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Novembre 2007
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2007, DASES 442G - Attribution d’une participation de fonctionnement de 94.300 euros au titre de l’exercice 2007 à 5 association (AREMEDIA : 7.800 euros, ACERMA : 11.300 euros, ANPAA : 29.100 euros, le Kiosque : 7.500 euros, Emergence : 38.600 euros) contribuant au projet “Prévent Alcool Jeunes”.

Débat/ Conseil général/ Novembre 2007


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DASES 442 G relatif à l?attribution d?une participation de fonctionnement de 94.300 euros au titre de l?exercice 2007 à 5 association (AREMEDIA : 7.800 euros, ACERMA : 11.300 euros, ANPAA : 29.100 euros, le Kiosque : 7.500 euros, Emergence : 38.600 euros) contribuant au projet ?Prévent Alcool Jeunes?.

La parole est à Mme Véronique DUBARRY et c?est M. LHOSTIS qui lui répondra.

Mme Véronique DUBARRY. - Merci, Madame la Présidente.

Il s?agit de 100.000 euros de subventions que vont se partager 5 associations que nous avons toutes, par ailleurs, déjà subventionnées pour d?autres actions sensiblement du même genre.

Il s?agit ici de contribuer à un projet intitulé ?Prévention alcool jeunes?. Comme son nom l?indique, celui-ci a pour objet la mise en oeuvre d?une action de sensibilisation autour de la consommation d?alcool des jeunes.

Je suis déjà intervenue sur cette question tant elle a pris d?importance ces dernières années.

L?alcool est de très loin la substance psycho active la plus consommée par les jeunes, loin, très, très loin devant le cannabis, contrairement d?ailleurs à ce qui est communément admis ou à ce que les uns et les autres peuvent croire.

D?ailleurs, lorsqu?on pose la question aux Français de savoir quelle est la consommation de produits psycho actifs la plus importante chez les jeunes, ils ont tendance à répondre : ?le cannabis?. Ce qui est une erreur monumentale.

Il est donc, à notre avis et à mon sens, absolument nécessaire que dans le cadre de la prévention des conduites à risques, cette problématique spécifique ne soit pas oubliée. On connaît malheureusement trop bien en France les conséquences de la consommation d?alcool : les accidents de la route, les cancers divers et variés, de l?estomac.

J?en profite parce que là, nous avons une brochette? jolie petite brochette d?un public qui, à mon avis, lorsqu?on les regarde, comporte une douzaine de jeunes. Cela veut dire, là aussi, que de part et d?autre, il y en a au moins 10 d?entre eux, vu les chiffres de l?Office français des drogues et des toxicomanies, qui ont déjà consommé de l?alcool d?une façon abusive. Donc?

(Mouvements divers dans l?hémicycle).

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - N?interpellez pas le public ! Mais je suis d?accord avec vous, on pourrait même rajouter les violences conjugales parce que très souvent...

Mme Véronique DUBARRY. - Tout à fait. Non mais vu leur âge, Madame la Présidente, je ne pense pas qu?ils soient concernés.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Mais nous n?allons pas, nous, accabler les jeunes qui nous rendent visite. Bien au contraire !

(Rires sur les bancs de l?Assemblée).

Mme Véronique DUBARRY. - C?est la raison pour laquelle je suis extrêmement fière que le Département de Paris ait, dès 2001, pris conscience de cette réalité et décidé, par le biais de la Mission toxicomanie, de s?investir vraiment, véritablement et d?une façon conséquente sur ces questions.

Là où je suis un tout petit peu déçue, c?est que comme il est précisé dans cette délibération, donc 100.000 euros de subvention, 50.000 euros proviennent - et à mon avis, ce n?est que justice - des ventes des grands crus des caves de l?Hôtel de Ville. Or, ce que nous avions? le voeu que j?avais proposé et qui a été adopté prévoyait que la moitié du produit de cette vente serait affectée à la prévention des conduites à risques et particulièrement des conduites addictives en matière d?alcool. Donc à la suite de cette vente, il était avéré que c?étaient 480.000 euros qui devaient être consacrés à la lutte contre l?alcoolisme. Or, je vois là maintenant qu?il n?y a que 50.000 euros.

Très honnêtement, avec ce que je viens de dire de la consommation d?alcool chez les jeunes et d?une façon générale chez tous les publics, il ne s?agit pas d?un hygiénisme quelconque, ni d?un moralisme à la petite semaine, il s?agit bel et bien d?un problème de santé publique. Il y avait une prise de décision qui donnait à voir toute l?ampleur de cette problématique. Je trouve dommage que l?on n?ait pas suivi ce voeu budgétaire, cet amendement budgétaire qui avait été pourtant adopté à l?unanimité.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - M. LHOSTIS a la parole.

M. Alain LHOSTIS, au nom de la 6e Commission. - Je partage totalement les préoccupations qui viennent d?être exposées concernant la prévention de l?alcool chez les jeunes et cette remarque extrêmement pertinente de Véronique DUBARRY sur le fait que concernant la consommation de produits psychotropes particulièrement développés chez les jeunes, on évoque le cannabis. Mais notre grande préoccupation, c?est la montée des consommations alcooliques abusives et cela nous préoccupe énormément.

Véronique DUBARRY a rappelé qu?il y a eu un acte extrêmement important, la mise en place d?une prévention autour de la création de la Mission toxicomanie, qui a été placée sous ma responsabilité depuis 2002. Et effectivement, nous avons développé une action de prévention alcool, et notamment alcool jeunes, en s?appuyant sur le savoir-faire d?associations, 5 en l?occurrence, pour ce projet.

(M. Christian SAUTTER, vice-président, remplace Mme Gisèle STIEVENARD au fauteuil de la présidence).

Pour cette action, il avait été, sur proposition de Mme DUBARRY - il faut le reconnaître - décidé que la moitié du produit de la vente des grands crus serait consacrée à cette action. Malheureusement, nous n?avons eu que 50.000 euros sur près de 500.000 que nous aurions dû obtenir. Ceci étant, nous avons pensé qu?il était nécessaire d?utiliser la totalité des sommes pour des actions bien réfléchies et bien pensées, ce qui est le cas.

Je rappelle que nous ne finançons pas la totalité de cette action avec l?argent de la vente des grands crus puisque nous n?en finançons que la moitié avec cette ressource exceptionnelle. Nous avons donc pris des crédits sur nos actions par ailleurs. En l?occurrence, je crois qu?il faut souligner que c?est la première fois qu?une telle somme est consacrée sur ce thème avec un tel objectif. Il faut aussi voir ce qui bouge dans le bon sens.

Ceci étant, sur le voeu, puisqu?il n?a pas été concrétisé jusqu?au bout, je crois que peut-être au moment où nous l?avons voté, il aurait mieux valu voir qu?il s?agissait plutôt d?une ?promesse d?ivrogne? que d?une vraie réalité.

(Rires sur les bancs de l?Assemblée).

Aujourd?hui, je crois qu?il faut saluer l?action que nous allons engager, même si nous pouvons regretter avoir été un peu naïfs à ce moment-là.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LHOSTIS, de cette réponse très complète.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 442 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2007, DASES 422 G).