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Avril 2005
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Conseil Municipal
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2005, SG 51 - Observations définitives formulées par la Chambre Régionale des Comptes d’Ile-de-France sur la gestion des piscines parisiennes.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2005


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je remercie M. ESPINOSA qui m?a transmis son intervention sur le projet de délibération SG 51 qui n?appelait pas, si j?ai bien compris, de remarques particulières de l?Exécutif.

M. José ESPINOSA. - Monsieur le Maire, le projet de délibération que nous examinons porte sur les observations formulées par la Chambre régionale des comptes d?Ile-de-France sur la gestion des piscines parisiennes.

Si l?on en croit ce rapport, il faut bien reconnaître que Paris connaît une insuffisance notoire de ce type d?équipements puisque si l?on prend en compte le ratio national pour 10.000 habitants, nous obtenons le chiffre de 225 piscines. On en comptait 34 sur Paris en juin 2004 et quelques 11 bassins d?école.

C?est assez éclairant sur la faiblesse des investissements en la matière, constatée entre 1979 et 2001 ce que souligne le rapport marquant un net ralentissement de l?effort financier de la Ville pendant cette période. Le rapport note au contraire depuis 2002 un nouveau départ des investissements avec à l?horizon 2007 la programmation de plusieurs piscines dont 2 sur la Seine.

Ce même rapport souligne qu?il n?existe aucun tableau de bord des besoins en natation scolaires et associatifs. Le groupe communiste demande qu?un tel tableau de bord par arrondissement soit remis aux élus.

Nous retenons également la suggestion de la Chambre régionale des comptes concernant la tarification qui devrait être élargie aux activités autres que l?accès aux bassins. Ces tarifs qui doivent être fixés par la Ville doivent concerner toutes les activités et ne pas se limiter à ceux pratiqués pour la piscine.

Vous le savez, nous considérons le sport comme pratique sociale bénéfique et indispensable pour la collectivité. Dans ce cadre, la piscine municipale est considérée comme un service public administratif dont la gestion doit être affinée.

La Chambre régionale des comptes pose la problématique entre régie municipale et délégation de service public.

Je souhaite avec mon groupe que les piscines soient gérées en régie. En prenant appui sur la filière sport, nous pouvons trouver des solutions originales pour gérer efficacement de tels équipements. Mais ce n?est pas à prendre ou à laisser.

Si le choix de la délégation de service public nous était proposé, alors nous serions exigeants pour que le cahier des charges comporte des clauses contraignantes afin que la Ville soit impliquée directement dans la fixation des tarifs, y compris pour les activités dites annexes (fitness, gymnastique douce, utilisation d?appareils, sauna, etc.) dans la détermination des horaires, dans l?attribution des créneaux.

Un dernier mot pour demander comme le recommande le rapport que la tarification soit élargie aux activités n?étant pas directement liées à l?utilisation des lignes d?eau, sous réserve d?un accord avec nos trois propositions, nous voterons le projet de délibération.