottoirs et la mise en place de barrières fixes.
Le périmètre de protection des établissements scolaires inclut non seulement la façade, mais les parties latérales ainsi que les espaces en vis-à-vis sur le trottoir opposé.
Ce dispositif doit être maintenu, même dans le cas où la chaussée est très large.
En effet, il vise à réduire les risques d'une explosion de voiture piégée, qui peut atteindre le bâtiment scolaire, mais qui peut également toucher les enfants lors de leurs entrées et sorties de l'école. Dans cette dernière hypothèse, les groupes d'enfants sont vulnérables, y compris sur le trottoir d'en face, même si celui-ci est à une distance respectable de la façade de l'établissement scolaire.
Ceci ne fait cependant pas obstacle à quelques aménagements ponctuels des périmètres de sécurité, en concertation étroite avec les Maires d'arrondissement, les chefs d'établissement scolaire et les commissaires d'arrondissement, à la condition que ces aménagements ne remettent pas en cause la sécurité des élèves. "