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Novembre 1999
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Conseil Général
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3 - Aide en faveur des départements sinistrés

Débat/ Conseil général/ Novembre 1999


M. LE PRÉSIDENT.- Mesdames, Messieurs, les inondations dont a été victime la Région Midi-Pyrénées au cours du week-end dernier (et tout particulièrement les départements de l'Aude, des Pyrénées-Orientales et du Tarn) ont surpris et bouleversé la France entière.
Une trentaine de morts et de disparus, des millions de dégâts. Il faut remonter à 1988 dans le Gard ou 1993 dans le Vaucluse pour trouver des catastrophes naturelles comparables sur le territoire métropolitain.
Je veux ici adresser nos condoléances aux familles des victimes et rendre hommage aux nombreux secouristes professionnels et bénévoles qui interviennent dans cette Région.
La Ville de Paris, prompte à se mobiliser en pareilles circonstances, se devait de réagir pour témoigner de sa solidarité et c'est pourquoi j'ai demandé, dès le début de la semaine, aux Directions techniques de la Ville de procéder à un inventaire des matériels susceptibles de pouvoir être offerts à certaines communes dont les moyens de fonctionnement ont été réduits à néant. Lorsque, passée l'urgence, ces besoins seront plus précisément connus, nous serons en mesure d'acheminer ces matériels en fonction des demandes.
Par ailleurs, la Conférence des Présidents de groupes, réunie sous l'autorité de M. Roger ROMANI, Questeur, a avancé une proposition d'action immédiate que je souhaite vous soumettre.
Il s'agit d'accorder, dans un premier temps, une subvention exceptionnelle d'un montant de 1 million de francs, à répartir entre les trois départements sinistrés.
Nous avons retenu la clef de répartition arrêtée par le Ministère de l'Intérieur pour accorder ses propres secours financiers d'extrême urgence, soit 500.000 F pour l'Aude, 300.000 F pour les Pyrénées-Orientales et 200.000 F pour le Tarn. Ces sommes seront versées à chacun des Conseils généraux de ces collectivités territoriales qui seront les mieux à même d'apprécier l'usage le plus approprié qu'il conviendra de réserver ensuite, au cas par cas, à ces aides.
Monsieur MALBERG, vous avez la parole.
M. Henri MALBERG. - Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, les élus communistes s'associent naturellement à la décision d'accorder une aide et un soutien aux populations et victimes des inondations dans le midi de la France.
Nous nous associons à l'hommage que vous avez rendu aux sauveteurs et nous nous inclinons devant les victimes.
Vous le savez, il y a eu tous ces derniers jours une profonde émotion devant cette catastrophe et un profond sentiment de solidarité dans la population parisienne.
Le Gouvernement, en décidant d'une aide très importante, a répondu à cette attente et il est vraiment utile que nous fassions de même.
Je conclus en souhaitant que les conséquences de cette catastrophe soient surmontées le plus tôt possible, mais aussi qu'on examine tous les enseignements de cette catastrophe et qu'on envisage tout ce qui est humainement possible pour prévenir les conséquences de tels événements.
(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et du Mouvement des citoyens).
M. LE PRÉSIDENT. - Madame CAPELLE, vous avez la parole.
Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Monsieur le Président.
Très naturellement, le groupe du Mouvement des citoyens s'associe à ce que vous venez de dire et, pour avoir participé à la réunion qui a abouti à cette décision, je voudrais dire que j'ai beaucoup apprécié la méthode qui consiste à répondre à l'urgence et à réfléchir ensuite à la question de savoir comment améliorer le dispositif.
Il va sans dire que le Gouvernement a fait un effort très particulier et tout à fait indispensable pour essayer de tout remettre en ordre le plus rapidement possible et il est bon que la Ville de Paris et le Département aient pu, en temps et en heure, réagir aussi rapidement.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe du Mouvement des citoyens et des groupes socialiste et communiste).
M. LE PRÉSIDENT. - Madame BERTINOTTI, vous avez la parole.
Mme Dominique BERTINOTTI. - Monsieur le Président, vous venez de rappeler l'étendue des désastres matériels et l'importance des détresses humaines dans trois de nos départements du sud qui viennent d'être sinistrés à la suite de violentes inondations.
Très tôt, un véritable mouvement de solidarité nationale s'est exprimé, qui s'est concrétisé par une série de mesures de plus d'un milliard de francs prises et annoncées par Lionel JOSPIN ainsi que de nombreuses aides financières venant de collectivités territoriales de toute la France.
On ne peut donc que soutenir tout geste de solidarité qui viendrait des Parisiens et de leurs élus et c'est pourquoi le groupe des élus socialistes et apparentés votera à la fois l'aide financière et les modalités de répartition que vous venez de nous proposer, convaincu que cela facilitera une reconstruction que nous souhaitons efficace et rapide.
Merci.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, communiste et du Mouvement des citoyens).
M. LE PRÉSIDENT. - Madame DOUVIN, vous avez la parole.
Mme Laurence DOUVIN. - Monsieur le Président, mes chers collègues, le groupe "Paris-Libertés" s'est immédiatement associé à la proposition que vous avez faite de venir au secours des populations des trois départements sinistrés par les inondations. Il s'agit d'une aide de collectivité locale à collectivité locale, ce qui est parfaitement normal en la circonstance et la forme de cette aide, sous son aspect subvention, certes, mais aussi sous celle d'une aide matérielle comme, par exemple, fournir du matériel comme des engins de nettoiement selon les besoins spécifiques exprimés par les départements, nous a semblé particulièrement susceptible d'être efficace.
La Municipalité parisienne peut ainsi apporter une aide rapide au fonctionnement des services publics locaux des départements sinistrés et aussi, bien sûr, aux populations dont nous partageons la détresse et dont nous sommes solidaires.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Paris-Libertés" et "Rassemblement pour Paris").
M. LE PRÉSIDENT. - Monsieur GALLAND, vous avez la parole.
M. Yves GALLAND. - Monsieur le Président, la solidarité nationale a été exemplaire sur ce drame qui a touché brutalement trois de nos départements, avec toutes les conséquences humaines que nous avons vues à la télévision et que nous pouvons mesurer.
Je tiens à dire en la circonstance que la Ville de Paris a été exemplaire également, tant sur la méthode de la concertation que sur la décision qui est prise et nous nous y associons pleinement.
M. LE PRÉSIDENT. - Merci. Je vous informe qu'un projet de délibération visant l'octroi de cette aide exceptionnelle sera soumis cet après-midi à notre Assemblée, siégeant en formation de Conseil municipal.