Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Avril 2005
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

2005, DPE 38 - Autorisation à M. le Maire de Paris de consentir au dépôt, par la Société anonyme de gestion des eaux de Paris, d’un permis de construire relatif à la création d’une unité d’affinage des eaux de l’aqueduc de la Vanne sur le site du réservoir de l’Hay-les-Roses (Val-de-Marne).

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2005


 

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Nous passons désormais au projet de délibération DPE 38 concernant un permis de construire relatif à la création d?une unité d?affinage des eaux de l?aqueduc de la Vanne sur le site du réservoir de l?Hay-les-Roses.

La parole est à Mme LE STRAT. C?est Mme MAZETIER qui répondra en lieu et place de Mme CONSTANTIN.

Mme Anne LE STRAT. - Merci, Monsieur le Maire.

Paris est alimentée pour moitié par des eaux souterraines captées au Sud et à l?Ouest de Paris, et pour moitié par des eaux de rivière traitées.

?Eau de Paris? exploite notamment les sources du Loing et de la Voulzie dans la région de Sens, acheminées par l?aqueduc de la Vanne jusqu?au réservoir de Montsouris et la source de l?Avre dans la région de Dreux, acheminée jusqu?au réservoir de Saint-Cloud.

Depuis plusieurs années, les normes de qualités édictées par les directives européennes retranscrites dans le droit français ne cessent de se durcir.

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Vous écoutez Mme LE STRAT, s?il vous plaît !

Mme Anne LE STRAT. - C?est assez difficile d?intervenir quand j?entends énormément de brouhaha à côté de moi !

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Allez-y !

Mme Anne LE STRAT. - Merci beaucoup.

Je reprends : longtemps considérées comme naturellement potables, les eaux souterraines ne satisfont plus aujourd?hui en permanence ces normes, notamment sur les pesticides et leurs produits de dégradation.

En conséquence, ?Eau de Paris?, responsable de la qualité de l?eau au robinet de l?usager, a inscrit dans son plan quinquennal d?investissement la réalisation d?unités de traitement des eaux souterraines. Cela permet de continuer à délivrer au robinet de l?eau de source en respectant les normes sanitaires.

Ce projet de délibération portant sur le dépôt d?un permis de construire une unité d?affinage des eaux de la Vanne sur le site du réservoir de l?Hay-les-Roses vient après celui relatif à la réalisation de trois autres unités de traitement : à Sorques, à Longueville et à Saint-Cloud.

Mais si ?Eau de Paris? investit fortement pour répondre aux exigences de qualité de l?eau, elle continue parallèlement à mener des actions de prévention en concertation avec le monde agricole, sur les zones de captage des eaux souterraines qui s?étendent sur plus de 145.000 hectares. Ce travail de prévention, conduit avec tous les acteurs locaux et en premier lieu les agriculteurs, se traduit déjà par une amélioration sensible des pratiques. Mais l?épuration naturelle des pollutions par le sous-sol est lente et nécessitera plusieurs décennies, d?où la nécessité d?avoir un traitement.

Je rappelle néanmoins que le coût des actions de traitement est nettement plus élevé que le coût de la prévention pour préserver la qualité des ressources en eau. A titre d?exemple, ?Eau de Paris? doit investir plus de 100 millions d?euros en 3 ans pour réaliser les unités de traitement des eaux souterraines, dont celles de l?Hay-les-Roses et Saint-Cloud, qui seront les plus grosses unités de ce type en Europe. Or le coût de traitement des pollutions pèse nécessairement sur la facture de l?usager.

Je terminerai juste en informant que le site de l?Hay-les-Roses a été choisi dans la mesure où il accueille aujourd?hui un réservoir d?eau qui se situe à proximité immédiate de l?entreprise de l?aqueduc de la Vanne. Conçue pour traiter 150.000 mètres cubes d?eau par jour, cette future installation s?intégrera parfaitement dans son environnement et limitera au maximum les nuisances envers les riverains. D?ailleurs, un soin particulier a été porté à la construction de cette unité, comme d?ailleurs pour toutes les unités de traitement, qui répond aux normes H.Q.E.

Je vous remercie.

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci, Madame LE STRAT.

La parole à Mme MAZETIER.

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, au lieu et place de Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, au nom de la 4e Commission. - Pour confirmer l?accord plein et entier de ma collègue Myriam CONSTANTIN et du Maire de Paris, à cette réalisation.

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPE 38.

Qui est pour ?

Contre ?

Pas d?abstention ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DPE 38).