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Avril 2005
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par les groupes du Mouvement républicain et citoyen, socialiste et radical de gauche, communiste et “Les Verts” relatif aux médecins hospitaliers des services d’urgence.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2005


 

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le v?u référencé n° 73 dans le fascicule relatif aux médecins hospitaliers des services d?urgence, qui est déposé par les groupes M.R.C., socialiste et radical de gauche, communiste et ?Les Verts?.

La parole est à Liliane CAPELLE.

Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Madame la Maire.

Ce v?u a été voté à l?unanimité du Conseil du 11e arrondissement. C?était le premier jour de la grève des urgentistes. Si, aujourd?hui, cette grève, normalement, est suspendue, je sais que ce n?est pas la première fois que l?on fait des offres alléchantes aux urgentistes et que ce n?est pas suivi d?effet.

Naturellement, nous maintenons ce v?u.

Si vous me le permettez, une minute, je voudrais rappeler à Mme ANTIER que, autres temps autres m?urs, je me souviens, quand Mme HERMANGE occupait les fonctions de M. LHOSTIS, dans un contexte très difficile, le Conseil d?administration de l?A.P.-H.P. et tous les élus, de droite comme de gauche, ont été assez respectueux de leur mandat pour voter contre le budget qui était proposé à ce moment-là par M. KOUCHNER ou Mme AUBRY, je ne m?en souviens plus. Les élus de gauche et de droite avaient le sens de l?intérêt général et ils s?étaient opposés au budget, ce que vous n?avez pas su faire !

M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Bravo !

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Merci.

Monsieur BLOCHE, vous avez la parole pour le groupe socialiste et radical de gauche.

M. Patrick BLOCHE. - Ce v?u a été voté en Conseil d?ar-rondissement, alors que nous étions au c?ur de la grève des urgentistes. Même si cette grève est a priori terminée puisque des moyens supplémentaires ont été alloués aux services d?ur-gence, on est face à un réel problème qui mérite d?être approfondi. C?est bien entendu un problème de moyens, mais c?est tout autant un problème, parisien et national, qui est celui de la permanence des soins.

J?ai été amené, à l?Assemblée nationale, à interpeller M. DOUSTE-BLAZY sur cette question, parce qu?il y a, depuis 2002, depuis trois ans maintenant, une inadéquation si j?ose dire entre les services d?urgence et le rôle qui était traditionnellement celui de la médecine de ville. Depuis que l?on a supprimé les gardes et les astreintes et que l?on est parti sur la base du volontariat, eh bien, notamment le soir, les week-ends et durant les vacances, on envoie les gens vers des urgences qui sont de ce fait vite saturées.

Il y a une responsabilité nationale dans ce domaine et tout particulièrement du Gouvernement. Surtout, ce sont les personnes âgées qui sont les premières victimes de cette situation et quand l?A.P.-H.P. est amenée à fermer plusieurs centaines de lits de longue durée, on voit bien qu?il y a des logiques lourdes qui se mettent en place et que les urgences n?arriveront pas à tenir longtemps à ce rythme-là.

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Merci.

Avant de passer au vote, une explication de vote du groupe communiste.

M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Il faut que je réponde avant.

Mme Nicole BORVO. - Je voudrais aussi soutenir le v?u, même si le mouvement de grève est suspendu.

On sait bien que le problème est très lourd, il est particulièrement lourd à Paris du fait de l?importance des demandes aux urgences. Il y a un problème global d?astreinte évidemment en matière de réponse aux besoins. Mais il y a aussi un problème particulier des urgences des hôpitaux, qui est très lié aux moyens dont disposent les hôpitaux en général. Il serait effectivement utile de manifester notre solidarité à ceux qui veulent réellement trouver des solutions aux problèmes de gestion des urgences.

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Merci.

Monsieur LHOSTIS, vous avez la parole, pour un avis de l?Exécutif.

M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Cette question des urgences a fait beaucoup parler et beaucoup couler d?encre durant la dernière période. C?est un problème récurrent et qui s?aggrave. Je me suis personnellement rendu aux urgences de l?hôpital Antoine-Béclère qui était dans une situation explosive et en grève il y a maintenant un mois, dans la nuit. J?ai fait une dizaine de services d?urgence sans me faire annoncer pour me rendre compte directement et discuter avec les équipes.

On voit qu?on est - tout le monde le sait mais peut-être faut-il le rappeler - en tension extrême permanente, on est à la limite de la rupture à chaque fois. On constate de plus en plus - cela fait déjà un moment - la présence de nombreuses personnes âgées. J?ai encore la vision d?une centenaire à La Pitié Salpêtrière derrière un rideau (puisque le nouveau service des urgences ne sera mis à disposition qu?en septembre) qui a été accompagnée par son fils de 80 ans. C?est une situation rencontrée de façon massive aux urgences, car les dispositifs en amont ne sont pas pris et les dispositifs en aval non plus.

J?ai entendu les explications laborieuses tout à l?heure. La réalité du budget, je ne l?ai pas évoquée tout à l?heure mais puisqu?on m?y pousse, la voici : le budget des soins de longue durée de l?Assistance publique de 2005 qui a été voté dans l?enthousiasme par Mme ANTIER et ses collègues diminue de 5 % les moyens de ces services. Voilà, c?est cela la réalité du budget qu?on vient de voter. Les 246 emplois, contrairement à ce qu?elle a dit, on les supprime dans ces services, parce qu?on supprime des lits donc on supprime de l?offre.

En plus, cela a été fait sans concertation et ce n?est pas ?je crois?, je suis sûr et je le dis au nom de Danièle HOFFMANRISPAL. Nous avons un schéma gérontologique départemental à adopter, il est en cours d?élaboration, et malheureusement les discussions que nous avons à l?heure actuelle avec l?Assistance publique ne nous laissent pas augurer un bon sort sur un renforcement de cette action, sans lequel nous ne répondrons pas en grande partie à la question des urgences, même si évidemment d?autres problèmes s?y rattachent.

Pour toutes ces raisons, je crois qu?il faut effectivement tirer le signal d?alarme à nouveau et dire notre opposition et donc voter ce v?u.

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. Madame ANTIER, vous avez la parole, pour une explication de vote extrêmement brève, s?il vous plaît.

M. Philippe GOUJON. - Pourquoi brève pour les uns et longue pour les autres ?

Mme Edwige ANTIER.-De toute façon, je serai brève, donc ce n?est pas la peine de perdre son temps.

Deux questions sont encore mélangées. La question des urgences. Voilà plus de 3 ans que nous demandons à la Ville de créer des maisons des urgences pour soulager l?Assistance publique de la bobologie?

(Mouvements divers dans l?hémicycle).

Moi, chaque fois, je m?arrête !

(Mouvements divers dans l?hémicycle).

Mme Liliane CAPELLE. - Vous voulez supprimer tous les dispensaires. Tout a été supprimé et maintenant il faut tout remettre. C?est génial !

Mme Martine DURLACH, adjointe. - Cela devient comique.

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. Madame ANTIER, poursuivez, mes chers collègues, laissez Mme ANTIER s?exprimer.

Mme Edwige ANTIER. - Je veux bien être brève. J?aurais déjà fini !

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Allez-y.

Mme Edwige ANTIER. - Je dis que voilà 3 ans qu?on piétine et qu?on n?ouvre pas de maisons des urgences pour soulager l?A.P.-H.P. des toutes petites urgences. Il faut mettre des locaux à disposition?

(Mouvements divers dans l?hémicycle).

Je peux finir ma phrase ?

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Allez-y.

Mme Edwige ANTIER. - Il faut mettre des locaux à la disposition des médecins de ville qui viendront y prendre des gardes à condition?

(Mouvements divers dans l?hémicycle).

M. Patrick BLOCHE. - C?est certain qu?ils vont venir prendre des gardes le week-end et les jours fériés.

M. Alain LE GARREC. - A quel endroit travaillez-vous et quels sont vos horaires de garde ?

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Mes chers collègues, Alain LHOSTIS, laissez Mme ANTIER poursuivre.

M. Philippe GOUJON. - Je demande une suspension de séance.

Melle Sandrine MAZETIER, adjoint, présidente. - C?est de droit.

2 minutes 30 de suspension de séance de droit.

M. Philippe GOUJON. - C?est 5 minutes dans le règlement.

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - C?est votre temps autant que le nôtre, mes chers collègues.