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Avril 2005
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe “Les Verts” relatif au problème de pédiculose du cuir chevelu dans les écoles parisiennes.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2005


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons au v?u référencé n° 95 dans le fascicule concernant le problème de pédiculose du cuir chevelu dans les écoles parisiennes.

Monsieur BOUTAULT, vous avez la parole.

M. Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement. Merci, Monsieur le Maire.

C?est un problème qui peut apparaître dérisoire par rapport aux problèmes posés par les fermetures de classe mais qui ne l?est pas.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Vous passez du nucléaire aux pédiculoses avec un égal talent !

M. Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement. Du local au global, effectivement !

Par ce v?u, nous souhaitons attirer l?attention de la Municipalité parisienne sur un problème qui est sérieux : c?est la présence, c?est la permanence des poux dans les écoles parisiennes.

Il suffit d?ailleurs d?avoir des petits, même des petites car ce sont surtout les filles avec les cheveux longs qui sont touchées au premier chef. C?est une véritable torture pour ces gamines tous les matins de passer le peigne électrique. Je crois que notre collectivité s?honorerait à avoir une attention particulière envers ces petites personnes qui sont notre avenir. C?est bien le sens du v?u.

Mais, si vous m?accordez un petit instant, puisque c?est le dernier v?u, je vais développer l?argumentaire un petit peu plus précisément.

Vous savez que, pour les directeurs et directrices d?établis-sement, reconnaître que les élèves sont infestés par ces parasites n?est pas toujours facile. C?est pourtant une réalité qui aujourd?hui touche toutes les écoles et tous les arrondissements et qui nécessite de prendre des mesures volontaristes, afin de mieux appréhender ce fléau.

Il n?y a actuellement pas ou plus de système de dépistage et d?information efficace. Le problème se situe à deux niveaux : au sein des familles d?une part et dans les établissements scolaires d?autre part. Les parents d?élèves sont mal informés sur les procédures à suivre lorsque leur enfant est soit lui-même parasité, soit en contact avec d?autres enfants parasités. Ils ne savent pas quand le traitement doit avoir lieu, s?il doit avoir lieu et comment faire remonter l?information afin de prévenir une contamination de toute la classe ou de la section d?élèves.

De leur côté, les directions d?école hésitent à mettre en place des systèmes de dépistage, d?alerte et d?information auprès des parents. En effet, le sujet est trop souvent perçu comme stigmatisant pour l?établissement. Ces derniers pratiquent alors plutôt la politique de l?autruche et laissent les parents se débrouiller avec leurs enfants.

Résultats : ces enfants sont contaminés et traités à répétition. Faute d?actions coordonnées, ils contaminent ainsi régulièrement leurs petits camarades et sont traités dans le même temps. C?est un problème qui paraît insoluble.

Face à ce phénomène et face à l?inquiétude grandissante chez les parents d?élèves, le problème n?est pas d?ordre physique simplement. Il est aussi lié à la santé des enfants. En effet, si la gêne physique et les démangeaisons provoquées par les poux sont déjà très désagréables en soi, les risques sanitaires encourus par l?enfant parasité ne sont pas neutres. Les traitements se faisant à base de produits polluants, leur répétition attaque le cuir chevelu et est de fait fortement déconseillée. Par ailleurs, des phénomènes d?accoutumance peuvent surgir, les traitements perdant de leur efficacité au fur et à mesure qu?ils se répètent.

Il semble donc indispensable de mettre en place une procédure d?information, de dépistage et de traitement dans les écoles.

Pour ce faire, nous disposons de l?avis rendu en juin 2003 par le Conseil supérieur d?Hygiène publique de France et relatif à la conduite à tenir devant un sujet - je cite - ?atteint de pédiculose du cuir chevelu?. Tout est contenu dans ce document officiel, des caractéristiques de la pédiculose à son diagnostic, en passant par les différents traitements appropriés et les mesures qu?il convient de prendre lorsqu?on est confronté au problème.

Je les cite :

- que tous les enfants du groupe ou de la collectivité auxquels intervient l?enfant parasité soient examinés par une personne formée spécifiquement pour le dépistage ;

- que les parents soient prévenus par écrit par le chef d?établissement ou la personne en charge du groupe d?enfants, afin que les autres personnes de la famille, y compris les parents, soient examinés et que seuls ceux qui sont parasités soient traités ;

 

-que l?accès au traitement soit facilité. J?insiste sur ce pointcar de trop nombreux parents ne peuvent acquitter ces traitements coûteux ;

-enfin, en l?absence d?obligation de traitement individuelou collectif, il convient d?inciter fortement les parents et les associations de parents d?élèves, les personnels, les collectivités à appliquer ces recommandations et à mettre en place des campagnes de sensibilisation à la pédiculose du cuir chevelu ainsi qu?une surveillance épidémiologique de la résistance.

Nous demandons ainsi à la Ville de Paris de s?engager à suivre et appliquer toutes les recommandations émises dans l?avis du Conseil supérieur d?Hygiène publique de France. A cet égard, une campagne d?information devrait être mise en place dès la rentrée 2005. Il en va de la santé de nos enfants.

Merci de votre attention.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Monsieur FERRAND, vous avez la parole.

M. Eric FERRAND, adjoint. - Je n?ai jamais douté du bien fondé du v?u de M. BOUTAULT, qui n?avait pas vocation à venir me chercher des poux dans la tête !

Cela étant, je note qu?il est extrêmement compétent sur le sujet et on serait assez tenté de lui demander de faire le tour des établissements scolaires à partir de la rentrée 2005 pour faire un exposé complet !

Plus sérieusement, très rapidement, c?était la Préfecture de police qui assurait dans les écoles la tournée des têtes de nos écoliers, c?étaient les fameuses ?Madame Poux?, elles étaient au nombre de douze, c?était une incongruité de l?histoire, et un jour la Préfecture de police a dit : ce n?est pas à nous de faire ce travail, elle s?est donc retournée vers la DA.S.E.S. et la

D.A.S.S. Etat qui ont établi un protocole dont tous les directeurs et directrices de Paris peuvent avoir connaissance et ont connaissance.

Je donne un avis favorable au v?u qui est présenté et pour demander à la D.A.S.E.S. et à mon collègue Alain LHOSTIS de relancer la campagne auprès des responsables des écoles, des directeurs et des directrices, de manière à ce qu?à partir de septembre 2005 les consignes soient sérieusement appliquées.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Sur le v?u, un avis ?

M. Eric FERRAND, adjoint. - Favorable.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté. (2005, V. 212).

Amendement déposé par M. Jean-François LEGARET sur le v?u n° 13 ter relatif au site ?Bréguet?.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Il nous reste, et c?est le dernier point de l?ordre du jour, je vous demande un peu de patience encore, un amendement qui a été présenté par M. LEGARET suite à la discussion sur un v?u, et avec l?accord de l?Exécutif qui l?avait été exprimé à ce moment-là, pour créer un groupe de travail sur les problèmes du site Bréguet incluant l?ensemble des élus et pas seulement les élus de la majorité. L?Exécutif est d?accord sur cet amendement.

?Le Conseil de Paris émet le v?u que soit créé un groupe de travail, réunissant des représentants du Conseil du 11e désignés à la représentation proportionnelle, ce qui veut dire avec des élus de l?opposition, de la Municipalité parisienne. Le groupe sera chargé de formuler des avis et des propositions pour reconvertir le site Bréguet, en lien avec la concertation engagée dans le 11e arrondissement sur la base des études menées par l?A.P.U.R.

Jean-Pierre CAFFET me dit que cela ne lui pose pas de problème.

M. Eric FERRAND, adjoint. - Cela pose un problème pour le 11e.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Cela pose un problème ? Je ne sais pas. Attendez, je vais donner la parole à Mme CAPELLE.

Je ne voudrais pas faire d?impair.

Mme Liliane CAPELLE. - Il n?y a pas d?impair. Hier, en séance, il a été répondu : on laisse la réponse au maire de l?ar-rondissement. Le Maire de l?arrondissement sollicité a répondu ?non?. Voilà. C?est tout. Mais je l?ai dit à M. CAFFET !

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Oui, mais

M. CAFFETne savait pas trop non plus. M. LEGARET a déposé cet amendement. Mais il y a un avis défavorable de l?Exécutif. Soit vous le retirez et on essaye de continuer à discuter. Mais si j?applique le règlement, l?amendement n?est même pas examiné.

Melle Laurence DREYFUSS. - Si, l?amendement est examiné parce que justement il porte sur un v?u n° 13 ter. Le v?u n° 13 ter a été distribué en séance. Donc nous demandons à ce que notre amendement sur le v?u n° 13 ter soit distribué.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je ne peux pas faire ainsi. L?amendement a été déposé bien après l?examen du v?u, ce que je ne peux accepter. En outre, il y a un avis défavorable. Non, ne me demandez pas de suspension de séance. Attendez, je vous demande un peu de compréhension. J?essaye de faire en sorte que chacun puisse s?exprimer et faire valoir ses points de vue ici, y compris l?opposition.

Je n?ai pas de problème à ce sujet. Cet amendement a été déposé bien après l?examen du v?u, à la suite de la discussion qui avait porté sur le v?u. J?ai donc accepté que l?on puisse éventuellement l?examiner dès lors qu?il y avait un avis favorable de l?Exécutif. Or, cet avis est défavorable. Donc, si vous ne retirez pas cet amendement que j?ai lu et dont vous avez pris connaissance, je vais le mettre aux voix, avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Vous le retirez ou non ? Je le mets aux voix.

Melle Laurence DREYFUSS. - Je ne le retire pas et je veux qu?il soit distribué. Je veux qu?il soit distribué maintenant.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Il sera distribué, ne vous inquiétez pas.

Je mets aux voix, à main levée, l?amendement de M. LEGARET déposé sur le v?u n° 13 ter assorti d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

L?amendement est repoussé.

Melle Laurence DREYFUSS. - C?est scandaleux !