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Avril 2005
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Conseil Municipal
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2005, DJS 211 - Subvention annuelle de fonctionnement à la Ligue d’Ile-de-France de pelote basque. - Montant : 10.300 euros. Vœu déposé par M. Gérard LEBAN et les membres du groupe U.M.P. relatif au Fronton de Paris 10, quai Saint-Exupéry (16e).

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2005


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DJS 211 sur lequel le groupe

U.M.P. a déposé un v?u n°86.

Madame DREYFUSS, vous avez la parole.

Melle Laurence DREYFUSS. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, Paris est riche de sa diversité. Cette diversité doit demeurer une réalité dans le sport. Les Parisiens ont la chance de pouvoir pratiquer les sports basques, directement dans la Capitale.

En effet, le fronton édifié pour les Jeux olympiques de 1924, quai Saint-Exupéry, est un exemple unique dans une capitale du Nord de l?Europe. La Ligue d?Ile-de-France de pelote basque, qui l?exploite, compte des adhérents toujours plus nombreux.

Elle accomplit un travail remarquable pour démocratiser ce sport plus populaire au Sud de la Loire qu?au Nord de la Seine.

Nous avions souhaité, lors de l?élaboration du P.L.U., que le fronton trinquet puisse être classé afin de garantir son existence à Paris. Nous avions donc voté un v?u en Conseil d?ar-rondissement, malgré l?opposition des représentants de votre majorité. Il nous semble indispensable de préserver cet espace unique de toute construction autre que celle pour laquelle il a été conçu.

Vos arguments avancés en Commission ne tiennent pas. La vérité, c?est que vous avez souhaité récupérer ces terrains pour en faire des logements sociaux. Si c?est le cas, il faut que vous l?admettiez publiquement afin que les joueurs de pelote basque sachent à quoi s?attendre. Si ce n?est pas le cas, alors vous n?avez aucune raison de refuser ce v?u qui garantira l?existence d?un fronton à Paris.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

La parole est à M. CHERKI.

M. Pascal CHERKI, adjoint, au nom de la 7e Commission.

-Je sais que dans le 16e arrondissement le terme ?logementsocial? provoque parfois des réactions de panique.

Pour ma part, vous me connaissez suffisamment et vous savez que je suis plutôt attaché à défendre les emprises sportives que je juge assez peu nombreuses sur le territoire de la Capitale, même si je sais qu?il y a d?autres priorités et que je les entends également.

Nous aurons peut-être besoin de faire des travaux à l?ave-nir. A partir du moment où nous classons un bâtiment, c?est beaucoup plus compliqué.

Dans l?intérêt même des pratiquants de la pelote basque, il y a intérêt à ce que nous soyons en mesure, si nous avons des travaux à effectuer, de ne pas partir dans un processus de négociation, comme on a pu en connaître pour d?autres bâtiments sportifs.

Au nom du principe de précaution, je refuse de faire classer le fronton pour pouvoir y faire ces travaux nécessaires.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Vous nous garantissez qu?il ne sera pas détruit ?

M. Pascal CHERKI, adjoint, rapporteur. - Non.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u assorti d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u est repoussé.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 211.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DJS 211).